‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 175 sur 1294 · MAGN · texte numérisé non relu

MAGN

derne en fait mention au 24 octobre. Voy. Mabillon, Acta Benedict., tom. I. D. Lobineau, Histoire des mints de la Bretagne.

MAGNAH7S. Voy. Magnusson.

MAGN AN. Voy. Maignan.

MAGNANIMITÉ ( Magnanimitas) , grandeur d'Ame qui porte à faire des actions héroïques de toutes les vertus les plus difficiles ; c'est une partie intégrante de la force, et une des vertus morales qui lui sont attachées. La magnanimité se porte à tout ce qu'il y a de plus grand, de plus parfait, de plus sublime dans toutes les vertus, par un courage qui élève le magnanime au-dessus des hommes vulgaires, qu'il surpasse sans les mépriser, car la magnanimité n'est pas contraire i l'humilité. La présomption, l'ambition, la vaine cloire lui sont opposées par excès, et la pusillanimité lui est opposée par défaut. Voy. saint Thomas, 2.2., qu.129, art. i. 2, 3, 4,'5. Collet, Moral., tom. 1.

MAGNERIE (Saint), mort en 596, fut un des évéques les plus vénérables de son siècle. Il gouverna l'Église de Trêves sous les règnes de bigebert, Childebert et Chilpéric. Entre autres monuments qu'il a laissés de sa piété, on compte la célèbre abbaye de Saint-Martin, qu'il fonda hors des murs de la ville, en mémoire du saint évéque de Tours, pour qui il avait une grande vénération. Saint Grégoire de Tours nous a conservé quelques particularités de sa vie. Voy. Fellei*, Hiogr. univert.

I. MAGNÉSIE {Magnesia ad Meeandrvm), ville épisc. de la province d'Asie, au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Ëphèse, et située auprès du fleuve Méandre. On en connaît huit évéques, dont le premier, Damase, siégeait du temps de saint Ignace. Voy. Lequien, Oriens Christ., 1. 1, p. 697. De Commanville, /" Table alphabét., p. 146. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, v. XLI, p. 313-311.

IL MAGNÉSIE (Sipyli ou Magnesia ad Sipylum), ville épisc. de la province d'Asie, au diocèse d'Asie, et située au pied du mont Sipyle. Elle fut d'abord sous la métropole d'Éphèse , puis sous celle de Smyrne. On en connaît six évéques, dont le premier, Eosèbe, assista et souscrivit au concile d'Éphèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. 1, p. 736. De Commanville, /'« Table alphabet., p. 146. Richard et Giaaud. Gaet. Moroni , vol. XLI , p. 314.

MAGNÉTISME. C'est Jean-Baptiste Van Helmont , chimiste belge , qui , au xvi* siècle , jeta les premiers fondements de la doctrine du ma-

Îrnétisme, que Frédéric-Antoine Mesmer perèctionna dans le xvin*. Pour bien apprécier le magnétisme sous le rapport théologique , il faut se faire une idée juste et exacte de ce qu'il est au point de vue des sciences naturelles. Or le mot magnétisme vient du grec magnés ou aimant, nom que les anciens donnaient à un minerai de fer qui possède la faculté d'attirer le fer, et de supporter même quelquefois des morceaux assez pesants de ce métal. De là on a appelé magnétitme animal un fluide très-subtil

Îui émane du corps des animaux, et qui, bien irigé , peut devenir un remède efficace contre beaucoup de maladies. La plupart, pour ne pas dire tous ceux qui ont traité du magnétisme, lui ont faussement attribué les effets qui appartiennent exclusivement au somnambulisme naturel, puisqu'ils n'ont jamais lieu que dans l'état somnambulique, et très-souvent tout à fait en dehors de toute opération magnétique ; c'està-dire qu'il n'est pas rare de voir des somnambules qui , sans avoir été magnétisés, font mille choses d'une manière beaucoup plus parfaite

que dans leur état ordinaire ; qu'ils ont , entre plusieurs autres facultés aussi singulières, celle de voir et d'entendre à une distance infinie, comme s'ils étaient présents. Aussi , pour nous qui avons eu l'occasion de faire auprès de M. de Puységur, élève de Mesmer, une étude du magnétisme longue, approfondie, et surtout sans idée préconçue , nous sommes resté convaincu, après les observations les plus consciencieuses, que l'action du magnétiseur n'a d'autre effet réel que celui de produire dans l'économie animale et sur l'imagination d'un somnambule naturel une commotion violente et une impression vive qui le font tomber dans cet état extraordinaire, dans lequel il tombe ordinairement quand , par exemple, on loi annonce la nouvelle imprévue d un événement qui l'intéresse à un haut degré. Quant au fluide magnétique, il faut n'avoir jamais observé avec attention ou bonne foi pour oser en nier l'existence; du moins les faits nombreux dont nous avons été témoin , et qu'on ne saurait expliquer autrement, nous autorisent pleinement à l'affirmer d'une manière positive. Ajoutons qu'on prend souvent pour surnaturel ce qui n'est simplement qu'extraordinaire, et qui ne dépasse pas la limite du naturel. Mais si , d'un coté , nous sommes convaincu de la réalité du fluide magnétique, et si nous avons aussi la conviction qu'il peut opérer la guérison des affections morbides comme tout autre moyen thérapeutique ordinaire , nous ne saurions nier qu'il y ait en bien des circonstances de graves dangers de plus d'un genre à l'employer. D'abord . la limite qui sépare le naturel du surnaturel n'est pas toujours assez marquée et assez visible

