‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1275 sur 1294 · YVON · texte numérisé non relu

YVON

et fat promu à l'épiscopat en 1091. Il s'éleva contre Philippe I", qui avait répudié Berthe pour épouser Bertrade de Montfbrt; aussi ce prince, irrité, le fit-il mettre en prison, et Yves supporta cette captivité, qui dura près de deux ans, avec autant de fermeté que de douceur. Rendu enfin à la tranquillité, ce prélat favorisa la fondation du monastère deTiron,et remplaça les chanoines du monastère de Saint -Martin par des moines. Le pape Pie V permit aux chanoines réguliers de la congrégation de Latran de faire la féte du bienheureux Yves le 20 mai , par une bulle donnée en 1570. On a de lui : 1° une collection de Canon*, divisée en deux

Earties : la première sous le nom de Pannormia; ale,14UQ, m-V»; Louvain, 1 557, in-8°;la deuxième sous le nom de Décret um; Louvain ,1561, in-fol.;

— 2« des Lettres; Paris, 1581, in -4», et 1610, in-8°; — 3° des Sermons , qui ont été imprimés dans le Recueil de Mclchior Historp; Cologne, 1568, in-fol.; — 4° un Mkroêogut sur les rite." ecete'tiuiiiques . partie d'un ouvrage plus considérable intitulé : Dr (ifficiis ecctesiuslicis ; Paris, 1510, in-V; 1527. in-2<; Rome, 1500, etc. L'abbé S' un het a donné une édition des OEuvres complètes <le saint Yves; Paris, 1617, in-fol. Voy. Si-

8ebrrt, c. ci.xvil, De IV» . illustr. H in citron. eoffroi de Vendôme, Epiai., I. IL Matthieu Paris, Hft.A'igt. Trithème et Bellarmin, De£cripto< . ecc/es. Baronius. Possevin. L'Histoire liltémt'-etle la France, par des bénédict. de la congrégat. de Saint-Maur, tom. X. D. Ceillier, Hist. desAut. sac: et ecclés., tom. XXI, p. 423 et suiv. Le P. Fronteau, Vie île saint Yi-ct; Paris, 1647. Les Bollandistcs l'ont donnée au 20 mai , et Fnbricius dans un Recueil ries Opusc. du P. Frontrnu; Hambourg, 1720; Vérone, 1733. Richard et Giraud. qui donnent une analyse des ouvrages du saint évéque. Michaud, liiogr. univers., où l'on trouve des détails intéressants sur sa vie. La Souv. Htoijr, génér.

III. TVES ou IVES DE PARIS (Ivo Parisiensis), pieux et célèbre capucin, mort en 1678, exerça d'abord la profession d'avocat avec beaucoup de réputation au parlement de Paris. Il prit l'habit religieux, et travailla pendant près de soixante ans, avec un zèle infatigable, a la conversion des pécheurs et des hérétiques. Parmi ses princi|taux ouvrages nous citerons : 1» la Théologie naturelle; — 2" Maximes et morales chrétiennes; — 3» Digestum sapientiœ; —

— \» Le Pénitent chrétien ; — 5° Des Œuvres de miséricorde en général et en particulier; — 6° De Potestate tomani Pontifiais mfversus heeretieos ; — 7° De la Perfection religieuse; — 8° De t 'Instruction et du devoir du vrai religieux. Fby.le P. Jean de Saint-Antoine. Biblioth. unit. Francise., t. II, p. 263.

YV0. Voy. Yves, n«* I, II et III.

YV0ISE Vw. Yved.

I. YVON (Claude), docteur de Sorbonne, né à Mamers en 1714, mort vers 1701 à Paris, où il était venu, et s'était lié avec Diderot et d'Alembert, qui l'associèrent à la rédaction de leur Em i/c/opédie. il défendit, il est vrai, les vérités de la religion, mais en ménageant extrêmement les philosophes qui la combattaient à toute outrance. Ce qui a fait dire avec raison, il faut bien 1 avouer, que ses écrits étaient plus propres

