I. MAJOR. Voy. Maire, n«I
IL MAJOR (Georges), disciple de Luther, né à Nuremberg en 1502, mort à Wittcmberg l'an 1574, fut élevé comme enfant de chœur à la cour de Frédéric III, dit le Sage, duc de Saxe. Il professa la théologie à Magdebonrg, puis à Wittcmberg, et devint ministre à Eisleben. Il avait abandonné les sentiments de Luther sur le libre arbitre, et suivait ceux de Mélanchthon, qui sont plus doux, et il les poussait beaucoup plus loin. 11 soutenait non -seulement, comme ce dernier, que l'homme n'est pas purement passif sous l'impulsion de la grâce, mais qu'il prévient même la grâce par des prières et de bons désirs; ce qui est l'erreur des semi-pélagiens. Pour qu'un homme se convertisse, disait-il, il faut qu'il écoute la parole de Dieu, qu'il la comprenne, qu'il en reconnaisse la vérité ; or tout cela est l'ouvrage de la volonté; alors il demande les lumières de l'Esprit-Saint, et il les obtient. Maispour tout cela, au contraire, la volonté a besoin d'être prévenue pr la grâce. Ainsi l'enseigne l'Écriture, et ainsi l'a défini l'Kglise contre les semi-pélagiens,qui attribuent à l'homme seul les commencements de la conversion et du salut. — Major soutenait aussi la nécessité des bonnes œuvres pour être sauvé , tandis que, suivant Luther, les bonnes œuvres sont seulement une preuve et un effet de la conversion , et non un moyen de salut. Les partisans de Major furent nommés majoristes ou majorités. Quant à ses ouvrages, une partie a été publiée sous le titre de Opéra D. G. Muions; Wittemberg,1569,3voL in-fol. Voy. Feller, Riogr. univers. Le Diction, de la théol. cathol. Bergier, Diction, de tliéol., au mot Majoristes.
MAJOR (Jean). Voy. Maire, n« III.
MAJORDOME, mot tiré de l'italien, et qui signilie proprement mattre d'hôtel. On l'emploie surtout pour désigner une sorte d'administrateurs ou d'officiers de la cour de Rome. Voy. l'abbé André, Cours alphabét. de droit canon, au mot Administrateur.
MAJOREE (Jean) , antécesseur de Toulouse , né dans cette ville, mort vers 1680, a laissé des Commentaires sur les IV livres des instituts du dmit canonique; Toulouse, 1669 et 1676.
MAJORGA (Le bienheureux Jean), un des trente -neuf jésuites qui furent massacrés sur l'Océan avec le P. Ignace d'Azevedo . naquit en 1533 à Saint- Jean - Pied-de-Port, diocèse de Rayonne. 11 partit jeune encore pour le royaume d'Aragon, ou il se livra tout entier à l'étude de la peinture. En peu de temps il devint un artiste très-distingué. Il atteignait sa trente-cinquième année quand, dégoûté du monde, il sollicita et obtint son admission dans la compagnie de Jésus comme simple frère coadjuteur. En 1569, il désira être le compagnon d'Ignace d'Azevedo dans sa mission du Hrésil, et, l'année suivante, le vaisseau sur lequel il était ayant été capturé par des corsaires calvinistes, le zélé missionnaire trouva la mort la plus glorieuse pour un chrétien , la mort du martyr. Déjà ses compagnons avaient succombé sous les coups des hérétique», lorsque, le crucifix à la main, il accourt vers les meurtriers, qui, so ruant sur lui et le prenant par les pieds, le précipitent dans la mer. Jénu ! Jésus ! s écrie alors le bienheureux martyr ; et il disparait sous les flots en pro-
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