‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1265 sur 1294 · W1TT · texte numérisé non relu

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publiées à Herborn, 1712-1717, 6 vol. in-4». et ses Œuvres choisie* à Bâle, 1739, 2 vol. in -4°. Voy. Paquot, Mémoires, torn . II. Feller, Michaud, Biogr. univers, La Nottr. Biogr. génér. Compar. nos art. Spencer, n* II. et Marsham.

I. WITTE ou WITANE (Albuinus), florissait vers l'an 742. « 11 quitta l'Irlande, sa patrie , dit Trithèfne , dans le dessein de prêcher l'Évangile, et parcourut la Thuringe.paysde la haute Saxe, ou il convertit un grand nombre de gentils à la foi de Jésus-Christ. » Le pape l'établit évéque de Fritzlar, ou plutôt de Burahnrgh, prés de Fritzlar, lequel siège fut uni a l'évéché de Paderborn versl an T94.selonSerarius. Dans ce lieu on célèbre sa féte le 26 octobre, et Arnold Wion lui donne le titre A'apôtre des Thurmgiens. Vm/. Richard et Giraud.

II. WITTE (Gilles de), .Eynltus Candidus, JEaidius Albanus , théologien, né à Gand en 16(8, mort i Utrecht on 17*21, s'appliqua particulièrement à la lecture des ouvrages de saint Augustin et des autres Pères sur la grâce ; mais il se distingua surtout par son attachement aux opinions de Jansenius. La plupart de ses écrits ne respirent que l'emportement le plus violent Alphonse de Berghes , archevêque de Malines le nomma doyen et pasteur de l'église de Notre Dame au delà de la Dyle, dans la ville de Ma lines. Plusieurs de ses opinions ayant été recueillies, furent censurées par la faculté de Louvain. Une discussion s'éleva à cette occasion; et de Witte s'étant mis en opposition avec Guillaume de Preciptiano, le nouvel archevêque de Malines, qui s'était déclaré contre les jansénistes, prit à tâche de critiquer tous les actes de ce prélat ; mais voyant que cette lutte inégale ne pouvait avoir qu'un résultat fâcheux pour lui, il donna en 1691 sa démission de curé, revint à Gand, d'où il passa bientôt à Utrecht. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Panegyris iunseniana; — 2» Denunciatio sdemnis Butter Vineam Domini Sabaoth fada universoj Ecelesiœ; il regardait cette bulle comme un ouvrage de ténèbres, et soutenait que ceux qui signaient le formulaire s'enrôlaient par là même dans I armée de l'Antéchrist ; il faisait le même honneur à la bulle Unigenitus ; — k2° une Traduction du Nouveau Testament , en flamand ; — 3» une Traduction tout entière de l'Écriture sainte; en flamand ; 1717: — 4» une Traduction de l'Imitation de Jésus-Christ , également en flamand. Voy, Moi en. êdit. de 1759 Feller, Weiss,dans la Biogr. univers, de Michaud. Quant â l'article des HR. PP. Richard et Giraud, nous avons peine A croire qu'il soit sorti de leur plume tel qu'on le lit aujourd'hui dans leur Biotioth. sa~ erée ; noos pensons plutôt qu'il a passé par les mains de quelque janséniste, qui s'est fait un devoir de le retoucher.

III. WITTE (Hemming). biographe livonien, né à Riga en 163*, mort l'an 1696, appartenait a une famille allemande. Reçu maître ès arts, il remplit au gymnase de sa ville natale la rhaire de professeur d'éloquence et d'histoire. Nous citerons de lui : 1* Memoria* theoiogorum flarissimorum , décades xvi; Francfort, 1672, 1674. 1685, in-8»; — 2° Bepertorium mbhcum; Riga, 1680, 1690, in-4». Voy. la Nouv. Biogr.

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genrr.

