‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 166 sur 1294 · III. MACHABÉES (LIVRE DES), nom donné · texte numérisé non relu

III. MACHABÉES (LIVRE DES), nom donné

à quatre livres de l'Écriture, dont deux seulement sont regardés comme canoniques. Le premier livre a été écrit originairement en syrochaldéen, langue que l'on parlait en Judée du temps des Machabées; le texte original, qui subsistait encore du temps de saint Jérôme, n'a pas été traduit en latin par ce Père, parce qu'il ne se lisait pas dans le canon des Juifs; nous n'eu possédons que la version grecque, d'après laquelle on a fait la version latine, qui était en usage dans I Église longtemps avant saint Jérôme. Ce livre, dont fil

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tient les événements qui se sont passés depuis la mort d'Alexandre le Grand jusqu'aux premières années du pontificat de Jean Hyrean. Quant au deuxième livre des Machabées, c'est une compilation dont l'auteur est également inconnu; on pense qu'il était contemporain de Jean Hyrean. Il commence sa narration à l'entreprise" d'Héliodore, envoyé par Séleucus pour enlever les trésors du temple, et il la termine à la victoire remportée par Judas Machahée sur Nicanor. Les deux premiers livres des Machabées n'ayant été écrits que longtemps après la clôture du canon de l'Écriture, il n'est pas surprenant de ne pas les y trouver. Mais l'historien Joseph nous prouve, par son témoignage, l'estime qu'on en a toujours fait chez les Juifs,

Suisqu'il en a inséré tout le contenu dans ses ntiquités judaïques, où il n'emploie d'autres monuments que ceux qui ont, parmi les Juifs, une autorité divine. De plus, tous les Pères de l'Église citent les livres des Machabées sous le nom d'Écriture sainte, et saint Augustin, en particulier, dit formellement que l'Eglise les reçoit au nombre des livres canoniques, tn ouibus tunt Machabœorum libri, quos non Juatri , xed Ecclesia pro mnonicis habet. Outre la canonicité, la véracité de ces livres a été souvent attaquée; mais nous croyons avoir répondu aux différentes attaques de manière à satisfaire tout critique de bonne foi, soit dans Les Livres saints vengés, tom. II, p. 260 et suiv., soit dans Vlntroduction, etc., tom. I, p. 291 et suiv., où sont également traitées les autres questions qui se rattachent aux deux premiers livres des Machabées, et où nous faisons connaître les principaux écrits relatifs à ces livres. Voy. D. Calmet, qui, dans sa Préface sur ces ménies livres, cite les ouvrages des Pères de l'Église où on lit leurs témoignages. Le Diction, de In théol. oathoi.

MACHjERA, capitaine des troupes romaines qui fut envoyé au secours d'Hérode contre Antigone. Mais s'étant laissé corrompre par ce dernier, loin de servir Hérode, il voulut joindre ses troupes à celles de son ennemi. Antigone, qui ne se fiait pas à Machsera, fit tirer sur lui. Machœra en fut tellement irrité, qu'il se retira à Emmaûs, et détruisit tous les Juifs qu'il trouva dans son chemin. Après cela , il se réunit à Hérode; et ayant joint les troupes qu'il commandait a celles de Joseph, frère d'Hérode, ils firent ensemble la guerre à Antigone. Voy. Joseph , Anlia., 1. XIV, c. XXVII. D. Calmet, Diction, de la Bible.

MACH£RU8 Voy. Machéron.

MACHASOR. Voy. MaCH/or.

MACHAT, père d'Aasbal. Voy. II Rois, xxm, M.

I. MACHAULT (Jacques de), jésuite, né à Paris en 1600, mort dans la même ville l'an 16K0, professa les humanités et la philosophie dans plusieurs maisons de son Ordre, et fut recteur à Alençon. à Orléans et à Cuen. H a laissé

Îlusieurs relations , parmi lesquelles on cite : • De Missionibus Pai agunria et atiis in America meridionali: Paris, 1636, in-8»; — 2» D* Rebut Japonicis; ibid., 1646, in-8»; — 9» De Missionibus in hndia; ibid., 1669, in-8*; — 4» De Missionibus religioeorum Soc. Jesu in Perride; ibid., 1659, in-8». Voy. Alegambe , Biblwth. Scriptor. Societ. Jesu. Feller, Htoyr. univers. La Souv. Biogr. générale.

