LUTH
int contenu dans l'Écriture; 2° il disait que corps de Jésus-Christ était partout; 3* que l'âme de Jésus -Christ avait souffert In peine des damnés de l'enfer; 4° qu'il fallait abolir toutes les fêtes, hors le dimanche; 5° qu'il ne fallait ni honorer ni invoquer les saints, 6" il rejetait le livre de Tobie, de Judith, plusieurs chapitres de celui d'Esther, Job, l'Ecclésiaste. la Sagesse, les Machabées, l'Êpitrede saint Paul aux Hébreux, celle de saint Jacques, la deuxième de saint Pierre, les deux dernières de saint Jean, celle de saint Jude et l'Apocalypse; 7° il attribuait la justification à la foi seule et non aux œuvres, et prétendait qu'aucun péché, excepté l'incrédulité, n'était capable de damner l'homme, et même qu'il n'y avait pas d'autre péché que l'incrédulité : 8° il niait le libre arbitre, l'infaillibilité de l'Eglise et des conciles généraux, la
Eénitence, les jeûnes, l'examen de conscience , i confession , les indulgences, les prières poulies morts, le culte et l'usage des images, le sacrifice de la messe, toutes les œuvres satisfactoires; 9° il enseignait que l'Eglise ne pouvait posséder aucun bien, ni faire aucune loi qui obligeât; 10° il disait que les laïques avaient autant de droit d'interpréter l'Écriture que les docteurs; que l'âme n'était pas immortelle, et qu'elle se transmettait par la génération ; que Dieu était l'auteur de tous les maux ; que le célibat était mauvais, aussi bien que toutes les actions des hommes, quelque bonnes qu'elles pussent paraître ; 11° il condamnait l'abstinence de certaines viandes, les vœux monastiques, la vertu des sacrements, dont il n'admettait que le baptême et l'Eucharistie; 12° il admettait l'impanation et la nécessité de la communion sous les deux espèces ; 13» il faisait consister toute la pénitence dans la nouvelle vie; 11» il soutenait que les âmes du purgatoire pouvaient mériter et démériter, et qu'elles déméritaient en souhaitant leur délivrance; que la douleur du péché conçue par la crainte de l'enfer était un péché ; qu aucun sacrement ne produisait le caractère; que la loi évangélique ne renfermait aucun précepte ; que le pape était un tyran dont il fallait recevoir les excommunications avec plaisir; que la justice chrétienne n'était qu'une imputation de celle de Jésus-Christ , qui ne supposait aucun renouvellement intérieur: que les commandements de Dieu étaient impossibles; que tous les chrétiens, sans en excepter les femmes, étaient également prêtres ; que la mendicité religieuse était une chose exécrable, et la polygamie une chose permise , aussi bien que le divorce. Toute la doctrine de Luther a été condamnée et anathématisée par le concile de Trente, tenu depuis l'an 1545 jusqu'en 1563. Com/Mir. Luther et Luthérien.
LUTHERIEN (Lutheranus), celui qui professe le luthéranisme ou la doctrine de Luther, l-es luthériens se divisent en un grand nombre de sectes, qui sont : les luthériens rigides, les mous ou mitigés, les antinomiens, les adiaphoristes et les antidiaphoristes , les antisancapriens , les arabonaires, les antisvenfeldiens , les antçsandrins, les anticalvinistes, les anmétistes, les bissa cra mentaux, les tri et quadrisacramentaux , les confession istes appelés miricains, les confessionistes opiniâtres et récalcitrants, les inférains, les maïonites, les imposeurs de mains, les médiosandrins, les onandrins, les samosatenses, les sufeldiens, les stanoaiiriens, les zuingliens simples, les zuingliens significatifs, les luthérozuingliens, les carlostaliens, les tropistes évar-
(;iques, les sucéfeldiens spirituels, les servé tiens, es davitiques ou davidi-géorgiens. les raemno-
LUTT
tites, les lullii!ro-cnlvini$tcs,loÂ]iithéi-o-papistes, qui se servaient d'excommunications contre les sacramentaires, les luthéro -osiandriens, qui mêlaient la doctrine de Luther à celle de Luc Osiander. Comoar. Luther et Luthéranisme.
