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tère. Il y établit une nouvelle communauté, où il se renferma avec son fils Landry. On l'inhuma dans le monastère de Soignies, que Brunon, archevêque de Cologne, changea l'an 965 en un chapitre de chanoines séculiers, où son culte est devenu fort célèbre. On célèbre sa féte le 14 juillet. Voy. Richard et Giraud.
MADELGISILE ou MAUGDILLE (Saint), en latin Sladctymtus , solitaire de Picardie, né en Irlande, mort vers l'an 685, vint en France avec saint Fursy, et, après sa mort, il se retira dans le monastère de Saint-Riquier, dont l'abbé lui permit de s'établir à Monstrelet, à deux lieues de Saint-Riquier. Il y servit Dieu avec une grande ferveur, et, étant tombé malade, il fut secouru d'une manière inespérée par Vulgan ou Vilgaine, solitaire anglais ou irlandais, qui -voulut se sanctifier avec lui après l'avoir guéri. On célèbre la féte de saint Mauguille le 30 mai, *pie l'on croil être le jour de sa mort. Voy. Bollandtls. D. Mabillon. iv* Siècle bfnéd.. 2' part.
MADELONNETTES ou M A G DELON NETTES.
Il y a plusieurs sortes de religieuses qui portent ce nom, dérivé d«- sainte Magdeleine ou Madeleine. Telles sont, par exemple, celles de Metz, établies en 1452; celles de Paris, qui furent instituées en 1492, selon les uns, et en 1618, selon les autres ; celles de Naples furent fondées en 1524, et dotées par la reine Sanche d'Aragon pour servir de retraite aux pécheresses; enfin celles de Rouen et de Bordeaux, qui prirent naissance à Paris en 1618. Il y a ordinairement trois sortes de personnes et de congrégations dans ces monastères. La première est de celles qui, après un temps d'épreuve suffisant, sont admises a embrasser l'état religieux et à faire des vœux ; elles portent le nom de la Madeleine. La congrégation de Sainte - Marthe, qui est la seconde, est composée de celles qui ne peuvent être admises à faire des vœux. La congrégation de Saint-Lazare l'est de celles qui sont dans ces maisons par force et par correction. Les religieuses de la Madeleine , à Rome, dites Converties, furent établies par Léon X. A Paris, les filles de la Magdeleine sont actuellement gouvernées par les religieuses de Notre-Dame-de- Charité ou filles de Saint- Michel; mais il y a d'autres maisons dans lesquelles on reçoit les filles ou femmes pénitentes,- ou dans lesquelles on enferme par autorité celles qui ont mérité ce traitement. Voy. Bergier, Diction, de théol., où l'on trouve de justes réflexions sur la charité oui inspire à des filles pieuses le courage de se dévouer à la conversion des personnes de leur sexe devenues un objet d'avilissement et d'horreur. Jean Le Bœuf, Dissertations sur thist. écriés, et civile de Paris. L'abbé Jacquin et Duesberg, Diction, des Antiq. chrétiennes.
MADER. Voy. MaOERUS.
MADERNO (Alexandre), général des Barnabites, né à Milan en 1618, mort à Rome l'an 1685, a publié : 1° Cursus tfteologicvs ; Rome, 1671, 167§ et 1675, 3 vol. in-fol.; théologie fort estimée: — 2» De Virtutibus in gradu Iteroico; Benoit XIV cite avec éloge cette dissertation dans son savant ouvrage de la Canonisation des saints. Voy. Argellati, BxbUoth. Seriptor. Mediotan. Richard et Giraud.
MADERDP (Oluf), missionnaire protestant, Danois, né dans l'ile de Fionie en 1714 , mort l'an 1776, alla prêcher l' Évangile à Tranquebar, sur la côte de Coromandel. lia laissé, dans sa langue maternelle, quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Explication de quelques jtassages de l'Écriture sainte, au moyen des coutumes, cérémonies et façons de parler des païens
Tamouls; Bergen, 1776, in-4«. Voy. Michaud, Biogr. univers., au SuppUm. La Nouv. Biogr. génèr.
