‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 183 sur 1294 · MAIT · texte numérisé non relu

MAIT

la sécularisation du Père, et lui donna un canonicat. Après la dissolution de la Société de Jésus, l'abbé Maire, qui n'avait cessé de défendre ses confrères, se retira à Avignon, où il lança dans le public plusieurs écrits destinés â repousser les imputations dont on les flétrissait. Le parlement de Provence le décréta d'accusation; et l'ordre était donné de l'arrêter, lorsqu'il mourut subitement. On a de lui, outre une Oraison funèbre de M. de Belzunce, 1 Antitiquité de T Eglise de Marseille, ouvrage plein de recherches, mais qui manque un peu de critique. Voy. Michaud, Biogr. univers.

III. MAIRE ou M AIR (Jean), en latin Major, théologien écossais , docteur de la maison de Navarre, né en 1469 à Gleghorn, près de North-Berwick, ou à Haddington selon d'autres, vint fort jeune à Paris, où il fut tour à tour écolier de Sainte-Barbe, de Montaigu et de Navarre, puis il revint à S. Andrew pour y enseigner la théologie. Ses principaux ouvrages sont : 4° In primum et secundum Sententiarum lib. Commentarii ; Paris, 1510; — 2° In quatuor Sententiarum lib. Commenta rius-} ibid., 1516; — 3° Litteralis in Matthœum Exposttio ; ibid., 1518;

— 4- Luculenta? in IV Evangelia Expositiones ; ibid., 1529, in-fol. Maire ne reconnaissait d'autre autorité infaillible que celle des conciles œcuméniques: il allait même jusqu'à nier la suprématie de 1 évêque de Rome. Voy. Wood, At/tenœ Oxonienses. tom. 1. Feller. Micïiaud, Biogr. uni' vers., art. Major ou Le Maire (Jean). La Nouv. Biogr. génér., au mot M au;.

W. MAIRE (Jean LE), historien et poète dont les œuvres sont à l'Index de Clément VIII. Voy. Le Maire , n° III.

MAIRHOFFER (Matthias), jésuite, né à Munich, mort en 1641 , a laissé : 1* Traité des trois sortes de péchés; Ingolstadt, 1586; — 2° Disputes sur les vœux et sur les serments; ibid., 1589; — 3» De la Restitution ; ibid., 1589; — 4° Dispute sur le mystère de l'Incarnation; ibid., 1590; — 5° Disputes du domaine des biens; ibid.

MAIRON (François). Voy. François, n» XX VI II.

MAISIERES ou MAIZIÊRES (Philippe de\ en latin Mazerius , chanoine de la cathédrale d'Amiens , né au château de Maisières , en Picardie, vers l'an 1327, mort à l>aris en 1405, fut successivement chancelier des royaumes de Jérusalem et de Chypre, ambassadeur auprès de Grégoire XI , et à son retour en France il devint conseiller d'État; plus tard il se retira dans le couvent des Célestins à Paris. On a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Noya Heligio militiœ Passionis Jesu Christi, pro acquisitione S. cii'itnNs Jérusalem et Terrât Sanctte; ce sont les statuts d'un nouvel Ordre de chevalerie religieuse qui devait avoir pour but de conquérir les Lieux saints, — 2° Vita B. Pétri *fhomasii , carme français et patriarche de Coustantinople , dans les Acla Sanctorum, au 29 janvier; — 3° De Laudibus B. Mavice Virginis super Salve, sancta parens ;

— 4" Cy est le livre appelé : Le Songe adressant au blanc faucon ù bec et à pieds dorés; 1382 ; ouvrage allégorique dont le but est de signaler les abus qui à cette époque affligeaient surtout la France et l'Italie. Voy. l'abbé Le Bœuf, Notice sur la vie de Philippe de Maizières , et Catalogue raisonné de ses ouvrages , dans le Recueil de t Académie des inscriptions, tom. XVI et XVII. Le P. Becquet, Histoire des Célestins. La Biblioth. de t Ecole des Chartes, tom. 1. Richard et Giraud. Feller , Biogr. univers., et aussi Mi-

chaud et la Nouv. Biogr. génér., au mot Mai- / 1 y r F s

I. MAISON CANONIALE. Les conciles de Tours de l'an 1580, de Bordeaux de l'an 1583, et de Bourges de l'an 1584, défendent de louer les maisons canoniales , en totalité ou en partie , à des laïques, et particulièrement à des femmes ; et c'est sur ce fondement que les arrêts ont fait inhibition aux chanoines de louer leurs maisons canoniales aux laïques. Les ornements faits et apposés par un chanoine dans une maison canoniale appartenaient au chapitre, à l'exclusion des héritiers. Quant à la manière de partager les maisons canoniales, elle se réglait selon l'usage de chaque chapitre. Voy. de La Combe, Recueil de j'urisprud. canonique. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon.portatif. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon.

II. MAISON hURIALE, celle qui est destinée au logement du curé. Voy. Logement des

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