LUTKENS (Nicolas), orientaliste, né à Hambourg en 1675, mort en 1736. fut pasteur aux environs de sa ville natale. Il a laissé : Ie De Notis Patrum bittlicis, e versionibus librorum saerorum germanicis ante Lutherum manuscriptùt ; Hambourg, 1697, in-4*, — 2° Disputât i> , qua ex thalmudicis et rabbinis ostenditur, auod solus Davidis filius rit Hessias; Rostock, 1701, in-4»; — 3" De Ubro Zohnr antiquo Judœorum monumento; Leipzig, 1706 et suiv., in-4°. Voy. la Nouti. Biogr. génér.
LDTOMISLIE. l oi/. Littomissel.
LUTRIN ou LECTRAIN , LETRAIN (Lectrinum , letrinum, lectorium, lectrum, lectreoium, legolum, leginum, legium, dérivés de Lego, je lis), pupitre sur lequel on met les livres d'église pour chanter l'office.
LDTRUDE ou LINTRUDE , LINDRD (Sainte), née dans le pays de Pertois en Champagne, vivait au Ve siècle. Après avoir reçu le voile sacré des mains de saint Alpin ou Albin, évéque de Châlons-sur-Marne , que l'on fait disciple de saint Loup de Troyes, Lutrude se retira dans un petit héritage que son père lui avait laissé en particulier; elle y mena une vie très -pénitente, puis elle se rendit à Rome , d'où elle rapporta des reliques. A son retour elle passa par Agaune, où elle obtint des reliques de saint Maurice et de ses compagnons, ce qui lui donna lieu de bâtir dans son héritage une petite église en l'honneur de saint Maurice, et une cellule où elle termina pieusement sa vie. On célèbre sa féte le 2'J septembre. Notre sainte eut six sœurs, qui comme elle se consacrèrent à Dieu, et reçurent le voile de saint Alpin. Ses aînées étaient sainte Bmme ou Ytnrne, vulgairement Ame ou A met, qui n'a point de jour particulier pour son culte ; et Hoyide ou Hou , qui mena une vie assez semblable à celle de sainte Lutrude, et dont on fait la féte le 30 avril. Les sœurs cadettes de sainte Lutrude furent sainte Pusinne, sainte Francuie, sainte Libre ou Libère, et sainte Manehiide ou Menehou. Sainte Pusinne se retira en Picardie , dans un lieu appelé Bansion ou Baison, lieu qui dans la suite fut uni à l'abbaye de Corbie. Sa féte principale a lieu le 23 avril , et celle de sa translation , le 24 janvier. Quant à sainte Manehiide, son corps fut transporté dans l'église de la ville d'Auxuenne, située aux confluents des rivières d'Aune et d'Aisne ; cette ville prit dans la suite le nom de Sainte- Menehou. Les Martyrologes modernes, excepté le romain et quelques autres, font sa féte le 14 octobre. Voy. Surius. Papebroch. Bollandus, avril, tom. UI. Richard et Giraud.
LUTSEM ou LUDSEM (Pierre de), né i Wesel, dans le duché de Clèves. vivait au xvii' siècle. Il a laissé : 1° Afiroir vif de rÈglise apostolique ; Cologne , 1610 ; — 2» Traité de ta cause désespérée de Calvin; ibid.; — 3» Apologie pour cet ouvrage; ibid., 1611:- 4» Réfutation du synode cTVtrecht ; ibid., 1612.
LUTSKO. Voy. Lucko.
