WILL
Chester. 11 était , au jugement de Wood , aussi versé dans les mathématiques et la philosophie nouvelle que dans les matières de religion. Nous citerons de lui : 1° Ecclesiastes , or a discourse ofthe gift ofpreaching ; Londres, 1640, in-8°; 1718, in-8», 9» édit.; — 2» Discourse conrerning the beauty of Providence; ihid., 1649, in-8°; —3» DimAirse concerning the gift ofprayer; ibid., 1653, in-8°, trad. en français; — 4» Ofthe Principles and duties of naturai religion; ihid., 1675, in-8»; ibid., 1734, in-8», 8* édit.;— 5» Sermon*; ibid., 1682, in-8°. Voy. Lloyd, Oraison funèbre de J. Wilkins. Wood, Athena» Oronienses, tom. II. Nicéron, Mémoires, lom. IV. Chalmers, General Biogr. Dictionart/. Feller, Michaud, fii'igr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.
WILLEBRORD ou WILBRORD. WILBROD, WILLEBROD, WILLIBROD, surnommé Clément (Saint), premier évéque d'Utrecht, apôtre de la Frise, né dans le Northumherland ou l'Angleterre septentrionale vers l'an 658. mort vers l'an 739, fut mis dans l'abbaye de Ripon , du diocèse d'York, sous la conduite de saint Wilfrid, et y embrassa la vie monastique. Plus tard il passa en Irlande, sous la discipline de saint Egbert, qui l'envoya prêcher l'Évangile dans la Frise en 691, avec onze autres ouvriers évangéliques. Saint Willebrord eut recours à Pépin, qui le prit sous sa protection et l'envoya à nome pour recevoir la bénédiction apostolique et la mission du Saint-Siège. A son retour, il travailla à l'instruction des habitants de la Frise méridionale, que l'on a depuis appelée Hollande et Zélande. fl flt un grand nombre de conversions, et, dans un nouveau voyage à Rome, il fut ordonné évéque pour tout le pays de la Frise, par le pape Serge 1". Il établit son siège à Utrecht, et alla prêcher jusque dans le Danemark et dans les iles de la Norwége. Il envoya aussi quelques-uns de ses disciples dans le pays des Saxons, et prêcha lui-même dans le Brabant et dans la basse Austrasie. 11 fonda divers monastères et en réforma plusieurs autres. On célèbre sa féte le 7 novembre. Vou. Bède, Hist. d'Anglct. D. Mnbillon, Actes des SS. bénédict., ine siècle, part. I. Richard et Giraud.
WILLEHAD. Ym. GUILLARD.
WILLEMANN. Voy. GUILLIHAMV.
WILLENBERG (Samuel -Frédéric), protestant, professeur de jurisprudence et d'histoire, né à Brieg, en Silésie, l'an 1663, mort à Dantzi? en 1748, enseigna d'abord le droit à l'université ( de Francfort sur l'Oder , puis il fut appelé à j Dantzig pour y professer la jurisprudence et l'histoire. Il publia quelques traites pour dérendre la polygamie, ce qui lui attira des désagréments de la part des ministres de Dantzig. Parmi ses ouvrages nous citerons seulement : Tractatus de officto vocantis et vocati ad ministerittm ecclesinsticnm; Dantzig, 1748, in-8°. Foy. Michaud, Bioqr. univers.
