V. MAGNUS L0CUS. Vo</. Manubu
MAGNUSS0N (Ai ne), en latin Magnœus, protestant, historien, né à Ovenbecke, en Islande, Tan 1663, mort à Copenhague en 1730, professa l'histoire et les antiquités danoises dans cette dernière ville, emploi auquel il joignit celui de conservateur de la biblioUièque. On a de lui plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Versio latina juris ecclesiastici Amceani. insérée dans Pontoppidau , Annales, tom. I; — 2° De LÀngua Codicts argentei, en tète de Y Utphilos de Benzelius; — 8» Kristni-Saga, seu Ht*toria religionis christianœ in Islandiam introductce, nec non narratio de Isleifo ariscopo; Copenhague, 1771, in-8". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
MAG0G. Vov. Goc.
MAGRI ou MAGRIA (Dominique), en latin Macer ou Magrtus , de l'Ordre des Frères Mineurs, né à la Valette, dans l ile de Malte, en 1601, mort a Viterbe en 1672, étudia spécialement la langue arabe. Il était chanoine de la cathédrale de cetle dernière ville , protonotaire apostolique, consul leur du tribunal de l'Inquisition et de la Congrégation de l'Index. Ses prin- ]
cipaux ouvrages sont : !• Sntizia de' vecakoli ecclesiastici, cm la dichiarazione deHe cérémonie ed origini de'li riti sacri , voci barbare et frasi usate da santi Padri, concitii e scritlori ecclesiastici; Messine, 1644, in-4»; Rome, 1650, 1669, 1677, in-fol.; Bologne, 1682; Venise, 1675, 1703, 1717, in-4"; ouvrage traduit en latin par Charles Magri, frère de l'auteur, sous ce titre: Hierolexicon, sive sacrum dictionarium , in quo ecclesiasticœ voces, earumque etymologiœ, origines, symbola, cœrimonia , dubia , barbara vocabula , atqueS. Scripturœ et SS. Patrum phrases obscurœ elucidantur; Rome, 1677, in-fol.: Venise, 1712, in-4°, et 1765, in-4°; cette dernière édit. a été augmentée d'un grand nombre de mots; — 2» Contradictùmes apparentes et conciliationes S. Scripturœ a rfftwti* autoribtts expositce; Venise, 1645, in -24; Paris, 1685, in-12; édition donnée par l'abbé Lefèvre, qui l'augmenta d'un tiers; — 3° une édition du Martirologio romano; Rome, 1668, in-4\ Voy. Auctoris vita a Marco Argolo breviter dc*cripta; cette Vie est en tête du Hierolerieon. Niceron, Mémoires, tom. XLI. Cinelli, Biblioteca volante. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
MAGR0N , lieu situé près de Gabaa, dans la tribu de Benjamin. Voy. I Rois, xiv, 1. Isaïe, x, 28.
MAGUELONE (Mayalona), ancienne ville épisc. du bas Languedoc dont le siège, qui existait déjà en 440, fut transféré à Substantion , bourg a une lieue de Montpellier, en 735, lorsque Charles Martel ruina la ville de Maguelonc , remis à Maguelone l'an 1060, et enfin transféré à Montpellier l'an 1536. On a tenu deux conciles à Maeuelone : l'un en 909, et l'autre en 1220, Voy. Labbe.tom. IX. Baluze. La Gallia Christ., tom. VI, p. 763. De Commanville, In Table alphabet., p. 145. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XLII , p. 23-24.
MAGYDE, siège épisc. de la deuxième Pamphylie, sous la métropole de Per^e, au diocèse d'Asie. On en counaiteinq évèques,dont le premier, Anhrodisius, figure parmi les Pères du concile de Nicée. Voy. Lequieu, Oriens Christ.. tom. I, p. 1025. De Commanville, /" Table atphubét., p. 242. Richard et Giraud.
M AH AL ATH , femme de Roboam. Voy. U Paralip., xi, 18.
MAHAL0N, lils d'Élimélech et de Noérai, épousa Ruth, et mourut sans enfants. Voy. Ruth, i, 2.
MAHANAIM ou MANAÏM , ville située au delà du Jourdain ; elle échut en partage à la tribu de Gad,et fut donnée ensuite aux Lévites de la famille de Mérari. Son nom , qui signifie camp, armée, trouf»e, lui fut donné par Jacob, parce qu'en cet endroit il vit une troupe d'anges qui venaient au-devant de lui. Voy. Genèse, xxxn, 1,2. Josué, xi», 26; xxi, 37. 1 Paralip., vi 80.