LUTTE DE JACOB. On lit dans la Genèse , que Jacob ayant fait passer à ses gens le torrent de Jacob , demeura seul, et qu alors il eut à lutter avec un homme (vir) jusqu'au matin. Le prophète Osée dit expressément que c'était un ange. D'un autre côté, celui qui luttait avec Jacob, se voyant vaincu , lui déclare qu'il a été fort contre Dieu. Enfin Jacob lui-même donne
LUXK
au lieu du combat et de sa victoire le nom de , l'hanwl (Dieu vu) , en disant : J'ai vu Dieu face à face. On verra aisément qu'il n'y a aucune contradiction dans ce récit, si on considère que le terme hébreu Isch, traduit dans la Vulgate par vit-, qui est sn signification primitive, signifie aussi que/qu'un , un individu quelconque , et que cet individu s'est présenté à Jacob sous la (orme d'uu homme, et que Jacob, après la lutte, a reconnu en lui un envoyé , un représentant de Dieu. Plusieurs anciens Pères de l'Église ont cru que c'était le Fils de Dieu , la seconde personne de la sainte Trinité , qui avait apparu en cet endroit. Voy. Genèse, xxxn , 24 et suiv. Osée , Xll, 3. Justin., Dialog. ;um fryphone. Clemens Alex., Pœdau., I. I. TertulL, Contra Praxeam. Hilar., De Tn'nitate, 1. V et XV. Athanas., Orat. III contra Arinn., etc. Voy. les Commentateurs sur la Genèse, xxxu,24. Dorn Calmet, Diction, de la Bible.
LDTWIN (Saint), issu de la maison de Lorraine, mort en 718, fonda de ses biens l'abbaye de Mettlach, de l'Ordre de Saint-Benoit, aux confins de l'électorat de Trêves et de la Lorraine , et y fit profession de la vie monastique dès que la mort de sa femme lui permit de renoncer au monde. Le siège archiépiscopal de Trêves étant devenu vacant par la retraite de saint Basin, son ourle, Lutwin fut tiré de sa solitude pour le remplir. U déploya, pendant dix-huit ans qu'il gouverna cette illustre Eglise, toutes les qualités d'un grand évéque. Ses dépouilles mortelles furent portées à l'abbaye de Mettlach. Vbu. Richard et Giraud, tom. XXV, p. 292 , col. 2 , et Compar. Basin , n» I.
I. LUTZ (Louis -Samuel), protestant, historien et biographe suisse, mort en 1842, professa la théologie à l'académie de Berne. Outre plusieurs ouvrages historiques et biographiques, il a laissé : Histoire de la réforme à Bdle, en allemand; Bàle, 1814, in -8°. Voy. la Souv. Biogr. génér.
II. LUTZ (Reinard), écrivain allemand du xvi» siècle, a donné : 1° Harmonie évangélique ; — 2» des Sermons: — 3» Méthode de la religion chrétienne; — 4° Commentaire sur Job: — 5° un Traité contre ceux qui disent que les âmes dorment jusqu'au jour du jugement ; Bàle ,
LUXE (Luxus, Luxuries), dépense superflue, somptuosité excessive dans les habits , dans les meubles, les équipages, la table, etc. Selon quelques-uns, ce mot vient de ce que le luxe et la luxure énervent le corps , et lui ôtent sa
Eur. Chez tous les chrétiens, le luxe est un i plus ou moins grand , selon la nature de îs et des circonstances qui l'accompagnent ; mais il devient beaucoup plus condamnable dans les ecclésiastiques, auxquels les conciles prescrivent une sévère modestie dans la table, les habits, les meubles, etc. Voy. le IV* concile de Carth., can. 15. Le U* concile de Nicée, Forma cleri, part. III. cap. vi. Clém. d'Alex., Pedagog. Saint Cyprien, De DiscipL et habit, virg. Saint Basile, Reg., lxxiii. Saint Cyrille de Jérusalem, Catech. iv. Tertullien, De Habit, mulier. Saint Chrysost., Homil. XVII, L et LXIX in Mat th. Homil. LX in Joan. Homil. U in Gènes. Epist. I ad Olymp. In Serm. de Laxaro. In Serm. in Xach. Saint Jérôme , Epist. ad Pammach., etc. Richard et Giraud , qui citent encore plusieurs auteurs modernes qui ont écrit contre le luxe. Bergier, qui, dans son Diction, de théot., traite la question du luxe au point de vue de l'intérêt des Etats. Gaet. Moroni, vol. XL, p. 173 et suiv.
