‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1274 sur 1294 · YVES · texte numérisé non relu

YVES

YEUX. Ce mot se prend parfois, dan« récriture, des significations plus ou moins différentes de celtes qu'il a ordinairement dans notre langue. Ainsi : 4* Mettre, poser le» mains tur les yeux de quelqu'un, signifie, dans la Genèse (XLTl, 4), lui rendre les derniers devoirs; — 2° Avoir les yeux sur quelqu'un, veut dire, dans le Psaume XXXTÎ, 46, avoir soin de lui, prendre intérêt à lui: — 3» Les yeux des serviteurs sont dans les mains de leurs maltret , équivaut , dans le Psaume CXXII,2, à tes serviteurs sont attentifs à obéir au moindre signal de leurs maîtres' — 4» Les yeux du sage sont dans m tête , signifie, dans l'Ecclésiaste (II, 14), le sage ne se eonduit pas à r aventure. Voy. D. Calmet, Diction.de la Bible.

YIACCA. Voy. Jaca.

Y MME (Sainte). Voy. Lutrude.

I. TON (Saint), prêtre et martyr, accompagna saint Denis de Paris lorsqu'il vint en France, et eut pour le centre de sa mission la petite ville de Chartres, sur la rivière d'Orge , et sur le chemin de Paris à Orléans ; ville qu'il ne faut pas confondre avec la ville épisc. du même nom, et capitale du pays Chartrain et do la Beauce. On croit qu'après avoir travaillé à la conversion des infidèles de ce pays, il fut décapité sur une montagne distante environ d'une lieue de Chartres, le T> août , jour auquel on célèbre sa féte. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. IV.

fi. TON i FRÈRES DE SAINT-). Voy. ÉCOLES, n° L

YORK (Kboracum ou Eburaeum) , ville arehiépisc. d'Angleterre, est située sur PYoure, à vingt lieues de Lincoln et à cinquante de Londres. Son archevêque a longtemps disputé la prirnatie i celui de Cantorbéry, qui l'a enfin emporté. Son premier évéque est Samson. De l'an 1194 ou 1195 à Pan 14*. trente et un conciles ont été tenus à York. Voy. Roger de Hoveden , In Annal. Hermant , Mist. des Conciles, tom. III, p. 97 et 999. Le P. Mansi, Supplém., tom 111, col. 339, Spelman, Concilia Magna» BritannixB et Hibernia*, tom. MIL De Commanville, Table alphabét., p. 95. Richard et Giraud. Gaet. Mnroni, vol. CllL p- 338-348.

Y 0 U N G ( Patrice), anglican , savant philologue, descendant d'une bonne famille écossaise, naquit en ! r.s; à Seaton, dans le Lothian, et mourut à Blomfield, dans le comté d'Essex. On a de lui 1"une édition de saint Clément sous le titre de Clament thmanus, 1033 et 4637;- 2» Cntenn grtecorum Patrum in Jobum, coltectore Sieetn, Hemrleet metropoHta, avec une trad. latine et la suite des livres poétiques de la bible ; — 3° Kxpositio in Canticum cantteorum. Foliofi episr. fjondm.; MM cum Aleuini in idem Canticum compendio. De plus, il avait aidé Selden dans la rédaction des Marbres d'Arundel; il avait aussi relevé avec soin les variantes du fameux manuscrit alexandrin de l'Ane, et du Nouv. Testament. Voy. Michaud, Biogr. univers.

TPRES (Ypra*), anc. ville épisc. sous la métropole de Malines. et ancienne capitale d'un quartier de La Flandre autrichienne. Elle est située sur un ruisseau nommé Yper, qui lui n donné son nom. La cathédrale de Saint-Martin fut érigée en 1559; elle était alors régulière de l'Ordre de Saint- Augustin. Le premier évéque d'Ypres, Martin Balduin .fut sacré en 1562. Voy. la Go/lia Cbrist., nov. edit..tom. V. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. CM, p. 318-350.

YRIER, TRIEZ. Voy. Iriez.

YSIS. l'oy. ElJSICE.

YSOIE. Voy. EusÊBIE.

