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K" res et entendre les principaux professeurs, rsqu'il fut de retour dans sa patrie, vers 1061, on lui confia aussitôt la direction de l'église wallonne de Groningue, que peu après il quitta pour celle de Middelbourg. Mais les habitants ayant refusé de l'admettre à prêcher, il se rendit à Utrecht, où il remplit simultanément les fonctions de ministre de l'église wallonne et de professeur extraordinaire d'histoire ecclésiastique. Il obtint ensuite la chaire d'histoire sainte, qu'il abandonna presque immédiatement après sa nomination pour se rendre à Amsterdam. Parmi ses écrits, nous citerons : 1° De Scripturarum Interprète, contra exercitatorem paradorum; Utrecht, 1068, in-12; réfutation du livre intitulé : lie Philosaphia Scripturœ, interprète Meyer; livre dans lequel l'auteur a glissé les idées du spinosisme. Cependant cette réfutation fut elle-même vivement attaquée, parce qu'on crut y entrevoir quoique chose de semblable aux principes des Frères Polonais; mais le synode de l'église wallonne déclara que la foi de Vvolzogen était pure ; — 2° Duxertatto rriticotheologica de correction* scribarum in octodecim Scriptura dictionibus adhibita, auas atii a Judans corruptas, alii mutatas, aut aliter scriptas, aliterque lectas , a/ii m end as manuemium itteuna tllapsa* , alii plures , alii pauciores esse putant : Ilarderwic, 1089, in-4u; — 3° une Traduction en français du Dictionnaire de la langue sainte, par Leigh; Amsterdam, 1703, in-8°; — 4° Explication de la Prière que l'on nomme Confession des péchés; posthume comme le précédent; ibid., 1703, V oi/. Ysarn, Lwl. Val senti Apoloyia parentalis; Amsterdam, 1693, in-8*. Les Lettres sur la vie et les ouvrages de Louis de Wolsogen; ibid., 1092, in-12. Tout critique impartial ne pourra s'empêcher de reconnaître que les éloges donnés à Wolzogen dans cette Apologie et dans ces Lettres sont très- exagérés. Voy. encore Feller, Michaud, fimgr. univers.
W0M0CK i Laurent), prélat anglican, né à Norfolk en 1012, mort l'an 1085, fut promu au grade de maître ès art» en 1039, et, en 1042, succéda à son père dans le rectorat do Lopham. et, après bien des vicissitudes, il fut nommé â l'évéché de Saint-David. 11 se distingua par un attachement inviolable à la constitution civile et religieuse de son pays; incapable de capituler avec les principes, et cordialement opposé a ceux des non-conformistes, il prit une part lort active aux controverses de son temps, et il s'y lit la réputation d'un redoutable antagoniste. Outre ses Sermons, il a publié plusieurs écrits dans le genre polémique, et dont les principaux sont : 1° Huile préparer pour les lampes du sanctuaire (Beat en Oyte for the lamp* for the sanctuary); Londres, 1041 , in-4»; c'est une défense de la liturgie; — 2" Arcana dogmatum anti remonstranttum; 1059; contre Baxter, Hickman et les calvinistes; — 3° L'Uniformité assurée de nouveau , ou Défense de l'uniformité (Unifornuly reasterted ) ; 1001 ; — 4° La Ltgue solennelle et l'alliance (des non-conformistes) citées en justice et condamnées ( The solemn League and covenant arraigned and condemned); ibid., 1001, in-40; — 5" Deux Lettres contenant une justification ultérieure (nouvelle) de l'Eglise (l'Angleterre (Two Lettet s contaming a fariner justification of the Chureh ofEngland); ibid., 1082: — 6» Suffragium proteslantium, etc., 1083, in-4». Voy. Michaud, Hntgr. univers.
