VI. LOUP -DE -TROYES (SAINT-), en latin
Sanctus Lupus Trecensis, abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans la ville de Troyes. Elle fut d'abord desservie par des chanoines séculiers; mais, vers l'an 1135, on y introduisit des chanoines réguliers de I Oqdre de Saint- Augustin, qu'on (il venir de l'abbaye de Saint- Martin, située dans la même ville. Plus tard l'abbaye de Saint -Loup fut unie à la congrégation de France dite de Sainte-Geneviève.
VU. LOUP (Lupus Servatus ou Servatus Lupus), abbé de Verrières, né dans le diocèse de Sens vers l'an 805, mort vers l'an 862, fut choisi par Charles le Chauve pour succéder à Odon, abbé de Ferrières. Mabillori dit avec assez de vraisemblance que le surnom de Servatus vient de ce que Loup fut sauvé comme par miracle d'une grave maladie. 11 assista au concile de Verneuil, dont il dressa les canons, en 844 , et à plusieurs autres assemblées d'évéques ; les prélats de France le chargèrent de diverses affaires importantes; il se trouva en 853 au concile de Soissons , et laissa une grande réputation de science et de sainteté. On lui doit : 1° La Vie desaint Maximin, évèque de Trêves, que plusieurs cependant prétendent n'être pas de lui ; — 2° Vie de saint Wigbert, abbé, avec deux Homélies et deux Hymnes sur le même saint; — 3° un Traité sur trois questions que Gotescalc avait proposées au concile de Mayence, sur la liberté, la prédestination au mal, et la mort de Jésus- Christ pour tous ; — 4° un Recueil de cent trente Lettres, dont quelques-unes roulent sur des matières ecclésiastiques. La meilleure édition des Œuvres de Loup de Ferrières est celle qui a été donnée par Baluze en 1604, in-8°. Voi/. dom Bivet, Hist. littér. de la France, t. V. D. Ceillier. Hist. des A ut. sacr. et ecclés., t. XIX, p. 39 et suiv. Bichard et Giraud, qui donnent quel-
Îues détails sur les écrits de Loup , et la Nouv. iogr. génér., où l'on raconte les principales circonstances de son histoire.
VIII. LOUP D OLIVET , général des Hiéronymites et frère de saint Vincent Ferrier, né en Espagne, vivait au xv* siècle. Il a dressé la Régie de son Ordre , qui se trouve parmi les œuvres de saint Jérôme , dont eUe est tirée. LODRGESIL. Voy. Lonois.
LOUVARD ou LOUV ART (François), bénédictin, né à Claux-Généreux ou Chamgenéteux , dans le Haine, en 1661 , mort dans la chartreuse de Schonau l'an 1739, fit profession à l'abbaye de Saint-Mélaine en Bretagne, où il se livra à l'étude des lettres sacrées et profanes. Cependant il s'attira de fâcheuses affaires par son insubordination à l'égard de ses supérieurs, et par son adhésion aux doctrines jansénistes. Il fut le premier de sa congrégation qui s'éleva contre la bulle Unigenitus. Après avoir été expulsé de plusieurs monastères et être resté quelques années à la Bastille, il se réfugia en Hollande, où il mourut. Il a publié un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Lettre contenant quelques remarques sur les œuvres de saint Grégoire de Nazianze , insérée dans les Nouvelles de la république des lettres, de Pierre Bayle,tom. XXX11I, oct. 1704; Nouvelles qui ont été mises à Y Index (decr. 29 maii 1690. et 21 aprilis 1093); — 2° Prospectus nova; editionis opei am S. Gregorii; 1708; — 3° Traité sur la
LOUV