‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1285 sur 1294 · I. ZÉTHAN . fils de Balan , de la tribu de Ben · texte numérisé non relu

I. ZÉTHAN . fils de Balan , de la tribu de Ben

t'amin , et un des braves compris dans le dénorairement fait du temps du roi David. Voy. I Paralip., vil , 10.

II. ZETHAN, fils de Léedan, de la tribu de Lévi, de la famille de Gcrsom. Voy. I Paralip., xxiu, 8.

ZETHAR , un des sept eunuques ou principaux officiers d'Assuérus. Voy. Esther. 1 , 10.

ZETHD fut un de ceux qui, après le retour de la captivité de Babylonc , renouvelèrent et signèrent l'alliance avec le Seigneur. Voy. II Esdr., x, 14.

ZETHUA revint de Babylonc avec 045 personnes de sa famille, dans 1 Esdr., li , 8; mais, dans 11 Esdr., vu, 13, on lit 845 seulement; différence que beaucoup d'interprètes cherchent à expliquer en disant qu'il était mort plusieurs individus en chemin, ou que quelques-uns. après avoir donné leur nom comme résolus i partir, avaient ensuite changé de sentiment. Ce n'est pas le seul passage où une dillérence nonseulement de nombre, mais encore de noms propres, existe entre les deux livres d'Esdras. Ainsi, selon I Esdr., U. 5, les fils ou descendants d'Arca revinrent de Babylonc au nombre de 745 personnes, et suivant II Esdr., fU, 10, au nombre de 652 seulement. D'autres interprètes aiment mieux expliquer ces différences par des fautes de copistes.

ZETUNE (Zetunium ou Zetuna, Thebce Phtioticœ), anc. ville épisc. de la Thessalie, sous la métropole de Larissc, au diocèse de l'HIyrie orientale. On croit que cette ville, connue aussi sous le nom de Zeiton ou de Ziton, est la même que Thèbes de Phtiotide. Zetune a eu quatre évéques, dont le premier, Georges, assista et souscrivit au Vlll1' concile général , IV" de Constantinople , tenu de 869 à 876. Voy. Lequien , Orient Christ., t. II, p. 114. De Commanville, /" Table alplutbét.,p. 204. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. CIII, p. 471.

ZEUGMA ou ZEBMA, bourg assez renommé par le passage de l'Euplirate , est situé à soixantedouze pas de Samosate, selon Pline. On croit

ZIEG

ZIEC.

que le nom de Zeugma, qui signifie jonction, lui fut donné parce que Xerxès, roi de Perse, suivant Théodoret, ou Alexandre le Grand, suivant Amen, y passa l'Euplirate sur un pont qu'il y iit construire. Les Notices en font un évéchè de la province de l'Euphrate, sous la métropole de Hiérapclis. On en connaît sept évéques, dont le premier, Bassus, souscrivit au premier concile de Nicée. en 325, et à celui d'Antiorhe. l'an 341. Cette église a eu aussi des évéques jacobites. On en connaît deux, dont le premier, Job, sacra le patriarche Abraham, en 962. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II , p. 1)42 et 1533. Terzi, Stria Sacra, p. 104. De Comraanville, 1™ Table alphabét., p. 264. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. C1II, p. 471-472.

ZEVÀLLOS. Voy. CLcvallos.

ZIA. Voy. Mya.

ZICHIE ou ZICCHIE (Zicchia), ville épisc. et capitale de la province du même nom, est située sur le Pont-Euxin. C'est une des églises de Barbarie que le concile de Chalcédoine soumit au siégo de Constantinople ; elle fut érigée ensuite en métropole honoraire, et unie à celle de Métracha. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Damien, assista au concile de Constantinople, sous le patriarche Mennas, en 536. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1325. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. CUI. p. 472.

ZICHA ou ZICHNE, ville épisc. de Macédoine, sous la métropole de Philippe ou Philippes , au diocèse de l'Illyrie orientale . fut érigée au v» siècle, et au xilr», en archevêché honoraire. On en connaît deux évéques, dont l'un, Pachome, fut transféré sur le siège patriarcal de Constantinople avant l'an 1500. Cette ville a eu aussi quelques évéques latins. Nous en connaissons un , nommé Luc Manella , dominicain, qui siégea en 1342, et passa ensuite à l'église d'Osimo en 1345, et à celle de Fano en 1360. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. II, p. 94, et t. III, p. 1074. De Commanville , /" Table alphabét., p. 264. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. CIII, p. 472. Compar. Philippe, n8 xiiv.

ZIÉ, fils d'Abigaîl, de la tribu de Gad. Voy. I Paralip., v. 13.