WILLERÀM ou WILLERAME, WILLIRAM, WALRAM, pieux et savant abbé de l'Ordre de Saint-Benoit, né en Franconie, mort à Ebersberg, en Bavière, l'an 1085, fut d'abord chanoine à Bamberg; mais bientôt il prit l'habit religieux, et se retira dans un couvent à Fulde. Le bruit de sa piété et de son mérite parvint jusqu'à l'empereur Henri III , qui lui donna en 1048 l abbaye d'Ebersberg, où il passa le reste de ses jours. On a de lui une double Paraphrase du Cantique des cantiques, l'une en vers hexamètres latins, et l'autre en prose , dans la langue des anciens Francs. La paraphrase latine a été publiée pour la première fois par Menrad Molther, d'Augsbourg, sons ce titre: Wilrami abbatis m
Cantiea Salomonis mustica Explanatio; Haguonau, 1528, in-8». Paul Merula publia i son tour les deux textes, avec des notes et une traduction hollandaise t Witlerami Paraphrasis qemina in Canticum canticorum, etc.; Leyde, 1598, in-8». Marquant en a donné une édition en allemand ; Worm's , 1631 , in-8» ; Scherz en a publié une édition plus complète; Ulm, 1726, in-foL, ef • depuis il en a paru une autre édition en aile* mand; Breslau, 1827, in-8°. Voy. Lambecius, Comment, sur la Biblioth. de l'Empereur, I. II. D. Liron, Aménitésde la critiq., tom. I, p. 249 et suiv. Moréri, édit. de 1759. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
WILLET (Andrew), anglican, né à Ely en 1502, mort en 1621, fut d'abord prébendé de l'église d'Ely , puis recteur de Barley, dans le Hertfordshire, et entin aumônier du prince Henri. Il jouit de son temps d'une grande célébrité pour son éloquence dans la chaire, ainsi que pour ses nombreux écrits. Son vaste savoir I avait fait appeler une bibliothèque vivante. Ou cite surtout parmi ses ouvrages : 1° Synopsis pafiismi, ou Tahteau général du papisme, in-fol., qui a eu 5 édit., et que les protestants regardèrent comme la meilleure réfutation qu'on eût encore publiée du catholicisme ; on conçoit que les protestants intéressés en aient porté ce jugement;— 2° Thésaurus Ecclesice; Cambridge, 1004, in-8»; — 3° De Gratin generi humano in
Crimo parente collata ; de lapsu Adami, etc.; cyde, 1609, in-8»; — 4* ^Commentaires (Hexanla) sur Daniel , 1610; sur T Epltre aux Romains, ; sur le Lévi tique , 1631 ; fur la Genèse et t Exode , 1032, 4 vol. in-fol. Voy. Michaud, Biogr. univers.
WILLIAMS (David), ecclésiastique anglican , fondateur do Fonds littéraire, né en 1738, dans un village près de Cardigan, pays de Galles, mort à Londres l'an 1816, s'attacha aux Dissentants ou Opposants ( Dissenters). Il dirigea d'abord une de leurs congrégations à Frome, dans le Somerset, puis une autre à Exeter, où l'élo-
Juence passionnée de ses sermons le fit interire par l'évéque. D'Exeter il Tint à Londres , où il prononça une suite de Sermons sur l'hypocrisie religieuse, lesquels furent imprimés quelques années après. Dans ses discours comme □ans ses écrits, on remarqua une tendance bien prononcée au déisme. Deux grands objets occupèrent principalement Williams et se partagèrent en quelque sorte sa vie : la réforme du culte et celle de l'éducation nationale. Il préluda par la publication d'un Traité fur l'éducation , fondé sur les idées de Jean-Jacques Rousseau , d'Helvetius , etc. Outre une école fondée et dirigée conformément à ses principes, il ouvrit une chapelle dans Cavendish-Square, où il prêcha avec beaucoup de zèle en faveur du nouveau culte déiste qu'il cherchait à établir, et qu'il appelait le Cuite des prêtres de la nature. Il entretenait en même temps une correspondance avec Teller, théologien de Berlin, Bode, Raspe, le roi de Prusse et Voltaire, dont il cherchait a développer les doctrines en Angleterre. Nous n'en dirons pas davantage sur sa personne ; ces quelques réflexions suffiront pour faire connaître l'esprit dans lequel il a composé les ouvrages tels que : 1» Essais sur le culte public , le patriotisme et les protêts de réforme, suivis d'un Appendix; in-12; — 2» Sermons sur f hypocrisie religieuse; 2 vol. in-8»: — 3» Traité sur l'éducation ; in-12; — 4* Le Philosoplief trois conversations polémiques, in 8»; — 5° Liturgie, contenant les principes universels de la religion et de la moi aJe ; in-8»; — 6» Apologie pour professer la religion naturelle au xvill» siècle de Fère chri-