!>our qu'on puisse s'exposer témérairement à a franchir. En second lieu , il est une foule de cas où la morale aurait violemment à souffrir de l'usage du magnétisme; n'y aurait-il que l'influence qu'exerce le magnétiseur sur le magnétise, influence qui est presque toujours absolue. Nous disons presque toujours, parce qu'il arrive quelquefois pendant le sommeil magnétique que la personne magnétisée résiste violemment et avec succès à la volonté du magnétiseur, et la rend entièrement nulle: comme il lui arrive fréquemment aussi de subir l'influence magnétique contre son gré, et malgré tous les efforts de son esprit pour s'y soustraire ; ce qui montre combien sont dans l'erreur ceux qui prétendent le contraire. En 1HV2, Mi"- Gousset, archevêque de Reims , ayant consulté le Saint-Siège pour savoir si, sepositit abusibus rei , et rejecto omni cum dtrmone fœdere, il était permis d'exercer le magnétisme, et d'y recourir comme à un remède que plusieurs regardent comme naturel et utile , le

Srand pénitencier lui répondit que la solution emandée se ferait attendre , parce que la question n'avait pas encore été examinée à ce point de vue par le Saint-Siège. En conséquence , le savant archevêque pense que l'usage du magnétisme peut être toléré jusqu'à ce que Rome ait prononcé ; mais il suppose , comme motifs de son opinion : 1° que le magnétiseur et le magnétisé sont de bonne foi , et qu'ils regardent le magnétisme animal comme un remède naturel et utile ; 2» qu'ils ne se permettent rien qui puisse blesser la modestie ; 2r> qu'ils renoncent a toute intervention de la part du démon , autrement ces opérations seraient illicites. Il ajoute qu'un confesseur ne doit ni conseiller ni approuver le magnétisme, surtout entre personnes de différents sexes , à raison de la sympathie trop grande et vraiment dangereuse qui

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se forme le plus souvent entre le magnétiseur el la personne magnétisée. Pour nous, nous ne saurions trop insister sur cette dernière considération ; car nous pourrions citer à l'appui des exemples épouvantables. En 1847, le 28 juillet, le Saint -Office établit comme règle à suivre : « En écartant toute erreur, tout sortilège, toute invocation implicite ou explicite du démon, l'usage du magnétisme, c'est-à-dire le simple acte d'employer des moyens physiques non interdits d'ailleurs n'est pas moralement défendu , pourvu que ce ne soit pas dans un but illicite ou mauvais en quoi que ce soit. Quant à l'application de principes et de moyens purement physiques à des choses ou des effets vraiment surnaturels pour les expliquer physiquement, ce n'est qu'une illusion tout à fait condamnable et une pratique hérétique. » Enfin le 4 août 1856, après avoir rapporté, dans sa Lettre encyclique à tous tes évéqucs contre les abus du magnétisme, le décret précédent, la sainte Inquisition romaine et universelle fait un appel au zèle des évéques de la catholicité pour qu ils fassent cesser, par tous les moyens qui sont en leur pouvoir, ces abus si funestes et si généralement répandus. Yoy. Mp- Gousset, Théol. morale, 1. 1 , n° 425. Rostan, Diction, de médecine , tom. XIII, p. 459, art. Magnétisme. L'abbé Frère, Examen du magnétisme animal. L'abbé Barran , Exposition raisonnée des dogmes et de la morale du christianisme, tom. II, p. 449. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon, où sont rapportées in extenso plusieurs réponses du Saint- Siège, une Consultation adressée à laPénitencerie, le 19 mai 1841, par l'évéque de Lausanne, la réponse à cette Consultation, une Lettre de S. E. le cardinal de Castracane, une Lettre encyclique de la sainte Inquisition romaine et universelle à tous les évéques contre les abus du magnétisme, enfin une Circulaire du Saint-Office à tous les évèques el inquisiteurs de l'Etat pontifical sur le même sujet. M. de Pons, évèque de Moulins, Mandement pour le Jubtlë de 18*;. VEncyclop. rathot., tom. XIV, p. 114-115, et au Supplém., tom. III , p. 536-537, où on lit la Lettre encyclique de la sainte Inquisition romaine et universelle datée du 80 juillet 1856. Le Diction, de théologie de Bergier, édit. de 1S44, a l'article ajouté Magnétisme animal ; on y rapporte plusieurs fragments des auteurs que nous venons d'indiquer, ainsi que la Consultation de l'évéque de Lausanne et la réponse de la Pénitencene.

I. MAGNI (Jacques), augustin , né à Toulouse , mort vers 1422, fort âgé, est auteur d'une introduction à la philosophie intitulée : Sophologium; Paris, 1471, in-4». Il y a une autre édition plus ancienne, mais sans date. Voy. Feller, Hiogr. univers.

