III. ZÈLE (JUGEMENT DU). Voy. Jugement, n» V
IV. ZÈLE DE RELIGION, c'est l'attachement que nous avons pour le culte de Dieu qui nous paraît le plus vrai, le désir que nous témoignons de l'étendre et d'y amener nos semblables , le chagrin que nous ressentons lorsqu'il est méconnu, méprisé et attaqué par le* incrédules. Il est évident qu'un homme ne peut être véritablement religieux sans être zélé, puisque le zèle n'est dans le fond qu'une ardente charité. Est-il possible d'aimer sincèrement Dieu, d'être reconnaissant de la grâce qu'il nous a faite en se révélant à nous, sans désirer que tous nos semblables jouissent du même bonheur ? C'est je sentiment que Jésus -Christ a voulu nous inspirer lorsqu il nous a enseigné à dire tous les jours à Dieu dans notre prière : < Que votre nom soit sanctifié , que votre royaume arrive , que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Ce désir ne serait pas sincère, si nous n'étions pas résolus d'y contribuer de toutes nos forces. Jésus-Christ nous dit encore (Luc, xn, 49) : « Je suis venu jeter un feu sur la terre; et que veux -je, sinon qu'il s'allume?» Ce feu était certainement le zèle pour la gloire de son Père et pour le salut des hommes; et il l'a poussé jusqu'à répandre son sang, afin de se procurer l'un et l'autre : « Personne, dit ce divin Sauveur, n'a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis (Jean, xv, 13). » Quels effets ce sentiment sublime n'a-t-il pas opérés dans le monde? Douze apôtres, faibles, ignorants, timides, mais pleins du zèle de religion, se sont partagé l'univers, ont porté le nom de Dieu et sa doctrine d'un bout à l'autre. Leur divin Maître leur avait dit : « Enseignez toutes les nations. » Ils l'ont fait, et dans l'espace d'un demi-siècle les fondements de l'Eglise ont été posés, et dès ce moment rien n'a pu les ébranler. Après avoir continué leurs travaux jusqu'à la mort , les apôtres ont laissé par succession à d'autres leur zèle pour la religion , et d'âge en âge ce zèle n'a rien perdu de son activité : des missionnaires intrépides n'ont été rebutés ni par la barbarie des peuples, ni par la distance des lieux, ni par la différence du langage; on peut dire que ce zèle a changé la face de la terre. Voy. Bergicr, qui , après avoir développé ces considérations dans son Diction, de thén., réfute les objections des incrédules contre le zèle de religion , qu'ils prétendent être un vice odieux et un des plus grands fléaux de l'humanité.
ZÉLÉ (SIMON LE), en latin Zelotes. Voy. Simon, n» IX.
ZÉLÉS. Voy. Zélateurs.
ZELLiC Voy. Ci i i .
ZELONA, évéché de la deuxième province d'Arménie , érigé au v« siècle sous la métropole de Mélitène , dans l'exarchat de Pont ; ce n'est plus aujourd'hui qu'un simple évéché in jxirtihus, toujours sous la métro|>ole de Mélitène, devenue elle-même un siège M partibus. De Commanville, après avoir parlé de ce Zelona, en cite un autre qu'il place dans la IIP province d'Arménie, sous la métropole de Kemac (Chamacux). Voy. De Commanville, 2' part., Enlise grecque, p. 200-251.
ZELP H A , servante de Lia , devint femme du second rang du patriarche Jacob, et fut mère de Gad et d Aser. Voy. Genèse , xxx , 9 ; xlvi, 18.
ZELTNER (Gustave -Georges), protestant, théologien et philologue, né à Hilpolstcin, près
de Nuremberg, en 1672, mort à Poppenreuth, près de la même ville, l'an 1738, devint successivement inspecteur de l'Académie d'Altdorf, professeur de métaphysique à Nuremberg, puis professeur de théologie et de langues orientales à Altdorf. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* De Peccato m Spiritum Sanctum et de descensu Christ} in in feras ; Altdorf. 1704, in-4»; — 2* De Novis Bibliorvm version t bus germanicis non tetnere vulgandis: ibid., 1707, et 1714, in-4»; avec des additions importantes; le premier chapitre contient une notice détaillée de toutes les versions allemandes de la Bible, catholiques, protestantes, anabaptistes; l'auteur conclut qu'après tant de traductions il est dangereux , ou tout au moins inutile d'en donner de nouvelles; son avis est donc qu'à l'avenir on se borne à réimprimer la version de Luther, en indiquant, dans des notes placées à la marge ou au bas des pages t les corrections dont elle est susceptible. Cet avis nous parait entièrement opposé au principe fondamental de la prétendue réforme de Luther; — 3° De Alexandra Jiulœorum regina ; ibid., 1711 , in-*»; — 4» Oe baptismt ini-
tiationis Judeeorum ; ibid., 1711 , in-4° : — 5* Historia ecciesiœ Noribergensis ; ibid., 1715, in-4»; — 6° Breviarium controversiarum cum remonstruntibus agita tarum ; Nuremberg, 1719, in-4»; — 7° Summa théologies dogmntica> ; ibid., 1722, in- 4° ; — 8* Breviarium controversiarum cum mthuriastis et fanaticis habitarum; Leipzig, 1724, in 8° ; — 9° De la Bible de \Vorau% ouvrage en allemand; Altdorf, 1734, in-4»; — 10* Des anciennes et très-rares éditions de la Bible ; ouvrage en allemand; ibid., 1734, in-4»; — 11» Breviarium controversiarum cum Ecclesia gra-ca ac cum ruthenica agitatarum: Nuremberg , 1737 , in-8°. Voy. Fcller, Michaud, Biogr. univers. La Souv. Ilioirr. génér.
ZEMMA, lévite, père de Joah et descendant de fïersom. Voy. II Paralip., xxix , 12.
ZÊNAS, disciple de saint Paul. On n'en sait rien autre chose, sinon que c'était un homme apostolique, bien instruit des lois des Juifs, et fort considéré du grand apôtre. Voy. l'Èpitre à Tite, III. 13.
ZEMPTÀ ou ZENTA, évéché de l'Afrique occidentale dans la province Proconsulaire , sous la métropole de Carthage; il est nommé dans les Actes du premier concile de Latran. Ou en connaît deux évêques, dont un, Majorinus, assista en 411 à la conférence de Cartilage, et l'autre, Florentius, souscrivit la lettre du concile proconsulaire contre les monothélites , et qui lut envoyé à Paul, patriarche de Constantinople. C'est ce qu'on lit dans Gaet. Moroni, touchant Zempta; de Commanville dit que c'est un évéché inconnu de l'Afrique occidentale. Voy. Morcelli, Afnca Christ., tom. I. De Cointnanville, l" Table alphabet., p. 264. Gaet. Moroni, vol. CIII, p. 469.
ZEND ■ AVESTA . le plus important des livres qu'on attribue généralement à Zoroastre, et qui est le livre sacré par excellence , et le code des lois encore subsistant parmi les Parsis. Selon Anquetil-Dupcrron et l'opinion commune, Zend- Avesta signifie ptirole vivante; mais selon d'autres, allume -feu, l'auteur ayant voulu, par ce titre allégorique, faire entendre que ceux qui liraient son livre sentiraient un zèle divin s'allumer dans leur cœur. Zoroastre , dit-on , l'appela le Livre d'Abraham, afin d'insinuer qu il contenait les doctrines religieuses de ce patriarche. Il fut tracé originairement mit douze cents peaux; il se compose de vingt et une par-