WÛ0DHEAD (Abraham), né en 1008 à Meltharn , dans le comté d'York, mort à Hoxton, dans les environs de Londres, l'an 1078, fut envoyé à l'âge de seize ans à l'université, où il
prit le degré de maître ès arts, et obtint ensuite une place d'associé, qu'il perdit lorsque les visiteurs chargés en 1048 parle parlement de faire sortir des deux universités tous ceux qui étaient soupçonnés de catholicisme, se rendirent à Oxford. Woodhead perdit sa place d'associé, qu'il ne recouvra qu en 1660, à l'époque de la restauration. Mais comme il fallait se conformer extérieurement aux pratiques du culte anglican, il alla se confiner à Hoxton , dans les environs de Londres, où il se livra à l'instruction de quelques enfants de familles catholiques, et s' oc* cupa de la composition de divers ouvrages. 11 se mesura successivement dans l'arène théolopique avec Heylyn, Stillinglleet, l'archevêque Wake, Smalridge, Tully, flooper, Hanington, Aldricb et Withby. Aussi était -il reconnu pour un des plus habiles controversistes de son tempe. (Test le témoignage que lui rendent les protestants, aussi bien que les catholiques. 11 est certain qu'il était profondément versé dans la connaissance des anciens Pères et des théologiens modernes. On lui doit : 1° Courte Relation dé l'ancien gouvernement de l'Église; Londres, 1084, in-4"; — 2° Exposition raisonnable de la doctrine catholique, pour servir de guide dans les controverses de religion; Ki66. 1007.
W00DWARD ou W0DWARD (Jean), anglican, né en 1605, dans le comté de Derby, mort à Londres l'an 1728. Après une étude approfondie de la médecine , il se rendit à Londres , où il devint, en 1692, professeur de médecine dans le collège de Gresham. En 1693, il fut reçu membre de la société royale de Londres; et, suivant les journalistes de Trévoux , il mourut dans le sein de l'Eglise romaine. Outre quelques travaux sur la médecine et les fossiles , on a de lui : Essai sur l'histoire naturelle de la terre; Londres, 1696, in-8». Cet ouvrage a été traduit de l'anglais en français par Nogues, sous le titre de Géographie physique, ou Essai sur l'histoire naturelle de la terre; en latin, par Jean-Jacques Scheuchzer, sous le titre de Spécimen geographirar-physica qua agitur de terra ; Zurich, 1704, in-8°; de nouveau en latin; Rotterdam, 1714, in-8°; en allemand, Erfurt, 1745. Camerurius ayant critiqué l'ouvrage de YVoodward, celui-ci lui fit une rte/wiwe, que le P. Nicéron a traduite en français. En parlant de VEssai, Feller dit avec raison : • 11 y a d'excellentes observations et en même temps quelques idées singulières et hasardées, mais en tout sens préférables à celles (au moins à plusieurs de celles) qu'on a essayé d'établir dans des hypothèses modernes.» Feller ajoute : « Quoi qu'eu dise Buflbn , le dé» luge et ses effets y sont péremptoirement démontrés. > Nous ne saurions souscrire, du moins sans réserve, à cette dernière phrase. On peut voir, au reste, ce que nous avons dit sur le déluge mosaïque, soit à l'art. Déluge, soit dans L*s Livres saints vengés, tom. 1 , p. 264 et suiv. Voif. M ichaud, Bioqr. univers.
W00LST0N (Thomas), né en 1669 à Northampton, mort à Londres l'an 1731, étudia dans l'université de Cambridge, et passa ensuite au collège de Sidney, où il prit ses degrés en théologie, et d'où il se Ut renvoyer pour ses impiétés. La cour du banc du foi le condamna 4 payer vingt-cinq livres sterling d'amende pour chacun des six Discours qu'il a faits sur les miracles de Jésus-Christ, et à donner caution pour sa bonne conduite pendant le reste de ses jours. Comme Woolston n'avait pas de quoi satisfaire à cette sentence, il demeura en prison. Il attaqua la religion autant par corruption du eatur que par égarement d'esprit. Ses principaux 0U-
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