Lirxu
LUZA
I. LUXEMBOURG (Bernard rie), dominicain . Voy. Behnaimi , n° XXIX.
fl. LUXEMBOURG-LIGNY (Pierre de), né le 20 juillet 1369 i Ligny-sur-Ornain, mort en odeur de sainteté à Avignon, le 2 juillet 13*7, Agé de 18 ans, vint étudier la théologie à Parts en 1377. Il fut successivement chanoine de Notre-Dame de Paris, archidiacre de Dreux, promu à l'évêché de Metx, et enfin cardinal diacre. Sa prudence et sa sainteté furent jugées une raiâon suffisante pour le dispenser du défaut d'âge ; car dès sa plus tendre jeunessé il se fit remarquer par une ardeur extraordinaire pour la pratique du bien, par son assiduité à la prière, son coût pour la mortification, son amoui pohr l'humilité , et surtout sa charité pour les pauvres. Les miracles opérés par son intercession portèrent les Avignbntiais A construire une chapelle sur son tombeau. On a depuis élevé un couvent de Célestins au même entlroll. Il fut béatifié en 1527 par Clément VII ,
3 ue la France reconnaissait pdur Ltape légitime urant le grand srhlsme. Sort CUlte se répandit bientôt en Belgique, ert Savoie et en Espagne, et ses reliques, dispersées à l'époque de la révolution française de 1789, ont été réinstallées publiquement le 1er janvier 1851 à Saint-Didier d'Avignon. On a imprimé sous le nom de notre bienheureux : 1° Le Livre du Çlrrgie, nommé limage du monde, translaté du latin en fran-
Sis;Paris, sans date, gothique in- 4"; — 2° U 'vol Traité, ou Êpistre très-utile it ta personne vivant au monde; 9° Livre de M. saint Pierre de Luxembourg , qu'il adressa A t une de ses sœurs pour la détourner de rétat séculier, ou la Diète du salut; Paris, 1506, in- 4». Voy. Duchesnet, Hist. fie ta maison de Luxembourg. Uourey, Vie, Mort et Miracles du bienheureux saint Pierre de Luxembourq. Bolland., totn. I, p. 486 et suiv. Morénas , Hist. de la vie, des miracles et du culte du P. de Luxembourg. Canron Augustin, Hist. du P. de Luxembourg. Fui 1er, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. dénèr.
LUXBU ou LUXEUIL, LOXEUL (Luxarium), abbaye de l'Ordre de Saint* Benoit , dans la Franche -Comté, à quinze lieues de Besançon. Elle fut fondée l'an 590 par saint Colomban , qui voyait que le monastère d'Anegrai ne pouvait contenir le nombre de ceux qui voulaient vivre sous sa discipline. L'abbaye de Luxeu devint bientôt fort célèbre , et saint Colomban lut obligé d'établir une nouvelle maison , appelée le Monastère des Fontaines. 11 ne mit d'abbé ni à Fontaines, ni à Anegrai; car ces deux maisons demeurèrent sous la dépendance du monastère et de l'abbaye de Luxeuil. C'est là l'origine la plus naturelle des prieurés , C'est-à-dire des commuas religieuses gouvernées par un prieur , dépendantes aune abbaye. Le monastère
mais
de Luxeuil a produit un grand nombre d'évè-
?s personnages illustres iar leur sainteté. Voy. Moréri , édit. de 1759.
ques, d'abbés et d'autres personnages illustres
Rar leur sainteté, iichard et Giraud LUXURE ( Luxuria , tuxuries), un des sept péchés capitaux qui renferme tout ce qui concerne l'incontinence et l'impudicité. Saint Grégoire et saint Thomas comptent huit filles de la luxure t l'aveuglement de l'esprit, la précipitation, l'mconsideration , l'inconstance, l'amour de soi-même, la haine de Dieu, l'attachement au siècle présent et l'horreur du siècle futur. Les remèdes de la luxure sont : la fuite des occasions, le silence, la retraite, la mortification, l'occupation, la confession fréquente, la pensée de la mort et de l'éternité, la tempérance, la sobriété, l'humilité, l'aumône, la résistance
anx tentations, la prière vocale, et surtout la mentale, la présence de Dieu. Voy. saint Gré goire. Morales. 1. XXXI, c. xxxi. Saint Thomas, 2. 2., q. 153, art. 5. Collet, Moral., t. VI, p. 256, et en général les théologiens dans le Traité du Décalogue, Vf précepte. Bergier, Diction, de théologie, au mot ImpI'DICITÊ.