II. MACHAULT (Jean de), jésuite, oncle du précédent , né à Paris l'an 1561 . où il est mort en 1619 , fut recteur du collège de Rouen , nuis provincial de Champagne. 11 publia contre l histoire latine de De Tnou un ouvrage sous le nom

supposé de G il lus, c'est-à-dire le Coq, qui était le nom de sa mère. Cet ouvrage est intitulé : Jo. Galli, juriscons., in Jacobi Thuani historiarum libros Sotntiones lec tort bus utiles et necessa- '■!"■; Ingolstadt, 1614, in-4°. Ce livre fut condamné a être brûlé , et l'auteur se retira dans les Pays-Bas. Ces remarques ont été réunies à l'Histoire de De Thou, édit. de Londres, 1733, 7 vol. in-fol. Voy. Allegarn be,Bibiioth. ScHptor. Societ. Jesu. Moréri , Diction, kistor. Feller , Biogr. univers. Michaud , Biogr. univers. La Sotw. Biogr. génér.

III. MACHAULT (Jean-Baptiste de), jésuite, de la même famille que les précédents, né à Paris en 1591 , mort à Pontoise l'an 1640, dirigea les collèges de Nevers et de Rouen. Ontre quelques ouvrages purement littéraires, il a laissé : 1» Histoire de ce qui s'est passé aux royaumes de la Chine et du Japon, trad. de l'italien ; Pari», 1627, in-8» ; — 2° S. Anselmi Cantuariensis archiep. de felicitate sanctorum Dissertatio, ex acriptore Radinero Anglo, canon, re~ gulari; Paris, 1669, in-8»; — 3» Vie du B. Jean de hÊontmirel , moine de Citeaux, avec un Abrégé de ce qui concerne l'histoire de l'abbaye de Longpont ; ibid., 1611 ? in-8* ; — 4° Hist. des évéques d'Êirreux, en latin; in-fol.; — 5» Hist. de Normandie; in-fol. Ces deux dernier» ouvrages sont restés en manuscrit. Voy. Sotwell, Scriptor. Societ. Jesu. Le Long, Bihiioth. hist or. de la France. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

IV. MACHAULT ( Louis-Charles de), évéque d'Amiens , né à Paris en 1737 x mort au château d'Arnouville l'an 1820, se distingua par sa charité envers les pauvres. Députe du clergé du bailliage d'Amiens aux états généraux , il vota constamment contre les innovations , et signa toutes les protestations de la minorité. Il se rendit à Londres , puis en Allemagne , et te fixa à Paderborn en Westphalie. Pour obéir aux vœux de Pie VII, il donna en lHtrt la démission de son siège, et, rentré en France, il se retira au château d'Arnouville, où il se plut à rendre les services d'un simple curé. En 1818 il fut nommé chanoine de premier ordre du chapitre de Saint-Denis. Outre deux Mandements, l'un contre une édition des Œuvres de Voltaire , l'autre contre une traduction des Épi très et Evangiles, avec des réflexion* , qui lui parut peu orthodoxe , on a de lui : 1' une Instruction pastorale sur la hiérarchie et la discipline de t'Ê-

Îlise\ Paris, 1790, in-8»; — 2» Déclaration sur t serment civique demandé par t Assemblée constituante;— 3" Lettres pa*/orûÏM;Tournay,179l ; c'est une protestation contre l'élection de Desbois de Rochefort, évéque constitutionnel de la Somme ; — 4* Instruction pastorale sur les atteintes portées à la religion; il écrivit cette lettre à Paderborn, le 15 août 1798, de concert avec les autres prélats émigrés. Voy. la Bioqr. nouvelle des Contemporains. La Nuuv. Biogr. génér.

MACHAZ0R. Voy. Machzor.

MACHBANAl , un des braves de Tannée de David. Voy. I Paralip., XII, 13.

MACHBÉNA , fils du Sué et père de Gabaa.

Voy. I Paralip., I], 49.