ZIEGELBAUER (Magnoald), bénédictin, né à Elwangen, en Souabe, l'an 1606, mort a 01tnûtï en 1750, enseigna la philosophie et la théologie au couvent de Zwielalten, et a celui de Reichenau. Après avoir résidé quelque temps auprès du savant abbé de Gottevich, Dessel, qui l'avait appelé pour instruire ses jeunes religieux, il passa plusieurs années a Vienne, puis à Braunau en Bohème et à Prague, où il contribua à la réorganisation du collège académique. Enfin, en 1747, il alla occuper l'emploi de secrétaire de l'Académie des inconnus a Olmûtz. On a de lui , entre autres écrits : 1° De t Etendard de saint Georges , en allemand; "Vienne, 1735, in-4»; — ^>ActaS. Strphani protomartyris . en allemand ; ibid., 1736, in-8°; — 3e Sovus rei ht ta <tri<r Ord. S, Benedicti conspectus; Ratishonne, 1739, in -fol.; prospectus dun vaste et excellent recueil qui a été publié après sa mort, sous ce titre : lltstorin rei litter. Ord. S. Benrdicti ; Angshourg, 1754, 4 vol. infol., par D. Légipont, qui y avait travaillé; — 4* t pi tome historien numasterii Breunoriensis prope Pragam ; Cologne , 1740, in-fol.; — 5° Sponsalta Virginis; Kœnigshofen , 1740, in -8"; — 6° Historia did/ictica de rrucis cultu in Ord. S. Benedicti: Vienne. 1746, in-4»; — 7° Centù fblium camaldufeuse , ibid.,1700, in-fol.; ce n'est

que le prospecta* d'une bibliothèque historique sur les religieux camaldules. Voy. Pérennès, dans la Biogr. de Fcller. Michaud, Biogr. uni- Vert. La Sohv. Biogr. génér.

ZIEGENBALG (Barthélémy), missionnaire protestant, né en 1683 à Pulsnitz, petite ville de la haute Lusace , mort l'an 1719 a Tranquebar, ville sur la côte de Coromandel. reçut une éducation soignée, et s'appliqua à l'étude de la Bible , de la théologie et des langues savantes avec une grande ardeur. Le roi de Danemark voulant , en 1705, envoyer des missionnaire sur la côte de Coromandel, Ziegenbalg partit de Copenhague pour cette destination avec Henri Plutschow , jeune homme qui s'était voué à la même œuvre. Ils eurent bientôt appris l'un et l'autre la langue du pays; en sorte qu'au mois de mai 1707 ils purent baptiser un grand nombre de néophytes, instruits dans les écoles qu'ils avaient établies. Au mois de juillet 1709, trois nouveaux missionnaires vinrent se joindre i eux. La santé de Plutschow ne lui ayant pas permis de séjourner plus longtemps dans 1 Inde , Ziegenbnlg se trouva seul chargé du gouvernement de sa mission , dont les intérêts l'obligèrent à faire, en 1714, un voyage en Europe, fi se maria, et repartit avec sa femme, en 1716, pour reprendre ses travaux de missionnaire , qu il ne quitta qu'avec la vie. 11 avait fait venir de Halle des caractères malabares , et avait établi à Tranquebar une imprimerie, au moyen de laquelle il y fit imprimer divers ouvrages en cette langue. On a de lui , outre une Grammaire et un Die tionnaire en damoul : 1° Ecole de la Sagesse, imprimé à Halle ; il l'avait composé pendant sa première traversée pour se rendre dans l'Inde ;

— 2* Le Docteur selon le désir de Dieu, et le christianisme agréable à Dieu; deux traités en allemand composés dans l'Inde ; — 3» Lettres sur Tétat des idolâtres dans les Indes arientalet, et conférences tenues avec eux ; Halle, 1718, in-40; publiées avec le docteur Franke; cette collection , contiuuée en diverses reprises , l'a été en dernier lieu par Knapp jusqu'en 1750; — 4* Le C/iemin du salut , h Paganisme condamnable, et Lettres aux Malabares, en langue malabai e; — 5° Theologia thetica in qua dogmata ad xatutem cogtioscendit necessaria perspicua methodo tractantur, ac dictis rlassicis probantur ad propagationem Evangelii Christi inter gentes orientales, in lingua damulica scripta a missionariis damas. B. Z. et J. E. G.; Tranquebar, 1717, in-8» ;

— 6° Explication de la doctrine chrétienne , en damoul ; Tranquebar, 1722 ; — 7° Novum Testatuent um damultcum, in typis propriis exprestum, studio Barth. Ziegenbalg et Joh. Ern. Grandter; ibid., 1714, in-4», et 1722, in-8»; — 8» Biblia damulica, seu quod Deus est locutus, Veteris Testamenti pars prima, in (put Mosis libri quinque, Josue liber unus , atque liber unus Judicum , studio et opéra B. Z. tn linguam damulkam versi, continentur ; 1723 , in-4°. Voy . Chauffepié , Souv. Diction, hàstor. Pérennès, dans la Biogr. de Fcller. Michaud, Biogr. univers.

I. ZIEGLER (Bernard), théologien protestant, né en Misnie 1 an 1490, mort en 15o6, se distingua par son érudition et par une profonde connaissance de la langue hébraïque. Il professa la théologie à Leipzig. On a de lui : 1* un Traité de la messe ; — 2" De tous les points principaux de la doctrine de TÊgltse;— 3» d'autres ouvrages latins de théologie et de controverse qui sont à \ Index de Clément Y 11 I , ainsi que les trois précédents. Voy. Ladvocat , Diction, histor. portatif.

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