‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 134 sur 1294 · XII. LOUIS DE SAINT -CHARLES. Voy. Jacob, n» VI · texte numérisé non relu

XII. LOUIS DE SAINT -CHARLES. Voy. Jacob, n» VI

XIII. LOUIS D'ORLEANS, duc d'Orléans, premier prince du sang , né à Versailles en 1703, mort l'an 1752, était d'un esprit pénétrant, propre à tout, et avait pour l'étude une ardeur extraordinaire. Après la mort de son père et de sa femme, il quitta le monde pour se livrer entièrement aux exercices de la pénitence, aux œuvres de charité, et à l'étude de la religion et des sciences. C'est pour cela qu'en 1730 il prit un appartement à l'abbaye de Sainte- Geneviève , et qu'il s'y fixa totalement en 1742. Il possédait l'hébreu , le grec , l'histoire sainte , les Pères de l'Eglise, la géographie , la physique et la peinture. On a de lui un grand nombre d'ouvrages en manuscrit, dont les principaux sont : lu des Traductions littérales, des Paraphrases et des Commentaires sur une partie de l'Ancien Testament : — 2° uue Traduction littérale des Psaumes , faite sur le texte hébreu, avec une paraphrase et des notes; ouvrage qui contient des explications savantes et ingénieuses , et est accompagné d'un grand nombre de dissertations très-savantes ; — 3° plusieurs Dissertations contre les Juifs, pour servir de réfutation au fameux livre intitule : Le Bouclier de la foi ; — 4° une Traduction littérale des Èpitres de toùU Paul, faite sur le grec, avec une paraphrase , des notes littérales et des réflexions de piété ; — 5° une Héfutation solide de l'ouvrage janséniste intitulé : Les Hexaples; — 6° plusieurs autres Traités et Dissertations curieuses

LOIT

LOUV

sur différents sujets. Voy. FeUer, Biogr. univers.

LOUISE. Vw. Hkloïse.

LOUISISME. nom donné à la doctrine de quelques ecclésiastiques qui ont refusé de reconnaître le concordat de 1801 , et rejeté tous les changements opérés dans la constitution du clergé sous Louis XVI. Les adhérents à cette doctrine font partie de la secte connue sous le nom de la Petite Église , ou à' Anticoncordataires, ou de Blanchard i* me. Voy. YEncyclop. cathol., et compar. Anticoncordataires , Blanchar-

DISME.

' LOUP. Comme au lieu de ce mot on emploie quelquefois son correspondant latin Lupus , on devra chercher à Lupus les personnages qu'on ne trouvera pas à Loup.

I. LOUP | luvu > , animal sauvage et carnassier, auquel l'Écriture compare souvent les persécuteurs de l'Église et les faux docteurs. On lit aussi dans la Genèse (xux, 27), que Benjamin est un loup ravissant : ce qui peut d'abord .s'entendre des hommes de la tribu de Benjamin, qui furent d'un naturel hardi et superbe; mais plus particulièrement de saint Paul, qui était de cette tribu, et qui , après avoir été un des plus ardents persécuteurs de l'Église, fut dans la suite un de ses plus zélés défenseurs. Voy, les interprètes sur ce passage de la Genèse. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud.

IL LOUP (Saint), évèque de Troyes, né dans la ville ou sur le territoire de Tout, mort à Troyes le 29 juillet vers l'an 478, était non moins recommandable par sa science que par sa piété. Il épousa la sœur de saint Hilaire , évèque d'Arles: mais ils se séparèrent d'un commun accord , et Loup se retira au monastère de Lérins. A la mort de saint Ours, évèque de Troyes, il fut appelé à lui succéder, et il porta sur le siège épiscopal les vertus qu'on avait admirées eu lui dans le cloître. Il gouverna son peuple avec prudence et charité, réforma le clergé et le peuple, fut envoyé dans la Grande- Bretagne , en 446, avec saint Germain d'Auxerre pour combattre le pélagianisme, et conquit par ses vertus la vénération d'Attila. La féte principale de saint Loup a lieu le 29 juillet , et on célèbre le 10 mai celle de sa translation. Il nous reste de cet évèque une Lettre, qui a été insérée par D. Luc d'Achéry dans son Spicilcgium , tom. V, p. 479. Voy. Sun us. Dom Rivet, Hist. littér. de la France, tom. II, p. 485. La Gatlia Christ., tom. XII, col. 485. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. yénér.

III. LOUP ou LEU (Saint), en latin Lupus, évèque de Bayeux, ne aux environs de cette ville, mort, selon la GaUia Christiana, vers l'année 465, fut élevé par saint Buftinien ou Ruiinien, évèque de Bayeux, et devint bientôt, sous la conduite d'un tel maître, le plus savant et le plus considérable de tous les clercs de son diocèse. Aussi, à la mort de Buflinien, fut-il choisi par tout le peuple pour son successeur, et sacré par Sylvestre ou Silvestre , archevêque de Boucn, vers l'an 458. Voy. la GaUia Christ., tom. XI, col. 347. Dom Bivet, Itist. littér. de la France, tom. Il, p. 417. Richard et Giraud, tom. XXVlll , p. 128. La Nottv. Biogr. génér.

IV. LOUP (Saint), évèque de Lyon, mort le 25 septembre vers l'an 542, prit l'habit religieux dans le monastère de l'ile Sainte-Barbe, sur la Saône; il en devint supérieur, et l'an 523 il succéda à saint Viventiol sur le siège de Lyon. Il présida en 538 le troisième concile

d'Orléans, assemblé pour ramener la bonne discipline dans l'Eglise de France. On célèbre sa féte le 25 septembre. Voy. le P. Théophile Bavuaud , Recueil des saints.

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