‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 178 sur 1294 · MAI · texte numérisé non relu

MAI

MAIG

de la tynafOfw; Liège, 1742, 3 vol. in-12. Voy. Feller, Bu-yr. univers.

MAI (Jfafki), cinquième mois de l'année, pendant \equel les Romains célébraient la fête des esprits aulins. Les chrétiens, au contraire, ont chiots ce mois pour honorer d'une manière toute paruadière la très-sainteVierge,Mèrede Notre- Set^or Jésus-Christ, en consacrant à son culte le r - tout entier, tainiis qu'auparavant on se bornait i quelques fêtes pendant l'année , et à aa/svpar semaine, qui est le samedi. De là vint qu'on a donné au mois de mai le nom de M^sdt Marie. En Italie, où cette tendre dévoue pnt naissance , on choisit le mois de mai par un motif aussi glorieux et honorable à Marie v* contraire et désagréable à l'enfer. Ce mois, ta effet, que le retour du printemps rend plus dangereux par les charmes des plaisirs qu'il semble ramener, et qui se passait ordinairement m parties de danses , de concerts , de fêtes , de «jouissances , se trouve en plusieurs endroits , par le moyen de cette heureuse dévotion, changé en on mois de salut. Partout on y entend retentir les louanges de Marie, dans les monastères, •fans les oratoires, dans les maisons particulières, jusque dans les rues et les places publiées , où le peuple se rassemble pour payer, à certaines heures du jour, divers tributs d hommages et d'honneurs devant quelque image de la sainte Vierge. De Rome, où cette dévotion a toujours été pratiquée si utilement sous les yeux du cher de l'Eglise, elle se répandit bientôt dans les autres parties de l'Italie, en particulier dans k royaume de Naples et en Sicile , où elle produisit de très-heureux fruits , ainsi que dans l'ile Je Malte; Marie montrant partout, par une protection spéciale, combien elle agréait cette mar- <i»e de piété envers elle. Pour en faciliter l'exercice, on avait imprimé à Rome un petit ouvrage ians lequel étaient contenus différents points de méditations, des exemples, des oraisons jaculatoires propres à faire passer saintement le mois à l'honneur de Marie. La dévotion au Mnùt de Mane s étant répandue insensiblement dans les diverses parties du monde catholique, ces sortes d'ouvrages se sont multipliés et se multellement tous les jours, qu'il serait difles compter. C'est dans ces livres prinent qu'on trouve tout ce qui concerne la lion au Mois de Marie.

■il ( Angelo), cardinal, né en 1782 à Schilf-ano, dans la province de Bergame, mort à aibano l'an 1854 , fut dès sa plus tendre enfance «fptiqué à l'élude par ses parents, dont tout le ««a fut de développer en lui l'heureux naturel Au belle intelligence qu'il avait reçus du Ciel. Ë& \'D il entra dans là société de Jésus avec qtu*>. le ses condisciples; et, lorsqu'en 1801 rV Ylll rétablit , a la demande de Ferdinand II, rai de Naples, les jésuites dans son royaume, d'où iks avaient été renvoyés , Mai y alla professer les humanités. Mais les jésuites ayant été de nouveau renvoyés de Naples, il vint a Rome, avoir passé quelque temps, il se renir de l évéque d'Orvieto, plus tard le

cardinal Lambruschini , qui l'appela auprès de ha. Cest a Orvieto qu'il étudia la théologie et ta ii reçut la prêtrise. Sous la direction de deux anciens jésuites espagnols, les Pères Mener© et Menchaca , il apprit l'hébreu et le grec, et le dernier de ces religieux l'initia également i la coaaatssance de la paléographie .dans la welle Mai devint maître consommé. En 1813 il fat nommé à Milan conservateur de la biblio- . , dans laquelle il lit des