à augmenter qu'à diminuer le nombre des incrédules. Soupçonné d'avoir pris part à la fameuse thèse que l'abbé de Prades soutint en 1751 pour le doctorat, il fut obligé de s'enfuir en Hollande. Plus tard il revint en France , et obtint un canonicat de la cathédrale de Coutances et le titre d'historiographe du comte d'Artois. On a de lui : 1* Liberté de conscience resserrée dons des homes légitimes; Londres. 1751-1755, in-8"; — 2° Lettres à Rousseau pour servir de réponse à sa lettre contre le mandement de f archevêque de Paris ; Amsterdam, 1763. ni-K"; l'auteur en promettait 15j mais ce volume, le seul qui ait paru , n'en contient que 2 seulement ; — 3» Discours généraux et raisonné* sur rHùtoire de nfy/we ; Paris, 1768, 3 vol. in-12; cet ouvrage devait avoir 12 vol; — 4* Accord de tn philosophie et de la religion prouvé par une suite de discours relatifs à treize époques; ibid., 1776, in-12, et 1782 ou 1785, 2 vol. in-8», ce vol. ne contient que le discours préliminaire ; — 5° Histoire phdosop/uque de la religion; Liège, 1779, 2 vol. in-8»; Paris, 1782, 1785, in-8»; c est une réimpression, avec quelques changements, des Dtsamrs sur l'Histoire de l' balise; — 6* Les art. Dieu, Ame et Athée, dans V Encyclopédie t articles qui excitèrent justement contre fui les murmures des théologiens. Sans cependant lui supposer les coupables intentions que lui prête l'abbé Sabatier de Castres, nous dirons volontiers avec lui que , pour peu qu'on lise ces articles avec réflexion, on voit évidemment qu'ils sont de nature à favoriser le matérialisme , et qu'ils combattent en réalité l'existence de Dieu. Quant à Y immortalité de Fâme, il a rassemblé les objections les plus fortes, et a accumulé une infinité de sophismes, qu'il expose avec un air de complaisance ; et , après les avoir présentés sous un jour aussi faux que séduisant, il se contente de les condamner froidement et en trèspeu de mots. Sa méthode est absolument la même quand il s'agit de l'athéisme. Voy. Feller, qui cite les propres paroles de Sabatier. B. Hauréau, soit dans son Hist. liltér. du Maine, L IV, soit dans la Souv. Diogr. génér.

II. YVON (Pierre), un des disciples de Labadie, né vers 1640 à Montauban. Il connut ce visionnaire dans le temps qu'il exerçait en cette ville le ministère évangéliquc. 11 suivit son mail iv en Hollande, et partagea tous les dangers auxquels I exposa «a manie de prosélytisme. Après la mort de Labadie, en 1674, il lui succéda, et, en 1678, il s'établit avec ses partisans ii Wicwert, dans la Frise, appelé par les demoiselles de Sommelsdyck, à qui cette terre appartenait. Il en épousa une, et devint ainsi seigneur de Wiewert. Parmi ses ouvrages assex nombreux, et dont plusieurs ont été traduits en hollandais et en allemand, nous citerons comme les plus connus : 1° Impietas convicta ti nctatibus duoltus, in quorum priori existentia Des, ut omnium veritatum prima et certissima clore sta>~ tur; in secundo, Scriptura defenditur ah in libro Spinoste cui titulus : Tractatus theofog politicus; Amsterdam, 1681, in-8°; — 2» Le Ma~ riage chrétien ; sa sainteté et ses devoirs selon les sentiments de t Eglise réformée retirée du monde; ibid., in-12. Ko*/ .'la Biogr. univers, de Michaud. Cotnpar. notre art. Labadie.

" [Jpfze<fBy~t;at>gle

ZABA — 2481 — ZABA

I. ZABAD, fils de Nathan, et père dOphlal, de la race de Juda. Voy. I l'aralip., u , 36, 37.

II. ZABAD, (Us de Tahac, et père de Suthala, de la tribu d'Êphraïm. Voy. I Paralip., vu , 20.

III. ZABAD, lils de Semmaath, femme ammonite, et Jozabad, fils de Sémanth, moabite, tuèrent Joas, roi de Juda. Voy. II Paralip., xxiv, 26.

IV. ZABAD , un de ceux qui se séparèrent de leurs femmes, qu'ils avaient prises contre la défense de la loi. Voy. I Esdr., x, 27.

ZABADEENS, Arabes qui demeuraient à l'orient des montagnes de Galaad, et qui furent défaits par Jonathas Machabée. Au lieu de Zabadéens, qu'on lit dans le texte sacré (I Machab., xn, 31), l'historien Joseph porte Nabathéens. La plupart des interprètes adoptent cette leçon, en supposant que les Nabatféens ou Nabuthéens, qui étaient d'abord amis des Juifs , comme on le voit dans l'Écriture même (I Machab., v, 25, et ix, 35), étaient devenus leurs ennemis en se déclarant pour Démétrius. Ceux qui sont de ce sentiment font remarquer qu'on ne connaît pas d'Arabes Zabadétns. Voy. D. Calraet, Diction, de la Bible, et les commentaires sur I Machab., xu, 31. Compnr. Nabathèens.

I. ZABADIA, fils de Baria, descendant de Benjamin. Voy. I Paralip., vin, 15, 16.

II. ZABADIA, fils d Éphaal, descendant de Benjamin. Voy. I Paralip., vm,47,48.

III. ZABADIA, fils de Jéroboam l de la ville de Gédor, fut un de ceux qui suivirent David pendant la persécution que lui fit subir Saùl. Vou. I Paralip.. xn, 7.

IV. ZABADIA, Lévite, fils de Mésellémia, portier du temple. Voy. I Paralip., xxvi,2.

ZABAID1A, Koy.Zi'ABiA.

ZABAR. Voy. Zabatra.

