W1TH
WITS
sous les Sarrasins et compagnon de saint Pierre. Voy. Pierre, n° VI.
WITANE. lot/. Whitte.
WITASSE ou VITASSE . VUITASSE(Charles), docteur et professeur de Sorbonne. né a Channy, dans le diocèse de Noyon. en 1GG0, mort en 1716, fut élevé à Paris, où il se distingua parmi ses condisciples dans les humanités, la philosophie et la théologie. 11 étudia aussi le croc et l'hébreu , et fit des conférences sur l'histoire ecclésiastique. Admis dans la société de Sorbonne en lt>88, il devint prieur de cette même société en 1689, docteur en 1690, et professeur royal en théologie l'an 1696. Il remplit cette place jusqu'en 1714, époque à laquelle il fut exilé à Noyon et privé de sa chaire pour n'avoir point voulu se soumettre à la constitution Unigenitus. Il reparut cependant en Sorbonne l'année suivante. On a de lui : 1° plusieurs Lettres sur la Pdque, insérées dans le Journal ries Savants, 1696 et 1697; — 2» Traités de la Pénitence, de rOrdre, de C Eucharistie, de* Attribut* divins, et de la Trinité'; Paris, 1717. Il contribua avec M. Vivant, curé de Saint-Leu, à l'établissement de la maison des prêtres de Saint- François de Sales. Voy. l'Europe savante, mois de mai 1718. L'abbé Ladvocat, Diction, histor. Richard et Giraud. Feller, Bioyr. univers. Le Diction, de la theot. cathot., au mot Vitasse. Michaud, Biogr. univers., art. VutTASSE.
WITEKIND ou WITIKIND. WITTEKIND, WITURIND, VITTI K1ND , VITTICKIND, religieux de l'abbaye de Corbie, sur le Weser, né en Saxe , vivait au x' siècle. Il eut la direction de l'école de son monastère, et il composa plusieurs ouvrages, dont il ne nous reste que ses Annales de gestis Ottonum ; Baie , 1532, in-fol. Meibonius fit réimprimer ce livre dans son Recueil des Écrivains d'Allemagne. Voy. Trithème, In Chronico Hirsaug., ad ann. 952, '951, et dans le Catal. des Ecriv. ecclés. sortis de f Ordre de Sttint-Benott,en Allemagne. Bellarmin, De Scriptor. ecclés. Feller.
W1THERN ou WINTHER . WHITEHERN (Witcrmn ou Witerna, Candiria Casa), anc. ville épisc. d'Ecosse située sur la cote méridionale , dans la province de Gulloway, dont elle est la capitale. L'évêché fut érigé par saint Xinian l'an 412 ; il devint sulîragant de York en 7. 15. La ville ayant été ruinée, I évéché n'exista plus; il fut cependant rétabli l'an 1070, et mis, en 1471, sous la métropole de Glascow. Ainsi saint Ninian fut le premier évoque de Withern, et la cathédrale, qui a pris son nom, était le but d'un célèbre pèlerinage dans le temps de la catholicité de l'Ecosse. Voy. de Commanville, /" Table ahthabét., p. 258. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. GUI. p. 248.