MACHÉRON ou MACHÉRONTE , MACHÈ-

RES (Macha+rus), château situé au delà du Jourdain, daus la tribu de Ruben, et à douze heures du chemin de Jérusalem. 11 avait été fortifié par les Asmonéens, et démoli par Gabinus. Saint Jean -Baptiste y fut mis en prison, et décapité par l'ordre d'Hérode Antipas. Voy. Matthieu, nv, 1, 2, etc. Marc, vi, 16, 17, etc. Jo-

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seph, Antiq., L XIV, c. x, xi ; 1. XVIII, c. vu. D. Calmet, Diction, de la Bible.

MACHI, père de Guel. Voy. Nombr., xxx, 16.

MACHIAVEL (Nicolas), en italien Siceolo di Bemardo dei Macchiavelli , célèbre écrivain politique et historien, né à Florence en 1469, mort dans la même ville l'an 1527 ou 1530, était d'une très-ancienne famille. II devint secrétaire et historiographe de la république florentine ; mais ses déclamations contre le gouvernement, et les louanges qu'il affectait de donner en toute occasion a Cassius et à Brutus, le rendirent suspect, et depuis ce moment il vécut misérablement jusqu'à la fin de ses jours. Il s'est rendu fameux par ses écarts en religion et en politique; et c'est avec justice qu'on l'accuse (l'impiété, d'athéisme, de maximes séditieuses et tyranniques. Tous ses ouvrages sont en italien. Les plus considérables sont : 1° Le Istorie Florentine, ouvrage qui a eu plusieurs éditions ; — 2° // Princijte , qui a eu également plusieurs éditions , ainsi que plusieurs réfutations . notamment celle d'Innocent Gentille et celle de Frédéric II , roi de Prusse, sous le titre lïAnti-Mochwvfl. Quoi qu'aient pu dire quelques critiques pour justifier le Prince de Machiavel, nous le regardons comme un des livres les plus pernicieux qui aient été répandus dans le monde. Sans condamner absolument toutes les idées politiques de l'auteur, et sans juger ses intentions aussi sévèrement que l'ont fait beaucoup d'écrivains, nous soutenons que ses principes favorisent l'ambition, la fourberie et la scélératesse. 11 y a eu plusieurs traductions françaises des Œuvres de Machiavel ; la plus récente et la plus complète que nous connaissions est celle de J.-V. Périès; Paris, 1823-1826, 12 vol. in-8o. 11 faut remarquer que les écrits de Machiavel sont à Y Index de Clément VIII. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud. Artaud. Machiavel, son génie et se* erreurs; Paris , 1833. La Nouv. Biogr. géite'r. Le Diction, de la tkéol. cathol.

MACHICOT , MACHICOTER. Le Machicot était un ofticier de la cathédrale de Paris qui tenait le milieu entre les bénéliciers et les simples chantres à gage. Les machicots étaient obligés de porter la chape aux fêtes semi - doubles, et de tenir le chœur. Par machicoter, on entendait orner le chant, en y ajoutant ou en retranchant des notes qui sont sur le livre à chanter, afin de lui donner plus de grâce. Voy. Bergier, Diction, de théol.

I. MACHIR, fils d'Ammiel , de la ville de Loch bar, dans la maison duquel Miphiboseth fut nourri. Voy. II Rois, ix, 4.

II. MACHIR, fils de Manassé et petit- fils du patriarche Joseph, fut le chef et le prince de la famille des Machirites. Il eut deux fils : Phares et Sarès , et une fille qui épousa Esron , de la tribu de Juda ; elle fut mère de Segub et aïeule de Jaïr. Voy. I Paralip., vu, 16.

III. MACHIR, rabbin qui vivait vers la fin. du xrv* siècle , est auteur d'un ouvrage hébreu intitulé : Poudre de parfumeur. Cet ouvrage est divisé en trois traites, dont le premier est consacré aux douleurs et aux souffrances du Messie, au temps de son avènement, à la résurrection des morts, au jour du jugement dernier, et au siècle à venir; le second, aux peines et aux récompenses , et par là même au paradis et à 1 enfer ; le troisième , à la tradition orale de Moïse et à la création de l'homme ; et il a été imprimé à Rimini, 1526, in -4°, à Augsbourg, 1540, et à Venise, 1546. Voy. Wolf, Biblwth. Hebrcea , tom. I, n. 1420. De Rossi, Dizion. storico degli Autori Ebrei , tom, II , p. 18.