I. ZABARELLA ou DE ZABARELLIS (François), cardinal etarchev.de Florence, né âPadoue en 1 339, mort à Constance l'an 1417, étudia le droit canonique à Bologne, et l'enseigna à Padoue avec le plus grand succès. A Florence, où il se rendit pour professer la même science, il se fit tellement aimer et estimer par sa vertu , son éloquence et son savoir, que la chaire archiépiscopale étant devenue vacante, il fut élu pour la remplir ; mais cette élection n'eut point lieu, le Pape l'ayant prévenue. Zabarella fut ensuite appelé à Rome par Boniface IX. qui le consulta sur les moyens de faire cesser le schisme; et, étant retourné à Padoue , on le chargea de plusieurs députations. Il refusa l'évèché de cette ville; mais Jean XXIII l'ayant appelé à Rome, lui donna l'archevêché de Florence, et le créa cardinal en 1411 ; depuis ce temps-là on nomma Zabarella le cardinal de Florence. 11 fut envoyé en ambassade par le Pape , avec le cardinal de Chalant et Emmanuel Chrysoloras , auprès de l'empereur SigLsmond, touchant le concile de Constance. Il y parut avec éclat, fut un des commissaires délégués pour interroger Jean Huss et pour examiner sa doctrine, et conseilla la déposition de Jean XXIII. On a de lui : l«Co«sitia; Venise, 1582, in-fol.; - 2» In Vêtus et No-

vum Testamentum commentant ; — 3° Commcntarii in Décrétâtes et Cletnentinas ; 6 vol. in-fol. ; — 4° De Horis canmicis; — 5° De Felicitate, lib. III; — 6° Varia' legum répétition*» : — 1" Acta in conciliis Pisano et Constantiensi : — fr» Historia sut temporis; — 9» Commentarii in naturalem et moral em philosophiam ; — 10° De Schismatc Tractatus: Strasbourg, 1545,1609,4648, in-fol.; Baie, 1555, 4587, in-fol.; ce livre a été mis à l'Index;

11 est certain qu'il contient des propositions aussi fausses qu'inconvenantes de la part d'un catholique. Voy. Panzirole, De Claris legum in~ terprettbus. Tomasini , Prima parte Blogiorum. Sponde, Saint Antonin. Trithème et Bellarrain , De Scriptor. eccles. UgheUi , Italia Sacra, t. III. Oldoini, Athenceum romanum. J. Tomasini, Elogia. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. Gaet. Moroni, vol. C1U , p. 351-352. La Nouv. Bioar. génér. On cite encore P. P. Vergério, Sptst. de Fr. Zabarella morte: lettre qui se trouve dans Muratori, Scriptor. Ber. Italie., tom. XVI, p. 498, et dans Hermann von der Hardt, Magnum œcumenicum Constant. Concilium, 1. 1, p. 537; mais nous ferons remarquer que ce dernier ouvrage a été condamné par un décret de la S. congrég. de l'Index en date du

12 mars 1703, et nue Vergério lui-même figure dans l'Index de Clément VIII.

II. ZABARELLA (Jacques), de la même famille que le précédent, né en 4533 à Padoue, où il est mort l'an 4589, après y avoir professé la philosophie. Son esprit était capable de débrouiller les plus grandes difficultés et de comprendre les questions les plus obscures ; mais il donnait souvent dans le faux. Il avait une passion pour l'astrologie et la manie de tirer les horoscopes. On a de lui : 4° des Commentaires sur Aristote, qu'on range dans l'Ordre suivant : Logica; 1597, in-fol.; — Dr^n«>n<i;4606, in-fol.; — Physica ; 1601 , in-fol. : — De Rébus hoturaiibus; 1594, in-4*; — 2° De Inventûme cetemi motoris; petit traité qui fait partie de ses Œuvres; Francfort, 4618, in-4°. Zabarella soutient dans ses écrits, mais plus particulièrement dans ce dernier, que, par les principes d' Aristote, on ne peut pas donner des preuves de l'immortalité de l'aine. Koy. J. Tomasini , Elogia doctor. viror. J. Imperiaii, Musœum historicum. Feller, Michaud, Biogr. univers.

III. ZABARELLA (Paul), que quelques-uns désignent sous le nom de Paul Bon, ermite augustin, mort en 1525. appartenait à une des familles patriciennes de Padoue, fut provincial dans la Marche de Trévise en 4491, promu au rang de visiteur général dans toute l'Italie en 1497, et plus tard évèque de Romanie,en Morée; mais il renonça à ce titre pour ceux d'évéque de Parium, de vicaire de l'évéque de Padoue, et de vice-chancelier de la faculté d éloquence de cette ville. A sa mort, il fut proclamé par quelques-uns de ses admirateurs le plus éloquent prédicateur de l'Italie. On a de lui, outre des Discours sur toute espèce de sujets : 1° des Sermons ; 2 vol.; — 2» un traité De naturœ Mirabitibus;—& Enarratio septem psalmorum Pœni-

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tentialium, — 4» De Reformatione Ecclesiat ad Clementem VIII. Voy. Michaud , Riogr. univers.

