‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 190 sur 1294 · I. MALACA , ville d'Espagne. Voy. Malaga · texte numérisé non relu

I. MALACA , ville d'Espagne. Voy. Malaga

II. MALACA ou MALACCA, ville des Indes ui fut conquise par les Portugais en 1511 , et rigée en évêché par le pape Paul IV, a la demande de Jean UI, roi de Portugal, et mise sous la métropole de Goa. Voy. De Commanville, Tahle alphabet. , p. 146. Gaet. Moroni, vol.XLII, p. 33-35.

I. MALACHIE , le dernier des douze petits prophètes hébreux. L'Écriture ne nous apprend absolument rien sur ce qui concerne sa famille, sa naissance, sa vie particulière et sa mort. Il parait certain qu'il a prophétisé sous Néhémie et après Aggée et Zacharie. Son livre , selon la Yulgate, se compose de quatre chapitres, et, selon les Bibles hébraïques, de trois seulement, parce que le ch. m de la version latine finit au verset 18, tandis que le texte hébreu joint à ces

contre la dureté des Juifs envers leurs frères, leur trop grande facilité à divorcer et leur négligence a payer les dimes et les prémices. Il a parlé très- explicitement du double avènement du Sauveur, du sacrifice de la loi nouvelle et de l'abolition des anciens sacrifices. Eichhorn prétend que le livre de Malachie, dans sa forme actuelle , loin de nous offrir les discours de ce prophète dans leur entier, n'en présente que les premières ébauches {bloss nach ihren ersten Entwùrfen), ou tout au plus les sommaires. Mais sa prétention n'a aucun fondement solide , comme nous croyons l'avoir démontré dans notre Introduction aux Livres saints. Quant à l'authenticité du livre de Malachie, nous ferons remarquer que les rationalistes eux-mêmes ne l'ont jamais contestée. Les Grecs célèbrent la fête de ce prophète le 3 janvier, et les Latins le 14 du même mois. Voy. D. Calmet, Préf. sur Malachie. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. IV, p. 137 et suiv.

II. MALACHIE (Saint), prélat irlandais, né à Armagh en 1004, mort à Clairvaux le 2 novembre 1148, se plaça sous la direction d'un saint ermite nommé Imar, reçut les ordres sacrés, et se livra à la prédication. Il devint successivement abbé de Benchor, évéque de Connor et arche* vêque d' Armagh. Il se démit de ses fonctions en 1135, visita Rome, et parcourut l'Ecosse et l'Irlande, où il opéra de nombreux miracles. Sa principale féte a lieu le 3 novembre, et celle de sa translation à Avignon le 18 mai. Saint Beruard a prononcé son panégyrique et écrit sa vie. Voy. saint Bernard, t^'ie de saint Malachie. Le P. Ménestrier, Traité sur les prophéties attribuées à saint Malachie. Richard et Giraud. Le Diction.de ta théol. catltol.

III. MALACHIE, de l'Ordre des Frères Mineurs, vivait au xiv* siècle; il se ût recevoir docteur en théologie à Oxford, et devint prédicateur d'Edouard 11 , roi d Angleterre. On a de lui : Du Venin des péchés mortels et de leur remède; 1518.

MALADE. Les conciles de Bordeaux, en 1583, de Bourges, en 1584,d'Aix, en 1585, et de Narbonne, en 1600, ordonnent, sous peine d'excommunication, aux médecins d'engager les malades

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à se confesser, et de cesser de les voir à la troisième visite s'ils s'aperçoivent qu'ils n'ont pas rempli ce devoir. C'est aussi la disposition du canon xxu du IV* concile de Milan. Si cette prescription ne se pratique plus aujourd'hui, il faut au moins en conclure que les médecins doivent faire tout ce qui dépend d'eux pour que les malades qu'ils visitent ne meurent pas sans sacrements. Medici, dit le IV* ronc. de Latran (can. xxn), détient ante umnia inducere infirmum ad confessionem. Voy. le Diction, erelés. et canon, portatif. L'abbé André, Court alphabél. de droit canon.

MALADIE est, ainsi que la mort, la suite et les effets du péché, comme l'Écriture nous l'apprend. Les Hébreux attribuant la plupart des maladies aux démons, et l'Évangile leur en attribue plusieurs. Aussi, lorsque Jésus-Christ ou lesapétres voulaient guérir les possédés de leurs maladies, ils commençaient par en chasser les démons. L'Écriture est remplie d'exemples de maladies envoyées de Dieu par le ministère des bons ou des mauvais anges, en punition des péchés commis. Voy. Luc, xili, 16. I Corinth., xi . 30. D. Calmet, Diction, de la Bible.

MALADRERIE. Voy. LÉPROSERIE.