MACHIRITES , ueK»««ui. «c ,

Manassé. Voy. Nombres, xxvi, 29, et co Machir, n° 11.

I. MACHMAS, selon la Vulgate et les Septante , et Michmasc ou Michmas selon l'hébreu , était un lieu situé à l'orient de Béthayen. Eusèbe le met à neuf milles ou trois lieues de Jérusalem, vers Rama. Voy. I Rois, xm, 2 , 5. La Vulgate nomme ce même lieu Mechmas , les Septante, Machemas, et l'hébreu, Michmasch, dans le second livre d'Esdras, xi, 31. Voy. Joseph , qui l'appelle Machma, Aniiq., 1. VI, c. v; 1. XIII, c. il. Roland, Palœst. illustrata, p. 807. Diction, de In théol. cathol.

II. MACHMAS, un des chefs des familles qui revinrent de la captivité de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. I Esdras , u , 27.

MACHMETHATH, en hébreu Michmethalh, ville de la demi-tribu de Manassé, en deçà du Jourdain, sur les frontières d'Éphraïm et de Manassé, à la vue et vis-à-vis de Sichem. Voy. Josué , xvi , 6 ; xvii , 7.

MACHITES, MACHUTUS. Voy. Malo, n« I.

MACHZOR ou MACHSOR, MACHAZOR, MA CHASOR , mot hébreu qui signifie ceixle, cycle. C'est le nom d'un livre de prières fort en usage chez les Juifs. Ces prières sont en vers et d'un style concis. Jean Buxtorf remarque qu'il y en a eu un grand nombre d'éditions , tant en Italie qu'en Allemagne et en Pologne, et que Fou a corrigé dans ceux qui sont imprimés i Venise beaucoup de choses dirigées contre les chrétiens et contre le gouvernement de Rome. Les éditions de ce livre en langue vulgaire quelconque sont formellement prohibées. Voici ce qu'on lit à cet égard dans les Observations faites par l'ordre de Clément VIII sur la Règle IX de l'Index du concile de Trente : « Ad hxc sciant Episcopi, Ordinarii, et Inquisitores locorum. librum Magazor Hebraeorum, qui continet partent officiorum et cxremoniarum ipsorum , et Synagogœ, Lusitaniaca, Hispanica, Gallîca , Germanica , Italica , aut quavis alia vulgari brigua, prseterquam Hebrcea, editum, jam diu ex speciali decreto rationabihter prolnbitum esse. Idcirco provideant , illum nullatenus permitti , aut tolerari debere, nisi Hebraica lingua prxdicta. » Voy. Buxtôrfii, Biblioth. mbbinic. De Rossi, Dizion. storko degli Autori Ebrei. t. II, p. 17, 18. Le Diction, de la theol. cathol.

MACKNIGHT (James), anglican, né à Irvine , dans le comté d'Argyle, en 1721 , mort à Edimbourg en 1800, fut admis dans l'Église

Eresby térienne , desservit la paroisse de Jedurg , et devint un des pasteurs d'Edimbourg Ses travaux lui acquirent une grande réputation, et le diplôme de docteur en théologie. On a de lui : 1° Harmony of the fbur Gospels , containing a complète history of the life of Christ , chronologicaUy arrangea in the words of the evangelists; Londres , i756 , 2 vol. in-4», 5* édit.; ibid., 1822 , 2 vol. in-8°; trad. en hindoustani ; Calcutta , 1823 , in -8»; — 2» The Truth of the Gospel history; Londres, 1763; — 3° Ltteral Translation from the greek of ail apostolical Epistles, voith a commentary and notes; Edimbourg , 1795 , 4 vol. in-4» ; Londres , 1806, 1816 et 1821 , 6 vol. in-8« ; 1835, in-8». Quoique cet ouvrage favorise les erreurs des Arminiens , il eut un grand succès , surtout parmi les anglicans. Voy. Feller. La Nouv. Biogr. génér.