IV. WITTE (Jean de), en latin Wittius, chanoine de Sainte-Marie d'Utrecht, mort à Rome en 1622, aimait les antiquités et surtout l'histoire des premiers temps. Il a fait imprimer, outre V Histoire de Chartes VI roi de France, écrite par le Moine de Saint-Denis : 1» les ouvrages de Paschase Ratbert; — 2» quelques

écrits de saint Fulgence, etc. On trouve plusieurs de ses lettres dans le Sylloge episto/arum, publié par Ant. Matthseus. Voy. Gaspard Rurman, Trajectum eruditum. Moreri, édit. de 1759.

WITTEKIND. Voy. Witekiwd.

WITTICHIUS (Christophe), protestant, docteur en philosophie et en théologie, né i Brieg, dans la basse Silésie, en 1625, mort l'an 1687. professa la théologie à Duysbourg.où il fut aussi ministre, puis i Nimègue et à Leyde. On a de lui : 1» Consensus veritatis in Scriptura dimna et infallibili rtvelatat, rum veritate philosophie* a Cartesio détecta; Leyde, 1682, in-4»; — 2» Erercitationes theologirxe , et ortdio de oracutnrum divinarum veritate et gentUium fàlsitate; ii-nl . 1682, in-4»; — 3» Théologie pacifica; ibid., 1671, in-4»; l'auteur y joignit un Ajtpendtx dans l'édition de 1683, et après sa mort on ajouta une défense de l'ouvrage dans l'édition d'Amsterdam, 1689; — 4° Causa Sptritus Sancti, personat divina, ejusdem cum Pâtre et Pilio essentia* ns~ serta; ibid., 1678, in-4»; — 5* Causa Spintus Sancti victrit demonstrata ; contre le socinien Sandius; ibid., 1682, in-8»; — 6» Investigaho Bpistolat Pauh ad Romnnos; ibid., 16X5. in-i»; — 7» Anh-Spinosa,seu Examen Effaces Benedictt de Spinosa et commentarius de Dert et erus attnbvtis; Amsterdam. 1690, in-4»; trad. en hollandais par Abrah. Van Pool; ibid., 1695, in-4*. Voy. Valère - André , Biblioth. Belg., édit. de 1739, tom. I, p. 182. Micliaud, Biogr. univers.

WITTICKIND.WITTIKIND. Voy. Witekikd.

WITTINGHOFF. Voy. Krtjdener.

L WITTMANH (Georges -Michel), évêque nommé de Ratisbonne , né le 23 janvier 17«0 dans un domaine situé près de la petite ville de Plustein, du haut Palatinat, et appartenant à sa famille, mort le 8 mars 1833. Il acheva ses études universitaires à Heidelberg, où il fit sa théologie. Il reçût la prêtrise le 21 décembre 1782. Au bout de cinq ans il fut nommé sousrégent du séminaire, et à dater de ce moment il dirigea pendant près de quarante-six ans l'éducation du cierge de Ratisbonne. En 1821 , il fut nommé chanoine, en 1829 coadjuteur de l'évéque de Ratisbonne , M. Sailer, son ami, et prévôt de la cathédrale. Après la mort de M. Sailer, il fut nommé pour lui succéder, mais il mourut avant d'être préconisé. On a de lui : !• Prmeipia catholica ae S. Scriptura , — 2* Annotationes in Pentateuehum ; — 3° Exhortation au célibat; en allemand, — 4» Princima catholica de matrimonio catholtcorum cum altéra parte protesiantica ; — 5» Confessarius pro eetate juvenih, etc. Sa version du Nouveau Testament lui attira une discussion avec Rome. Voy., dans le Diction, de ta théol. rathol., Schrœdl , dont nous n'avons fait qu'abréger l'article traduit en françaispar J. Goschler. Compar. l'art, suiv.