TSTELLA (Louis), dominicain, né à Valence

en Espagne, mort à Rome Pan 1614, remplit Ut première chaire d'Ecriture dans sa ville natale, alla à Rome , où il fut deux fois vicaire général de son Ordre, et devint maître du Sarré- Palais. On a de lui des Commentaires sur la Genèse et sur t'Rrode; Rome , 1601 et 1609, in-fol. Voy. le P. Éehard, Seriptor. Ordin. FF. Prœdie., t. fl, p. 391.

TOCATAN. Voy. Jccataw.

TVAN (Antoine), oratorien, né à Rians, en Provence, l'an 1576, mort à Paris Pan 1653, fut curé de la Verdière, puis de Coutignac, et entra dans la congrégation des Pères de l'Oratoire à Aix , où il connut la mère Marie-Madeleine de la Trinité. Il fonda avec elle, en 1037, l'Ordre des religieuses de Notre-Dame de la Miséricorde, où l'on reçoit sans dot les filles de qualité qui n'ont pas de bien pour entrer dans les autres Ordres. On a de lui : !• des Lettres; — 2° C<mduite à la perfection chrétienne. Voy. l'ouvrage intitulé : Le Vrai Serviteur de Dieu, Éloge du R. P. Ant. Yrnn, etc.; Paris, 15^4, in-12, par le P. Léon, ex-provincial des carmes réformés de la Touraine. L'Imitateur de Jésus-Christ , ou la Vie du R. P. Antoine Yvnn, etc., par Gilles Goudon, prêtre; Paris, 1662, in-4». Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers., où l'on trouve quelques détails sur le pieux oratorien. Comfwr. Miséricorde, n» V.

YVED ou EVODE, YVOISE (Saint), évéque de Rouen, était, comme on le prétend, fils de Florentin et de Céline. On ne s'accorde nullement sur le rang qu'il a tenu parmi les évêques de cette ville. On croit qu'il mourut aux Andelys, et que son corps fut rapporté à Rouen et enterré dans son église. Il en fut levé depuis pour être transféré avec celui de saint Victrice à R raine, à quatre lieues de Soissons, où il y avait une abbaye du nom de Saint- Yved. Le Martyrologe romain fait mention de lui au 8 octobre. Voy. le P. le C*>in\e, Annale* eccleswstici Francor., *d ann. 514, n°92.

I. TVES ou IV ES (Saint), en latin Ivo, officiai et curé en Bretagne, né au manoir de Ker-Martin, dans la paroisse deMenehi, en Bretagne, Pan 1253, mort 4 Lohanec le 19 mai 1303, vint à Paris en 1267 pour y faire sa philosophie et sa théologie. U s'y appliqua aussi a l'étude du droit

i canon, et alla apprendre le droit civil i Orléans. De retour en Bretagne, il s'arrêta à Rennes, où il reçut la prêtrise, et se consacra tout entier à la pénitence. Il devint successivement officiai de Rennes, puis de Tréguier, curé de Tresdret, et enfin de Lohanec. Dans ces dilTérents emplois, il trouva l'art de réunir les qualités diverse» de

i juge, d'avocat , de tuteur, de guide , de pasteur et de médecin dans les besoins de l'Ame et du corps, dans la conduite des affaires spirituelles

' et temporelles. U fut canonisé par Clément VI

I l'an 1317, et on célèbre sa féte le 19 mai. Voy. Rolland., Acta Sanrtorum, au 19 mai. Le P. Albert le Grand de Morlaix , Recueil des saints de

' la Bretagne.

I IL TVE8 ou IVE8, en latin Ivo, évéque de ; Chartres, né sur le territoire de Beauvais vers ! l'an 1010. mort à Chartres le 23 décembre 1115, termina ses études à l'abbaye du Bec, où il eut j Lanfruuc pour maître et Anselme de Cantorbéry

Phi! condisciple. Il était chanoine de Nesle, en icardie, lorsqu'il fut appelé, vers l'an 1075, à diriger l'abbaye de Sainl-Ouentm de Beauvais. U y maintint une exacte discipline, et y ouvrit une école, dans laquelle il enseigna lui-même la théologie, ce qui l'a fait regarder comme un des premiers instituteurs des chanoines réguliers. En 1081 . il assista au concile d'Issoudun,

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