il commença une suite de publications d'ouvrages d'une haute importance. En 1819 il fut appelé à Rome comme premier custode de la bibliothèque Vaticane par Pie VII , qui le releva de ses vœux de religieux. Là encore il fit d'heureuses découvertes, entre autres celle d'une série considérable d'écrits des saints Pères qui n'avaient pas été imprimés. Mai devint successivement chanoine du Vatican, prélat romain, protonotaire apostolique , secrétaire de la Congrégation de la Propagande, enfin cardinal, créé par Grégoire XVI en 1838. Le nombre des ouvrages du cardinal Mai est vraiment prodigieux; les plus importants se trouvent réunis dans les grandes collections suivantes : 1° Veterum Scriptorum nova Collectio; Rome, 1825 et suiv., 10 vol. grand in-8«; — 2* Classici Scripturei ex Codd. Vatic. editi; 10 vol., terminés en ÎKW; — 3° Spicilegium Romanum; Rome, 18J9- 1844, 10 vol. in-8»-? — 4° SS. Patrum nova Biblioth., 6 gros vol.; il devait y en avoir 12 ; mais la mort, survenue, a empêché le cardinal de terminer cet ouvrage. Aux nombreuses publications du savant auteur il faut ajouter : Vêtu* et Novum Testamentum ex antiquissimo codice Vaticano; publié à Rome en 1858, 5 vol. in-4», par les soins du savant Père Vercellone, procureur général des Barnabites, qui a corrigé un grand nombre de fautes laissées par le cardinal. Voy. le Diction, de ta théol. cathol. L'abbé Zanelli, oui, dans YEncyclop. cathol., au Supplém., indique la plupart des écrits de l'illustre auteur. H. Fisquet , qui , dans la Nouv. Biogr. génér., donne aussi la liste de ses divers ouvrages, avec quelques détails intéressants.

MAICH AIN ou MAICHIN , sieur de MAISON- NEUVE (Armand), lieutenant particulier de la sénéchaussée de Saintonge, né à Saint -Jeand'Angély en 1617, mort l'an 1705, a laissé , outre des ouvrages de droit civil : 1° Histoire de Saintonge, Poitou, Amis et Angoumois, avec notes sur fêtât de la religion; etc.; Saint-Jean-d'Angély, 1671, in-fol.; — 2° Théologie païenne ;% vol. in-8*. Voy. Le Long, Biblioth. histor. de la France. Guyonnet-Merville, Recherclies topograpfiiques et historiques. Ringuel ,

geoise. La Souv. Biogr. génér.

MAIDST0N (Richard de), de l'Ordre des Carmes, né à Maidstone, dans le Kent, mort en 1396 , fut le confesseur du duc de Lancastre. Il était très-versé dans la théologie, la philosophie et les mathématiques; il employa son éloquence à combattre l'hérésie de Wiclef. On a de lui ; 1» Sermones dominicales intitulati : Dormi secure ; Lyon, 1494, in-4°: Paris, 1520, in-4° ; — 2° des Commentaires sur le Cantique des cantiques et sur les Psaumes de la Pénitence ; — 3° un Abrégé de la Cité de Dieu, de saint Augustin. Voy. Feller, Biogr. univers. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

' MAIER, MATER. Comme les biographes et d'autres écrivains mettent indistinctement ces deux mots l'un pour l'autre, on devra chercher à Mayer les personnages qu'on ne trouvera pas ici à Maier.

MAIER (Jean), de l'Ordre des Carmes, né dans le Urabant, mort en 1577, fut prieur du monastère de Bruxelles, et provincial dans les Pays-Bas. Il était bon théologien, savant dans les langues, et habile prédicateur. On lui doit : Commentaires sur les Êpitres de saint Paul, sur le Décaloque, etc. Voy. Feller, Biogr. univers. MAIFARAKIN. Voy. Martyropolis.

MAIGNAN ou MAGNAN (Emmanuel), de l'Ordre des Minimes, né à Toulouse en 1601, l'an 1676, professa la philosophie et la

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théologie à Rome . et Tut provincial de la province a Aquitaine. Outre un traitéde gnomomque et un cours de philosophie , il a donné : 1° Sacra Philosophia entis supernaturalis ; Lyon, 1662, tom. I, et 1G72, tom. II, in-fol.; — 2» Dissertatio théologien de usu Jicitn pecuniir ; ibid., 1673, in -12; ouvrage qui a été condamné par la S. Congrégation de l'Index. ( Decr. 4 decemhr. 1G74.) Yoi/. Nicéron, Mémoires, tom. XXXI. Le Journ. des Savants, 1702 et 1703. Richard et Giraud. Keller. Michaud.