MADERUS ou MADER (Joachim-Jean), protestant, né à Hanovre en 1620, mort à Schœninen l'an 1680, fut professeur d'histoire à l'acaémie de Helmsttedt, puis il fut nommé recteur du gymnase de Schœningen. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Disputaiio de conciliis; 1650, — 2» Dùsertatio de S. Laurentin, 1656; — B* De Scriptis et bibliotheeve antediluviunis ; l'auteur veut y prouver qu'avant le déluge les hommes avaient la connaissance de l'alphabet et de l'écriture graphique, et qu'ils possédaient des bibliothèques. Il a édité, en outre : ["lettre de saint Polycarpe aux Philippiens; 1652; — 2* Lettre de saint Clément aux Corinthiens ; 1654; — 3» Lettre de saint Ban<ahé; 1656; — 4» Chronicon Montis Severi; 1665; — 5° Historia eerlesiast. Adami Bremensis ; 1670; — 6° Compendium hisf'trifp ecclesiastica Haymonis ; 1671. Voy. Kœnig, Biblioth. refus et nova. Sax, Onotnasticon , tom. V, p. 14. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. yénér.
MADIA, un des chefs des familles qui revinrent de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. Il E>dras, xil, 5.
I. MADIAN . quatrième fils d'Abraham et de Céthura. Les Madianites, dont il est parlé dans le livre des Nombres , et dont les filles entraînèrent les Israélites dans le crime et dans l'adoration de Phégor, descendaient de Madian, fils d'Abraham. Les Madianites qui furent battus ' par Adad, fils de Badad, roi d'idumée, ceux qui opprimèrent les Israélites au temps des Juges et oui furent vaincus par Gédéon, descendaient également du fils d'Abraham. D'après l'ordre du Seigneur. Phinéès, envoyé par Moïse, marcha contre les Madianites a la téte de douze mille hommes, les vainquit, mit à mort cinq de leurs rois, brûla leurs villes et leurs villages, et rapporta au camp tout le butin qu'il avait fait dans cette expédition. Voy. Genèse, xxv, 2. Nombres, xxii, 4,7; xxv, 15; xxxi, 2, etc. Juges, vi, 1 et suiv.; vu, I et suiv. Bergier, qui, dans son Diction, de théol.. venge pleinement Moïse, accusé, à l'occasion de l'expédition de Phinéès, de cruauté et de barbarie envers sa propre nation, et de perfidie et d'ingratitude envers les Madianites, chez lesquels il avait trouvé un asile dans sa fuite.
IL MADIAN , était probablement fils de Chus, puisque la femme de Moïse , Séphora , qui était Madianite, est appelée Chusite. D'après Joseph, Madian peupla le pays qui porta son nom, à l'orient de la mer Rouge. C'est dans ce pays que Moïse se sauva et se maria ; ces Madianites tremblèrent quand ils apprirent que les Israélites avaient passé la mer Rouge à pied sec. Voy. Exod., il, 15 et suiv. Nombr., xii, 1. Habacuc, m, 7. Joseph, Antiq., 1. II, c.v. D. Calmet, Diction, de la Bible.
111. MADIAN, pays situé à l'orient do la mer Rouge, et dont la capitale s'appelait aussi Madian, ville mentionnée par Eusèbe et saint Jérôme. Voy. Reland, Palœst. illustr., p. 'J7-100. D. Calmet, art. II Madian, Madianites. Vompar. l'art, précéd.
M AD ION ( MasdiumY abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit dans la Saintonge, au diocèse de Saintes. On ignore l'époque de sa fondation et le nom de son fondateur ; elle a été détruite par les calvinistes. Voy. la Gallia Christ., tom. Il, col. 1226.
MADIR (Saint). Voy. Émétêke.