MACLAINE ( Archibald), anglican, né à Monachan , en Irlande , l'an 1722 , mort à Bath en 1801 , se rendit à La Haye en 1745 pour y diriger l'Eglise anglaise. Ses principaux écrits : 1° une traduction anglaise de YUistoire

MACR

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ecclésiastique de Mosheira; 1765, 2 vol. in-4»; — 1785 , 6 vol. in-8«; 1811, in-8»; — 2» Letters to M. Soame Jenyns; 1777, in -12; elles ont pour but la défense du christianisme ; — 3» des Sermons. Voy. Feller. Michaud. La Mm». Biogr.

MACLESFELD. Voy. Macclesfield.

MACLOPOLIS. Voy. Saint -Malo.

M ACLO T ( Edmond ) , prémonlré , mort en 1711 , professa la philosophie et la théologie , et devint successivement prieur, déliniteur, vicaire général et abbé de l'Étanche, près de Saint-Mihiel. On a de lui : 1° Histoire de t' Ancien et du Nouveau Testament : Nancy, 1706, 1. 1, et Paris, 1712, tom. II; — 2° Institutio reformationù in Ordine Pramonstratensi; Paris, 1(397. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Le Journ. des Savants , 1706, p. 356, 1" édit., et p. 310, 2* édit.

MACLAVIDS. Voy. Malo, n» I.

MACLOU. Voy. Malo, n° I.

MACL0VI0P0LIS. Voy. Saint-Malo.

MACLOVIUM. Voy. Saint-MaLO.

MACLOVIUS. Voy. Malo , n« I.

MÀCON ( Matisco, Matiscona ) , ancienne ville

S'pisc., capitale du Méconnais, qui est redevable es premières lumières de la foi à saint Valère et à saint Marcel, qui y furent envoyés par saint Irénée, évéque de Lyon. Le premier évéque de Màcon fut , selon les auteurs de la Gallia Chritiana , Placide , dont on lit la souscription dans les conciles III-V d'Orléans des années 538, 541 et 549. Il y a eu à Maçon six conciles, dont le

gremier fut tenu l'an 581 ou 582 sous le pape élage IL Ce siège a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. la Regta, tom. XII, XIV. Labbe, tom. V. Hardouin, tom. III. Mansi , Supplem., tom. I. La G allia Christ., t. IV. Richard et Giraud, tom. XX VIII . p. 378 et suiv. Gaet. Moroni . vol. XLI, p. 93-96.

MAÇON, MAÇONNERIE. Voy. FraKC-Maçon, Franc-Maçonnerie.

M ACPHELA . terme hébreu qui signifie double. C'est dans ce sens que les Septante , la Vulgate, les autres anciennes versions et les interprètes juifs l'ont entendu. Cependant beaucoup de commentateurs en font un nom propre de lieu. Ce mot est joint à celui de la caverne qu'Abraham acheta dans le territoire de la ville d'É-

phron pour y enterrer Sara sa femme. Voy. Genèse, xxiu, 8, 9, 17, 19, etc.

MACQUER (Philippe), avocat, né en 1720 a Paris, où il est mort l'an 1770, a laissé, outre quelques ouvrages purement littéraires : Abrégé chronologique de l'histoire ecclésiastique ; Paris, 1754, 1757,2 vol. in-8»; 1768, 3« édit., trad. en allemand, et continué par l'abbé Rauscher; Vienne, 1788, 4 vol. in -8°. Voy. Bret, qui a

Eublié l' Eloge de Macquer dans le Nécrologe des ornmes célèbres de la France , tom. VI, p. 197 et suiv. Feller. Michaud, Biogr. univers. Quérard, La France littéraire. La Nouv. Biogr.

I. M ACRE ( Sainte ) , en latin Macra , vierge et martyre au diocèse de Reims, morte vers l'an 287, demeurait près du lieu où est maintenant la petite ville de Fismes. Sa principale féte, qui est l'anniversaire de sa seconde translation , a été remise au 11 juin. Voy. Richard et Giraud.