MAHARAl, un des braves guerriers de l'armée de David. Voy. II Rois, xxm,28.
MAHATH, fils d'Amasaï. Voy. I Paralip., vi, 35.
MAHAULT ou MATHILDE (Sainte), reine d'Allemagne, née en Westphalie, morte à Quedlimbourg le 14 mars 968, épousa, vers l'an 913, Henri l'Oiseleur, qui succéda, en 919, à Conrad, roi de Germanie ou d'Allemagne. Elle fit briller sur le trône toutes les vertus dont le Seigneur l'avait comblée. Humble et mortifiée, elle s'occupa spécialement des pauvres, des prisonniers et des malades, qu'elle se plaisait à secourir ; et elle bâtit plusieurs monastères et quelques ho*
MAHO
MÀHY
itaux, entre autres le monastère de Polid ou Joled , où elle assembla trois mille ecclésiastiques, et celui de Nordhausen,où elle réunit trois mille religieuses. Enfin elle supporta avec patience les mauvais traitements que ses iils lui prodiguèrent, et rien ne put ralentir l'ardeur avec laquelle elle remplissait ses devoirs de
}>iété et de charité. L'Eglise honore sa mémoire e 14 mars. Voy. Baronius. Mabillon, au y Siècle bénédict. Richard et Giraud. Raynald, Annal, ecclés ann.1516, § 15 et 17.
MAH AZIOTH , Iils d'Héman et chef de la vingttroisième famille des Lévites. Voy. I Paralip., !
LMAHÉ ou MATTHIEU DE FIN DE TERRE
(SAINT-), en latin Sfwctus Matthœus in Finibus Tente, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit et de la congrégation de Saint-Maur située en Bretagne, au diocèse de Saint-Pol de Léon; on l'appela de Fin de Terre parce qu'elle était placée sur un cap formé par la pointe de terre la plus occidentale de la Bretagne. On ignore l'époque de sa fondation ; mais il est certain qu'elle existait dès l'an 555. Voy. La Martinière, le Grand Diction, yéogr. et crit.
II. MAHÉ (Joseph), théologien et antiquaire, né ù Ara, sur les côtes de la Bretagne, en 1760, mort l'an 1831, fut vicaire à Kervignac, puisa Saint- Salomon de Vannes. Il fut nommé, en 1HU6, bibliothécaire de Vannes et aumônier du collège de cette ville. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Dialogues sur la grâce efficace par ellemême, entre Phtlocarus et Aléthézeie ; Paris, 1818, in-12. M a hé a aussi composé des Recherches sur la Bible, sur les Psaumes, une Réfutation de Dupuis et de Bailly; mais ces ouvrages sont restés manuscrits. Voy. Quérard , la France littéraire. La Souv. Rioor.génér.
I. MAHÊLETH, fille d'Isrnaël et troisième fomme d'Ésaù. Voy. Genèse, xxvili, 9.
II. MAHELETH , qu'on lit au ps. lxxxvii, 1, dans la Vulgate. Voy. Maeleth.
MAHI. Voy. Mahy.
MAHIDA, dont les enfants revinrent de la captivité de Babvlone avec Zorobabel. Voy. I Esdr., n,52,II Esdr., vu, 51.
MAHIR, Iils de Caleb, appartenait à la tribu de Juda. Voy. I Paralip., iv, 11.
MAHIS (Des). Voy. Grostete, n» IL
MAHOL, dont les fils étaient très-renommés pour leur sagesse. Voy. III Rois, iv, 31.
MAHOMET , forme vulgaire du nom du fondateur de la religion musulmane, lequel s'écrit en arabe Mohammed, c'est-à-dire louable, et en latin Mue f tûmes, Ma h urnes. Mahomet, né à la Mecque vers l'an 571 de l'ère chrétienne, mort à Mcdinc l'an 632 ou (533, était issu d'un père païen cl d'une mère juive. Ayant perdu ses parents de bonne heure, il fut élevé par son oncle Abou- Thaleb; celui-ci le lit entrer au service d'une riche veuve , qui l'épousa. Il était épileptique, et il persuada a sa femme qu'il tombait dans ces convulsions parce qu'il ne pouvait supporter la vue de l'ange Gabriel, qui venait, de la part de Dieu, lui annoncer plusieurs choses au sujet de la religion. Ses domestiques et ses amis ajoutèrent foi à la même fable, et tous publièrent que Mahomet était un grand prophète. Les disciples accoururent auprès de lui, et les magistrats, craignant une sédition , voulurent se défaire de Mahomet ; mais, averti à temps, il prit la fuite, et c'est de là que les Mahométans comptent les années de leur ère, qu'ils appellent hégire, c'est-à-dire fuite. L'imposteur se retira à Medine et dévoila à ses amis le projet qu'il avait conçu d'étendre par les armes sa religion et sa
puissance. Avec le secours d'un moine neslorien et de quelques Juifs, il composa YAlcoran. Vou. ce mot et l'art, suiv.