LUYNES ou LU INES (Louis -Charles D'AL- BERT, duc de), né à Paris en 1620, mort Pan 1690, était pair de France, grand fauconnier et chevalier des Ordres du roi. Il vécut dans l'intimité des solitaires de Port-Royal, et se distin-
fua par sa piété et sa douceur. Il a donné : • Office du saint Sacrement , traduit en français mre 312 leçons, tirées des saints Pères et autres auteurs ecclésiastiques , pour tous les jeudis rfp l'année; Paris, 1659 , 2 vol. in-8° et in-4»; — 2° Divers ouvragés de piété tirés de saint Cyprien, de saint Basile et autres; ibid., 1664, in -8° i — 3e Les quarante Homélies de saint Gréqoi>-r le Grand sut- les Évangiles de Tannée; ibid., 11*55, in-4°; — 4e Les Morales de saint Grégoire, popCj sur te livre de Job; ibid., 1666, 3 vol. in -4* ; on a extrait de cet ouvrage : La Morale pratique: ibid., 1697, 2 vol. ih-12; — 5» Sentences, prtèi-ei et instructions chrétiennes tirées de T Ancien et dm Nouveau Testament; ibid., 1676, in-12; — 6e .S«itences et instructions chrétiennes tirées des Pères de t Église ; ibiû.. 1677 etann. suiv., 8 vol. in- 12;
— 7° Sentences tirées de l'Écriture sainte et de* Pères, appropriées aux fêtes des saints; ibid.. 1648, 1703, in -12; — 8» Instruction pour npprendre à ceux qui ont des terres dont ils sont le* seigneurs, ce qu'ils pourront faire fwur la gfhire de Dieu et te soulagement du prochain ; ibid . , UW*. in-4*» ; réimprimé sous ce titre : Des Devoirs des seigneurs dans leurs terres, suivant les ordonnances de Fnince; ibid., 1668, 1687, in-12. Voy. Moréri, Diction, histor. La N'ouV. Biogr. oénér.
I. LUE (Louis), en latin Lncius, protestant, né à Bàle en 1577, mort l'an 1642, suppléa â l'âge de dix -neuf ans le célèbre Buxtoff pour l'enseignement de l'hébreu, assista au colloque de Bade en 1600, et exerça les fonctions de pasteur à Durlach et à Amberg; plus tard il professa la philosophie à Bàle. Parmi ses ouvragr< nous citerons : 1» Compendium thcohaiee; 15*.**. in-H» ; — 2° De Antichristo; 1610; — 3» Synopsis antisoeiniana ; 1612; Bàle, 1626, in -8»; — 4» Theolugio? Sâmatopoiésis , // libri de fuie et moribus; Bàle, 1624, in-8»; — 58 Novum Testement uni germanice reddititm ; 1628 ; — 6» Dr Justiflcntione ; Bàle, 1630, 1642, in-8«: — T Dictionarium greecum in N. T.; ibid., 1639, 1640. in-8»; — 8° Keftw Testamentum germanice redditum; ibid., 1642, 6 vol. in-4*. Voy. la Nom. Biogr. nénér.
IL LUI (Samuel), en latin Lucius, pasteur protestant, né à Berne en 167*, mort a Diesbach, se fit remarquer par la singularité de ses doctrines. II réunissait autour de lui une foule d'inspirés et de millénaires , sur lesquels il avait un grand empire, tant par la pureté de ses m cru r s que par son il le et son exactitude à remplir les devoirs de sa charge. On a de lui plusieurs écrits mystiques, entre autres : 1* Bouquet odoriférant de fleurs célestes ; 2 vol. in-4*;
— 2» L'Échelle du Ciel; —3» La Trinité divine;
