I. ZIMMERMANN (Jean-Jacques), protestant
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né en 1685 à Zurich . où il est mort l'an 4756, après y avoir professé le droit naturel , puis la théologie. On a de lui de nombreux écrits , qui sont estimés parmi les protestants. On en a recueilli une partie sous le titre d'dpuscula vriria frislor. et philos, argumenti; Zurich, 1751-1758, 2 tom. en 3 vol. in - 4°. Plusieurs de ses Mémoires se trouvent dans les ouvrages périodiques du temps. Voy. Ustéri,qui, dans la Biogr. univers, de Michaud, donne les titres de plusieurs écrits de Zimmermann qui ont été imprimés séparément.
II. ZIMMERMANN (Mathias), théologien protestant , né à Epéries , en Hongrie , l'an Itoô, mort à Meissen en 1689, fut reçu maître es arts à Strasbourg en 1618, devint recteur du collège de Lcutsch , dans la haute Hongrie, en 1051, prit le degré de docteur à Leipzig en 1666, et fut successivement ministre à Epéries, eoadjuteur du surintendant de Colditz, et enfin ministre et surintendant de Meissen. Ses principaux ouvrages sont : !• Hittoria eutycfiiana, ortum, proyressum, propagationem , errorum
enarrationem et réfuta tionem
iutfmranos non esse eutyehianos, exhibens; Leipzig , 1650, in-4*; — 2° Dissertatio ad dktum TertHlltani apologetici^cap. 18, fiunt, non nasctmtur chnitiam ; ibid., 1(362, in-4*; — 3» Asciani montes ptetatis romanenses; ibid., 1560, in -4°; — 4» Predicatums sur tes Evangiles des 6*, 7*, 8* et 9* dimanches après la Trinité , en allemand ; Freyberg, 1671, in-4»; — 5° Analecta miscella menstrwi eruditionis sacra* et profaner, theolo-
Î>ic&, titurgicat, philologicœ , moralis, symbotcat, ritualis , curiosat, ex ojdimis et rartoribus autoribus collecta imenses XII ; Meissen. 1674, in-4°; — 6° De Presbyterissis veteris Ecclesiacommenta rioàts : 1681, m -4»; Leipzig, 1764, in - 4e , — 7* Amcenitates historiat ecctesiasticat hactenus ad bonatn partent ordine hoc intactœ ; Dresde , 1681, in-4»; — 8» Disputatio de aeceptatione soemiana , tmprimis injuria in meritum et satisfnclionem Jesu Christi ; in-4*. Voy. David Czvittinger, Hungaria litterata. Le P. Nicéron, Mémoires, tom. XXVI. Richard et Giraud. Michaud , Biogr. univers.
ZINI (Pierre-François), savant, né à Vérone, vivait nu xvi* siècle. H professa la morale à Padoue, et devint successivement archiprétre de I.onato , dans le diocèse de Vérone , archiprétre de Saint -Etienne et chanoine. Ses ouvrages sont en grande partie des traductions des Pères grecs; nous citerons : 1° Cnnstitutiones éditât a Joanne Matttuzo (Jiberto, episcopo Veronensi, ex sanctarum Patrum ilictis et cànonicis instituas collecta? et in unum redactat; Venise, 1503, in-W>; — 2° Exempta tria insignia naturtr, legis et gratta, seu Philonis Judai, vita Jnsephi jHitriarchr , ejusdem libri très vitœ Mosis : et />. Gregorii Nyssee pontificis , forma perfreti christiani hominis. latine, ex intêrpretatwne Pétri Ft nncixn Zini; ibid., 1575, in-8»: — 3° D. Gregorti Nazinnzrni theotogi oruho de pauperibus amnndis et l>cnignitate complectendis ; D. Gregorii Nyxsat pontificis orationes duœ in idem avgumentimi , numguam ante hac éditât, latine, etc.; 1550, in-4»; — 4* Euthumii, monaehi zigabeni, pnnopHa dogmatica orthodoxes fidei. mine primant egrteco. latine translata, etc.; Paris, 1556, in -8". Voy. Maffei, Verona illnslrata, 1. PV, p. 169 et 170, édit. in -fol. Richard et Giraud. h eller, Michaud, Biogr. univers.
