‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 189 sur 1294 · MALA · texte numérisé non relu

MALA

reux comme toi ! C'est l'abus de nos facultés qui nous rend malheureux et méchants. Nos chagrins, dos «wcis , nos peines nous viennent de nous. Le mal moral est incontestablement notre ouvrage, et le mal physique ne serait rien sans nos mes. qui nous l'ont rendu sensible. • Voy. les ÉMtntns , au traité des péchés. Les apologistes 4e la religion chrétienne, en particulier. Berner, [ketion. de lAeW., et surtout YEncyctop. et&J .aa la question est parfaitement traitée.

UUULBARES. Cestunepeuplade nombreuse de dsréuens établie dans les Indes, à la côte de Via^r. depuis les premiers siècles du christuntsme. et qui prétendent nue le premier fondateur de leur église a été l'apôtre saint Thomas. C'est pour cela qu'ils s'appellent chrétiens étpmt Thomas. Cette tradition n'est pas aussi mal fondé*.' que certains critiques l'ont prétendu, et les autres origines auxquelles on a rapporté A nom de chrétiens de saint Thomas sont beaua»p moins probables. Quoi qu'il en soit, ces chrétiens malabares étaient nestoriens , et il y a fieu de croire qu'ils avaient été engagés dans cette hérésie sur la fin du v« siècle. Les Portugais qui pénétrèrent dans cette contrée vers l'an 150). et qui avaient amené avec eux plusieurs missionnaires , conçurent le dessein de les réumr à 1 Église catholique. Cette noble entreprise fat commencée par D. Jean d'Albuquerque, premier archevêque de Goa, et poursuivie avec le même zèle par D. Alexis de Menezez , son successeur, secondé par les missionnaires jésuites. Fojr. l'histoire de cette mission, écrite en portugais, par Antoine Govea, religieux augustin , ou a traduction française intitulée Histoire orientée des grands progrès de t Église catholique en h mluctum des anciens chrétiens dits de saint Thcwat. Govea leur reproche un grand nombre d'erreurs ; mais ses reproches sont quelquefois mal fondés , et le zélé protestant La Croze en a tiré avantage pour soutenir faussement que les chrétiens de saint Thomas avaient la même croyance que les protestants. D'ailleurs, quand on serait forcé de s'en rapporter entièrement au P. Govea , il serait encore évident que la croyance des nestoriens malabares était trèsopposee a celle des protestants. Voy. Assemani, *i*it.4h. orient., tom. IV, c. vu, § 13. L'abbé Reruudot, Perpétuité de lu foi, tom. IV. Le P. Le h/nu. Explication des cérémonies de ta messe, tom. IV. Bergier, Diction, de théol., art. MaLA- É4ŒS et Nestobia.nisme. n° IV. Gaet. Moroni, v*. IXXJV, p. 1K5, 192, 200,205,208.

IL MALABARES (RITES). On n'entend point parce nom les rites des chrétiens de saint Thomas, •Sfltaous venons de parler a l'art, précédent, des Indiens idolâtres convertis au Quelques missionnaires envoyés ' pays crurent que pour amener plus aiat £» Indiens gentils à la religion chréueaoe.cn pouvait tolérer quelques-uns de leurs u*<3fes et leur permettre de les conserver après W conversion. Mais cette condescendance, qui r-ooMstait â omettre quelques cérémonies du baptême, à différer l'administration de ce sacrement aux enfants, à laisser aux femmes une imaje mii ressemblait à une idole, etc., fut roodamnée par Benoit Xlll, Clément XII et Benoit \IV Vou. Bergier, Diction, de théol. «a? Moroni, vo/f XXXfV, p. 210-213, 230, 236 MALABRAJfCA (Lsrt»n°)> évéque dOstie et de Ydleln mort en 129*» appartenait a l'Ordre <k .SaiM-Dumiriique, On l'appelait aussi Orsini, ,„ ' ' , était sreur du cardinal Jean

or^^n.t dans U suite Nicolas lll.Nommé Ursim. qm fol dans ^ q Ma|abranca

Îouverna la ville de Rome avec le cardinal acques Colonna, et eut ensuite la légation de Bologne ; il contribua à l'élection du pape saint Célestin. On lui attribue le Die* ira>t que d'autres croient être de Humbert, cinquième général des Dominicains. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. I, p. 436. Richard et Giraud.

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