‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 180 sur 1294 · MAIN · texte numérisé non relu

MAIN

MAIN A , que Ton croit être l'ancienne Leuctrum ou Leuctra , ville épisc. de la Laconie , sous la métropole de Corinthe. Selon De Commanville, elle était suffragante de Malvoisie (Monembasiu'), et elle Tut érigée en évéché au ix* siècle. On en connaît deux évéques , dont le premier, Raynerius, de l'Ordre des Frères Mineurs, fut nohimé en 1255 par Alexandre IV, et le second, Jacques, de l'Ordre de Saint- Auustin , assista au concile de Lyon en 1274. Voy. Vadding, Annal., tom. II , |p. 114. Thomas de Herrera,i4^<Aa6e/um Augustinum, tom. I, p. 424. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 903. De Commanville , /« Table alplutbét., p. 146.

MAINE DE BIRAN ( François -Pierre -Gonthier), homme politique et philosophe, né à Grateloup, près de Bergerac, en 1766, mort à Paris l'an 1824, fit ses études au collège de Périgueux, servit dans les gardes du corps. Lors de la suppression de la maison du roi il retourna dans son pays , s'y livra à l'étude de la jurisprudence , et exerça la profession d'avocat. Il prit sa part de la vie politique; mais il doit sa réputation hien moins au rôle politique qu'il a joué , qu'à ses connaissances philosophiques,

3ui l'ont placé parmi les philosophes les plus istingués du xviu* siècle. Ses années de service militaire furent pour lui une époque de dissipation qu'il s'est depuis sévèrement reprochée. 11 ne regrettait pas moins d'avoir oublié alors ses principes religieux; aussi n'a-t-il pas rougi de réparer ces premiers torts par la pratique franche et sincère de la religion. Quant au changement qu'on croirait pouvoir remarquer dans ses idées par suite de ses recherches philosophiques, nous dirons volontiers avec Auguste Nicolas. « Il n'a, à proprement parler, rien quitté, rien abandonné : il n'a fait que compléter, que dérouler la science. Sa marche a été si sûre, si droite, si fidèle aux données de l'expérience et aux suggestions de la vérité, qu'il n a pas eu à revenir sur ses pas , et que toute sa méprise a été de s'arrêter un instant à des systèmes dont le seul défaut était d'être incomplets et exclusifs ; d'en avoir fait le terme alors qu'ils n'étaient que le chemin. Le grand caractère de la philosophie de Maine de Biran, c'est d'avoir retenu ce qu'en avançant il était tenté de rejeter, d'avoir apporté par là au christianisme le tribut de l'homme complet ; d'avoir montré que le christianisme embrasse et comlète lui-même tout l'homme, qu'il suffit d'aller jusqu'au bout de soi-même et de la science pour le trouver, et pour éprouver la vérité de cette grande parole de Tertullien : Anima naturaliter chrùtuma. » On a de Maine de Biran, outre la partie métaphysique de l'art. Leibnitz, dans la Biogr. univers, de Michaud . 1831 : 1° De l' Influence de l'Iuibitude sur la fueutté de penser ; Paris, 1803, in-8°; — 2° Examen des Leçons de philosophie de Larrtmiguière ; 1817, in -8°; — 3" Nouvelles Considérations sur les rapports du physique et du moral de l'homme; ibid., 1834, in-8°; le manuscrit de l'auteur porte : Truité de la folie; c'est l'éditeur Victor Cousin qui a changé le titre de l'ouvrage , en y ajoutant Y Examen des Levons de plalosophie de Laromiyuière et l'art. L'eihsitz ; — 4° Œuvres philosophiques de Maine de liiran, 18H , 4 vol. in -8°, égaïament publiées par Victor Cousin, et dont l'édition de 1834 forme le 4' volume ; — 5° le Journal intime de ses pensées, publié par les soins d'Ernest Naville, qui a fait paraître : Maine de Bùan, sa Vie et ses Pentées ; 1857, in-8°f et Œuvres inédiles, du même auteur; l85'*,in-8°. Voy. Feller, Biogr. univers. Auguste

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