WITHERSP00N (John), théologien protestant, né en 1722 à rester, près d'Edimbourg, mort à l'rince-Town l'an 179*, descendait directement du fameux réformateur Knox. Après avoir terminé ses études a l'université d'Edimbourg, il fut admis à prêcher, et devint ministre dans la ville de Paisley. Son savoir et ses talents lui méritèrent une réputation a laquelle ajoutèrent quelques écrits sortis de sa plume. L'Église d'Ecosse se trouvait alors divisée en deux parti* : celui des orthodoxes, c'est-à-dire de ceux qui adhéraient strictement aux doctrines contenues dans la Confession de foi,el celui des modérés,^ voulaient étendre le» droits des seigneurs dans les promotions ecclésiastiques. Comme Witherspoon comptait parmi les premiers . il avait a disputer l'ascendant à l'assemblée générale contre deshommesd un grand
mérite, tels que Blair, Gérard. Campbell et Robert-son. Ses discours, mais plus encore ses Caractères ecclésiastiques, qu'il publia dans cette circonstance, lui acquirent une grande influence. Il passa en Amérique , où la renommée de ses talents l'avait devancé. A peine arrivé à Prince- Town, il y fut nommé président du collège. Outre les Caractères ecclésiastiques, satire piquante dirigée contre les modérés, et qui fut recherchée avec avidité et continua d'être lue avec plaisir en Ecosse longtemps après la cessation de l'état de chose* qui y avait donné lieu, on a de Witherspoon : la Essai sur des sujets importants; 3 vol. in-8», — 2» un livre Sur la nature et les effets du théâtre , qui fit beaucoup de bruit à son apparition ; — 3* Sermons ; 2 vol.;
— 4° plusieurs opuscules, entre autresdes Lettres sur le mariage et sur P éducation , mentionnés sous son nom dans Y American muséum, 1788. Le recueil des Œuvres de Witherspoon a été imprimé par les soins du docteur Rodgers en 1802. 4 vol. Voy. Lefebvrc-Cauchy,dans la Biogr. de Michaud.
WITIKIND. Voy. WtTEKIND.
WITRY (Jacques de). Voy. JACQl'ES,n°XXXL
1. WITS (Gilles), en latin Witsius, jurisc.,né à Bruges. Il fut pensionnaire de cette ville, puis conseiller de la cour provinciale de Flandre. On a de lui : Consilium de rontinendii et » tendis riomi panvcribui. Voy. Valère- André, Bibltoth. Belg., p. 30.
IL WITS ou WITSlN(Hermann), plus connu sous son nom latin Witsius, protestant, né à Enkhuysen en 1636, mort à Leydecn 1708, étudia la philosophie , la théologie et les langues orientales à Utrecht, à Leyde et à Groningue.
11 fut pasteur aux environs de sa ville natale,
Iirècha en français avec succès, professa la théoogie àFraneker et à Utrecht, remplaça Spanheim à Leyde, et fut mis en 1699 à la téte du collège théologique. Parmi ses principaux ouvrages , nous citerons : 1° Judo-us chrvttionizans circa principia fidei et S. Trmitatem ; sive Dissertatio de prtncipiis fidei Judanirum, etc.; Utrecht, 1064, in-12; — 2° Pratique du chriitianisme, en hollandais; ibid., 1665, in-12; plusieurs édit.; — 3° De OEconomia fa'derum Dei cum hominihtts lib. IV; Leuwarden, 1677, in-4°; 1716, 5* édit.;
— 4° De VII Epittotarum upocalypticarum Sensu historico et pmphetico; Franeker, 1678, in-12:
— 5° Exercitationes sacra* in Symbo/um quod Apostolorum dicitur; ibid., 1681, in-4°; plusieurs édit.; — 6» Miscel/anea sacra; Amsterdam. 1692- 1700, 2 vol. in-4»; Leyde, 1695, iu-4»; cette seconde édit. est augmentée de 30 dissertations et d'une préface dans laquelle l'auteur relève quelques erreurs qui lui étaient échappées dans la première; — 7° Evercitationum academicarum maxima ex parte bistorico-critico-theologicarum Duodecas; Utrecht, 169V, in-12; cet ouvrage et le précédent ont été mis à Y Index le
12 mars 1703; — 8° Mgyptiaca et Decaphyhn, sive de jEgyptiorum sacrorum cum llebraicis collât ione Hbn très; et de decem tribubus Israelis liber singularis; accessit diatribe de legioncFulminatrice Christianorum sub wtperat. M. Aurélia A ntonino; Amsterdam , 1683, et 1096. in- 4°. L'auteur fait voir dans cet ouvrage que les Hébreux n'ont pas emprunté des Égyptiens leurs lois et leurs cérémonies , comme I avaient prétendu Spencer et Marsham. Quant aux dix tribus d'Israël, il soutient qu'elles doivent un jour être rassemblées en un seul peuple qui croira en Jésus-Christ. Enfin il s'attache à prouver la vérité de ce que les historiens rapportent de la légion Fulminante. Ses Œuvres complètes ont été