ZINZENDORF (Nicolas -Louis, comte de), fondateur de secte, né à Dresde cri 1700, mort a lieriihut. en Saxe, l'an 1760, fut envoyé à Halle, en 4710, pour y être élevé au Pjodago-
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E'uro , sorte de collège fondé récemment par s adeptes du piétisme. Là il prit part a la formation de plusieurs sociétés religieuses, ainsi qu'à celle d'un Ordre de chevalerie, dont les membres prirent d'abord le nom i'Esrlare* de la vertu, puis celui de Confesseurs du Christ, et enfin de Chevaliers de l'Ordre du grain de sénevé. Dans son voyage en France, l'an 4719, il fut présenté an cardinal de Noailles par le Père de la Tour , général des oratoriens , et il gagna bientôt son amitié. Le prélat se plaisait a entendre le jeune enthousiaste lui parler de matières religieuses. « Zmzendorf,âii Keriter, rend à cette occasion le plus noble témoignage a la tolérance des catholiques. Il s'étonnait, ecri vitil plus tard, de la patience et de la douceur avec laquelle les catholiques supportaient toutes les critiques qu'il dirigeait contre leur doctrine. « Ils ont, il est vrai, dit- il, l'anathèmè à la bouche, mais ils ont en pratique beauronp d'indulgence pour leurs adversaires, tandis que, nous autres protestants, nous avons la liberté sur les lèvres, et, je le dis avec douleur, en pratique nous sommes de vrais bourreaux des consciences. » Lorsque le cardinal deNoaillesse soumit à la bulle Unigenitus, Zinzendorf crut devoir rompre avec lui; mais la ru p tare se fit avec toutes les formes de la politesse et des convenances, et le cardinal écrivit qu'il ne fallait pas que la dii>ergence des opinions nllAt jusqu'aux murs. En 1721 il se rendit à Dresde, où 1 attendait la charge de conseiller de justice ; mais il réduisit volontairement ses fonctions à l'office de juge conciliateur dans les campagnes , et il se livra à la prédication. Plus tard il forma la résolution de venir en aide aux Frères moraves, et de relever une doctrine fondée par Jean Huss; aussi ne tarda-t-il pas à installer sur ses terres, au pied de la montagne du Hutbere, quelques personnes, qui formèrent le noyau de la communauté célèbre à laquelle il donna le nom de Herrnhut, c'est-à-dire Bergerie du Seigneur. Il organisa des missions dans le Groênland et dans l'Amérique, se présenta, en 1734, au consistoire de Stralsund pour être admis comme ministre dans l'Église luthérienne , visita la Suède et la Hollande , où il fonda la colonie de Heerendyk, passa en Livonie et en Esthonie , où il publia une Bible en langue nationale, et visita la cour de Herlin; il inspira une si grande confiance à Frédéric-Guillaume, que ce prince le fit ordonner évêque par un simple ministre. Il consacra le reste de ses jours a des voyages perpétuels pour l'établissement de sa secte. « En admettant la sincérité de Zinzendorf, dit Eug. Asse , la pureté de ses doctrines et la générosité de ses desseins exempts d'ambition , toutes choses qui ont été très-contestées, on peut encore dire qu'il se rapprochait beaucoup des mystiques par son exaltation et une nature passionnée, qui peut-être fut innocente des vices qu'on lui a imputés , mais qui donna prise aux soupçons par des élans inconsidérés et des abus de langage que ses partisans ont essayé de mettre sur le compte de ceux qui ont recueilli et qui nous ont transmis les sermons qui existent de lui. Accusé d'inconduite dans sa jeunesse , on a reproché à sa doctrine de favoriser le dérèglement et la corruption des mœurs. Ce sont là des secrets de sectaires qu'il est assez difficile de pénétrer, et l'on peut dire que plus d'un passage des écrits de Zinzendorf a eu le tort de donner prise a ses détracteurs. » La doctrine des herrnhuters est à peu près celle des luthériens. L'ordre épiscopal , la divinité de Jésus -Christ, l'éternité des peines, la
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corruption originelle, la nécessité des bonnes œuvres , un grand amour pour l'humanité , l'adoration perpétuelle, tels sont les principaux points d une croyance qu'on pourrait appeler une sorte de protestantisme mystique. Outre un grand nombre d'hymnes pour les cérémonies religieuses des frères , il a laissé quelque» écrits, entre autres : 1° une espèce de catéchisme intitulé : La Bonne ftarole du Seigneur; — 2° îje Lait pur de la doctrine de Jésus-Christ : — 3° Essai d'un manuel pour la communauté' des frères; — 4° Péri éautou, ou Réflexions naturelles sur toutes sortes de matières ; — 5e De ta Forme actuelle de l'empire de la Croix du Christ, etc. Voy. Feller, Michaud. Le Diction, de la thêoi. eatkol. La Souv. Biogr. génér. On trouve dans ces deux derniers ouvrages surtout les noms do plusieurs auteursqui ont écrit sur Zinzemlorf.
