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II. WOLFANG, tliéologien et hébraïsant

Voy. M eu sel.

WOLFHARD, écrivain ecclésiastique , religieux qui demeura dans l'abbaye de Hasenried, diocèse d'Utrecht, depuis l'an 908 jusqu'en 927. On a de lui : 1° deux Lettres sur les miracles opérés par sainte il alpui ge, adressées à Adelbode, son évéque; — 2° Vie de sainte H nlpurge, jointe aux Lettres. L'ouvrage est divisé en IV livres, dont le I*r contient des détails curieux pour l'histoire ecclésiastique d'Angleterre et d'Allemagne. Surius, les Bollandistes et Mabillon, dans les Acta Ord. S. Bened., ont publié ces IV livres. Canisius en a fait imprimer les deux premiers seulement dans ses Lectiones antiquai. Voy. Freher, Theatrum Virorum erudittone clnrorum, p. 139. Nicéron, AfcVnoi're*, tom. XXXI. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génèr.

WOLFTER (Pierre), né à Manbeim en 1758, mort à Heidelberg l'an 1805 , fut lecteur de la princesse Elisabeth, femme de Charles Théodore, électeur de Bavière, et professeur d'histoire, puis conservateur de la bibliothèque i l'université de Heidelberg. 11 avait étudié avec soin l'histoire du moyen âge et celle de la réformation. Parmi ses écrits, qui sont tous historiques, nous citerons : 1° Histoire critique de t exarchat et du duché de Home; Heidelberg, 1792, in-8»; — 2° Histoire de la ré formation; Rome, Wittemberg et Genève, 179b, in-8»; — 3° Plan d'une histoire de la ré formation ; Heidelberg, 1803, in-8»; — 4» Histoire de Luther et de ta réformation qu'il a opérée; Manheim, 1805, in-8». Tous ces ouvrages sont en allemand. Voy. Michaud, Biogr. univers.

WOLLASTON (Guillaume), que quelques-uns ont confondu avec Woolston, était un savant prêtre anglican, né en 1659 à Coton -Clan ford , dans le comté de Stafford , mort à Londres l'an 1724. 11 appartenait à une très- ancienne famille , mais fort déchue dans sa fortune ; c'est pourquoi il se vit forcé d'accepter les fonctions de sous*maitre dans une école de Birmingham. Mais une riche succession lui permit de se livrer en toute liberté à son goût pour l'Ecriture sainte et la philosophie. La connaissance du latin, du grec, de l'hébreu et de l'arabe, langues dans lesquelles il était très- versé, le rendait particulièrement propre à l'examen approfondi des Livres saints. Quelque temps avant sa mort, il livra aux flammes plusieurs ouvrages commencés, parce que l'affaiblissement de sa santé ne lui laissait pas l'espoir d'y mettre la dernière main. On a de lui, en anglais: Ie Le But du livre de t'Ecclésiaste, ou la Déraison de F homme dans ses efforts inquiets pour se procurer les jouissances de la vie présente; Londres, 1690, in-8»; poème dont il s efforça dans la suite de supprimer tous les exemplaires; — 2» Tatdeau de la religion naturelle ( The Religion of nature delineatett); Londres, 1722, in-8», et 1750, 8» édit.; bien que l'auteur, dans ce livre, rende hommage à la révélation, il y avance cependant bien des choses opposées aux vrais principes. Une traduction française a paru sous ce titre : Ebauche de la religion naturelle ; la Haye , 1726, in-4°, et 1756 , 3 vol. in-12; on prétend qu'elle est de Garrigue. Quoi qu'il en soit, < le traducteur, dit Feller, a taché de débrouiller le chaos de l'original • mais il fait souvent dire à l'auteur ce qu'il ne dit point. » Voy. Chaliners, General Biof/r. Dictionary. Nicéron, Mémoires, tom. XLII. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr.

