‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1284 sur 1294 · ZEND · texte numérisé non relu

ZEND

ties ou vingt et un traitas, qui ont chacun leur nous -titre particulier, indiquant le sujet contenu , mais qui portent tous aussi le titre général de Zend ou Zend-Avesta. Personne n'ignore les tentatives sans nombre qui ont été faites dans le aiècle dernier pour reporter l'existence du Zend'Avesta au delà des temps mosaïques. Or, en supposant qu'il soit réellement l'œuvre de Zoroastre , il ne remonterait pas au delà du vi* siècle avant Jésus-Christ; car, parmi les opinions qui ont quelque apparence de vérité, celle qui favorise le plus l'antiquité de ce législateur le suppose né 58U ans seulement avant l'ère chrétienne. Ainsi tombent d'elles-mêmes les attaques dirigées contre la chronologie mosaïque au nom de l'antiquité du Zend-Avestn. Huant à la question de l'intégrité de ce livre, il y a les plus fortes raisons de croire qu'il ne nous est point parvenu tel qu'il est sorti des mains de Zoroastre. En effet, suivant un des juges les plus compétents de la matière, Eugène Burnouf, on ne peut se dépouiller d'une juste méfiance pour la traduction du Zend-Avesta qu' Anquetil a reçue des Parses. et qui, pour parvenir jusqu'à lui , a passé par plusieurs idiomes, et s'est trouvée par là exposée à toutes les chances d'erreur, aux inexactitudes involontaires de l'ignorance comme aux falsifications préméditées de l'esprit de système. Le savant indianiste ajoute que le texte du Zend dans lequel ont été composés les livres de Zoroastre a été traduit à une époque qui nous est inconnue , dans la langue pehlvie , qui diffère consi- ' dérablement ; que le Zend ne devait pas ou ne devait plus être généralement entendu dans la totalité des pays soumis à la loi de Zoroastre à l'époque où la version pehlvie fut composée. Cette version est d'ailleurs accompagnée d'une

Slose plus développée que le texte mémo ; d'où résulte que le pehlvi était trop imparfait pour reproduire littéralement la concision de Poriginal, et que le traducteur était forcé de recourir à des circoidocutions. Le pehlvi , qui a survécu longtemps en Perse à l'anéantissement de la monarchie persane, a pu s'y conserver parmi le petit nombre de Parses qui parvinrent a se soustraire aux persécutions des musulmans; mais il n'en fut pas de même de ceux qui abandonnèrent leur patrie pour se réfugier dans le Guzaratc; et ce qu'Anquetil nous apprend dos vicissitudes de leur retraite, de la difficulté qu'ils éprouvèrent à conserver intacte l'interprétation traditionnelle , des divisions qui s'introduisirent parmi eux, suffit pour autoriser tous les doutes, et justifier tous les soupçons de la critique sur la science dos Parses et sur la parfaite conformité de la traduction qu'ils donnent du texte pehlvi avec ce texte lui-même (Zend-Avesta, Disroun prélim., p. 318 et suiv.). Enlin Anquetil prouve que mm-seulcmcnt la tradition ne se conserva pas dans toute sa pureté parmi les Parses du Guzaratc , mais encore qu'elle y fut longtemps interrompue, et que la connaissance même de la langue y périt totalement. « Or, ajoute jndicieusernont Eugène Burnouf, si les Parses de Guzaratc purent oublier une rois le pehlvi, quelle garantie la critique possède -t- elle qu'ils aient pu l'apprendre de nouveau d'une manière assez complète et assez sûre pour être en étal de donner de la version pehlvie une traduction exacte (Varna, Avantpropre, p. xi )? » Nous terminerons par cotte considération, que, puisque les ennemis de la religion révélée ne manquent jamais de s'appuyer sur le témoignage de Voltaire , quand il s agit de combattre l'autorité de nos saintes

Écritures, il nous semble permis de le citer nous -même contre un livre qui évidemment n'est pas plus respectable. Or Voltaire dît, en parlant du Zend-Avesta et de Zoroastre : • C'est un fatras abominable dont on ne peut lire deux pages sans avoir pitié de la nature humaine. L'auteur est un fou dangereux. NostradamuB et le médecin des urines sont des gens raisonnables en comparaison de cet énergumène. Il est certain qu'à part quelques bolles maximes qu'on trouve çà et là dans le Zend- A venta , et qui peuvent fort bien n'être point de Zoroastre , le fond de la doctrine est digne du paganisme le plus grossier; aussi est-ce avec peine que nous voyons des écrivains estimables d'ailleurs s'évertuer à relever le mérite religieux et moral de ce livre. » Voy. Anquetil-Daperron , Zend-Avesta. Kleuker, Zendavesta. Eug. Burnouf, Commentaire sur le Varna, et Études sur la langue et les textes zends, dans le Journ. Asiatique, et réimprimés à Paris, 1850, in-fr. Feller , Michaud , Hiogr, univers. La Nom. Biogr. gêner. Compnr. ZOROASTRE.

