‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 195 sur 1294 · MALT · texte numérisé non relu

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en 1591, mort l'an 1645, fut prieur de son couvent. On a de lui : Patina pdei sacri Ord. FF. Prtrdic; Anvers, 1635, in-8°. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ord. Prtrdic., totn. II, p. 547.

MA LQU 1 0 N , prêtre d'Antioche , vivait sous les régnes de Claude II et d'Aurélien. Doué d'une grande éloquence et plein de zèle pour maintenir la pureté de la foi , il fut chargé par le concile d Antioche d'entrer en conférence avec Paul de Samosate ; il le convainquit d'enseigner que Jésus -Christ n'était qu'un pur homme, différent seulement des autres en ce qu'il avait reçu plus de grâces. Nous avons encore une partie de la Lettre synodale que Mal-

?uion écrivit à ce sujet, d'après l'ordre des ères du concile, i tous les évéques , à tous les prêtres, à tous les diacres èt à l'Église catholique tout entière. Voy. Théodoret, Hœret. Fabut., 1. II, c. vin. Eusèbe, Hist. écries. } 1. VII. Hieron., m Catal., c. lxxi. Leont. Bvsant., in Nestorimn et Eutychen, 1. III. D. Ccillîer, Hist. des Aut. sacr. et ècclés., tom. III , p. 298 et suiv. Richard et Giraud.

I. MALTE (Meiita), Ile de la Méditerranée située entre les côtes d'Afrique et de Sicile. Saint Paul ayant fait naufrage sur les côtes de Malte, fut très-bien reçu avec ses compagnons parles habitants de cette ile,qui leur donnèrent ie couvert et leur allumèrent du feu pour les sécher. Ils furent également bien traités par Publius, gouverneur de l'île, dont la maison se convertit à la foi chrétienne et fut changée en église, qui eut pour premier évéque Publius luimême, ordonné par saint Paul. Voy. Actes, xxvili, 1 et suiv. D. Calmet, Diction, de la Bible. Gaet. Moroni, vol. XLII, p. 62 et suiv. Le Diction, de la théol. cathol.

II. MALTE, ville capitale de l'ile du même nom , est située sur la côte orientale. Elle est devenue un siège épisc. placé sous la métropole de Palerme. L'evêque réside à Médine, qui était la capitale de l'ile avant que les chevaliers eussent fait bâtir la ville de Malte. Le premier évéque de Malte fut Publius, comme il est dit a l'art, précéd. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. La Sicitia Sacra, 1. III, p. 604. De Commanville , Table alphabét., p. 154. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLII, p. 62 et suiv. Comtxir. Malte, nM 1 et III.

III. MALTE (ORDRE DE), Ordre religieux et militaire qui doit son institution à la charité de quelques marchands d'Amalfi, qui, vers l'an 1048, bâtirent à Jérusalem une église du rit latin appelée Sainte-Marie de In Latine, un hôpital qu ils consacrèrent à saint Jean l'Aumônier pour recevoir les malades et les pèlerins, et une chapelle en l'honneur de saint Jean-Baptiste. Ils y établirent aussi un monastère de bénédictins. L'an 1099, Godefroy de Bouillon enrichit l'hôpital de saint Jean, et les chevaliers formèrent une congrégation sous le nom de saint Jean- Baptiste; doù il résulta qu'ils furent appelés Chevaliers ou Hospitaliers, ou Frères de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem. L'an 1113, le pape Paschal II confirma les donations faites à cet hôpital, et Raymond du Ihiy de Daaphiné prit le premier la qualité «le ^raiîd maître et donna aox hospitaliers une règle, que Gélase II approuva en 1118; cette régie est tirée en partie de celle de Saint-Augustin. Les revenus de l'hôpital s "étant considérablement accrus, Raymond employa le superflu à faire la guerre aux infidèles, et il partagea les hospitaliers en trois classes : celle des nobles, pour porter les armes; celle des prêtres et des chapelains, pour faire l'office, et celle des frères servants roturiers,

destinés aussi à la guerre. Après la perte de Jérusalem, les hospitaliers se retirèrent à Margat, puis à Ptolémaide, appelée aussi Acre, d'où ils furent appelés Chevaliers de Saint 'Jean d'Acre. Ils passèrent ensuite à Limisso, dans l'Ile de Chypre , et enfin à Rhodes, que Soliman leur enleva en 1522. lisse réfugièrent alors dans l'ile de Candie, puis à Viterbe, et enfin à Malte, que Charles V leur céda en 1530; c'est pour cela qu'on les appelle Chevaliers de Malte. Ces chevaliers sont des religieux qui font les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance; mais ils ne peuvent pas être comparés en tout aux religieux des autres Ordres, les vœux des uns et des autres n'étant pas entièrement semblables. De la vient que Panorme les appelle des religieux largo modo. La destination de l'Ordre de Malte l exigeait ainsi. Les différentes nations qui composent l'Ordre se nomment langues. U y en avait huit autrefois, savoir : la Provence, l'Auvergne, la France. l'Italie, ('Aragon, l'Allemagne, la Castille et 1 Angleterre, qui a fait place à la langue bavaroise Tors de la prétendue réforme, au xvi» siècle. Les chefs de ces langues résidaient à Malte, et formaient le conseil du grand maitre. Ou trouve d ios les auteurs cités à la fin de cet article îles détails sur les statuts, le gouvernement, les dignités, etc., de l'Ordre. Les chevaliers de Malte sont exempts de la juridiction ordinaire des évéques, en vertu des bulles d'Adrien V , de Clément VII, de Paul III et de Pic V. En 1844, le roi de Sardaigne voulant favoriser l'Ordre , publia en sa faveur des lettres patentes, en conséquence desquelles le pape Grégoire XVI , par un bref en date du 17 décembre 1844, le rétablit dans les Etats sardes. Sa Sainteté Pie IX , par sa constitution Militarem Ordinem equitum, du 28 juillet 1854, en a modifié les statuts, relativement aux vœux. Il y avait aussi des religieuses hospitalières de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui furent établies dans cette ville en même temps que les religieux, pour avoir soin des femmes pèlerines. Voy. Guillaume de Tyr, 1. XVIII, c. v. Jacques de Vitri, Hist. Aubert le Mire, Oriy. Ordtn.equest. Le P. Hélyot, Hist. des Ord. reliy., tom. ni. L'abbé de Vertot, Mit. de t' Ord. de Malte. Beckman, Hist. de /'Ord. milit. de Malte. Le P. Ménétrier, Traité de la Chevalerie. P. Sébastien Paoli de Lacques, Recueil de pièces oriy. et nombr. concernant t'Hist. de l'Ordre de Malte ; 1740. Hermant,f/ii/oire des Ordres de Cttevaierie, p. 67 et suiv. Richard et Giraud. Le Diction, eeclés. et canon, jwrtatif. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon, où se trouve la constitution de Pie IX , suivie de la formule des vœux à prononcer quand on entre dans l'Ordre. Gaet. Moroni, vol. XXIX, art. Geiiosolimitano Okdine , p. 241 et suiv., et vol. XLU, p. 70 et suiv.

MALTHAGE, femme du grand Hérode et mère d'Archélaûs, roi de Judée, mourut pendant que son fils était à Rome, occupé à faire valoir le testament d'Hcrode auprès de l'empereur Auguste. Voy. Joseph, Antiq., L XVII, c. xn. D. Calmet, Diction, de la Bible.

MALUS LEO. Voy. MaulÉON.

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