II. « WlTTMANN (Guillaume), dit Pérennès, que nous copions textuellement, l'un des plus savants ecclésiastiques de l'Allemagne dans ces derniers temps, naquit en 1767 à Pleystein.dans le Palatinat. Ses principaux ouvrages sont : Observations sur l'abolition des cloîtres; 1801. — De la Force obligatoire de t Église: 1814. — S*r la Liberté de crotre et de penser; 1818. — Examen des idées du docteur Oraser pour améliorer les études schol astiques ; 1824. — De l'impunité légale de la dissolution; 1 822. — Traduction ( Tradition ?) des principe catholiques sur les mariages mixtes; 1831.— Wittmann publia en outre, à diverses époques, un grand nombre d'articles dans deux journaux de Wûrtzbourg, VAthanese et Y Ami universel de la religion et de l'Eglise. Il mourut le 22 juillet 1836, âgé de soixante-neuf ans. »

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Voy. la Biogr. univers, de Feller. Supplém., par M. Pérennes. Comjxir. l'art, précédent.

WITTOLA (Marc-Antoine), prévét mitré de Bianco, en Hongrie, né en 1731) à Kosel, petite ville de Silésie au duché d'Oppelen, mort à Vienne l'anl797,fut d'abord curé de Schorfling, diocèse de rossa u. 11 parait que le cardinal, évéque de cette ville, l'avait admis dans son conseil ecclésiastique. Wittola avait embrassé avec chaleur les opinions théologiques qui s'enseignaient alors en Allemagne, surtout dans les Etals autrichiens, et il faisait tous ses efforts pour les propager. C'est dans ce but qu'il traduisit de l'italien et du français en allemand tous les livres où celte doctrine était favorisée, et notamment les écrits des appelants, La cure de Probsdorff étant devenue vacante, l'impératrice Marie-Thérèse la donna à l'abbé Wittola, qu'elle adjoignit en même temps à la commission de la censure des livres. Celte place lui procurant la facilité de livrer à la circulation des livres de son parti, il en profita pour autoriser la réimpression des Annales des Jésuites de Gazaignes. Cette autorisation d'un livre plein de calomnies le fit destituer, et on empêcha le débit de cet ouvrage, qui neut un libre cours

Îue sous Joseph II. On a de l'abbé Wittola ; 0 plusieurs Traductions de l'italien et du français en allemand : ce sont celles des Actes du concile de Pistoie et des pièces y relatives: des Discours de Fleury sur ^Histoire ecclésiastique , du Catéchisme de Bossuet, du Directeur spirituel de Treuvé, de Y Abrégé de F Ancien et du Nouveau Testament de Mésenguy, de l'Instruction pastorale de Rastignac, archevêque de Tours; de la Religion chrétienne méditée du P. Jard, etc.; — 2» trois Écrits en faveur de U tolérance ; — 3°\&Gazette ecclésiastique; ouvrage périodique qui commença à paraitre à Vienne l'an 1784. L'auteur prit pour modèle les Nouvelles ecclésiastiques imprimées eu France : c'est le même esprit, ce sont les mêmes principes. En 1790, la Gazette prit le titre de Mémoires des choses les plus récentes concernant l'enseignement de la religion et F histoire de l' Enlise; et, en 1793, elle cessa de paraître. Voy. Gley, qui, dans la Biogr. de Michaud, fait cette remarque : t Les biographes protestants vantent fort le zèle de Wittola; et, en faisant son éloge, la Chronique des honnêtes gens le désigne comme un ennemi des Jésuites, du moutehtsme, ainsi que du curialisme des Romains, d

Voy.?

érennès,dans la Biogr. univers, de Feller. WITUKIND. Voy. Witexind.

WITZEL. Voy. Wicelius.

WLADIMIR. Voy. WoLODiimt.

WLADIMIRA ou WLADIMIRIA, dans la Lithuanie , forme avec Bresta un évêché du rit gree-ruthène. Voy. VAnutwrin Pontificio.