ZINZINE ou ZINZIME. ZIZIHE {Zinzinus, Ztnzinnus , Zinzinius), antipape, élu par une faction qui l'opposa à Eugène 11 , pape légitime. Zinzine abdiqua spontanément au bout de quelques jours.
ZIO . selon la Vulgate , et Zlf dans le texte original, est le nom du second mois de l'année des Hébreux; il était de 29 jours ; et commençait à la nouvelle lune d'avril, suivant les rabbins , mais plus probablement à la nouvelle lune de mai. Voy. III Mois, vi, 1, 37. J.-D. Michaelis, Supplem. ad Lexica hebraica, et Commentât, de mensibus hebr.
ZION (Testa), savant éthiopien du xvi* siècle, vint à Rome vers l'an 1548, et il y donna avec Tenscawald, Tsaslassé , etc., ses associés, la première édition du Nouveau Testament en langue éthiopienne ; cette édition est remplie de fautes : on l'a publiée de nouveau , mais corrigée, dans la Polyglotte d'Angleterre. Voy. Louis de Dieu, Comment, m Mattn. Scaliger, De Emendatiotie tempomm. Walton, Prolégomènes sur la Bible polyglotte. Job Ludolf , Lexicon histor., et Cornment . sur l'Hisl. d'Éthtojrie, etc. Mais nous devons faire remarquer que l'ouvrage cité de Scaliger a été mis à V Index de Clément VIII avec la clause Donec corrigaiur, et que les Prolégomènes de Walton sont également à V Index d'une manière absolue (Decr. 20 nov. 1083). Richard et Giraud , qui font de justes réflexions sur les méprises de Louis de Dieu et de Scaliger touchant la version de Zion.
I. ZIPH , ville de la tribu de Juda (Josué, xv, 24). David demeura quelque temps caché dans la solitude de Ziph. Saint Jérôme dit que l'on montrait encore de son temps la bourgade de Ziph à huit milles d'Hébrou (I Rois, xxm,14, 15). Il parait qu'il y avait encore une autre ville de Ztph aux environs de Maon et du Carmel de Juda , et dont les habitants sont nommés Ziphéens {Zip/un). Y nu. Josué, xv, 55. D. Calmet, Diction. d>- h Bible, et Comment, littoral iur Josué y xv, 55. f'mripar. l'art. Ztl'HÉENS.
II. ZIPH et ZIPH A frères, fils de Jalaléel, de la tribu de Juda et de la famille de Caleb. C'est sans doute de ces deux frères que les deux villes de Ziph , de la tribu de Juda , ont tiré leur nom. C'est à tort que D. Calmct, dans son Diction, de la Bible, n'a fait qu'un seul persounage de Ziph et de Zipha ; il n'a pas commis cette erreur dans son Commentaire. Voy. I Paralip., iv, 10. Cnmpar. l'art, précéd.
ZIPHEENS (Ziphrrl) ou habitants de Ziph. Ils firent tous leurs efforts pour livrer David à Salit, qui le persécutait. Voy. I Rois, xxin, 19; xxvi, 1. Camp. ZlPH, n° E.
ZIRICZÉE (Armand de), de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Ziriczéc , mort a Louvain