MAG
MAGL
tobre. On lui attribue un Truilé sur la Foi et le Symbole des Apôtres, imprimé à Cologne en 1532. Voy. la Souv. Riogr. génir. Mabillon, Annal., I. XXV, n« 74. LHist. littér. de le France, t. V, p. 272.
M AGGIO (Francesco-Maria), en latin Magius, tbéatin, né a Païenne en 1612, mort en odeur de sainteté l'an 1686, étudia avec ardeur la philosophie et la théologie, se rendit en Orient, où il visita les établissements de son Ordre , traversa la Syrie, l'Arabie et l'Arménie , demeura pendant cinq ans en Géorgie, où il joignit à ses travaux apostoliques l'étude des dialectes et des mœurs du pays. fonda une maison à CafTa, l'ancienne Théodosie, alla a Rome, et revint à Naples,où il établit plusieurs couvents ou maisons religieuses. Il Tut aussi visiteur des théatins pour la province de Sicile. Outre des travaux sur les langues orientales, on a de lui plusieurs ouvrages ascétiques ou liturgiques, parmi lesquels : 1» Rituale Theatinum; Anvers, 1650, in-4B; — Cen fm a Disquisitiones asceticœ; Home, 1656, in-12: — 3" De Sacris C&remoniis Disquisitiones rituales, morales, asceticœ et ut plurimum novae; Païenne, 1665, in-fol . ; — 4- De Pauti l V inculpata Vita; Naples, 1672, in-fol.; — 5" De Ritibus incolendat solitudinis ; ibid., 1675, 2 vol. in-fol.; — 6° Prasagia et insigniora aliquot gesta Pontificum Itomanorum qui xvi et xvii saeculo floruerunt; ibid., 1677, in-8°. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
M AGI RU S (Tbbie), protestant théologien, philosophe et biographe allemand, né à Angermundeen 1586, mort à Francfort-sur- 1 Oder I an 1651, fut co-recteur a Joachimsthal, puis professeur de logique et de physique à Francfort-surl'Oder. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1* Sabbathum christianum, sive medilaliones Patrum orthodoxorum in Evangeha anniversaria ; Francfort, 1621, in-4»; — 2» Oratorium Christianum; — 3» Polymnemon, seu Décades VI probtematum mctaphytieorum,florilegium locorum cornmunium; ibid., 1629, 1658, 4661, in-fol. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér. MAGISTRAT, officier de judicature dont le rincipal devoir est de soutenir la majesté des ois par la sagesse de ses décisions et de se rendre utile à "État et aux particuliers. Les magistrats ont donc besoin des lumières de l'es- >rit, de la droiture du cœur, d'un jugement solde, d'un discernement exquis, d'un grand désintéressement, de beaucoup d'attention, de vigilance et d'activité, d'une noble gravité jointe à Ta modestie, à la douceur et à l'atrabilité. Voy. Richard et Giraud. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute les fausses idées des hérétiques et des incrédules, qui ont prétendu qu'il n'est pas permis à un chrétien d'exercer la magistrature, parce que cette charge peut le mettre dans la nécessité de condamner quelqu'un à la mort ou à des peines afdictives ; ce qui est contraire, disent-ils, à la douceur et a la charité chrétienne. Gaet. Moroni,vol. XLI, p. 309-312, où l'on trouve reproduite une partie de l'art, de Bergier, et où sont cités plusieurs auteurs qui ont écrit sur les magistrats.
MAGISTRI (Yves), théologien, né à Laval vers le milieu du xvi« siècle. Il embrassa la règle de Saint-François, devint confesseur et prédicateur du couvent des Annonciades à Bourges, puis curé du Lude, près de la Flèche. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Le Guide des professeurs ecclésiastiques; Paris, 1580, in-16; — 2" Miroir chrétien , ou Seconde partie du Guide ecclésiastique; ibid., 1580, in-i6; — & Bâton de défense et miroir des professeurs de la vie régulière de
l'abbaye et Ordre de Fontevraull; Angers, 158*. in-4°; suivi de deux opuscules latins : 1° De Exemptione Ordinis Fontis Ebraldi; — 2° Admonitio omnibus venerandis Patribus, visitatoribus, etc.; le premier a été traduit en français en 16(7. Voy. la Souv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits de Magistri.