ZABATHAÏ SCÉVI ou SABATEÏ-SEVI , né à Smvrne en 1626, du courtier juif de la factorerie anglaise, mort en 1676, forma le dessein de se faire passer pour le Messie. Il alla d'abord à Constantinople , d'où il fut chassé par les rabbins; de la il se rendit à Jérusalem, où il reçut un accueil tout contraire. Il se fit des partisans, qui l'envoyèrent dans divers pays pour recueillir les aumônes de leurs frères. Le grand visir Achmet-CuprogJi le fit arrêter et mettre en prison. Zabathaï se fit alors musulman. Ce changement de religion lui procura des honneurs et une pension ; mais le sultan avant appris nue , quoique musulman, il ne laissait pas que d'observer les fêtes des Juifs, le fit conduire au château de Oulcicno. sur les côtes d'Albanie. C'est dans cette prison nue Zabathaï mourut. Voy. Fellcr, Ri<xfr. unir. Michaud, ;vrt. Sabathaï-Sévi.

ZABATRA ou ZABAR , château de Syrie situé à égaie distance de Mélitine et de Mansur, avec titre d étèché jncobite, au diocèse d'Antiocbe. On en connaît deux évéques, dont l'un. Jean,

«eait en 969, et l'autre, Basile, en 1148. Voy. uien, Orïens Christ., tom. II, p. 1531. Richard et Giraod.

ZABBAÎ. fils de Bébaî, et un de ceux qui se séi) lièrent des femmes qu'ils avaient épousées à Bnhvlnne, contre la lot. Voy. I Esdr., x, 28.

ZABDI , fllsde Zaré .aïeul d'Achan, Voy. Josué, vn, 1.

ZABDI AS, intendant des celliers de David. Voy. 1 Paralip., xxtli, 27.

f. ZABDI EL . fils de Jesbaam, commandait les vingt-quatre mille hommes qui servaient pendant le premier mois auprès de la personne de David. Vot,. I Paralip., xxvn, 2.

II. ZABDIEL, roi d'Arabie, tua Alexandre Ballez, roi de Syrie, qui s'était réfugié auprès de lui. et envoya sa tète à Ptoléméc l'hilomélor, roi d Ivcvpte. Voy. I Machab.,XI, 16,17.

ZABOLÎJS. Voy. ZABt'LUS.

ZABOD . lilsde Nathan, et favori de Salomon. Voy. IH Rois. iv,5.

ZABUESNIG (Jean-Christophe de), président du corps des marchands d'Augsbourg et littérateur, naquit dans cette ville en 17*7, et mourut vers la fin du xvin» siècle. On a de lui un grand nombre d'écrits, les uns traduits du français en allemand, les autres de sa composition; la plu-

Brt ont pour objet k défense de la religion , s sont : 1» Sermon* de Billot; Augsbourg, 1773 •t 1775, 4 vol. in-8»; — 2° Dictionnaire de Fabbé MNPMRe; ibid., 1778, 2 vol. vn-%», — 3» Lettres des arcneieoues de Paris et d'Arles sur le bref de Sa Sainteté le pape Clément XIV; franç. et al- 1cm.; ibid., 1776, ln-9»; — A*Nouvelles Historiques et c* dit/ne» fur la vit et les écrits de Voltaire et les autres prétendus philosophes de nos joKrs;ïtàA.,

, in-#»; — 5» Sur te Célibat fier ecrlésin^ tiques: trad. du latin en allem.; ibid., 1782, in-8*; — 6° Henttments me l'on éprouve an pied de ta croix de fésus; ibid., 1786, in-8». Voy. Michaud, Btfiqr. nniivrs.

I.' ZABULON . sixième fils de lacob et le premier de Lia , né en Mésopotamie, comme ii est dit dans la Genèse (xxx, 20), ou nous votons aussi fXlM, 14), qu'il eut pour fils Sared , Lion et Jahéhel. Moïse ne nous apprend de lui rien de particulier, sinon que Jacob, bénissant ses enfants au lit de la mort, dit à Zabulon : « Il hat bitera sur le bord de la mer et dans le port « des vaisseaux,, et ïl s'étendra jusqu'à Sidon « (Genèse, xux, 13). t» Ce qui marquait par avance le partage qu'aurait Zabulon dans laTerre

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Promise, lequel s'étendait, en effet, depuis la mer Méditerranée jusqu'à la mer de Tibériade (Josué, xtx, 10 et suiv.) Voy. l'art, suivant.

II. ZABULON , tribu dont le patriarche de ce nom fut le fondateur, et dont l'étendue est marquée à l'article précédent. Elle comprenait à la sortie d'Egypte 57,400 combattants, ayant pour chef Éliab, fils d'Hèlon, et, trente-neuf ans après, elle en comptait 60,500 (Nombr., i , 9, 30, 31 ; xxvi, 20, 27). Cette tribu se distingua beaucoup dans la guerre contre Sisara, comme on le voit dans le line des Juges fit, 5 et suiv.; v, 18). On se fonde sur co qui est dit dans le premier livre des Paralipomènes (v, 26) pour assurer que la tribu de Zabulon fut des premières emmenée en captivité au delà de l'Euphrate ; mais elle eut. avec celle de Nephthali , 1 avantage d'ouïr et de voir Jésus-Christ plus souvent et plus longtemps qu'aucune des autres tribus (Isaie, îx, 1). Voy. saint Jérôme et les autres interprètes sur ce passage d'Isaïe. Matth., iv. 13, 15. D. Calmct. Divtion.de la Bible.'.