WOLL

WOLZ

WOLLE (Christophe), en latin Wolhts, protestant, né en 1700 à Leipzig, où il est mort l'an 1761, après y avoir professé la théologie. Il s'adonna d'une manière spéciale à l'étude des langues orientales. 11 en étudia d'abord l'esprit, appliqua à chacune d'elles les règles de la grammaire latine, et, d'après cette méthode toute particulière, se lit une grammaire pour le grec, une pour 1 hébreu, et ainsi pour les autres langues savantes. Outre des Sermons et des Ditcours, publiés i Leipzig, il a laissé un grand nombre d'ouvrages, soit en allemand, soit en latin. Gley en indique 20 principaux, parmi les-

Îuels nous citerons nous -même les suivants : • De Facultutibus intellectualibus in bonos habitut mutandis; Leipiig, 1881, in-4°; — 2» Judiciumemendata? rationit de interitu mundi ac eeternitate fxrnnrum in/ernah'um, a pra*cipuis cum vetentm , tum recentiorvm quttrujndam /. h > !<.■.,,phorum dubiis vindicatum ; ibid., 1721, in-4°; — 3° De Commendatione anitna m tnanum Domini perpétua, ad illusirunda loca Ps. xxxi,6; Luc, xxu, 46; I Petr., iv, 19; ibid., 1726, in-4°; trad. en allemand, ibid., 1728; — 4° Apologia pro vera divinitate Jesu Chritti; ex loco moxtme controverse Jo. xvii, 3, ducta: ibid , 1741, in-4°; — 5* Schediatma historico-theologicum de Jesu tpirituali, in Anglia redivivo, u6t de historié, usu et abusu allegoriarum patristicarum in exegi sacra contra Thnrnam Wooltnnum ex imtituio dtssenitur; Ibid., 1730, in-4°; l'auteur, qui avait déjà écrit contre Woolston, réfute les objections faites par l'écrivain anglais contre la vérité des miracles de Jésus-Christ, et montre combien est ridicule le système de Woolston, qui prétendait avoir démontré, d'après les anciens Pères de l'Église, qu'on devait reconnaître deux Jésus- Christ : l'un spirituel, l'autre allégorique; — 6° Hermeneutira mm Farderit acroamatico-dogmatica; ouvrage condamné par un décret de la 8. Congrégation de l'Index en date du 11 mars 1754 ; — 7"' Propriétés véritables de la langue hébraïque; Leipzig, 1748, in- i", en allemand; où l'auteur montre par des exemples pris dans le grec et dans l'hébreu que ceux qui ne connaissent point la grammaire tombent dans des fautes grossières quand ils veulent expliquer l'Écriture sainte; — 8° Antmadversiones m conditorum Ittblioiheca Belgicar tiberitu judicium de en, an Novi Fitderis sit auctor classieux? Leipzig, 1733, in-4°. Les Rédacteurs de la Bibliothèque hollandaise ayant critiqué le texte grec du Nouveau Testament sous prétexte qu'il est rempli d'hébraïsmes, et, d'après ce motif, ayant conseillé à ceux

Îui veulent apprendre le grec , et même aux lèves en théologie , de ne pan lire le Nouveau Testament en cette langue, Wolle prend la défense du Nouveau Testament grec : il soutient que les hébraismes sont beaucoup moins nombreux ; qu'en cela le texte grec des évangélistes et des apôtres peut être mis en parallèle avec celui des classiques grecs. 11 est certain , au moins, que nous pourrions montrer dans les tuteurs grecs et latins beaucoup de locutions qui passent généralement pour de purs hébrnîsmes. Voy. Michaud, Biogr. univers.

