‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 188 sur 1294 · I. MAJUMA. Voy. Anthédon · texte numérisé non relu

I. MAJUMA. Voy. Anthédon

II. MAJUMA D'ASC ALON, port de la ville d'Ascalon et siège épisc. de la première Palestine sous la métropole de Césarée, dans le patriarcat de Jérusalem, est peut-être le même évêché qu' Anthédon. On en connaît un évêque, Etienne, qui souscrivit, en 548, à la lettre synodale adressée par Jean, patriarche de Jérusalem, à Jean, patriarche de Constantinople, pour la condamnation de Sévère et des autres adversaires du concile de Chalcédoine. roy. Lequien, Orient Christ., tom. Il, p. 602. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL1I , p. 32.

III. MAJUMA DE GAZA, port de la ville de Gaza et siège épisc. sous la métropole de Césarée, au diocèse de Jérusalem. On ignore le nom des évèques qui ont siégé depuis Constantin jusqu'à Théodose; on en connait cinq, dont le premier, Zenon, siégeait du iv* au v« siècle, et que le Martyrologe romain mentionne le 8 septembre et le 26 décembre. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. Il, p. 622. Soiomène, Hist.ecclés., I. Il, C. V; 1. VU. c. xxvm. Lequien, Oriens Christ., tom. Il, p. 022. Richard et Guaud. Gaet. Moroni, vol. XLII, p. 32.

MAJUME (Majuma), nom d'une féte qui fut établie par l'empereur Claude, et qui se célébrait le 1 " mai , en l'honneur de Maia ou de Flore. Le concile in Trutlo et les empereurs Arcade et lionorius défendirent la célébration de cette féte, à cause des desordres qui s'y commettaient. Voy. Suidas. Baronius, ami. 399, n°» 27, 28 et 29. Tiîlemont, Hist. des Empereurs, tom. V, p. 439. D. Marri Hierolexicon, ad voc Majuma. Richard et Giraud.

MAJUS. Voy. Matus.

MAJUSCULE (Majusculus), dignité qui, dans quelques églises, répond à celle de chantre. Voy. D. Macri Hierolexicon.

MAJUS MONASTERIUM. Voy. Marmoutieb, n»l.

MAKEBLYDE (Louis), jésuite, né à Poperingue , dans la Flandre occidentale , en 4564 , mort à Dell i l'an 4630, fut recteur des collèges de Bergues-Saint-Winocx et d'Ypres , prêcha à Gand et à Anvers, et fut attaché a la mission de Hollande. Il a laissé, en flamand, plusieurs ouvrages, entre autres : i' Paradis de pratiques spirituelles; Anvers, 4617, in-46;— *> Catéchisme ae l'archevêché de Matines , distribué en xlix le-

Swur; 4607; cet ouvrage a eu plus de cent édions et a été traduit en français en 1628; — 3* Histoire des chrétiens martyrisés au Japon en 4604; Anvers,4609, in-42; — 4° Trésor de ta doctrine chrétienne; ibid., 4010, in-42; 4664, in-42;

— 5» La Montagne des délices spirituelles; ibid., 4648; — 6° Le Négoce céleste des âmes dévotes; ibid., 4625. Voy. Sweert, A thème Belgica: Aiegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Paquot , Mémoires pour servir à l'Histoire des Pays-Bas. La Souw. ttiogr. génér.

MAKOWSKI (Jean), en latin Maccovius , gentilhomme polonais, né à Lobzénie, près du palatinat de Posnanie, l'an 4588, mort en 4644, se fît recevoir docteur en théologie à Franeker, où il professa cette science depuis 4645 jusqu'à sa mort. 11 eut de grandes disputes avec les sociniens, les catholiques, les anabaptistes, les arminiens, etc. On a de lui, en latin, des Opuscule* théologiques, philosophiques, etc., imprimés d'abord séparément, puis réunis ; Amsterdam, 4660, 3 vol. in-4°. 11 y enseigne les erreurs les plus révoltantes du calvinisme, et soutient crûment que « Dieu ne veut nullement le salut de tous les hommes; mais qu'il veut le péché, et qu'il destine les hommes au péché , en tant que p > • ■ ché. > Il fut déféré au synode de Dordrecht, qui le déclara exempt de toute erreur, se contentant de l'avertir d'être plus circonspect dans se* expressions. Voy. Richard et Giraud. Feller.

MAL. On distingue : 4e le mal métapfiysique par lequel on entend les imperfections des créatures ; 2° le mal pftytique, c'est-à-dire la douleur tout ce qui afflige les êtres sensibles et les rem malheureux; 3° le mal moi-at, qui est le pécht et les peines qu'il trahie à sa suite. La questioi de l'origine du mal a été dans tous les temp l'écueil de la raison humaine. Comment un Die» créateur, tout -puissant, souverainement bon a-t-il pu produire du mal dans le monde? Ce pendant ce problème, si obscur en apparence n'est pas tout à fait insoluble; car il suffît, pou en avoir une solution satisfaisante, de bien pose la question et d'en éclaircir les termes en atta chant à chacun d'eux une idée nette et précis* Ajoutons que la saine raison et la foi nous foui nissent sur ce point, sinon des principes év dents, du moins des principes incontestable qui vengent la Providence divine de toute in putation d'injustice, de cruauté, etc., en mèni temps qu'ils restituent à la nature humaine « dignité et qu'ils affranchissent l'homme de l'en pire d'une fatalité aveugle et d'un désespoi aussi insensé qu'inévitable. C'est ainsi que toi les Pères de l'Eglise, sans une seule exceptio a nous connue, que presque tous les théologiei catholiques, qu'en un mot tous les grands met physiciens du christianisme, et eu particulit l'auteur des écrits attribués à saint Denys l'j réopagite, Tertullien, Origène, saint Grégoti de Nysse, saint Basile, saint Ambroise, saii Augustin, saint Léon, Boéce, saint Anselmi saint Bernard, saint Thomas, saint Bonavei ture, Leibniz, Bossuet, Fénelon, et une fou d'autres, posent en principe général que le m n'est rien de positif, rien de substantiel, qu n'a aucune réalité objective ; et ils en conclue très-légitimement qu'il n'émane pas de Die qu'il n a pas sa raison ni son origine en Die que c'est une simple négation, une limitât io une privation, une déchéance du bien. Le I meus déiste J.-J. Rousseau a reconnu luî-mér cette vérité, quand il a dit si éloquemmen « Pouvait-elle (la puissance divine) mettre la contradiction dans notre nature et donner prix d'avoir bien fait à qui n'eut pas le pouv< de mal faire? Quoi ! pour empêcher l'homi d'être méchant, fallait- il le borner à l'instit et le faire béte? Non, Dieu de mon àme , je te reprocherai jamais de l'avoir faite à t image, afin que je pusse être libre, bon et lu

Page 1