ZINDERÏM et ZINDEROlf . Voy. SlWGEnox.

ZENNER ( Albert ), dominicain , né à Cosnitz, où il est mort en 1670. après y avoir professé la théologie et le droit canon. On a de lui : 1* Methoaus impugnandi et i/ropugnandi phitosophiam thomistieam ; — 2° Armamcntarium evangelico-thamisticum , dirigé contre Dorschaeus ; — 3° Monnaie compendium veritatum ; — 4° Dilucidatio regularum juris in Sexto decretaiium. Voy. Michaud , Biogr. univers.

f. ZENOBE (Saint), martyr, compagnon de saint Tyrannion, évêque de Tyr. Voy. Ttraxnion.

II. EÉNOBE (Saint), évêque do Florence, né dans cette ville vers la tin du règne de Constantin le Grand, mort vers l'au 412, était issu de parents gentils. 11 demanda le baptême , et gagna ses parents à Jésus-Christ. Il entra ensuite dans le clergé de Florence, devint évêque de cette ville, gouverna son peuple très-saintement, et travailla aussi avec beaucoup de fruit â la conversion dos païens qui restaient dans son diocèse. On fait sa fête principale le 25 mai , que l'on croit être le jour de sa mort. Voy. Papebroch. Tillemont, Mémoires, tom. X, p. 00 et 758. Jean Lami , Delidœ eriutitu,:, tom. IV, IPpart.

ZÉNON (Saint), évêque de Vérone. Le Martyrologe romain, après saint Grégoire, pape, et divers autres auteurs , parle d'un saint Zenon , évêque de Vérone on Lombardie , qu'il qualifie de martyr sous l'empereur Gallien, au [II* siècle. Mais les savants no reconnaissent pas d'autre saint de ce nom qui ait été évêque do Vérone que celui qui vivait du temps de l'empereur Valentinien Ier et de G ration , ot que saint Ambroise appelle un prélat de sainte mémoire , mais du martyre duquel on n'a aucune connaissance , non plus que des actions de sa vie. Nous avons sous son nom 127 sermons, qui ont été imprimés à Venise en 1508, et à Vérone, 1580 ot li30, petit in -fol. On les trouve aussi dans les BibUothénnes de* Père* et dans celle des Prédicateurs du P. Comhofis. Voy. I). Ceillier , flist. des Aut. sacr. et ec lé*., tom. VIII. Bichard et Giraud , qui donnent l>eaucoup do détails relatifs à ces Sermons.

I. ZENUPÛLIS . ville épisc. de la province de Lycio, sous la métropole de Myre, au diocèse d'Asie. De Commanville, qui l'appelle Zénonopoli», dit qu'elle fut érigée en évéché au vi* siècle. On en connaît un evéque, Stauracius, qui assista au VIII* concile général , IV» de Constat!-

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tinople, tenu de 860 à 876. Zénopnlis est aujourd'hui un simple évéché in partibus sufTragant de l'archevêché de Myre, devenu aussi un siège in partibus.Votj. Lequien, Orient Christ.; tom. I, p. 993. De Commanville , P* Table alpbnbét., n. 264. Gaet. Moroni, vol. CIH, p. 471.

II. ZÉN0P0LIS, ancienne ville épisc. de la Pamphylie. On ignore de laquelle des deux Pamphylies, 1»* et II». On n'en connaît qu'un évèque , Gennade , dont le nom se trouve parmi les Pères du V» concile général , II* de Constantinople , tenu l'an 658. Voy. Lequien , Oriens Christ., tom. I, p. 9U3 et 1033.

III. ZÉNOPOLIS ou ZÉNONOPOLIS, ville épisc. d'isaurie, sous la métropole de Séleucie, au diocèse d'Antioche , a eu deux évèques, dont l'un, Eulalius, assista et souscrivit au VI* concile général, IIIe de Cotistantinoplc , tenu de 080 à 682; et l'autre , Marc , assista au VII* concile général, ll« de Nicée, tenu l'an 787. Aujourd'hui Zénopolis est un évéché in partibus, toujours sons la métropole de Séleucie, mais devenue elle-même un simple siège m partibus. Voy. Lequien , Oriens Christ., t. II , p. 1034. De Commanville, P» Table alphabét., p. 264. Gaet. Moroni, qui vol. C1II, p. 471, dit que Terxi atteste, dans sa Siria Sacra , p. 124, que la lettre synodale de la province ecclésiastique d'isaurie , écrite a l'empereur Léon I", porte pour évéque de Zénonopotis Nicolas.

