‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 184 sur 1294 · III. MAISON DE DIEU ou DU SEIGNEUR · texte numérisé non relu

III. MAISON DE DIEU ou DU SEIGNEUR

Cette expression s'emploie dans l'Écriture pour désigner les lieux où Dieu manifeste sa présence d'une manière plus particulière, comme: 1° l'endroit où le patriarche Jacob vit en songe une échelle qui allait de la terre au ciel, et Te Seigneur appuyé sur cette échelle; ce nui lit que Jacob donna à ce lieu le nom de Béthel, en hébreu Maison de Dieu; 2° le tabernacle sacré; 3° Silo, ville où était le tabernacle; 4° le temple de Jérusalem; 5° l'Église ou la communauté des fidèles. Voy. Genèso. xxviii, 17; xxxv,1-8. Exode, xxiii, 19; xxxiv, "26. Juges, xvm, 31; xix, 18. Les livres des Rois, des Paralip. et les suivants, jusqu'à la I" Épitrede saint Pierre.

MAISTRE (Joseph comte de), célèbre publiciste et philosophe, né à Chambéry en 1754, mort à Turin l'an 1821 , devint substitut, avocat fiscal général effectif, membre du conseil de la réforme des études en Savoie et sénateur. Nous nous bornerons à dire de cet illustre écrivain qu'il a été jugé fort légèrement par une foule d'écrivains plus ou moins ignorants que son mérite écrase, pour ne pas dire anéantit. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Sur les Délais de la justice divine dans la punition des coupables; ouvrage de Plutarque nouvellement traduit, avec des additions et des notes, suivi de la traduction du même traité, par Amyot, sous ce titre : Pourquoi la justice divine diffère la punition des maléfices? Paris, 1816, in-8»; Lyon, 1829, 1833, in-8»; — 2» Du Pa/te; Lyon, 1819, 2 vol. in-8»; 1821, 2* édit.; — 3° De l'Eglise gallicane dans son rapport avec le Souverain Pontife; Paris, 1821 , 18-22, in-8»; Lyon, 1829, in-8»; — 4» Lettres à un gentilhomme russe sur t' Inquisition espagnole; Paris, 1822, in-8°. Vou. Feller, Biogr. univers. Michaud, au Supplém.LA Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol. Roger de Sezeval , Joseph de Maistrc, ses détracteurs, son génie; Pans, 1865.

MAISTRE (LE). Voy. Lemaistre.

MAITON ou MADITE (Madyta). ville épisc.

de la province d'Europe, dans l'exarchat de Thrace , fut érigée en évéché au v r siècle sous la métropole d'Héraclée ; mais au ix' elle devint archevêché. A l'époque du vu' concile général, qui fut le u* de Nicée, tenu en 787, l'évéque de Maiton l'était aussi de Cœlé, et la Notice de Philippe de Chypre ne fait qu'un seul évéché des Lglises de Gallipolis et de Madite. On ne connaît de Maiton que huit évêques, dont le premier, Léonidas, assista au vil* concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ. , tom. I, p. 1141. De Commanville, f Table alphabét., p. 145. Ri-

MAIU - 1354 - MAIX

chard et Giraud. Geet. Moroni, vol. XLI, p. 101.

Comjtar. CŒLÉ.

I. MAÎTRE (Magister, prœceptor), doit à ses élèves l'exemple, l'attention, la vigilance, la prière, la saine doctrine, et cela par justice, de Mirte qu'il est obligé de réparer le dommage qu'il leur cause par sa faute, autant que cette réparation est possible. Voy. Besombres, t. VI, Tract. III. c. m. Tournely, M»™/ tom. V, p. 262.

II. MAITRE ou PÈRE-MAÎTRE des novices, est, dans quelques Ordres religieux, celui qui a soin des novices, qui veille sur eux et les instruit de toutes les pratiques de la vie régulière. Dans 1 Ordre de Saint-Benoit, le mailre des novices ne les quittait jamais et marchait toujours devant eux, selon les anciennes coutumes. Voy. D. Calmet, Comment, sur la règle de Samt-Benoit, tom. Il, p. 307.

III. MAÎTRE DES ENFANTS {Magister tnfantium), était, dans les monastères, chargé de ! l'éducation des enfants qu'on y élevait ; car, dans les cloitres, il y avait autrefois des entants de tout àye. Les uns y étaient dévoués par leurs

Sareuls, cl d autres s'y dévouaient eux-mêmes 'une manière irrévocable. Ces enfants étaient vraiment religieux, et eu portaient l'habit; ils ] aidaient ceux qui servaient à la cuisine et au réfectoire, chantaient au chœur et servaient à Té;;li*e, chacun selon ses forces, son âge et ses moyens. On leur enseignait à lire, à écrire, les belle:» lettres, la religion, le chant, les psaumes et les cérémonies de l Èglise. Clément 111 et Célestin III permirent aux eufants offerts par leurs parents aux monastères, de rentrer dans le monde, s'ils le jugeaient a propos. Voy. D. Calmet, Comment, sur la Règle de Saint- Benoit , torn. Il, p. 2 et suiv., et 343. Richard et Giraud.

MAITRE DES SENTENCES. Voy. Pierre Lombard.

MAÎTRE DU SACRÉ-PALAIS (Magister Sacri Palatu), -rand officier de la cour romaine. Il loge et mange au Vatican, prêche une fois par mois dans la chapelle commune du palais, se

filace dans la chapelle papille après le doyen ou e plus ancien auditeur de Rote, entre en la Congrégation duSaint-Oflice et en celle de 17«dex , donne la permission de lire les livres défendus, confisque ceux qui sont condamnés par V Index du concile de Trente, et est le juge ordinaire des imprimeurs, des graveurs et des libraires, qui ne peuvent mettre au jour ni vendre un ouvrage sans sa permission. Cette charge est possédée par un dominicain, depuis que saint Dominique en a été revêtu, en 1218, par Honoré 111. Voy. Aimou, Tableau de ta cour dr Home. De Magistro Sacri Palatii opostolici, libri duo, etc., autore Jos. Catalano; Home, 17 H, in-4". L'abbé L. Pallard,£*f Ministères ecclisxas- Uques du Stimt-Siége. p. 180 et suiv.

