‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1282 sur 1294 · ZÈLE · texte numérisé non relu

ZÈLE

rons seulement : 1° De Chaldaicarum Veteris Testamenti paraphrasium opud Judaos aucloritate; Wittemberg, 1737; — 2» De Lingua Judœorum hel/raica temporibus Christi atque Apostolorum; ibid., 1741 ; l'auteur montre combien, au temps de Jésus-Christ, le dialecte des Juifs était différent de l'ancienne langue hébraïque, et combien il s'était mêlé avec d'autres idiomes; — 3* De Pretio mords sanctorum in ocuiis Domini ad Psalm. cxvi, v. 15; ibid., 1746; l'auteur y prétend que Luther est mort comme un saint, et qu'il doit être honoré comme tel. Voy. dans la Biogr. de Michaud, où l'on trouve les titres de vingt autres ouvrages de Zeibich . également savants, mais où l'esprit particulier du luthéranisme parait sincèrement, quoique faiblement défendu; le luthéranisme, pas plus qu'aucune autre hérésie , ne pouvant être soutenu par des preuves solides.

ZEIT0N. Voy. Trrbes, n» IV.

ZELA ou ZILA, ville épisc.de l'ancienne Cappadoce , était suflragante d' Amasée , métropole du Pont. Les ariens y tinrent un concile, suivant saint Basile. On en connaît six évéques, dont le premier, H •'•radius, assista aux conciles de Néocésarée et d'Ancyre.Zéla est aujourd'hui un évèché in partibut, toujours sous la métropole d' Amasée , devenue elle-même un siège tu partibus. Voy. Basil., Epitt. LXXII. I.equien. Orient Christ., tom. I, p. 541. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol, CIII, p. 460.

ZÉLATEURS ou ZELES, nom que l'on donna, vers l'an 66 de l'ère vulgaire , à certains Juifs qui, par un faux zèle pour la liberté de leur patrie, commettaient de fréquents assassinats, ce qui les fit appeler skaires, du mot latin sica, qui signifie dague ou poignard. On croit que ce sont les mêmes que les hérodiens , dont il est parlé dans saint Matth. (xxn, 17). Voy. D. Calmet, Diction, de Ut Bible, sur cet article, et aux mots HÉRODIENS et Galiléens. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. II, p. 358-359.

ZELDA. Voy. LEMPTA.

I. ZELE (Zehu), se dit dans l'Ecriture : 1* de l'ardeur que nous avons pour quelque chose; par exemple, III Rois, xix, 10, 14. Nombres, xxv, 13; — 2° de la colère, comme dans IV Rois, xix, 31 ; — 3» de la jalousie, Prov., vi, 34; — 4° de l'envie, I Cor., lit , 3.

II. ZÈLE (IDOLE OU). L'idole du zèle ou de la jalousie, dont parle Ezéchiel (vm, 3, 5), est, selon saint Jérôme et la plupart des interprètes, l'idole de Baal. qui avait été dressée dans le temple par Manassé (IV Rois, xxi,7. H Paralip., xxxill, 3), et qui, ayant été détruite par Josias , avait apparemment été rétablie par ses successeurs (II Paralip., xxxiv, 4). D'autres croient que l'expression l'idole de la jalousie signifie les faux dieux en général, lesquels irritent la colère de Dieu et animent son zèle contre l'infidélité de son peuple. Enfin quelques-uns, comme D. Calmet. pensent qu'il s'agit d'Adonis, parce que le nomd idole de jalousie lui convient plus parfaitement qu'à aucun autre dieu du paganisme; et qu'au vers. 14 de ce même chap. u Ezéchiel , il est dit : < Et voici que li les femmes étaient assises pleurant Adonis. > L'hébreu porte Tammouz, que l'on veut être le même que 1 Adonis des Grecs. Comme nous l'avons remarqué, soit dans notre Introduction (tom. H, p. 408-409), soit surtout dans l'Encyclopédie catholique (art. Adonis), nous ne prétendons pas attaquer précisément cette dernière opinion, mais elle ne nous parait pourtant pas bien prouvée. Voy. Hieronym., in Ezech., vui. D. Calmet, Diction, de la BiUe,el particulièrement Com-

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