‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 130 sur 1294 · LOUE · texte numérisé non relu

LOUE

LOUÎ

laboration avec Mu« de Joncoux; Nancy, 1705, 8 vol. in-12; — 2» Lettres d'un théoloqien à un évéque, sur cette question: S'il est permis d'approuver les Jésuites pour prêcher et pour confesser; Amsterdam, 1717, in-12; — 3° la première partie de Y Histoire du livre des Réflexions morales, et de la Constitution Unigenitus; Amsterdam, 1723; les trois dernières parties sont de l'abbé Cadry ; — 4° selon l'abbé Goujet, Idée de ta religion chrétienne, en collaboration avec Laurent Blondel; — 5° on lui attribue Y Histoire abrégée du Jansénisme , en collaboration avec Jacques Fouilloux et M"« de Joncoux. Louait a laissé plusieurs autres ouvrages, qui sont restés manuscrits, et qu'on trouve à la Bibliothèque de Paris. Voy. l'abbé Goujet, BibHoth. des Écriv. du XVIIIe siècle, tom. 111, préf. Feller, liiogr. univers. Compar. Joncoux, Fouilloux, Cadry, Blondei., n° IV.

I. LOUANGE (Lavs), terme qui, dans l'Écriture, signilie quelquefois bénédiction, remercttnent , action de grâces; mais il se prend plus souvent pour un témoignage d'estime qu'on donne à quelqu'un à cause de son mérite , de ses talents, de sa vertu et de ses qualités. On peut se louer soi-même dans certaines circonstances qui demandent qu'on soit informé de notre vertu pour le salut ou l'édification du prochain, ou pour la gloire de Dieu; c'est ainsi qu'en écrivant aux Corinthiens saint Paul s'est loué lui-même. On peut aussi louer le prochain en sa présence, quand on le fait dans une intention pure et droite, pour le consoler de ses afflictions, l'encourager et le relever dans ses abattements, et l'animer à la pratique de la vertu. Voy. S. Thomas, 2. 2., q. 115, art. i,ad 1. Pontas, au mot Louange. Girard de Villethierry, Traité des louanges. Bichard et Giraud , qui répondent très-bien à l'objection tirée de ce passage de l'Ecclésiastique : Ne huez aucun homme avant sa mort, parce que c'est dans ses enfants qu'on connaît un homme (xi, 30). Le Diction, ceclés. et canon, portatif.

II. LOUANGE PERPÉTUELLE (Laus verennis), nom donné à la récitation continuelle et non interrompue de l'office divin, qui était autrefois en usage dans divers monastères. Les religieux se partageaient en plusieurs bandes et chantaient jour et nuit l'office divin. Voy. D. Calmet, Comment, sur la régie de Saint-Benoit, tom. I, p. 383. Bichard et Giraud.

LOUBERS. Voy. Lijpehque.

L0UB0UER (SAINT-), Sanctus Lehorius, ancienne abbaye de bénédictins située au diocèse d'Aire, et fondée par le saint dont elle porte le nom . Elle fut sécularisée et changée en collégiale.

LOUDUN (Juliodunum ou Lausdunum), ville de France située dans le Poitou ; on y a tenu un concile l'an 1109. Voy. Labbe,tom.X. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud.

LOUET (Georges), jurisc, né à Angers vers l'an 1540, mort a La Rochelle en 1608, était profondément versé dans le droit canon et les matières bénéficia les. Il entra dans l'état ecclésiastique, et devint successivement chanoine de l'église d'Angers, archidiacre d'Outre - Maine, abbé de Toussaint, puis évèque de Tréguier; mais il mourut avant d'avoir pris possession de son siège. Outre un Recueil de plusieurs notables arrêts, dont la meilleure édit. est celle de Paris, 1742, 2 vol. in -fol., avec les Commentaires de Julien Brodeau, on a de lui : Notœ ad Commenta rium Curoli Molinati in régulas cancel/ariat apostolicœ; Paris, 1656, 1699, in-4°. Voy. Moréri, édit. de 1759. Bichard et Giraud. La Nom?. Biogr.