MAIGRET ou MEIGRET ( Georges), provincial des Augustin» de Flandre et docteur de Louvain, né à Bouillon, près de Sedan, mort en 1633 selon quelques-uns , ou après 1611, suivant Moréri , a laissé : 1<> Institution de la confrérie de la ceinture de Saint - Augustin ; ibid., 1001 ; Liège , 1G11 ; Anvers , 1628 : — 3» Le Rayon t>u l'atome de la vie monastique ; Douai , 1608; — K° L'Heraclite chrétien ressuscité; Liège, 1613; — 5* Monographie des martyrs de l'Ordre des Ermites de Saint- Augustin Anvers, 1665; — 6° Sacrés Rejetons oui portent des palmes des martyrs de son Ordre; Liège, 1616 et 1620; — 7° Martyrographie augusttnienne , etc.; ibid., 1025 et 16'iÔ; — 8° Vie de sainte Élisabeth de Portugal; ibid., 1625; — 9» Traité pour montrer y ne les religieux mendiants ne peuvent passer dans aucun autre Ordre , excepté celui des Chartreux , sont la permission du Pape; ibid., 1630. Voy, Moréri , Diction, histor.

MAILHAT (Raimond), dominicain, né dans le comté de Voix l'an 1611 , mort à Rome en 1603, professa la théologie et la philosophie avec le plus grand succès, seconda Vévèque de Pamiers dans le gouvernement de son diocèse , et fut appelé à Rome, où il devint prieur du couvent de Sainte-Sabine, puis consulteur du Saint-Oftice. On a de lui : une Philosophie, qui a paru à Toulouse en 1652 , et qui a eu plus de

Îuinze éditions. Voy. le P. Eehard , Script. Ord. radie, tom. I, p. 735. Richard et Giraud. MAILLA ou MAILLAC. MAILLAT (Joseph- Anne- Marie de M0YRIA DE) , savant jésuite, né en 1679 au château de Maillac ou Maillât, dans le Bugey, mort l'an 1748 a Pékin, passa en Chine comme missionnaire ; il débarqua à Macao en 1703, d'où il se rendit ensuite à Canton. En peu de temps il devint si habile dans la connaissance des caractères, des arts, des sciences, de la mythologie et des anciens livres des Chinois , qu'il étonnait les lettrés mêmes du Céleste Empire. Outre la Carte de lu Chine et de la Tartarie chinoise, qu'il fut chargé de lever, avec d'autres missionnaires jésuites, par l'empereur Khang-Hi, et qui fut gravée en France l'an 1732, et outre des cartes particulières de quelques provinces, on doit au P. de Maillac : 1° une traduction française des grandes Annales de la Chine, que l'abbé Grosier publia sous le titre d'Hist. génér. de la Chine , ou Ijes grandes Annales de l Empire; Paris, 1777-1783, 12 vol. in-4», avec cartes et planches; — 2° quelques opuscules imprimés en chinois; — 9° plusieurs Lettres. Voy. les Lettres édifiantes, t. XXVU1. Abel Rémosat, Mélanges asiatiques. Feller. Michaud. Depéry, Biogr. des hommes célèbres du département de l'Ain , tom. IL La Nouv. Biogr. génér.

MAILLANE (DURAND DE). Voy. Durand, n° XII.

