LOUA
et ann. suiv., 5 vol. in-8»; — 2° une édition annotée de YOpus de S. Iriniiate d'Alcuin ; ibid., 1555, in-8»; édition qui est à Y Index du concile de Trente ; — 3» Psalmodia, hoc est confira veteris Ecclesiœ selecta , cum pra-fatione Melanchthonis; Nuremberg, 1553, in-fol.; Wittemberg, 1501, 1569 et 1579, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
LOT, patriarche, était fils d'Aran, petit-fils de Tbaré et neveu d'Abraham. Lot quitta Ur, sa patrie, pour suivre son oncle, qu'il accompagna partout, jusqu'au moment où ils se séparèrent a cause des dilTérends qui s'étaient élevés parmi leurs pasteurs. On sait comment Lot échappa à l'incendie qui consuma Sodome, et comment il devint père de Moab et d'Ammon. I.es Grecs honorent sa mémoire et celle d'Abraham le 9 octobre, et les Latins le 10 du même mois. Voy. Genèse, xi, 27, 31, et les chap. suiv. S. Chrysost., Homél. XUV* sur la Genèse. Ambros., 1. I, De Abrah., c. VI. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Feller. J.-B. Glaire, qui, dans Les Livres saintt vengés, tom. I. p.3U)»3i7, prouve contre les mythologues et les rationalistes, que la pluie de feu qui consuma Sodome et les alentours, ainsi que le changement subit de la femme de Lot en une statue de sel, sont deux faits réels et miraculeux.
LOT AN, fils de Séir. Voy. Genèse, xxxvi,
L0TENSCHI0LD (Otto-Chrétien de), protestant, archéologue et jurisc, né a Kiel en 1729, mort à Tubingue en 1701 , professa l'histoire et la jurisprudence dans cette dernière ville. Outre un grand nombre de dissertations purement littéraires et historiques, il a laissé : Dissertutio de investituris episcoporum: Tubingue, 1750. Voy. la Nouv. Biogr. génér,
LOTERIE (Loteria, lotria , ludus alea>. tudicra sorti» schedulurum) est, selon quelques théologiens, mauvaise en elle-même, et, selon d'autres, elle est bonne et permise, pourvu 1° qu'il ne s'y commette aucune fraude ; ^qu'elle se fasse pour quelque juste motif, avec la permission du supérieur légitime; 3° qu'on n'y motte ni son nécessaire, ni ce qui n'est point à soi, ni ce qui est à soi par avidité de gagner: mais qu'on attende paisiblement pour voir si Dieu voudra donner quelque chose par cette voie. Voy. Richard et Giraud, qui traitent la question avec assez de détails.
LOTH (Louis -Bertrand), dominicain, né à Saint Orner, mort dans la même ville l'an 1052, fut successivement provincial de la basse Allemagne , envoyé à Rome comme mcius des déliniteurs de son Ordre, maitre de théologie à Douai, premier régent du collège Saint-Thomas de cette ville, et prieur du couvent de Saint- Omer. 11 a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Directoruim conscient itr F. Joanms de ta Cruz. Talabricensis} ordinis Pradicatorum , précédé d'une Pareenesu ad doctrince Thomistia» studiosos; Douai, 1032 et 1049, in-8»; — 2° Opuscula tripartita, hoc est in très controversias triplicis théologie divisa, in quarurn prima variai disputationes (ie pura scholastica , in secundo de moral i, et in tertia de expositiva tfteologia, utiliter expenduntur, etc.; ibid.. 1633, in-12; — 3» Summul* F. Joannùta S. Tnoma ; ibid., 1035, in-12; — 4° Besolutiones theoiogicat iUustrium difftadtatum contingentium in Belgio, etc.; Douai, 1053, in-fol.; Bruges, 1687, in-fol.; l'édition de Douai fut prohibée; celle de Bruges est corrigée. Voy. le P.Échard,Scnp/or. Ord. Prtwnc., tom. II, p. 571.
