MADE
Métwires pour servir ù l'hist. des Pays-Bas. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génér.
MACROSTICHE ( MacroHic hos ) , terme grec qui signifie un écrit qui a de longues lignes. On donna ce nom à la cinquième lormule de foi
3ue firent les Eusébiens, l'une des fractions es Ariens , dans un concile qu'ils tinrent à Antioche l'an 345, à cause de sa longueur. Voy. Tillemont, Hist. de rArianisme, t. VI , c. xxxvm, p. 33t. Bergier, Dicton, de théol., et compor.
Et'SKBIENS.
MACULE (Macula), terme qui, dans l'Écriture sainte et la théologie, se dit de la tache des victimes et de celle du péché. De là vient que Jésus-Christ est appelé V Agneau sans macule.
MACUT. Voy. Malo, n» I.
MADABA ou MEDABA, que Joseph appelle tantôt Médaba, tantôt Atédabé. était une ville située dans la partie méridionale de la tribu de Ruben , et qui tomba au pouvoir des Moabites. Médaba devint plus tard un évéché de la seconde province d'Arabie , dans le patriarcat de Jérusalem, sous la métropole de Rostra. Voy. Nombr. , xxi, 30. Jos., XIII, 9, 1G. Isaïe. xvi, -1. 1 Machab., ix , 36 et suiv. Joseph, Antiq., 1. XIII, c i, xvii, xxiii. De Bello Jud., 1.I1I, c. II. De Conunanville, Table alphabét., p. 153. Gact. Moioni . vol. XL, p. 99.
M AD Aï, troisième (ils de Japheth. fut père des Médes, selon le sentiment général; mais ce sentiment semble souffrir des difficultés ; c'est
ftourquoi quelques interprètes prétendent que es descendants de Madaï s'établirent dans la Macédoine, ou entre la Macédoine et la Thrace. Voy. Genèse, x, 2, et les commentateurs sur ce passage de la Genèse, notamment 1). • almet.
MADALEN A (Thomas), dominicain espagnol, né en 1076, mort l'an 1747, fut premier professeur de l'université de Saragosse. Il a laissé : 1° Tyrocinium morale; in-fol.; — 2° Opus<tda varia; in-fol.; — 3e trois vol. in-fol. sur différente sujets de la morale chrétienne; — 4° La Voie évangelique, en espagnol ; 1 vol. in-4"; — ffl Le Flambeau, pour faciliter l'intelligence des ouvrages de D. Jean Taulère; 1 vol. in-4»; — 6» A/emn de t Ordre de S.- Dominique: in -4»; — 7° L'Étude
des chrétiens: in-8°: — & Vie de sainte Agnès, martyre; in-8»; - 9» Vie de sainte Ar Mout-l'ulaen.
e Aon ignés
MADAN , troisième lils d'Abraham et de Céthura. Madan et Madian, son frère, paraissent avoir peuplé le pays de Madian, qui est à l'orient de la mer Morte, et qu'il ne faut pas confondre avec le pays de Madian, situé à l'orient de la mer Rouge. Voy. Genèse, xxv,2. Eusébe et saint Jérôme, h Locis Hebraicis, et compar. Madian, n» I.
MADARE ou M AD AU RE , M A DU RE (A/adora ou AJudaurus, Madura)} ville épisc. de la Numidie, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Cirte. D autres la mettent entre liippone et Lambesa, sous la métropole de Uarthuge. Madare fut autrefois une ville considérable; il y avait une académie célèbre où saint Augustin étudia ; mais maintenant ce n'est plus qu'un évéclié in partibus suffragant de Carthage, archevêché également in partibus. Voy. De Commanville, l" lubie alphabét., p. 145. Richard et Giraud.Gaet. Moroni, vol. XL! , p. 9ÎM00.
' MADELEINE , M ADELÈN E , MAGDELEINE , M AGDELÈNE Cette variété d'orthographe existant parmi les écrivains, on devra en tenir compte dans la recherche des divers personnages auxquels s'applique ce nom. Ainsi , par exemple, on devra chercher à Atagdeletne et
Magdetène ceux qu'on ne trouvera pas à Madeleine et Afndelène. et réciproquement.