III. ZABULON , ville de la tribu d'Aser, mais i fut apparemment donnée ensuite à la tribu

e Zabulon , dont elle prit le nom. Elon , juge d'hraél , était de Zabulon , et il y fut enterré. Zabulon est devenu dans la suite un évèché suffragant de Cesarée , métropole de la première Palestine. On trouve un de ses évéques, nomme Héliodore, parmi les Pères du premier concile de Nicée, tenu l'an 325. V<>y. Josué, xix, 27. Juges, XII, 12. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 67t. Gaet. Moroni. vol. CIIÏ, p. 352.

ZABULUS ou ZABÔLUS se met pour diabohu, suivant la manière de prononcer du dialecte dorique, qui met le téta pour le delta, tzaballetn pour dia/jaltein, calomnier. Voy. D. Cahnei, Diction, de fa BOrie.

ZACAGNI ouZACCAGiri(Uurent-Alexandrc\ garde de la bibliothèque du Vatican, mort ver» Pan 1751 , a publié : !• Coltectnnea vumumenl»rum reterum Ecrlesiœ Grava- ac Latinœ , qwe hactenus in Bibliotheca Vaticana delituérunl , Laurentnts Atexander Zackanius, Vat. Bib. Prit* fectusfe scriptis codicibus nunc primum edidit , grava latina fecit, notis illustrant; Rome, 1698, I vol. in-4»; ce volume comprend les opuscules d'Archélaûs, de saint Éphrem,de saint Grégoire de Nysse et d'Eutbalius, en grec et en latin , avec des notes de l'éditeur; — 2° Dissertatto historica de summo Apostotica* sedis imperi» i* urbem comitatumqve Cotnathi, cum appendice auctot uni veterwn hactenus tnajori ex parte ûte» ddorum ad pravedentem dissertationcm pertinentitim; Rome, 1709, in-4». Voy. Moréri, édiL de 1 759. La Notn>. Biogr. génér., qui donne i du contenu de ces deux ouvrages.

I. ZACC ARIA (Le vénérable Àntoine-MarieL fondateur des Barnabitcs, naquit en 1500 à Crémone, où il mourut le 5 juillet 1*»39, comme il l'avait annoncé. Il étudia la philosophie et la médecine à Padoue, et revint à l'âge de vingt ans docteur dans sa patrie. D se livra alors à l'étude de la théologie , à la lecture des Père» et à une vie toute de recueillement et d'abnégation. Depuis qu'il avait reçu les ordres sacrés, H Taisait tous les jours des progrès daus les vertus chrétiennes. Aussi crux qui étaient A même de le bien connaître n'étaient nuUeiaeat surpris quand ils le voyaient chasser les esprits malins et annoncer les choses futures. Pie IX l'a déclaré vénérable à Gatte, le 2 février 1849.. Ses prédications produisaient les fruits le» plus abondants. Ou a de Zaccaria : 1° Delti nUubdi raccnlti da divers* autori; Venise, 1583 ; petit livre édifiant qu'il avait lait à son usage et extrait

DïgitizecTBy Gfl

ZACC

ZÀCH

des Pères de l'Eglise ; il a été traduit en français; Lyon, 1625; en latin, par Jean-Augustin Gallicius, sous ce titre : Axiomata sacra apices Chrùtianœ persécutions innuentia; — 2» Sermones super praxeptù Decalogi ; — 3» Constitutiones Ordinù Clericorum regutarium; ces deux derniers écrits n'ont pas été publiés. Voy. Maraccius, De Fundatoribus Mariants. ArisiuS, Gremona i. itt F. rata. Voy. le Diction, de la théot. cathnl.

II. ZACC ARIA, chanoine régulier de l'Ordre de Prémontré, profès de l'abbaye de Saint-Martin de Laon, né à Goldsborough, en Angloterre, florissait en 1157. Sa piété et son savoir lui méritèrent d'être élevé a l'épiscopat. Il est auteur de Monotessaron , seu Commentarius in Coneordiam et angelicam Ammonii Alexandrini , libros quatuor complexus; Cologne, 1555, in-fol., et dans la Bibltoth. des Pères, tora. XIX, p. 732. Voti. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.

