III. LUPUS SERVATUS. Voy. LOUP, n» VI
LURE < LuderaY ancieune abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, dans la Franche-Comté, au diocèse de Besançon. Elle fut fondée, vers l'an 611, par saint Déicole , disciple de saint Colomban, qui n fut le premier abbé. Elle était unie à <*U« de Murbach. en Alsace, at elles n'avaient l'une et l'autre qu un abbé, qui était électif. Voy. G»yr. kutor., tom. VIII, p. 90, 195. La Martiwere. fhctvju. géogr. Bichard et Giraud. LUI! (Lura), ancienne abbaye de l'Ordre de Benoit, en Provence, au diocèse et à deux de Sisteron , au pied du mont Lochère . : par corruption Louerio et Lure. Elle fui iàaéég par un saint solitaire nommé Donat, auert aa vi* siècle. Ce monastère ayant été détrait par les guerres, fut rétabli vers le xiif ktecia. Jean Xxll unit cette abbaye au chapitre d .4npMC Voy. La Martinière, Diction, géogr. U Gmàhs Christ., tom. 1. Richard et Giraud. LU MA Vou. LOR1A.
LOSCINIUS (Ottumorus), littérateur dont le non, e?t Suchtignil (Othmar), c'est-à-dire / *••>,..,.', dont iMscnnus tal la traduction latine, naquit à Strasbourg en 1487, et mourut l'an 15£. Apres avoir étudié les belles-lettres et la jorvprudence a Paris, à Louvain, à Padoue et a Vienne, il visita une grande partie des Etats de J Europe, notamment la Hongrie et l'Italie, ainsi que plusieurs contrées de l'Asie. Dans 'ioierraile, il reçut les ordres sacrés, et fut d ui, canonicat du chapitre de Saint- , U s'appl»qua * l» ^ngue grecque, dans
laquelle il fit de grands progrès. Avant de bien connaître la prétendue réforme . il s'y montra favorable: mais son erreur ne dura pas long» temps; elle le rendit même plus xélé en faveur de la véritable Eglise. Outre un grand nombre d'ouvrages purement littéraires, on lui doit : 1° Collectouea sacrosancta grâce discere eu pie ntibus non uspernenda, quibus pratniittuntur élément are s helienismi; Bàle, 1515, in-4»; ce recueil contient l'Oraison dominicale, la Salutation angélique, las Symboles de Nicéeet de saint Athanase, etc.; — 2° Grumius sophista, sive pelagus humanat miseriœ , quo docetur utrum hominis an bruti animantis natura ad virtutem et félicitaient promus accédât; Strasbourg, 1522, in-8°: — d° Evangelica Historia ex quatuor evangelistis perpétua tenore continuata ex Ammonii Alexandrmi fragvientis quibusdam, e gr. in lat, versa; Augsbourg, 1524, in-4*, en allemand ; ibid. ,1525, in-8°; — 4* Psalterium Davidis e gr. et hebruicis dialectùt latinitati redditum; Augsbourg, L'y24, in-8% — 5» Summa summarum qua Sytvestnna dicitur; Strasbourg, 1518. Voy. Nicéron, Mémoires , tom. X X X 1 1 . Schelhorn, Amamitates Litteraria, tom. VI. Kœnig, Biblioth. vêtus et nova, Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. gènér., au mot Nachtigall.
LUSERNB {Lucernà), abbaye régulière et réformée de l'Ordre de Prérnontré située en basse Normandie, au diocèse et à quatre lieues d'Avranches; elle fut fondée au Xn« siècle par Hasculfe de Souligni , frère de Bichard, évoque d'Avranches. Les religieux s'arrêtèrent d'abord dans un bois appelé Courbefosse, qu'ils quittèrent pour s'établir dans un vallon situé près de la rivière de Thar; enfin, en 1162, ils se fixèrent à Luserne. Voy. la QaUia Christ., tom. IX, col. 56*;.
LUSIGNAN. Voy. Luzignan.
LUSSOK. Voy. Luçon.
LUSTRATIOn (Lustratio), terme qui désigne les aspersions, fumigations, sacrifices et autres cérémonies par lesquelles on purifiait les lieux ou les personnes qui avaient contracté quelque souillure. Les païens et les Juifs avaient leurs lustrations. Dieu ordonne à Moïse de prendre les Lévites et de les puriûer avec l'eau de la lustration ; c'était de l'eau pure dans laquelle on jetait une pincée de la cendre d'une vache rousse immolée au jour de l'expiation solennelle. On arrosait avec cette eau les personnes et les choses qui avaient été souillées à l occasion d'un mort. On se sert aussi dans l'Ecriture du verbe lustrarc, en parlant de la consécration que les parents faisaient de leurs enfants en I honneur de quelque faux dieu. Voy. Nombr., vin, 6, 7; xix, 20. Deutér., xvtn, 10. Il Paralip., xxviii, 3. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud.
LUTETIA. Voy. Paris. -
LUTEVA. Voy. LoDftv*.
LUTG AR DE eu LUDGARDE (Sainte), da l'Ordre de Cileaus, née à Tongres, dans le pays de Liège, morte le 46 juin 4246, se retira à l'âge de vingt ans dans le monastère de sainte Catherine, situé i trois lieues de Tongres. Elle y mena une vie si pénitente, qu'à la mort de la prieure elle fut appelée à lui succéder. Après avoir rempli cette place pendant quelque temps, elle alla se renfermer dans un monastère du Brabant appelé Aquirie ou Ewijers. La via qu'elle y mena durant trente années no fut
2u'une suite de miracles. Quoiqu'elle n'ait pas té régulièrement canonisée, le Martyrologe romain a placé sa fête au 16 juin. Voy. les .1/»nalesde l'Ordre de Citeaux, tom. IV. D. Pierre