MALAGA (Nolaca), ville épisc. du royaume d'Espagne située à vingt-cinq lieues de Grenade. Cet évéché fut établi au iv* siècle, et rétabli l'an 1487, après que la ville ent été reprise sur les Maures par Ferdinand V. Voy. De Commanville, /•* Table alphabét., p. 146. Richard et Giraud. Gact. Moroni, vol. XLU,p.37-39.

MALALAÏ . juif de la race sacerdotale qui revint à Jérusalem avec Zorobabel , après la captivité de Babylone. Voy. II Esdras, xu , 35.

MALALÉEL , fils de Cainan , de la race de Seth. Voy. Genèse, v, 12 et suiv.

MALAMOCCO Olethamaucum), ancienne ville épisc. d'Italie , située dans l'Etat de Venise. Elle a été engloutie par la mer au xu* siècle. Ce siège, établi vers l'an 638, avait été placé sous la métropole de Grado; il fut transféré l'an 1110 à Chioggia on Chiozza. On connaît neuf évèques de Malamocco; le premier fut Berguardus. Voy. Ughelli , liai. Sacr., tom. X , col. 131 et seq. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XI. Il , p. 39-43. Compar. Chiozza.

M A LAN ( Antoine-François-Émile CHAVIN DE ). prêtre, né à Morev, dans le Jura , en 1814, mort fan 1856 à Dole, où il avait fait ses études, et où il avait été vicaire. Devenu membre de l'université , il remplit les fonctions d'inspecteur de l'instruction primaire à Versailles, professa l'histoire à Juilly, et fut attaché a la bibliothèque du Luxembourg. On a de lui, outre divers articles insérés dans des recueils périodiques et quelques autres écrits : 1« Croix de douleur; Dole, iXfù, in-18; — 2» La Vie et les Epi très du bienheureux Henri Suzo, de f Ordre des Frères Prêcheurs; Paris, 1842, grand in-18; — 3° Histoire de D. Mabillon et de la congrégation de Saint-Maur ; ibid., 1843, in-12 ; — 4» ///.*toire de saint François d'Assise; 2* édit.; ibid.,

1845, in-8»; — 5» Hist. de sainte Catherine de Sienne; ibid., 1844, 2 vol. in- 8°: — 6* Abrégé de la même Histoire: 1845, grand in-8"; — 7e Dm Symbole dans la liturgie et dans fart: ibid.,

1846, in-8*: — 8° Organisation des études dans un collège chrétien ; ibid., 1850, in-8»; — 9» De C Étude et de la bibliographie du droit ecclésiastique; ibid., 1851, in-8°; — 10° une édition des Élévations à Dieu sur les mystères , par Bossuet, avec une Introduction; ibid.. grand in-18; — 1 1* Innocent III, de Sgcro altarts Mysterio Itb. VI ; j bld., in-18; — 12* Etudes monastiques au moyen

âge - grand travail resté manuscrit. Voy., dans le Catalogue des livres de M. Chavin de Ma/an , la Notice qui est en tête , et XEncyclop. cathol., au Supplém., où cette Notice a été reproduite en grande partie.

MALASAR, chef des eunuques de Nabuehodonosor. Voy. Daniel, I, 11.

MALATHA , château ou forteresse , selon l'historien Joseph, situé dans l'Idumée, et où le jeune Agrippa demeura quelque temps, après qu'il eut dépensé tout son bien a Rome. Eusèbe parle souvent de Mnlatha. Or, en comparant les différents endroits où il en fait mention , on voit que c'était une ville qui se trouvait dans la partie méridionale du pays de Joda . à vingt milles environ d'Hébron. C'est probablement la même que Molada. Voy. Joseph, A»tiq., 1. XVIII, c. vin. Euseb., Onomasticon de lacis hebraicis. ad voc. Ether, Jetiier, Arana , etc. Reland, Palmt. illustr.. p. 477, 885, 886. D. Calmet , Diction, de la Rude.

M AL ATI A . lieu d'Arménie où l'an 351 on tint un concile (concil. Mfhtinense). Voy. Baluze . jVnvi Conci/iorum Collcctio,

MALATIE. Voy. MÉLITÊNE.

MALATRA (Jean -François), jésuite du xvii* siècle, a laissé : Spécimen theologiee moral ts , duodecim libris comprehensn* , omnia quand fieri potuit , ex Sacra Scnptura et Patribus. Sunc vero prodeunt liber pnvmt de régula mort/m interna, et liber seeundus de régula mortim externa , seu de legibus: Lvon , 16119, in-4*. Voy. le Joum. des Savants, 1699, p. 181 , 1« édit., el p. 158, 2* édit.