Paquot, Mémoires pour servir à ttiist. des Pays- Bas. ]jk Nouv. Biogr. obier.
LOTICH ou L0TICH10S (Pierre), théologien, né a Schluchtern en 1501, mort en 1507, devint abbé du couvent de Schluchtern ; il y introduisit le luthéranisme, après y avoir fondé une école de théologie. Ses ouvrages théologique* ont paru à Marbourg en 1640. Voy. Feller, Biogr. univers. Iji Nouv. Bwqr. génér.
I. LOTTER ou LOTTERIOS (Jean-Georges), protestant, né à Augsbourg, mort en 1/37 à Saint-Pétersbourg, où il avait professé après avoir professé à Leipzig, a publié, entre autres ouvrages : Historia Instaurationis Templi Hierosolymitani sub Julio imperatore; Iéna,1728, in-8». Voy. Sax , Onomasticon. La Nouv. Biogr. génér., qui indique les autres écrits de Lutter.
II. LOTTER ou LOTTERIOS (Melchior), jurisc. allemand qui florissait au xvi* siècle, a laissé, entre autres ouvrages, un excellent traité sur les matières bénéficiales, intitulé : De Be Aenefirinria. cum decisitmibus Boiœ Bomana*; Lyon, 1627, 1659, 1061,1670 et 1700, in-rol.; mais l'édition de Cologne, 1710, est la plus complète. Voy. L. Ferraris, Prompta Biblioth., etc.. in Indice biographico et bibliographico. L'abbé André, Cour* aiphabét. de droit canon, tom. VI, p. 452.
L0TTIN (Auguste-Martin), littérateur et imrimeur, né à Paris en 1720, mort l'an 1793, a aissé sur divers sujets quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons: 1» Mémoire abréoé concernant la chapelle de la Conception de la Vierge, première érigée en France, en téglise de Snittt- Hévenn ; Pans, 1759, in-4°; — 2» Manuel du pieux laigue; Paris, 1783, in-18. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. LOUAGE (droit canon). Les ecclésiastiques euvent louer les biens de l'église dont ils ont administration , pourvu que ce contrat ne soit
point une aliénation du fonds {cap. Vestra). On doit faire quelque diminution aux fermiers dans les stérilités extraordinaires, a moins que ce malheur ne soit compensé par une abondance extraordinaire des années qui ont précédé ou qui ont suivi la stérilité dans le cours du bail (cap. Piopfer). Grégoire IX permet d'expulser l'emphytéote ou le censitaire de IVglise qui a passé deux années sans payer, i moins qu'il ne paie aussitôt après que les deux années sont expirées (cap. Potuit). Voy. l'abbé André, Court aiphabét. de droit canon.
II. LOUAGE (morale). Il est défendu de louer des choses dont on prévoit que les locataires abuseront sûrement; ainsi on ne peut louer une épée à celui qui est capable de remployer à un meurtre ou a quelque crime, et on ne doit pas non plus louer une maison à des femmes de mauvaise vie. Cependant si l'autorité civile permettait aux femmes prostituées de se retirer dans un certain quartier de la ville et leur ordonnait de s'y loger, les propriétaires des maisons qui, en ce cas, ne pourraient pas les louer à d'autres personnes, ne pécheraient pas en les louant à ces femmes, pourvu qu'ils ne consentissent pas à leurs crimes, comme dît Sylvius. Voy. De la Mare, Traité de la police, l. III, Ut. V, c. iv. Sylvius, in 2. 2., q. 77, art. 4, quast. 1 , conclus. 5. Pontas, au mot Louage, cas 14*. Richard
L0UAIL (Jean -Baptiste), prêtre et prieur d'Aurai, né à Mayenne, selon les uns, à Évron, selon les autres, mort à Paris en 1724, s'est distingué par son zele ardent pour le jansénisme. On a de lui : !• Histoire du cas de «S