ZIZA
en 1534, professa la théologie dans cette dernière ville, et fut provincial de la province de Flandre. Il se livra a la prédication avec le plus
Kand zèle , et il était profondément versé dans i longues grecque , hébraïque et chaldaïquc. On a de lui : 1° une Chronique qui s'étend depuis le commencement du monde jusqu'à l'an 1534; elle a paru sous ce titre : Scrutimum, seu venatio veritatis historien*; Anvers, 1534, in-8°; on y a joint une Dissertation du même auteur sur les LXX semaines de Daniel ; — 2» un Commentaire sur la Genèse, Job et t' Eeclésiaste ; — 3° l'Histoire de la Passion du Sauveur, intitulée : Spiritualis militia,iti hone: — 4° De 40 Mansiombus ; — 5° De S. AniKK conjugio ; — 6° De Sophi reyc Persarum , hoste Turenrum , etc. Voy. Valère-André, Biblioth. Belg., édit. de 1739, in-4*.
ZISKA ou ZIZKA < Jean), né en Rohème vers 1 389, mort l'an 1424, était d'une famille noble dont le nom était Trockznow ou Trocknou. Il fut appelé Zlica, c'est-à-dire borgne, dans l'idiome du pays , parce qu'il perdit un œil dans un combat. A la mort de Venceslas, roi de Rohéme, l'empereur Sigismond , son frère , voulut faire valoir ses droits sur la couronne de Bohême; mais les Hussites, qui ne pouvaient pardonner à ce prince d'avoir fait brûler le chef de leur secte , et qui formaient un parti puissant , s'élevèrent contre lui , et proclamèrent Ziska général. Celui-ci réunit et disciplina en peu de temps une armée formidable, avec laquelle il gagna plusieurs batailles. Sigismond, alarmé de ses progrès, lui offrit la vice-royauté de la Bohême a perpétuité, avec le droit de nommer à tous les emplois , et de percevoir le> tributs. Ziska accepta ces offres ; il eut même assez d'autorité sur les Hussites pour les obliger à prêter un nouveau serment à Sigismond. Mais, comme il allait trouver ce prince, il fut attaqué de la peste , dont il mourut , avec la réputation bien méritée d'un vrai monstre; car on sait les horreurs qu'il commit partout où ses armes furent victorieuses. Après sa mort, les Hussites se divisèrent eu deux corps, dont l'un prit le nom de ïhaborites , et l'autre d'Orphelins. Voy. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. On trouve dans ces deux derniers ouvrages les noms de plusieurs auteurs à consulter. Compar. Thabokites, Orphelins.
ZITON. Voy. Thêbe*, n» IV.
Z1TTARD oc ZITTARDOS ( Mathias), dominicain, né à Aix-la-Chapelle, mort à Vienne l'an 1570, acquit de la réputation comme prédicateur. Il fut aumônier de l'empereur Ferdinand 1 et de Maximilicn H. On cite de lui, outre des Oraisons funèbres : 1° Assertio catholira: religionis , ouvrage dirigé contre Luther; Cologne, 1542, in-4»; — 2° vingt-sept Homélies ou Sermons sur In f Épltre de saint Jean, en allemand; ibid., 1571, in- fol.,; — 3° Prières catholiques accommodées aux Evangiles de toute l'année, en allemand; ibid., 1509 ; — 4° Concto de supplicatione seu processive cum yestatione sacrosaiKtat eucharistiœ ; Venise, 1507. Voy. le P. Échard , Script. Uni. Prctdu:, tom. Il, p. 210. Valère-André, Biblioth. Belg., tom. II, p. 880 et 881, édit. de 1739, in-4». Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers.
I. ZIZA, fils de Jonathan, de la race de Jéraméel, fils d'Hesron, de la tribu de Juda. Yoy. I Paralip., n, 33.
H. ZIZA, fils de Séphéi, de la tribu de Siméou. Voy. I Paralip., iv, if7.