‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 197 sur 1294 · M AME · texte numérisé non relu

M AME

sainte , les Pères et l'histoire. Pendant quinze ans il professa la philosophie et la théologie au couvent de Lombajo, et, pendant son séjour à Rome, il fut chargé par la Congrégation de l'Index de travailler à l'examen et à la correction des livres défendus. Il a donné : 1° De Antichristo lib. XI; Rome, 1604 et 1621, in -fol.; Lyon , 16-47, in-fol.; — 2° /> Paradiso voluptutis; Rome, 1005, in-4°; — 3° Annidium Orainis Prœdicatorum Centuria prima; Naples, 1627, in-fol.; — 4° Commentaria in Sacrant Seripiuram una cum nova de verbo ad t>erbum ex hetn-œo translatione variisque lectinnibus; Lyon, 1650, 5 vol. in-fol. Voy. Le P. Touron, Hommes illustres de l'Ordre de Saint- Dominique , tom. V, p. 78. Le P. Échard , Scriptoi \ Ord. Pra-dic, tom. II. Nicol. -Antonio. Biblioth. Hispana, t. II. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Bior/r. génèr.

MAMACHI ( Tommaso-Maria ) , dominicain, né dans l'île de Chio en 1713, mort à Corneto l'an 1792 , avait une connaissance profonde des antiquités ecclésiastiques. Il professa la théologie a Florence , fut rappelé à Rome au collège de la Propagande, eut la charge de théologien de la Casanate, entra à la Congrégation de {'Index, dont il devint secrétaire, et fut nommé, sous Pie VI, maître du Sacré-Palais. Ses nombreuses querelles théologiques lui avaient attiré beaucoup d'ennemis. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° De Ethnicorum Oracutis , de cruce Constantina visa et de evangetica chronotaxi ; Florence, 1738 ; — 2» De Laudibus Leonis X ; Rome, 1741, in -8°; — 34 De Rutione lemporum Athanasioritm deque aliquot synodis quarto sa>eido celebratis tpùtolee IV; Florence, 1748, in -S"; — 4" Qrtyinum et nntiquitatum christianarum Lib. XX: Rome, 1749-1755, 1 vol. in-4°; — 5° De Animaous justorum in sinu Abrafur ante Christ i mortern expert ibus beatœ visionts Dei lib. U; ibid., 1766, 2 vol. in-4»; — 6» Del Dritto libero délia Chiesa rfacquitare e di possedere beni temporali; ibid., 1769, in-8°; — 7* Epistolœ ad Justinum Febronium de rationc regenda> christiana* reipublicœ deque légitima Romani Poniifieis auctoritate; ibid., 1776-1777, 2 vol. in-8°. Le P. Mamachi a en outre travaillé aux Annales Prœdicatorum. Voy.. dans Richard et Girand, le long et savant article fourni par le R. P. Fabricy, dominicain de la Minerve. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génèr.

M AMAS. Voy. Mammks.

I. M AMBRÉ, Amorrhéen , était frère d'Aner et d'Escol, et ami d'Abraham. Ce fut avec ces trois personnes, leurs serviteurs et les siens,

3ue ce patriarche poursuivit les rois vainqueurs e Sodome et de Gomorrhe. Voy. Genèse , xiv, 13,24.

II. M A MB RÉ, ville, la même qu'Hébron et Arbée. Voy. Genèse, xxm, 19; xxxv, 27. Compar. Arbée et Hkbhon , n° II.

III. M AMBRE (Vallée de), lieu situé près d'Hébron , et qui tirait probablement son nom de l'Amorrhéen avec qui Abraham avait fait alliance. Abraham y demeura assez longtemps; et ce lieu devint fort célèbre dans la suite, tant parmi les chrétiens que parmi les étrangers, qui y venaient pour honorer l'endroit où ce patriarche avait demeuré , et où les trois anfes lui avaient annoncé la naissance d'Isaac. Au iv* siècle, on montrait encore le térébinthe sous lequel on prétendait qu'Abraham avait reçu les anges. Les Juifs , naturellement portés au commerce, y établirent une foire qui devint aussi très-fameuse dans la suite. Saint Jérôme