— ¥ Là Pleur de lys de Vumour, etc. Voy. la
I. LUXA, en hébreu tour, est l'ancien nom de la ville de Bèthel. Voy. Genèse, XXViii , 19, et Bétiiel.
II. LUZA, ville construite dans le pays des Iléthéens, au midi de la terre de Chanaan. Voy. Juges, i, 26.
LYCA
— mi -
LYDD
LUZIGN AN ou LUSIGNAN (Etienne de), dominicain , né à Paris en 1537 , mort vers l'an 1000, appartenait a la famille des Luzignan qui régnèrent dans l'ile de Chypre. Il fut grand vicaire deLimisso, dont il devint, dit-on, évéque. Il a laissé quelques ouvrages , entre autres : 1° Défense des religieux ; Paris , 1581 ; — 2* Catùlogus Virorum Hlustrium Veteris et ffovi Testamenti, necnon pontificum Ècclesiarum Romarin, Constantinopoldanœ.Antiochenœ, Alexandrins et Hierosolt/mttanee, etc.; ibid., 1580, ln-8» : 9» un livre dans lequel l'auteur prouve qu'il est nécessaire et utde à l'Église qu'il V ait dés religieux de divers Ordres; ibid., lo85, in-80; — ï° Les Droits , autorités et prérogatives que prétendent au royaume de Jérusalem les princes et seigneurs spirituels et temporels, savoir le Pape, le patriarche , l'Empereur, les rois de France , d'Angleterre.etc; ibid., 1586, in-4\ Voy. le P. Ecliard, Scnptor. Ord. PrcediC., tort. II, p. 300 et suiv. Richard et Giraud.
LUZKO. Voy. Lccko.
LYB1E. Beaucoup de géographes emploient ce mot au lieu de Libye, qui est la véritable orthographe, puisque le terme grec qu'il représente s'écrie Libué. Cependant il est vrai de dire que , ce mot grec dérivant de l'hébreu Loub ou Lub. il serait plus exact d'écrire Lubie, comme on écrit Lydie, qui vient du grec Ludia ou Lydia , dérivé lui-mérne de l'hébreu Loud ou tua. Voy. Libyk.
LYCANTHR0P1E, terme grec qui signifie proprement la maladie mentale d'un homme qui croit être devenu loup, et. par extension, la manie de celui qui se croit métamorphosé en tout autre animal quelconque , comme en bœuf, en lion , en chien , etc. Ce fut la manie dans laquelle Nabuchodonosor tomba par un effet de la puissance de Dieu. Ainsi, persuadé qu'il était devenu bœuf, ce prince commença à marcher stir les pieds et sur l'es mains , à brouter l'herbe, à frapper de la téle comme avec des cornes, a fuir la compagnie des hommes, à demeurer dans les champs, etc. Voy. Daniel, iv 22 et suiv. D. Calmet , qui , soit dans son Diction, de la Bible, soit dans sa Dissertation sur la métamorphose de tiubuchodonosor , en téte de son Comment. lillé>\ sur Daniel, cite le sentiment des Pères de l'Église, des interprètes et autres auteurs relativement à cette métamorphose. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, tom. II, p. 190 et suiv., où on répond à toutes les difficultés opposées au récit du prophète par les mythologues et les rationalistes de ces derniers
teî!PLYCA0NIE. petite contrée de l'Asie Mineure et partie delà Cappadoce . située au midi vers la Cilicie; saint Paul y prêcha l'Évangile (Actes, xiv, 6). Comme province ecclésiastique, la Lycaonie a pour métropole l'ancienne Icomum, aujourd'hui Ùogni. Du temps du concile «le Nicée, cette province n'en faisait qu'une avec la Pisidie ; mais quelque temps après on l'en sé-
Kra pour former une nouvelle province, que n plaça sous la métropole d Antioche. Au v siècle, Théodose le jeune détacha quelques sièges de Lycaonie pour former une partie de la nouvelle Lycie. voy. Icomum.