W0LLEB (Jean), en latin Wollehius, ecclésiastique protestant, né à Baie en 1536, mort l'an lti'20, fut pasteur de l'église Sainte-Elisabeth. Le sénat académique l'uppela ensuite à 1* chaire du Nouveau Testament , une des plus honorables de l'Académie; il la remplit avec beaucoup d'éclat. Outre des Dissertations , on a de lui un Abrégé de théologie (Compendium theo~ logite),que Parisot appelle un vhef-d'amvre parmi les ouvrages de ce genre, et qu'il dit avoir été I

traduit en anglais par Alexandre Ross, avec des notes. Mais nous croyons devoir avertir le lecteur que cette édition a été condamnée par la S. Congrégation de l'Index. (Decr. 7 febr. 1718.) Voué Parisot. dans la Biogr.univers.de Michaud, W0L0DIMIR ou WLADIMIR. VLADIMIR, ville épisc. de Moscovie située sur la rivière de Clesma ou Klisma, entre le Volga et l'Occa, fut batte au x* siècle par le prince Wolodimir ou Wladimir le Grand , qui lui donna son nom. Cette ville est la capitale du duché du même nom , et elle Tétait de toute la Russie avant Moscou. Son évéché n'existe plus aujourd'hui. On en connaitdeux évéques, dont l'un, Hypa-

tins, fut envoyé à Rome avec Cyrille, évéque de Lucko, pour l'union, et passa ensuite à 1 église de Kiovie; et l'autre, Élie Morocovius do Léopol,qui fut fait évéque de Wolodimir pour gouverner les Grecs ou les Russes qui s'étaient unis à l'Église romaine, loy. Lcquien, Orient Cto-tst., tom. I. p. IM09.

W0LSEY (Thomas), cardinal et archevêque d'York , né à lpswich en 1471 , mort à l'abbaye de Leicester Pau 1530, enseigna la grammaire à l'université d'Oxford , devint chapelain et aumônier du roi Henri VIII, et eut entrée dans son conseil. Ce prince se déchargea sur lui du gouvernement de l'Rtat, et, après lui avoir donné successivement plusieurs évéchés, i) le fit archevêque d'York, grand chancelier du royaume et principal ministre d'État. Le pape Léon X le créa cardinal en 15I5, et légat a latere ui toute l'Angleterre. François I* et l'empueur Charles-Quint le comblèrent de biens pour l'avoir dans leurs intérêts. Wotsey, après avoir été pour l'Empereur, se déclara en faveur de La France. Il s'opposa d'abord de tout son pouvoir

à la répudiation de Catherine d'Aragon; n: n'ayant pu en dissuader Henri VIII, il y donna les mains. Dans la suite, Anne de Boulen ayant noirci le cardinal dans l'esprit du roi, ce pi ince confisqua ses biens, le dépouilla de ses charges

et de ses bénélices,

d'York, et ordonna qu'on l'amènerait dans la

excepté de l'archevêché nna qi

Tour de Londres. VVolsey mourut en chemin. Il a laissé des Lettres qui se trouvent dans les PP. Martenne et Durand, Collectio ampltsstma, tom. III. Voy. le P. Desmolets, Mémoire* de littéral, et d'/ustvirc, tom. VIII. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér., où l'on trouve indiqués un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur Wolsey.

I. W0LZ0GEN .m V0LZ0GUE ( Jean-Louis), né en Autriche en 1500, mort en 1658 près de Breslau, en Silésie, quitta la religion catholique pour embrasser le protestantisme. Tracassé pour ce changement, il passa en Pologne, où il se fit socinien. On a de lui : 1» Explication des deux opinions opposées sur f essence ff un seul Iheu toutpuissant: -— 2» Explication des passages de t Ancien et au Nouveau Testament qu'on a coulvme d' uliéguer pour prouver qu'il y a trois personnes en Dieu; ces ouvrages et quelques autres, composés en allemand par Woliogen , ont été traduits en latin par Stegman , et insérés dans la Biblioth. Fratrum Potonorum, bibliothèque, soit dit en passant, qui a été mise i V Index. ( Decr. 10 mail 1757.) Voy. le P. Anastose Guichard, Histoire du socinianume, p. 430-432. Michaud, Biogr. univers.

II. W0LZ0GEN ou W0LZ0GUE (Louis VAN), protestant, né en 1632 â Amersford, mort à Amsterdam l'an 1tXM> était de la même famille que le précédent. Il fut admis de bonne heure au ministère évangélique; mais avant d'accepter

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