III. ZACCARIA (François- Antoine) Jésuite, né à Venise en 1714, mort à Rome en 1795, professa la rhétorique a Goritï , reçut les ordres sacrés en 1740, et parcourut, en se livrant à la prédication, les diflérentcs parties de l'Italie, où il s'acquit une haute réputation d'éloquence. En 1756, François III. duc de Modène, le nomma conservateur de la bibliothèque d'Esté, à la mort de Murât m i Plus tard il fut appelé à Rome , où il remplit les fonctions de bibliothécaire et d'historiographe des jésuites; en 1775, Pie VI le chargea de la direction des études d'histoire ecclésiastique à l'Académie des nobles, et le nomma professeur émérite à la Sapienee. Il était membre de dix-neuf académies italiennes et associé à plusieurs autres de l'étranger. 11 se montra toujours zélé défenseur du pouvoir temporel du Saint-Siège. Il a laissé, outre un grand nombre de manuscrits, cent six ouvrages imprimés, qui traitent de la théologie, de l'histoire sacrée et profane, de l'archéologie, etc. Parmi ses principales productions, nous citerons : 1° Theologia maralis H. P. Tamburini; Venise, 1755, 3 vol. in-8°; l'auteur présente dans les prolégomènes une entière apologie des théologiens de son Ordre ; — 2° Btbltn tûtro, uberriniix prolegrmienis dogmaticis et chronologies illustra ta; ibid., 1758, 2 vol. in-fol.: — 3» h. Pctavit opus de theologins doumntibus ; ibid. , 1757, 7 vol . m-8°, suivi de plusieurs dissertations fort remarquables de divers théologiens el de Zacearia luimême, et d'un Apparnto ittorirn-rritieo; — S» Jus nmonicum , nnctore II. P. Vito Pichler; Pesaro, 1758, 2 vol. in-fol. ; — g» Sfoi-fa lettcrarin rTItiilia; Modène, 1751-1757, H vol. in-8°et 2 vol. de supplém. aux tom. IV et V ; Lucqucs. 1751 , in-8*; cet ouvrage, qui n'embrasse que les pu blications contemporaines, et qui se recommande autant par la méthode que par la linessc des aperçus et le goftt de la critique, lui attira cependant des attaques très -vives, entre autres celles d'un pseudonyme, qui, sous ïe nom d'A'/viniste, lui adressa la lettres théologico-moralcs, dont on voit le titre, ainsi que celui de la réponse de Zacearia, dans la Bionr. de Michaud ; — 6» Anti-Febroniui,en italien ; 1768,2 vol. in-4°, contre le livre de Hontheim, qui, comme on sait, se cachait sous le pseudonyme de Justinus Fc~ broniiis (Compar. Hontheim) ; — 7» Anti-Febroniw vindicatus , seu de suprema potestate romani pontifia* adversus Febronium , eiusque vindicem Tkeodornm a Pnludc; Césène. 1771, 4 vol. in-8»; Francfort, 1772, 2 vol. in-8»; l'écrivain désigné sous le nom supposé de Throdorus a Pnludc est resté inconnu; le titre de son ouvrage est : Flores sparsl ad Justini Febronii librum de

statu Ecclesia adversus P. Antonlum Zacearia Societatù Jesu ; — 7° Difesa di tre sommi ponté* fici, Benedetto XIII, Benedetto XIV e Cimentée del concilio romano tenuto nel 1725, diretta al P. F. Viatore di Cocenglio, per che si rawega; Ravenne (Venise), 1782, sous le pseudonyme dé Pistnfilo romano; ouvrage dirigé contre le P. Viatore, savant capucin, mais opposé i la bulle Unigenitus, lequel, dans un ouvrage où il était question de cette bulle, avait laissé échapper quelques expressions injurieuses pour ces trois papes et ce concile romain (Voy. Viatore). Le P. Zacearia, le P. Mansi, jésuite, dans \nCollection des conciles; on lui attribue un Supplément à FHist. ccclés. du P. Alexandre; 1777. Il coopéra avec Cuccagni et Marchetti au Journal ecclésiastique de Rome. Voy. Otiandi, Storia délia tetterat. Uni. Cuccagni , Elogio storico di Fr.-A. Zacearia. Pérennès, dans la Biogr. de Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr, génér. Le Diction, de la theol. cathol., qui a reproduit l'art, de Michaud.

I. ZACCHIAS (Paul), médecin du pape Innocent X , né à Rome , mort en 1650, était versé dans toutes les sciences , même dans la jurisprudence et dans la théologie. On a de lui, entre autres écrits :1° Quastiones mcdico-lcgalcs; livre plein d'érudition, et qui est aussi utile aux jurisconsultes et aux assesseurs des tribunaux ecclésiastiques et civils qu'il parait nécessaire aux médecins; les dernières éditions sont celles de Lyon, 1671, in-fol.; de Francfort, 168», in-fol ., et de Lyon. 1726, 3 vol. in-fol.; — 2» La Vie quadragésimnlc; Rome, 1673, in-8»; ce livre roule sur les dispenses de l'abstinence du carême. Voy. Mcndosius, Invitù medicorum Pontif. Manget. In Biblioth. Scriptor. medic, tom. PV. I. XXIV. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers.

IL ZACCHIAS (Sylvestre), frère du précédent, était un habile jurisc, et auditeur de roto à Sienne , à Florence et a Lucques. 11 a publié quelques livres de jurisprudence, entre autres : De Obligatione cameroli resolutiones, nec non de valide contrahendi socictates super officiis Romanat eu rire, etc.