II. MACRE (Afacra ), ville épisc. de la province de Rodope, sous la métropole de Trajanopoli , au diocèse de Thrace. Cette ville, érigée en évéché au IX* siècle , devint archevêché sous le patriarche de Constantinople, était au xiii* siècle la métropole de la province de son

nom , ainsi que nous l'apprend la Lettre circulaire que le pape Innocent III adressa en 1213 aux prélats d'Orient pour les inviter au concile de Latran. On ne connaît que quatre évéques de Macre, dont le premier, Antiochus, assista au concile pour le rétablissement de Phottns. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1204, et tom. 111, p. 990. De Commanville, F* Table alphabét., p. 145. Richard et Giraud.

III. MACRE ( Macra ou Macri), évèché de la Mauritanie , dans l'Afrique occidentale , était sous la métropole de Sitifi. Macre est maintenant un évéché purement in partibus, toujours suflragant de Sitifi , qui est aussi un archevêché in partibus. Voy. De Commanville, In Table alphaMt..p. 145. Gaet. Moroni, vol. XL, p. 97.

MACREUSE, oiseau de mer qui a le sang froid , et qui a beaucoup d'analogie avec le canard et l'oie. D'après un usage introduit depuis plus de cinq cents ans , on a la coutume de manger cet animal et ceux d'une espèce semblable les jours maigres • mais l'Église n'a donné aucune décision formelle à ce sujet. Voy. Hecquet, Traité des dispenses du Carême. D. Berinelet, Traité de i abstinence ; Rouen, 1731, in-4°. Le Journ. des Savants, 1657, 1662, Supplém., 1680. 1710 et 1732. Richard et Giraud.

MACRINE (Sainte), vierge, morte l'an 379, était soeur de saint Basile le Grand, de saint Grégoire de Nysse et de saint Pierre de Sébaste. Elle s'attacha à sa mère, sainte Emmélie, qu'elle voulut nourrir du travail de ses mains, et à qui elle persuada de se retirer avec elle dans un monastère. Elles en bâtirent un sur le fonds d'une terre qui leur appartenait dans le Pont, et Macrine y établit une communauté de filles , parmi lesquelles elle établit une exacte discipline. Elle consola saint Grégoire de Nysse, après la mort de saint Basile, par un discours sur la Providence , l'état de l'Ame et la vie future. Elle fut enterrée avec son père , saint Basile, et sa mère, sainte Emmélie, dans l'église des Quarante-Martyrs. Les Grecs et les Latins célèbrent sa féte le 19 juillet. Voy. saint Grégoire de Nysse , Vie de sainte Macrine. Hermant, Vie de saint Basile. Bulteau, Essai de fhist. monast. d'Orient. Richard et Giraud.

MACROBE ( Macrobius ) , prêtre donatiste , vivait au iv siècle. Il fut envoyé à Rome comme évéque de son parti. Avant de se séparer de l'Église, dit saint Jérôme, il avait composé un Discours ad confessores et virgines. Voy. Optât , De Schismate Donatistarum , 1. IL Saint Jérôme, De Vir. illustrib.

MACR0N. Voy. PtolÉmeb , n» III.

MACR0PED1US (Georges), hiéronymite hollandais, né à Germert, près de Bois- le- Duc, vers l'an 1475, mort à Bois -le -Duc en 1558, avait pour vrai nom Longeveld, qui en flamand, comme Macropedius en grec, signifie long champ. En changeant ainsi son nom , il ne fit que se conformer à l'usage de son siècle. Il enseigna les belles-lettres avec une réputation brillante dans cette ville , à Liège et à Utrecht. Il possédait les langues anciennes , même l'hébreu et le chaldéen , et n'était pas étranger aux sciences exactes. Aussi, par ses leçons , aussi bien que

Sar ses livres , il contribua à former une foule e savants distingués. Outre plusieurs ouvrages classiques et un grand nombre de pièces dramatiques en vers, on lui doit : 1° Catendarium chirometricum ; Baie, 1553; — 2» Computus ecclesiasticus ; ibid., 1591; — 3° des Notes sur l'office divin pour en faciliter l'intelligence; Bois-le-Duc, 1599, in-80. Voy. Sweert, Aihena Belgicœ. Foppens, Biblioth. Belgica. Paquot ,

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