I. MAGISTRIS (François de), chanoine de Naples qui vivait au xvu* siècle , a laissé : Status rerum memorabilium tam eccletiaxticarum, i/iiom po ht tram m , ac cedifieiorum civitatis Sapth litanœ, cum notis Josephi de Magistris, Aurait Militiœ equitis; 1661, 1668, in-fol. Voy. le Jour*, des Savants, 1682, p. 252, 1" édit., et p. 165, 2«édit.
H. MAGISTRIS (Hyacinthe de), jésuite, né dans le diocèse de Crémone en 16Û5, mort i Goa l'an 1666 , fut envoyé dans les missions de l'Inde , et devint confesseur de l'évêque de Cranganor. 11 visita les missions du Brésil , et fui nommé préfet du noviciat à Goa. On a de lui : Relatio de christianitate Madurensi in Inrfia, et de rébus gestis Patrum Soc. Jesu in provtncia Malabarica; Rome , 1661, in-8°; trad. en français par Jacgues de Machault ; Paris , 1663. Vm. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Soctet. Jesu. Michaud , Biogr. univers. La Nouv. Bioar. génér.
III. MAGISTRIS (Simone ou Siméon de), orientaliste , né en Corse en 1728, mort a Rome en 1802 , entra dans la congrégation de l'Oratoire de Saint-Philippe de Néri , et fut nomme par Pie VI évéque tic Cyrène in partibus, et secrétaire de la Congrégation chargée de corriger les livres de l'Église orientale. Dans cette position , Magistris défendit avec aèle les intérêts de l'Église. On lui doit , outre un Eloge historique en latin de Joseph Bianchini : 1° Dnnui secundum septuaginta ex tetraplis Origenit , mrcprùnum éditas , en grec et en latin ; Rome, 1771 in-fol.; — 2° Acta martymm ad Ostia Ttberma. ex codice regiœ bibliothecat Taurinensis; ibid.. 1795, in-fol.; — 3» S. Dionysii Alexandrtm, episcopi, cognomento Magni, opéra quœ supersuni; ibid., 1776, in-fol. : — 4° Gli Atti di CMfM Martiri netla Corea, coll' origine délia fede » quel regno; ibid., 1801, in-8». Voy. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
MAGLI (Paschal), théologien, né à Naples. vivait au xvill* siècle. Il a laissé ; Raccolta ét varii trattati filotofici et teoiogici... tomi dur; nel primo contengonsi due primi trattati : 1» Del Criterio délia verita ; — 2° Délia Satura e di alcune propriété deW uomo corne uomn. Sel tomo secondo si contengono tre trattati, cioè : %* Délia. Natura et di afeune proprietà deiï uomo comt cittndino; — 2» Délia Divinité délia Chiesa cattolicu romana; — 3° Délia Natura, et di a/cm principe l i proprietà de II' uomo corne cristiano ; Naples, 1747, in-8». Voy. le Journ. des Savants, 1748, n. 219. Richard et Giraud.
MAGLOIRE (Saint), évéque légionnaire en Bretagne et abbé de Dol, né dans le pays de Galles vers l'an 495, mort le 24 octobre 575, était cousin de saint Malo et de saint Samson. Ce dernier, ayant été nommé évéque légionnaire, aborda en 521 sur les côtes de l'Annerique avec saint Magloire, et tous deux commencèrent à prêcher l'Évangile. Saint Samson bâtit quelques monastères, dont le principal fut celui de Dol ; il le gouverna jusqu i sa mort ; et après lui saint Magloire prit la direction de cette communauté. Plus tard, celui-ci se retira dans l'île de Jersey, où il travailla au salut des âmes, et il y bâtit un monastère dans lequel il termina ses jours. Les anciens Martyrologes ne parlent pas de ce saint; mais le "