ZACH Aï , juif dont les enfants revinrent de ie au nombre de 760. Voy. I Esdr., U,9. * ZACHARIE. Ce nom étant commun a divers personnages, nous avons placé d'abord ceux qui se trouvent dans l'Ancien et le Nouveau Testament, et dans l'historien Joseph, puis le pape qui porte ce nom. ensuite les saints, enfin les autres homonymes qui n'appartiennent à aucune de ces catégories.

L ZACHARIE , roi d'Israël, succéda à son père Jéroboam II, ne régna que six mois. Il ut le mal aux yeux du Seigneur, et fut tué par Sellum, fils de Jabès, qui régna i sa place. Voy. IV Rois, xv. 8 et suiv.

II. ZACHARIE , père d'Abi, mère du roi Êxéihias. Vot/. IV Rois, xviu,2. II Paralip., xxix, L

III. ZACHARIE, prince d'une des familles de la tribu de Ruben. Voy. I Paralip., v, 7. .

IV. ZACHARIE , fils de Joîada , grand prêtre des Juifs , est apparemment le même que celui qui est nommé Azarie dans le 1er livre de* Parallpomènes (vi, 10, il), et qui fut rais à mort par l'ordre de Joas. L'Ecriture rapporte la réprimande de Zacharie au peuple , et la fureur avec laquelle celui-ci exécuta contre lui l'ordre cruel de l'ingrat Joas. ainsi que la vengeance que. Dieu tira bientôt après de cette barbarie (II Pa-> ralip., xxrv, 20 et suiv.). Saint Jérôme, suivi d'un grand nombre de commentateurs, a cru que ce Zacharie était celui dont parle Jésus-

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Christ (Matth., xxm, 35), et donne de ce sentiment des raisons fort plausibles. D'autres, au contraire, soutiennent que Zacharie nommé par le Sauveur est le fils de Baruch , que Joseph mentionne dans la Guerre des Juifs, et dont nous parlons nous-mêmes un peu plus bas (Zacharie, n^XHU.Koy.Hieronvm., m Matth., xxm. D.Calmet, Diction, de la Bible, art. Zacharie V et XII, et Suppléai, au Diction., au mot Zacharie.

V. ZACHARIE, fils de Mosollaraia, portier du tabernacle , était de la famille de Coré. Voy. I Paralip., u, 21.

VI. ZACHARIE , dont parle le 1" livre des Paralipomènes(lx,37),est le même queZacher. Voy. ce dernier mot.

VII. ZACHARIE, lévite et docteur de la loi, fut envoyé par Josaphat dans les villes de Juda pour instruire le peuple. Voy. Il Paralip., xvii, 7.

VIII. ZACHARIE, fils de Barachie , dont il est parlé dans Isaie , vm , 2, ou , selon -an 1 1 Jérôme, c'est le prophète mentionné dans les Paralipomènes , sous le règne d'Azarias ou d'Ozias. Ce Zacharie a pu vivre jusqu'au règne d'Achaz, l'an 3262. Voy. II Paralip., xxvn, 8. Hieronym., In Dai., vill , 2. D. Cahnet, Diction, de la Bible.

IX. ZACHARIE, lévite, descendant d'Asaph. Voy. II Paralip.. xxix, 13.

X. ZACHARIE, le onzième des douze petits prophètes, était, comme nous l'apprend l'inscription même de son livre , fils de Barachie et petit-fils d'Addo. Il revint de Babylone avec Zorobabel , et commença à prophétiser la seconde année du règne de Darius fils d'Hystaspe. Ainsi qu'Aggée , if excitait le peuple à reprendre l'ouvrage du temple , qu'on avait interrompu quelques années auparavant. Zacharie commence sa prophétie, qui se compose de quatorze chapitres, par une exhortation dans laquelle il engage les Juif* à faire pénitence, et à ne pas imiter l'endurcissement de leurs pères. 11 prédit ensuite plusieurs grands événements, soit à l'égard de Jérusalem, soit au sujet des quatre principales monarchies. Enfin il parle de la venue du Messie . de l'établissement et de la grandeur de l'Eglise chrétienne, des persécutions qu'elle doit soufirir, du châtiment qu'elle doit exercer contre ses ennemis, et en particulier des malheurs qui doivent fondre sur les Juifs en conséquence de la mort du Messie. Ses prophéties au sujet du Messie sont beaucoup plus précises

3ue celles de plusieursautres prophètes. Dans ces entiers temps, plusieurs critiques ent contesté l'authenticité des six derniers chapitres qui forment la seconde partie du livre, prétendant, les uns que cette seconde partie a dù être composée dans un temps bien antérieur à Zacharie, celui, par exemple , de Joas , et même d'Achaz ; et les autres, au contraire, qu'elle n'a pu être écrite qu au temps d'Alexandre le Grand , d'Antioclius Êpiphane ou même du roi Ilircan. Nous croyons avoir montré dans notre Introduction, par les

Keuves les plus solides, que Zacharie est réelment l'auteur de toutes les prophéties qui

Sortent son nom , et répondu d'une manière sufisanle à toutes les objections des critiques rationalistes d'Allemagne, qui, disons -le en passant, sont loin de s'entendre sur cette question, et diminuent par conséquent eux-mêmes la force