( U. LYCA0NIEN (LANGAGE, IDIOME ). On lit dans les Actes des apôtres que les habitants de Lystre parlèrent en lycaumen (lycaomee). La plupart croient que cette langue lycaonienne était un grec corrompu. U est certain que dans l'Asie Mineure on parlait grec; mais ordinairement, dans les provinces éloignées du centre et des lieux où les études fleurissent, les langues per-
dent leur pureté éi s'altèrent insensiblement. Ernest Jablonski prétend que la langue lycaonienne était la même que la langue cappadocienne , qui n'était qu'un grec mêlé de beaucoup de syriaque, c'esl-à-dire un idiome assyrien; sentiment que Grotius a embrassé, et nui est assez probable, à cause du voisinage d*- la Syrie, de la Cappadoce et île la Lycaonie. V»y. Actes, XI*, 6-10. P.-Ern. Jablonskius. Dissert, dé ling. Lycaonica. Gûhlingius . Dissert, de lit/g. Lycaonica a Pelasgis Grœcis orta; Viterhe, 1726, in-4*.
LYCNIDE , siège épisc. du diocèse de l'Illyrie orientale. Voy. ARcumbA.
LYCHNOMANTIE ou LYCHNOMANIE (Lychnomantia), terme grec signifiant sorte de divi* nation qui se pratiquait par l'inspection d'une lampe.
I. LYCIE, province de l'Asie Mineure. Voy. Machab., xv, 23. Le Diction, de la théof. cathol.
II. LYCIE. nouvelle province érigée par Théodose le Jeune, et formée de quelques villes de la Lycaonie et de la Pisidie, différente de la vieille Lycie. Elle était sous la métropole de Myre, dont l'évêque souscrivait ainsi : Métropolitain de Pisidie, exaratHe de Sydê, de Myre et d' Attalie. Or Attalie était app elée autrefois Pamphylie. Voy Richard et Giraud.
LYC0P0LIS (Civitas luptimm), ancienne ville épisc. de la première Thébalde, sous le patriarcat d'Alexandrie. Ce siège a eu sent évêques, dont le premier, Alexandre ^siégeait au m* siècle. Lycopolis est aujourd'hui un évôché in partibus sous le patriarcal, également in parltbus, d'Alexandrie. Voy. Lequien , Oriens Christ., t. II, p. 597. De Commanville. /'« Table alphabét., p. Ht. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume XXXVIII, p. 194-195.
LYCAST0MIUM ou TESSALA-TEMPE, siège épisc. de la province de Macédoine, situé au diocèse de l'illyrie oientale , sous la métropole deThcssalonique. On n'en oonnait qu'un évéque, Phéi obiut, qui assista au concile d Éphèse. Vuy» Lequien , Oriens Christ., tom. Il, p. 102.
LYCTERJE. Voy. Lbtterano.
LYDA , ville de la province de Samarié, mentionnée dans I Machabée , xi , H7, et qui parait être la même que Lydda de l'art, suivant.
LYDDA ou LYDDE , ville appelée en hébreu Lod, en grec. Ludda et Lttddé, ou Luda et Ludé, en arabe aujourd'hui, Lodd et Lodda. reçut sous la domination romaine le nom de Diospolis. Elle était près de ioppé, sur la route de Jérusalem à Cesarée. Lorsque les Juifs furent revenus de la captivité de Dabylone, les Denjamites l'occupèrent (Il Esdr., il, 34). Elle devint ensuite une toparchie distinguée de Samarié (I Machab., xi, 28). Ce fut à Lydda que saint Pierre guérit un paralytique nommé Euée (Actes , IX, 32-54). Les Juifs enseignent qu'a* près la ruine de Jérusalem ils établirent diverses académies en différents endroits de la Palestine, et en particulier à Lydda , où les fameux rabbins Akiba et Tarphon ou Triphon donnèrent des leçons publiques. A dater du iv* siècle Lvdda devint le siège d'un évéché, et au v* elle acquit, sous le nom de Diotfiolis, une grande célébrité par le concile qui y fut tenu contre Pélage en 415. Lydda n'est plus aujourd'hui qu'un village, quoique considérable, nommé Suinl- Georges de Lydda , ou plutôt de Loudd et de Loudaaf et on y voit encore les ruines du temple qui était consacré à ce saint. Bien qu'on s'accorde généralement à placer au iv* siècle l'érection de l'évéché de Diospolis. Richard et Giraud citent pour son premier évéque Zénat