WLFIN ou WDLFIN BOËCE, écrivain du ix« siècle, fut, comme on croit, évéque de Poitiers. D. Mabillon pense qu'il pouvait être chorévéque de Poitiers sous l'évèque Sigibran. On a de lui : nue Vie de saint Junien, abbé de Mairé. Il l'a composée sur une autre plus ancienne , écrite originairement par Auremond, disciple de saint Junien. H paraît que l'occasion de retoucher et de refondre cette histoire fut la translation du corps de saint Junien du monastère de Mairé à celui de Noaillé, dont VVlfin a ajouté une courte relation à son ouvrage. Duchêne a inséré une grande partie de cet écrit dans sa Collection des historiens. Le P. Labbe et D. Mabillon ont donné cette Vie tout entière, l'un dans sa Biblioth. nov., tom. II, et l'autre dans ses Acta, tom. I. L'histoire de la translation des reliques du saint, que le P. Labbe a donnée à la suite de sa vie, le

P. Mabillon l'a insérée dans ses Acta , tom. V. Voy. D. Rivet, Hist. littéraire de la France, tom. IV.

W0DR0W (Robert), protestant écossais, né en 1679, mort l'an 1734, était fils du révérend James Wodrow, professeur de théologie à l'université de Glasgow, lequel dirigea son fils dans ses études. Après avoir achevé ses cours académiques, Robert fut nommé bibliothécaire de l'université. Il était né avec le goût des recherches et des études d'érudition j aussi pro»fita-t-il de sa position pour satisfaire ce penchant. Il fut , dit-on, un des premiers oui cultivèrent, en Ecosse, les sciences naturelles. Mais il quitta Glasgow en 1703, pour se livrer à la prédication; il y obtint de grands succès, il acquit même la réputation d'un des plus habiles théologiens de l'Ecosse. La même année, la cure d'Eastwood ayant vaqué, il en fut pourvu : humble bénéuee qu'il voulut conserver pendant le reste de ses jours, quoique de Glasgow et de Stirling il lui eût été fait des offres très-avantageuses. Il était aussi modeste que savant : « ?ans l'erreur dans laquelle il avait eu le malheur d'être élevé , dit Lécuy, on n'aurait aucun reproche à lui faire. > On a de lui une histoire ecclésiastique de son temps très-estimée ; elle a pour titre : The History of the singular sufferings ofthe church of Scotlond, during thetwenty cight years immediatelu preceding the révolution ; !72l,2 vol. in-fol. wodrow passa les douze dernières années de sa vie à recut-illirdes Soirs biographiques sur les auteurs de la réformalion d'Ecosse, les principaux personnages qui la propagèrent, et sur les théologiens presbytériens les plus renommés. Ces notes , restées manuscrites, sont conservées dans la bibliothèque publique de Glascow. Voy. Lécuy, dans la Biogr. univers, de Michaud.

WOBWARB. Voy. WOODWARD.

WŒHNER (André -George), protestant, né en 1693 dans le comté de Hoya , mort à Gœttingue l'an 1762, après avoir professé les langues orientales à l'université de cette ville, reçut les premières leçons de grec et d'hébreu de son père, qui, en 1710, le conduisit à l'université d'Helmstadt. Après un an et demi de séjour dans cette école, le jeune Wœhner fut en état de donner sur la langue grecque et sur les langues orientales des leçons qui attirèrent un grand concours d'auditeurs. En 1739, il fut nommé professeur de langues orientales à Gœltingue. II garda pendant six ans dans sa mai-

le Dictionnaire vivant du Talmud. En conversant et en étudiant avec lui, Wœhner devint un des premiers orientalistes de l'Allemagne. Outre une Grammaire grecque, nous avons de lui : 1° Dissertatio philologica in II Reg., vin, 2, qua David Moabiturum victor{ c nul ri mm numéro exi- »nïur,-Gœttingue,1738, in-4°; outre des détails très-intéressants, l'auteur donne de ce verset trois versions qui justifient également David; — 2" De Endorensi Prœstigiatrice; ibid., 1738, in-4°; c'est la célèbre Pythonisse que Saûl alla consulter la veille de sa bataille de Gelboé; — 3° De Prunis in capite inimirt ; ibid., 1738, in- 4»; explication des Proverbes (XXV, 22) et de l'Epi tre aux Humains (xu, 20); à cette occasion, Wœhner examine les traditions des Juifs et les opinions des rabbins sur le livre des Proverbes; — 4» Dissertatio philologica de eruditione Judenca; ibid., 1742, in-4°; dans ce traité se trouvent rassemblées toutes les traditions qu'il avait

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