MAHOMÊTISME ou ISLAMISME, doctrine de Mahomet en matière de religion. Quant au mot Islamisme, c'est, en arabe, V action de se donner entièrement à Dieu, de mettre toute sa confiance en lui. Les Mahométans reconnaissent Moïse et Jésus-Christ pour de grands prophètes, mais bien inférieurs à Mahomet, qui, disent-ils, a été envoyé pour abroger le christianisme, comme Jésus -Christ l'a été pour abroger le judaïsme. A l'exemple des Juifs, ils observent la circoncision et beaucoup de purifications. Ils croient à la résurrection générale des morts, à la mission des anges, tant dans le ciel que sur la terre, et à la fatalité. Ils observent tous les ans un jeûne de trente jours, prient cinq fois dans la journée, autorisent la polygamie, et promettent aux fidèles observateurs de la loi un paradis où ils goûteront des plaisirs de toute sorte. Cependant, il faut bien le reconnaître, l'unité de Dieu est pour les musulmans un dogme sacré; à ce point qu'ils appellent le chrétien mouschrir, c'est-à-dire polythéiste, à la lettre qui donne à Dieu un compagnon, un égal, parce
Sue le chrétien attribue la divinité à Jésushrist. quoique, distinguant la nature et la personne, il n'admette réellement qu'un seul Dieu, comme les musulmans eux-mêmes. Ainsi, malgré tout ce qu'on est en droit de reprochei d'ailleurs à Mahomet, on ne saurait lui refuseï la gloire d'avoir purgé une partie de l'Asie di polythéisme. C'est surtout dans le Coran que se trouve la doctrine religieuse de Mahomet. Voy.
!>armi une foule d'auteurs qui ont écrit sur Ma îomet et sur le mahométisme, le P. Dandini Voyage du mont Liban. Le P. Nau, Etat présen de la religion mahométane. L'abbé de Choisy Hist. de lr Église du vir* siècle. Roland , Traité sur la religion mahomét. Recueil de pièces d" hist et de littéral.; Paris, 1731, in-12, tom. I. Le P Maracci, Prodromus ad refutationem Akorani L'Hitt. gêné»-, des cérémonies religieuses, tom. V Hermant, Hist. des hérésies, tom. II, p. 277. Iti chard et Giraud. Bergier, Diction, de ihéot. Fol 1er. Michaud. P. Reinaud, dont l'article insën dans la Souv. Biogr. génér. est tres-intéressan au point de vue de la science orientale. L'An cyctop. cathol., dont l'art. M \ nom i n -me, par J. est excellent. L'abbé Bourgade , Les Soirées d Carthage; la Clef du Coran; Passage du Cortt, à l'Évangile. Nous ne connaissons pas de me thode plus propre à convertir les musulman que celle qui a été adoptée par l'auteur de ce trois ouvrages. Compar. l'art. Alcoran.
MAHOULT. Voy. Malo, n° I.
MAH U MITE (Mnhumttes), surnom d'Eliel, u des vaillants capitaines de David, lequel vet dire probablement habitant de Mahumi, noi d'un lieu inconnu d «leurs. Voy. 1 Paralip xi. 46.
MAHUSA D ARJDNA, ville épisc. du pa?
des Garméens, au diocèse des Chaldéens. On e connait trois évéques, dont le premier, Siméot à qui on attribue une traduction de la Ctirotw/i d'Eusèbe. siégeait vers l'an G()0. Voy. Lequiei Oriens Christ., tom. II, p. 1321). Richard et G raud.
MAHT ou MAHI (Bernard), jésuite, né Namur en 1684, mort à Liège l'an 1744, précr avec un grand succès pendant vingt -sept ai dans différentes villes des Pays-Bas. Il exerça son ministère apostolique a la cathédrale < Liège, lorsqu'une mort subite le frappa. Il publié Y Histoire du peuple hébreu jusqu'à ta ruù