MAITTAIRE(Michcl), philologue et biographe anglais, d'origine française, né en 1668, mort à Londres en 1747, se consacra à l'enseignement

S rivé. 11 est auteur d'un assez grand nombre ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i°An E*say agatnst Arianium and some other hérésies ; Londres, 1711, in-80;— 2» Stephanorum Historia, filas ipsorum et libros complecteiis , opéra et fragmndu veterum poetarum tatinorum profanos et tcclesiasticos; Londres, 1713, 2 vol. in-8°. Il a édité, en outre, quelques ouvrages latins, entre autres : le Chrtstus indiens de Rapin ; 1713. Voy. Michaud. Feller. La S'ouv. Biogr. gétiér.

I. M AI US ou M A JUS (Henri), luthérien, né en 1515, mort en 1607, professa la théologie à Witteinberg, et devint membre du sénat ecclésiastique d'Heidelberg. On a de lui un Commen-

taire sur le proptiète Daniel. Voy. Kœnig,fiiblioth. vêtus et nova.

II. MAIUSou M AJUS f Jean-Henri), luthérien, né à Pfortzheim, dans le marquisat de Bade- Durlach, en 1653, mort à Giessen l'an 1719, enseigna les langues orientales dans plusieurs académies, et, en dernier lieu, à Giessen, où il fut pasteur et professeur de théologie. Ses principaux ouvrages sont : 1* R. Mosis, fUii Mawton, T> actatus de juribus anni septimi et jubdeei. Textum hebrœum addtdit, in sermonem latinum ver-

! lit, notisque illustravit Joan. Uenr. Maius fUius. Accessit, appendicis l'tco, dissertatio de jure anni septimi; Francfort-sur-le-Mein , 1708, in-4°; — '2° Œconomia temporum Veteris Testamenti, exhibens gubernalionem Dci inde a mundo condito nsaue ad Messiœ adverdum, per omnes antiqui bebrcei Codicis libros, secundum seriem seeculorum et similitudinem rerum. Opu% ad referendam il- \ lustrandamque universam Scripturam Sanctam, utile atque necessarium sanctte tlteologuv cultortbus; ibid., 1706, in-4": — 3° CLconomia tem/iorum Sovi Testamenti, exhtbens gubernationem Dei m Ecclesia ab adventu Messiœ usque ad finem mundi, per omnes sanct. gra-ci Codicts libres, gui simul j strict im breviterqueexplicantur;\b\d.tli06,in-&i ' — 4° liepetitum Examen historia criticce textus Novi Testamenti a P. Rich. Stmonio, cong. Orai. presbyt. in Gallia vutgatœf publiée institutum aide bac in academia Ludovic tana nuncqueauctum Jnti fiductione ud studtum philologicum , criticum et exegeticum i atque examine Artis criticee Joh. Clerici et novi specimini biblicarum Emendationum et inlcrpreiationum M. Mcibonii; ibid., 1708, in-4° ; — 5° Hittùi ia reformations per Veteris Novique Testamenti libros, secundum seriem stecuiomm digesta et ad reformationem D. Luther i applicata; Francfort, 171U, in-4"; — 6° Historia animatium Scripturce Sacra; — 7° Synopsis theologiœ symboHcœ , moralis et judaicte ; — 8° Paraphrasis Epistofo ad Hebra'os: — 9° Tficologiu evangelica ; — 10° Animadversiones et Supplementa ad Coecii Lexicon hebrœum; — 11° Synopsis theologiœ christiana*; — 12° Theologia Lutheri; — 13° Theologia prophetica; — 11° Dissertationes philologicœ et exegetictt" ; — 15° une bonne édition de la Bible hébraïque; in-4°. Voy. le Journ. des Savants , 1708 , 17(J9, 1710 et 1720. L'abbé Ladvocat, Diction, histor. portatij. Richard et Giraud.

III. MAIUS ou MAJUS (Jean-Henri), tils du précédent, né à Durlach l'an 1688, mort en 1732, professa les langues orientales à Giessen, et publia, entre autres écrits : 1° De Auspiciis anni civilis Hebrœorum ejusque solemnitatibus ; Giessen, 1717, in-4°- — 2* Spécimen tinguœ Punictp in liodierna Melitensiwn super stitis; Marbourg, 1718, in-8% reproduit dans le Thésaurus SiciYiu» de Grxvius, tom. XV; — 3» De Pleonasmis lingut* qrcecce m Nom Test amen to occurrentibus ; ibid. , 1728, in-4°; — 4* De Aris et nltaribus veterum ; 1732, in-4». 11 a , en outre , travaillé à l'édition d'un Traité de Maïraon donnée par son père , comme on peut le voir à l'art, précéd. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. MAIXENT ou MESSENT (Saint), prêtre et abbé en Poitou, né à Agde, dans le Languedoc, vers l'an 447, mort le 26 juin, vers l'an 51o, reçut au baptême le nom ti'Adjuteur. Placé sous la conduite d'un saint abbé, nommé Sévère, il lit de rapides progrès dans la vertu, ce qui excita l'envie des méchants. H abandonna alors sort pays, et se tint caché pendant deux ans, au bout desquels ses parents l'obligèrent de revenir à Agde. Les louanges dont il était l'objet l'en chassèrent de nouveau. H vint dans le Poitou, chan-

MAJE

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