qu'après la guerre qu'Adrien fit aux

Juifs , on vendit à la foire de Mambré un grand nombre de captifs, qui y furent donnés à vil prix. Les païens eux-mêmes, qui croyaient aux

sacrifices. Sozomène , parlant des fêtes de Mambré, dit que, quand ou y venait , on avait pour ce lieu la plus grande vénération , qu'on aurait craint de s'exposer à la vengeance divine si on l'avait profane , et que , dans cette crainte , on n'avait pas même commerce avec les femmes. D'un autre côté , Eusèbe et Socrate racontent qu'Eutropia , syrienne de nation et mère de l impératrice Fâusta, ayant vu les superstitions et les désordres qui se commettaient à Mambré, obtint que l'empereur Constantin fit brûler les idoles, renverser les autels, châtier tous ceux qui commettaient quelque impiété sous le térébinthe , bâtir une église, et qu'il ordonnât à l'évèque de Césarée de veiller a ce que tout se passât dans la plus grande décence. Remarquons bien qu'il n'y a point de contradiction entre ces deux récits. Eusèbe et Socrate parlent de ce qui se faisait à Mambré avant que Constantin v eût mis ordre , tandis que Sozomène, plus récent, raconte ce qu'on y voyait depuis que l'empereur y avait fait une reforme ; mais il dit d'ailleurs la même chose que les deux autres écrivains; on peut s'en convaincre en confrontant leur narration. Voy. Genèse, xxxv, 27. Hieronym., in Jerem.. c. xxxi, et in Zachar.,c. x. Euseb., De Vita Constant., L III , c. lu. Socrat., But. eccles., 1. 1 , c. xvui. Sozomen., Hist. eccies.,\. II, c. iv. Bergier, Diction . de thénl.. et compar. TÉRÉBINTHE.

MAMBRÉS, un des magiciens qui s'opposèrent à Moïse. Voy. JaNNÉS.

MAMERANUS (Nicolas), historien et poète, né dans le duché de Luxembourg, mort eu 1550, lit ses études chez les Frères de Saint- Jérôme, à Emerick , dans le duché de Clèves. On a de lui quelques ouvrages , parmi lesquels nous citerons : i* De eo quod B. Petrus nomav fuerit; 1546; — 2° De Çonfessionc tutis attribua sacerdiitum committenda • 1546; — 3° Formulu auspicandi finiendtque dtem cerlis precatiunculis; Anvers, 1553; — 4° Paschasius, De sacra mentis; c'est une édition plus correcte de cel auteur. Voy. Valère-André, Biblioth. Bely. Le P. Bertholet , Hist. du duché de Luxembourg p. 192.

I. MAMERT (Saint), évèque de Vienne mort le 11 mai 1 an 475 ou 476, se rendit che à son peuple par les vertus qu'il déployait c par le zèle avec lequel il veillait au salut de âmes. Ayant consacré de bonne foi un évéqur nommé 'Marcel, pour la ville de Die , qu' croyait être de sa métropole, on saisit cet! occasion pour le décrier auprès du pape H. laire, qui le menaça de lui enlever les églis« qui lui appartenaient. Des tremblements c terre et quelques autres malheurs publics il»'--. lèrent les peuples pendant son épiscopat. et v violent incendie ayant éclaté dans sa ville ci rant la nuit de Pâques de l'an 469, il établit cette occasion des Rogations , c'est-à-dire < V litanies ou processions accompagnées de jeùt » et de prières publiques, comme on en avait ii( fait avant lui, mais que le relâchement des dèles avait laissé tomber en désuétude. L'Êg 1 i honore sa mémoire le 11 mai. Voy. Bollan Vita Sanctorum, au 11 mai. Tillemont , moires, tom. XVI. L'Histoire littéraire e/e? France, tom IL

IL MAMERT (Claudicn), orateur et po^

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