Ïirûtendue des difficultés qu'ils opposent à l'auhenlicité des derniers chapitres du prophète. Quant à Mède et à Hammon , qui prétendent que les chapitres ix, x et xi, qui font partie des pro-

iihélics de Zacharie, sont de Jérémie , parce que e vers. 12 du chap. xi de ce prophète se trouve cité dans saint Matthieu (xxvn, 9-10) sous le

nom de Jérémie, et que les chap. ix, x et xi de Zacharie ne sont qu'un même discours, on peut leur répondre que l'évangéliste s'est probablement borné à dire te prophète , genre de citation très-usité d'ailleurs dans le Nouveau Testament; d'autant mieux que la version syriaque et plusieurs manuscrits latins ne portent pas le nom du prophète. Voy. IEsdras,v,l. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire , Inlrod., etc., t. IV, p. 116 et -ni v.

XI. ZACHARIE, père de Joseph, du temps des Machabées. I ou. I Machab., v, 18, 56.

XII. ZACHARIE, prêtre de la famille d'Abia, père de saint Jean-Baptiste. Saint Luc (i, 5, et suiv.) rend témoignage à la sainteté de Zacharie et de sa femme Elisabeth, et raconte la promesse du précurseur, ainsi que les merveilles de sa conception et de sa naissance. Plusieurs Pères ont cru que Zacharie était grand prêtre , mais cela ne (tarait point dans l'Evangile. Le Protévangile de saint Jacques raconte plusieurs circonstances de sa mort; et c'est sur ce fondement sans doute qu'on a cru qu'il avait été mis à mort pour avoir annoncé la venue du Messie; mais on ne peut compter sur une autorité de cette sorte. Les Grecs honorent saint Zacharie le 5 septembre, comme prêtre , prophète et martyr, r -uard , A don et d'autres latins le marquent aussi comme prophète au 5 novembre. Le Martyrologe romain joint avec lui sainte Elisabeth, sa femme. Voy. Luc, i, 5 et suiv. D. Calmet, Diction, de In Bible.

XIII. ZACHARIE , fils de Baruch était un Juif, distingué par ses vertus et par ses richesses, et que le parti des zélateurs poursuivit avec un extrême acharnement. Ils 1 accusèrent d'avoir envoyé un député à l'empereur Vespasien pour lui livrer la ville de Jérusalem. Traduit devant le grand sanhédrin, il fut déclaré innocent ; mai* ses ennemis se saisirent de nouveau de lui , et le tramèrent au milieu du temple , où ils le tuèrent en disant : o Recois maintenant cette absolution que nous te donnons , et qui est beaucoup plus sure que celle de tes juges. » Ne voulant pas qu'il reçût les honneurs de la sépulture, ils portèrent son corps dans la vallée d'Ennon, où Von jetait les cadavres des criminels. Plusieurs savants commentateurs out cru que c'était le même Zacharie qui est mentionné par Jésus-Christ dans saint Matthieu (xxjlt, 35). Voy. Joseph, De Bello Jud., 1. IV, c. XIX , dans le grec, et 1. V, c. I, dans la version latine. Dom Calmet , Diction, de la Bible.

XIV. ZACHARIE ( Saint pape, nè en Grèce, mort à Rome le 15 mars i52, succéda à Grê-

Soire III, en 711. Il signala son pontificat par sa ouceur et sa bonté envers ceux qui l'avaient persécuté avant son élévation , ainsi que par son amour pour le clergé et le peuple romain. 11 obtint de Luitprand la restitution du patrimoine de Sabine , pris depuis trente ans environ , celle de quatre vilics , et de tous les captifs que ce prince retenait sur les Romains. Il rebâtit et orna diverses églises et quelques autres édifices de piété dans Borne, seconda puissamment le zèle de saint Boniface, l'apôtre d'Allemagne, tint divers synodes, et n'épargna rien pour rétablir l'ordre dans l'Église et y faire refleurir la discipline. Quelques écrivains ont pensé à tort qu'il avait condamné le sentiment de ceux qui admettaient des Antipodes. Le saint Pontife s'est élevé seulement contre certains hérétiques qui soutenaient l'existence d'une race d'hommes qui ne descendaient pas d'Adam, et qui n'avaient pas été rachetés par Jésus-Christ. On fait sa fête le 15 mars. Etienne II ou 111 lui succéda. On a

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de saint Zacharie : 1' une version grecque des Dialogues de saint Grégoire I", dont la meilleure édition est celle qui a été donnée par Canisius dans ses Antiqute lectiones; — 2* des Lettres, qui se trouvent dans le P. Hardouin, Conciles. Voy. Anastase le Bibliothécaire. Baronius, Annal. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecelés., tom. XVIII, p. 50 et suiv. Feller, Michaud, Hiogr. univers. Gaet. Moroni , vol. CIII , p. 352-358.

XV. ZACH A RIE (Saint), martyr de Lyon, compagnon de saint Photin. Voy. Photin, n° I.

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