MALAVAL (François), né à Marseille en 1627, mort l'an 1719. devint aveugle à l'âge de neuf mois, ce qui ne l'empêcha pas d'apprendre le latin, et d'acquérir une certaine instruction. Le Pape lui accorda une dispense pour recevoir les ordres. On a de lui , outre des Poésies spirituelles : 1° Pratique facile pour élever tAme à la contemplation ; la traduction italienne de cet ouvrage fut mise à Vlndex (decr. 1 aprilis 1688); — 2* Lettre à M. l'abbé de Foresta-Cotongue, vicaire général de M. l'évéque de Marseille; 1695, mise à V Index le 17 janvier 1703; — 3» Discours contre la superstition des jours heureux et malheureux , inséré dans le Mercure, juin 1688, 1r* part., p. 32-119; — 4» plusieurs manuscrits. Voy. les Me m. du temps. Bossuet , Instruct. jrnst. du 16 avril lfiOô. Moréri , Diction, histor., édit. de 1759 , où on trouve la liste des manuscrits de Malaval.

MALBRAN r.Q (Jacques), jésuite, né à Saint- Omer en 1580, mort à Tournai l'an 1053 , a laissé : 1° une traduction latine de l'ouvrage d'Étienne Binet, intitulé : la Consolation rien malades; Cologne, 1619, in-12; — 2» une traduction du livre de Berlinghem intitulé : Le* Aprit-dmées et propos de table antre Percés du Itoire et du manger; Cologne , 1620, in-8°. Voy. la Nouv. Binar. génér.

I. MALCH (Saint), un des sept Dormants, martvrs d'Énhèse. Voy. Dormants, n° I.

II. MALCH (Saint), solitaire du rv* siècle, né sur le territoire de Nisibe en Mésopotamie , se retira dans le désert de Chalcide, en Syrie , sur les confins de l'Arabie, où il entra dans une communauté de solitaires. Ayant appris la mort de son père , il se mit en route pour aller consoler sa mère ; mais il fut pris en chemin par des Sarrasins, dont celui qui l'eut pour esclave l'employa à garder un troupeau de brebis. Le Sarrasin, voyant son troupeau multiplier en ses mains, voulut le marier à une femme esclave qui avait déjà un mari , Malch ,

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pour éviter la mort dont son maître le menaçait, prit cette femme; mais ils vécurent dans la continence. Quelque temps après ils prirent la fuite. Le maitre les ayant poursuivis et atteints, ils se jetèrent dans une caverne, où le maitre et 'un esclave, qui les poursuivaient, furent dévorés par une lionne, tandis que les deux captifs échappèrent à la mort par miracle, et se retirèrent, l'un dans son ancienne solitude do Chalcide , et l'autre dans la compile de quelques vierges vertueuses. Us se réunirent ensuite , et demeurèrent dans un bourg de Syrie nommé Marone , à douie lieues d'Antioche, où ils continuèrent à vivre dans la continence, et où saint Jérôme, qui les visita dans son premier voyage d'Orient, apprit leur histoire de leur propre bouche. L'Église honore la mémoire de saint Malch le 21 octobre. Voy. saint Jérôme, Hist. de saint Match, dans le P. Roswevde et Surius.

MALCHlON , prêtre de la ville d'Antioche qui vivait au m« siècle , avait beaucoup d'éloquence, de savoir et de zèle pour la pureté de la foi. Il convainquit Paul de Samosate de ses erreurs dans une conférence, qui fut écrite, et qui existait encore au vi« siècle , et il le fit condamner, l'an 269, dans un concile tenu à Antioche. On trouve des fragments de cette conférence dans Lenntius, Traité contre tes Nesforietis , I. III. Saint Jérôme attribue à Malchion la lettre écrite au nom du concile contre Paul de Samosate; elle est rapportée par Eusèbe, m st. ecctés., 1. VII, c. xxiu et xxiv. Voy. saint Jérôme, De Scriptor. eccl.

I. MALCHUS, un des serviteurs du grand prêtre, auquel saint Pierre coupa l'oreille droite, que Jésus guérit en la touchant. On a fait beaucoup de conjectures au sujet de Malchus , mais l'Écriture ne dit rien qui puisse les favoriser. Voy. Jean, xvm, 10. Luc, xxn, 50, 51. Dom Cal met, Diction, de ta Bible.

II. MALCHUS ou MALICHUS . roi des Arabes, dont parle Joseph. Ce roi avait de grandes obligations a Hérode, fils d'Antipater; cependant il manqua de reconnaissance envers lui, et refusa de lui donner asile dans ses États lors-

7ue Hérode était poursuivi par Anligone. Voy. oseph, Antiq., I. XIV, c. xv. D. Calmet, Diction, de ta Bible.

III. MALCHUS ou MALICHUS , juif d'une naissance illustre, se joipnit aux Romains contre Alexandre, (ils d'Aristobule , qui faisait la guerre a Hircan. Il empoisonna Antipater, père a'Hcrode, contre qui il avait conçu une violente jalousie ; mais Hérode vengea sur lui la mort de son père. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIV, c. x, xvm, xx, et De lietto Jud., 1. 1 , c. ix. D. Calmet , Diction, de ta Bible, au mot Mali-

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