I. MAILLARD ( Claude ) , jésuite , né à Rayonsur-Moselle, au diocèse de Toul, mort en 1655, fut recteur des collèges de Charleroi et de Nancy , et prêcha à Oruxelles et ailleurs pendant I espace de trente ans. On lui doit . !• un

Traité des Indulgences; Gand , 1641; — 2° Le

Moyen de faire son salut dans tétat du mariage * Douai , 1643; — 3° Traité du jubilé; Bruxelles t

1650 ; — 4» Histoire de la Vierge de Halle ; ibid.,

1651 ; — 5° Échelle mystique pour s'élever à Dieu, trad. du latin de Léonard Lessius; — 6° De* Cinquante Noms de Dieu ; Bruxelles , 1643, in-12. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

H. MAILLARD (Jean), jésuite du xvni» siècle, a laissé : 1» une nouvelle traduction des ŒCuvres spirituelles de Saint-Jean de la Croix ; — <frRe traite pour se préparer à prendre l'habit religieux , avec des Lectures et des considérations conformes aux méditations de chaque jour ; Rouen . 1706, in-12.

III. MAILLARD (Olivier) , cordelier , né en Bretagne, vivait du xv* au rvr* siècle. Il fut docteur de Sorbonne , professeur de théologie dans plusieurs couvents de son Ordre , prédicateur de Louis XI et du duc de Bourgogne. Il acquit une certaine réputation par son éloquence. Ses principaux écrits sont : 1° Se»wones de Adventu: Paris, 1498, In -4°, et 1511, in-8°; — 2* Quadraoesimale Opus; Paris. 1498, in-4°, et 1512, in-8°, 3° Sermones dominicales et alii, etc.; Paris , 1515, in-8°; — 4» Sermones de Sanctis; ibid., 1513, in-8»; — 5° La Bécolation de la très- pieuse Passion de N.-S., représentée par les saints et sacrés mystères de la messe; ibid., in-8° , réimprimée sims ce titre : Le Mystère de la messe conforme et correspondant à la douloureuse Passion de notre Sauveur; ibid., in-4° ; — 6° L'Exemplaire de confession , avec la confession générale: Lyon, 1524, in -8»; — 7° Traité adressé à plusieurs religieuses pour les instruire et les exhorter à se bien gouverner"; ibid.. in-8°: — 8" Contemplatio ad Salututkmern augelicam ; Paris , 1007. Voy. Wadding, Scriptor. Ortlin. Minor. Nicéron, Mémoires, tom. XXIII. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

MAILLE DE BREZE (Simon de), archevêque de Tours, né en 1515, mort en 1597, eutra dans l'Ordre de Citeaux, et devint successivement abbé du Leroux , évèque de Viviers, puis archevêque. Il déploya le plus grand zèle pour les alTaires de l'Eglise, siégea aux états de Paris en 1557, assista en 1o61 au colloque de Poissy, accompagna le cardinal de Lorraine au concile de Trente, où il s'éleva avec énergie contre les nouveaux hérétiques, et tint en 1583 un synode provincial, dont tous les actes obtinrent l'approbation du Saint-Siège. On lui doit : 1° une Traduction latine de quelques homélies de saint Basile; Paris, 1558, in -4°; — 2° un Discours au peuple de Tnuraine ; ibid., 1574, in-16. Voif. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. gén.

MAILLESAIS ou MAILLEZAT ( Mntlcacum ou Malliacum Pictonttm), ancien bourg de Poitiers , où était une abbaye que Jean XXII érigea l'an 1317 en évêché. par suite d'un démembrement de celui de Poitiers . mais en y laissant un chapitre régulier sous la règle de Saint- Benoit. L'an 1631 Urbain VIII sécularisa le chapitre, et, en 1648, Innocent X transféra l'évéché à La Rochelle, en laissant seulement dans l'ancienne cathédrale quelques ecclésiastiques avec un curé. Le dernier évéque de Maillesais et le premier de La Rochelle fut Jacques Raoul. Voy. De Commanville , P* Table alptmbét., p. 147. Richard et Giraud. tom. XXIX, p. 124-127 , art. Rochelle (La). Gaet. Moro.ii, vol. X LU, p. 25.

I. MAILLET, prêtre et chanoine de Troyes, vivait au xvii* siècle. Il a donné : Les Figures du temple et du palais de Salomon ; Paru, 1694, in-fol.

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