II. MAGNI (Jean), évêque suédois de Skara, né l'an 1583 a Wexioe, ce qui fait qu'on le désigne aussi sous le nom de H exionenstt , mort en 1051, professa d'abord l'histoire à Upsa). On lui doit la fondation de plusieurs établissements destinés à répandre l'éducation. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons son explication de l'Apocalvpse, intitulée : Tuba angeltca; ibid., 1637. Voy. relier. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Btogr. génér.

III. MAGNI (Valeriano),'en latin Magnus, capucin, né à Milan vers I an 1587, mort à Salzbourg en 1061 . fut successivement provincial des provinces d Autriche et de Bohême, missionnaire apostolique pour l'Allemagne, la Pologne, la Bohême, la Hongrie, et chef des missions du Nord. Ayant écrit avec beaucoup d'emporte-

ment contre les Jésuites, il encourut la disgrâce d'Alexandre VII, qui lui défendit d'écrire; mais il ne tint aucun compte de cette défense. Il a laissé un assez grand nombre d'écrits , entre autres : 1» Judicium de acathaiicorum régula crtdendi ,* Vienne, en Autriche, 1641 ;

— 2° Judicium de catholicorum régula credendi , etc.; ibid., 1641; — 3° Organum theologicum, seu ratio argumentandi ex humano testimonio, seu ratione; ibid., 1643; — 4» De Luce mentium et eius imagine; Varsovie, 1648, in-8°; — 5° Methodus conrincendi et revocandi htereticot ad fidem catholkam ; — 6e Lux in tenebris lucent: quo opusctdo ex factis catholicismi et acatholicismi ad oculum demonstratur quœ sitvera Ecclesia ;in-8»;

— 7° Opusculum contra Hermanum Coringiwn ha-reticum tatagentem sitbvertere et convertere fUndamenta Ecclesiœ; in-89; — 8° Trac ta tus de in faUibilitale Romani Pontifièis in rébus fidei defin iendis; — 9° Apologia contra impostures Jesuitarum ; ouvrage qui a été mis à V Index par un décret daté du 13 janvier 1665. Foy.Andraeas- Carolus, Memorabil. sar. quindecimi septimi, 1. IV, c. ix. Le P. Jean de Saint-Antoine, Btblioth. univ. Francise, tom. III, p. 132 et soiv. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

MAGNIFICAT cantique de la Vierge que l'on chante à l'église, à vêpres, après l'hymne. La sainte Vierge ayant été visiter sa cousine Elisabeth , qui la félicita d'avoir cru aux paroles de l'ange, prononça aussitôt le cantique Magnificat; elle y remercie Dieu de l'avoir choisie pour la mère de son Fils, et lui rapporte toute la gloire de cette insigne faveur. C est le plus précieux monument de sa profonde humilité et de sa parfaite reconnaissance. Le Magnificat est un des dix cantiques chantés à l'office, et dont sent sont "tirés de l'Ancien Testament, et trois du Nouveau. Voy. Bcnson, in Magnificat, 1. I, c. XX. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Canticum. Bei ffier, qui, dans son Diction, de théol.. combal Topinion de Mabillon et de Bingham , qui prétendent que l'usage du Magnificat n'a commenc»! dans l'Eglise latine que vers l'an 506.

MAGNIFICENCE ( Magmficentia ) , vertu qu porte à faire des choses grandes et somptueuse* en matière d'ouvrages extérieurs, tels que le? édifices publics, la fondation ou la dotation de< églises, monastères, hôpitaux, etc. Elle diffère de la libéralité en ce que celle-ci ne fait qu< des dépenses ordinaires et médiocres, tandi: que la magnificence en fait d'extraordinaires On pèche mortellement par excès, en fait d« magnificence, lorsqu'on ne se propose qu'un* vaine gloire mortelle, qu'on fait des dépense: notablement excessives, ou qu'on y emploie c« que l'on doit à ses créanciers ou aux pauvres on pèche mortellement par défaut, lorsqu'on n fait pas les dépenses nécessaires pour les chose auxquelles on est obligé par vœu, serment, cor trat ou testament. Voy. saint Thomas, 2. 2 qu. 134, art. 3. Collet, Moral., tom. I. Richar et Giraud.

MAGNO ou MAGNON (Magnus), archevôqu de Sens, mort en 818, fut célèbre par son savoi et par les diverses missions que Charlemapn lui confia. Ce prince lui ayant adressé, ain« qu'aux autres métropolitains, sa lettre cirer laire touchant l'explication des cérémonies d baptême, Magnus lui répondit par un Traité n mystère du Baptême; cet ouvrage a été donn par D. Martenne. Magnus a laissé, en outre, u Hecueil des anciennes notes du droit, qui a par à Lyon en 1566. à Paris en 1586 et 1507, et Leyde en 1599. Voy. D. Martenne, De Ritib. e\

MAGR

MA HA

des., 1. I , édit. de 1700. D. Ceillier. Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVIII , p. 417 et 418. Richard et Girnud.

MAGNOBODUS. Voy. Maimbeu.

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