ZENTGRAVE ( Jean-Joachim ), en latin Zentgratuit, théologien de la confession d'Augsbourg, né à Strasbourg en 1643, mort l'an 1707, fut nommé, en 167b, professeur de théologie morale dans sa patrie , prit le degré de docteur en théologie, et parvint, en 1096, à la chaire de théologie , qu il a remplie jusqu'à sa mort. Outre un grand nombre de dissertations , qu'il a publiées en forme de thèses, on a de lui : 1» De hepublirn Hebreeorum ; — 2° Jus naturale et gen~ tium ; — 3° Sumrnn juris divini; — 4* Commentarius in Bpistoltts ad Philippenses et ad Titum; — 5» De Lapsu Tertullimt ad Montanistas; — G» De Electtone, etc.; — 7» Colluvies Quackerontnt , serundwn ortum, progressum et dogmata monstntosa delineata : ouvrage mis à V Index le 12 mars 1103. Voy. Moréri, édit. de 1760. Michaud, Biogr. untvers.

ZÉPHIRIN (Saint), pape, né à Rome, mort le 26 juillet 217, succéda a Victor I" l'an 197. Il

Souverna l'Eglise avec autant de prudence que e sainteté pendant plus de dix-neuf ans. et eut Calixte I*» pour successeur. L'Église célèbre sa fête le 26 août , et lui décerne les honneurs du martyre , comme elle fait aux autres Papes nui ont vécu sons les empereurs païens, quoiqu'elle soit persuadée que tous ne sont pas morts dans les tourments. On lui attribue deux Èpltm; mais H n'y a aucune preuve de leur authenticité. Vou. Anastase. Baronius, in Annal. Tillet, Mémoires. Feller, Michaud, Biogr. uni-

ZEPHRONA, ville située au septentrion de la Terre Promise. On ne la connaît plus aujourd'hui. Voy. Nombr., xxxiv, 9. D. Galmet, Dictùm. dr in Bible.

ZÉPHYRS {Zepliyrion ou Zephyrium) , ville épisc. de la P* Uilicic, au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Tarse , suivant les Notice* de Hiérocle, a eu quatre évèques, dont le premier. Aérius, assista au premier concile général ne Constantinople. Voy. Lequien . Oriens Chrùt., t. II, p. 883. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. CIH , p. 460.

L ZEPPER (Guillaume), protestant, théologien à Herborn, a publié : 1° Politica ecclcsiastica ;

1506; un extrait de cet ouvrage a été imprimé sous le titre de Solis vernatulis dans les Syilecta scholastica d Mb. Molnar : — 2» Traité delà discipline chrétienne, ou de la Chasteté de T Église j 1506; — 8° Guide pour lire f Écriture avec platsir et utilité; 1500 ; — 4° Legum mosaicarum explicatif* ; 1604; ouvrage qui passe pour un des meilleurs de l'auteur. Voy. Michaud, Biogr. untvers.

II. ZEPPER (Philippe), protestant, jurisc., vivait vers 1630 dans le pays d'Anhâlt. On a de lui un parallèle des lois civiles de Moïse et des Romains, sous le titre de : Collectio legum mosaicarum fore n rium et romanarum; 1630. Voy. Michaud , Biogr. univers.

ZERNIS. Voy. Trajakopous , n* I.

ZEROLA ou ZERULA (Thomas) . évêque de Minori, ville et siège sullragant dAmalti, au royaume de Naples, dans la principauté citérieurc, naquit a Bénèvent en 1148. C'était un prélat savant et très-attaché à ses devoirs. Il a publié : 1° Praxis sa<Tamenti pxrnitentia*: — 2" De Sancto jubilœo oc induigentiis ; — 3° Commentarium nper bullam indietwnis ejusdem anni sanctij — 4» Praxis Episcoporum ou Episcopalis; 4597, in-8». On lit au sujet de cet ouvrage, dans Y Index Ubrorum prohibitorum : « Zerola seu Zerula Thomas. Praxis Episcopalis : Tarn Venetir quam Lugdunensis edit. Donec corrig. (Dccr. 3 juin 1623.) Voy. Pérennès , dans la Biogr univers, de Feller.

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