I. MADELEINE ( MARIE ), dont il est fait mention dans le Nouveau Testament. Voy. Marie Madeleine.
II. MADELEINE DE PAZZI (Sainte), vierge, née à Florence l'an 1566, morte le 25 mai ififl, montra dès l'enfance une douceur, une humilité et une modestie qui la faisaient aimer et respecter par tous ceux qui l'approchaient. A l'âge de dix ans elle se consacra a Dieu, et, l'an 1583. elle prit l'habit de carmélite dans le couvent de Sainte-Marie-des-Anges. Les souffrances physiques et morales qu elle éprouva lui donnèrent lieu de faire éclater sa vertu, et les grâce* extraordinaires dont Dieu la favorisa la rendirent un prodige de sainteté. Elle fut béatifiée par Urbain VllI en 1626, et canonisée par Alexandre VII en 1699. Sa Vie a été écrite eu italien par Vincent Pucci ni, et traduite en français par Rrochand. et en italien par Papebrock. Le P. Salvi , carme de Rologne , a recueilli les Œuvres spirituel/es de sainte Madeleine ; Venise. 1739. 1) a donné la relation des miracles opérés par son intercession ; Milan, 1724, 1728/ La fête principale de notre sainte se célèbre le 25 mai. rov.lea Bollandistes. Richard etGiraud. Feller.
III. MADELEINE DE CHÂTEAU DD5 (SAINTE-), en latin Sancta Mngdalena Castrodunensis, abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située à Chùteuudun, dans le diocèse de Chartres. On ne connaît ni l'époque de sa fondatioa ni le nom de son fondateur. Elle fut occupe* successivement par des chanoines séculiers, d« chanoines réguliers et des chanoines de la grégation de France. Voy. la Gatt. Christ., VIII, col. 1317. Richard et Giraud.
IV. MADELEINE DU SAINT- SACREMENT (Sœur), carmélite du voile blanc, née à Séver- Cap en 1617, morte en 1697, fut reçue à l'a» de quinte ans au couvent des Carmélites de Bordeaux, où elle fit paraître U plus grande humilité et la piété la plus solide. Renvoyée dt ce couvent dans la crainte qu'elle ne devint infirme, elle y rentra après avoir vécu dans le monde pendant dix ans comme si elle eût été dans son monastère. Depuis sa rentrée dans le cloitre, toute sa vie ne fut qu'une suite d action; d'humilité, de mortification, de charité envers les pauvres, de douceur et de simplicité chrétienne, de patience dans les épreuves et les persécutions. Ce qui la caractérisa surtout fut une tendre et familière dévotion à l'Enfant- Jésus. On a de soeur Madeleine deux petits écrits : l'as sur les Vertus théologales, et l'autre sur la Prière. Ils ont été donnés par D. Martianai . de la congrégation de Saint. Maur, à la (in de la Vie de Madeleine, qu'il a publiée, Paris, 1711 . in -12. Voy. le Joorn. des Savants 17 11.
MADELGAIRE ou MAUGER, VINCENT DE SOIGNIES, VINCENT MADELGAR ^Saint), né au château de Strepy, prés de Blînche, en liainaut, mort le 14 juillet, vers l'an 677, épousa sainte Valtrude ou Vaudru , tille de Valbert et de Bertille, sœur de sainte Aldegonde,'niécc de Gundoald, maire du palais de C Iota ire II. Il ea eut quatre enfants, que l'Eglise honore comme saints: Landry, Audru,Madelberteou Mauberte, et Dentlin. Vers l'an 650 il se retira dans la solitude de Hautmont, située près de Maubeu^e, où il bâtit un monastère dans lequel il eut »u> sa conduite près de trois cents religieux. Ce» pendant il alla se cacher dans le bois de Soignu», a cinq ou six lieues du côté du Brabant, alin de se dérober aux visites que lui rendaient des séculiers attirés par sa réputation â son i
MADK