I. LOUIS IX (Saint), roi de France, né à Passv le 25 avril 1215, mort à Tunis le 25 août 1270, surcéda à son père en 1226, sous la tutelle de la reine Blanche de Castille, sa mère. Doué d'une foi vive et naturellement porté â la pratique de toutes les vertus chrétiennes, ce prince ne travailla pas moins à la prospérité et a la grandeur de la France qu'à l'affermissement de la religion et de la justice. Nous ne rapporterons pas ici toutes ses expéditions militaires, qui lui donnèrent l'occasion ou de vaincre ses ennemis ou de leur faire admirer un héros chrétien; mais nous rappellerons seulement les fondations pieuses et les institutions dont la France lui est redevable. Il bâtit la Sainte- Chapelle, où il plaça la couronne d'épines de Notre- Seigneur, et il y établit des chanoines, fit une loi contre les blasphémateurs, donna plusieurs beaux exemples de restitutions envers les communautés régulières ou séculières qui avaient souffert quelque préjudice sous ses prédécesseurs, éleva plusieurs églises, des hôpitaux et des monastères, prit sous sa protection les pauvres et les orphelins, montra toujours la plus grande compassion pour les lépreux et pour les aveugles, et fonda en faveur de ces derniers l'établissement appelé les Quinze-Vingts, parce

3ue ceux qu'il y entretenait étaient au nombre e plus de trois cents; enfin il diminua les impôts. Quant à la pragmatique-sanction que plusieurs lui attribuent, c'est 1 œuvre d'un faussaire. Boniface VIII le canonisa en 1297, et sa féte principale a lieu le 25 août. Voy. Joinville, Hist. >lr saint Louis. Filleau de La Chaise. Hist. de saint Louis. La Gallia Christ. Baviialdi , Annal, eecles. Bymer, Acta publica. L'abbé de Camps, Cartulaire historique de saint Louis. L'abbé de Choisy, Histoire de France sous le règne de saint Louis. Richard et Giraud.

II. LOUIS (Saint), évéque de Toulouse, né au château de Brignoles, en Provence, ou à Nocera. dans le royaume de Naples, en 1274, mort a Brignoles le 19 août 1297, était le second fils de Charles le Boiteux, roi de Naples. Il passa sept années dans les prisons d'Alphonse III, roi d'Aragon, à la place ae son père, et il lit preuve pendant cette captivité de la plus admirable

fiatience. Dès qu'il fut libre, il fit profession chez es Franciscains, et, l'an 1295, il fut promu à l'épiscopat. Il gouverna son diocèse avec rèle et chanté, convertit beaucoup de juifs et d'hérétiques, et opéra un grand nombre de miracles. Jean XXII le canonisa en 1317, et le martyrologe français a placé sa féte au 11 avril. Voy. Baronius, Annales. H. Sedulius, Vita sancti Ludovici. trad. en italien et en français. Surius, Vitœ Sanctorum. Le P. Anselme, Hist. de saint Louis, évéque de Toulouse.

III. LOUIS BERTRAND (Saint), dominicain, né à Valence, en Espagne, l'an 1526, mort le 9 octobre 1581 , était parent de saint Vincent Ferrier. Après avoir dirigé avec le plus grand succès l'éducation des novices de sa communauté, il se rendit, en 1562, dans l'Amérique méridion., pois il prêcha l'Évangile dans la Colombie et le Mexique, où il opéra de nombreuses conversions, grâce au triple don de prophétie, des langues et des miracles dont Dieu l'avait favorisé. L'an 1569, il revint à Valence, où il fut chargé encore une fois de l'éducation des novices. Plus tard on le mit à la tête de la communauté ()•■ Saint-Onuphre et de celle de Valence, et il fut toujours pour ses frères comme une règle vivante. Il remplit avec zèle toutes les fonctions de l'apostolat dans plusieurs diocèses du royaume, et il forma un grand nombre d'ou-

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