M AN A
rère du précédent , vivait au v» siècle, et était prêtre du diocèse de Vienne. Il a laissé, entre autres écrits : 1° De Statu anima*, contre Faustus, évéque de Riez, qui avait soutenu que Dieu seul est incorporel; il a paru, avec d'autres ouvrages du même genre , à Venise , 1482 , in-8*; séparément à Bàïe, 1520, in-8°; on le trouve dans les Biblioth. des Pères et dans Grypnaeus, Orthodoxographi . p. 1247; la meilleure édit. est celle de Zwickau, 1655; — 3" Pange \ lingrn gloriosi prœlium certaminis, hymne de la Passion que d'autres attribuent à Venance Fortunat. Voy. Sidoine Apollinaire, Epist. x , 14; vu. 1. Gennadius, De Viris Ulust. Trithème, De Script or. ecclés. VHist. littér. de fa France. Richard et Giraud , qui rapportent les dix principes auxquels Mamert réduit tout ce qu'il a dit sur l' une.
MAMISTA ou MAMUJESTUM , anciennement MOPSUESTIA. siège épisc. arménien sous le catholique de Sis. On n'en connaît qu'un évéque, Jean , qui assista à un concile d'Adana. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1436. De Commanville, /" Table alphabét., p. 163, au root Mopsuestia. Richard et Giraud.
MAMISTRA ou MALMISTRA selon quelques-uns, Mopsuestia selon d'autres, ville archiépisc. de la seconde Cilicie ou de la Cilicie montagneuse, dans l'Asie Mineure, située à dix lieues d Anazarbe , vers le levant. Quelques-uns prétendent que c'est l'ancien no Mopsuestia, d'aaires % l'ancienne Custabala , d'autres enfin , Méraich. Ce fut le patriarche d'Antioche qui, Fan 1100, établit cet évêché, et y plaça un évéque. Les Grecs y ont encore un archevêque de leur rit. Hamistra a eu sept évêques, dont le premier, Barthélemi, Tut sacré l'an 1100. Voy. Raynald, ad ann. 1238, t. XIII et XV. Lequien. Oriens Christ., tom. III , p. 1 198. De Commanville , ln Table alphabét., p. 163, au mot Mopsuestia. Richard et Giraud. Gaet. Mo* roni , vol. XLU, p. 98.
MAMMÈS (Saint), vulgairement ainsi appelé, mais dont le vrai nom est Marnas, fut un des glorieux martyrs qui versèrent leur sang à Césarée en Cappadoce pendant la persécution de l'empereur Aurélien , vers l'an 274 ou 275. Saint Basile et saint Grégoire de Nazianze nous apprennent qu'il était fifs d'un pauvre berger. Sa féte se célèbre le 17 août. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. IV. D. Ruinart, Acta primorum martyrttm selecta et sincera.
MAMMILLAIRES (Mamillarii). secte d'anabaptistes qui s'est formée à Harlem en Hollande on ne sait a quelle époque , et oui doit son origine à la liberté que prit un jeune nomme de mettre la main sur le sein d'une fille qu'il voulait épouser. Cette action ayant été déférée au consistoire des anabaptistes, les uns déclarèrent qu'il fallait excommunier le jeune homme, mais d'autres ayant manifesté une opinion op-
I>osée, des disputes s'élevèrent à ce sujet, et es plus sévères donnèrent à leurs adversaires le nom de Mammiltaires. La même dispute s'est renouvelée à Venise en 1743 parmi les catholiques. On a publié pour et contre plusieurs ouvrages. Le P. Concina, dominicain de Venise, a écrit contre les nouveaux Mammiilaiits, et Benoit XIV les a condamnés. Voy. YExplicat. de quatre paradoxes qui sont en vogue dans notre siècle, avec une préface touchant la condamnation des nouveaux Mammillaires ; Avignon, 1751. Richard et Giraud.
MAMM0NA ou MAMONA , mot que le texte grec et la Vulgate ont employé dans le Nouveau Testament, signilie en chaldéen et en syriaque |
trésor, richesses. Il y a des interprètes qui l'entendent du dieu qui préside aux richesses . le Plntus des Grecs, parce qu'il est mis en opposition avec le vrai Dieu , qu'il est appelé maître, seigneur, et qu'il est le complément du verbe seivir, c'est- a -dire adorer, en latin colère, en grec douleuein ; toutes choses qui ne peuvent convenir qu'à une fausse divinité , à une idole. Ce sens peut , en effet , convenir dans deux pas- I sages : Mat th., vi, 24, et Luc , xvi , 13; mais il n'en est pas de même de Luc , xvi, 9, 11.
MAMUCHAN. un des sept principaux conseillers du roi de Perse , qui engagea Assuénts à répudier Vasthi. Voy. Esther, i, 14, 16. MAMUJESTUM. Voy. Mamista.
MAMZER . mot hébreu dont le sens primitif semble être étranger (compar. Zacliarie, ix, 6, où les Septante ont traduit par alloguenés), signifie généralement bâtard ou illégitime. Dieu avait défendu d'admettre les bâtards dans l'as* semblée du peuple jusqu'à la dixième génération. Les rabbins en distinguent plusieurs sortes : 1n ceux qui sont nés d'un mariage entre parents à un degré prohibé ; 2° les adultérins ; 3° ceux qui sont issus d'inceste ; 4° les certains et les douteux. Les scribes excluaient encore les douteux de l'assemblée, de peur qu'il ne s'en glissât de certains. Cependant, comme on avait admis de ces bâtards nonseulement à l'assemblée, mais encore à la judicature d'Israël, il est probable que le mot mamzer désigne un bâtard né d'une femme idolâtre ou étrangère. Voy. Deutéron., xxm, 2. D. Cal mot , Diction, de la Bible.
M AN nu MON (Mona), île de la mer d'Irlande où le pape Grégoire IV fonda , au ix« siècle, un évéche qui subsiste encore sous la métropole d'York. L'évéque résidait autrefois à Russin ou Rushin, ancienne capitale de l'île; mais il demeure maintenant à Douglas , parce qu'elle est plus peuploe. L'an 1234 on y avait fondé un monastère de l'Ordre de Citeaux. Voy. De Commanville, Table alphabét., p. 161, au mot Mona. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLI1, p. 99-100.
MANADA. Voy. Homona.
I. MANAHAT ou MANAHATH , fils de Sobal. Voy. Genèse, xxxvi,23. I Paralip., i, 40.
II. MANAHATH, lieu de la tribu de Juda selon les uns , et de la tribu d'Ephraïm selon les autres. Vou. I Paralip., vin , 6.
I. MANAHEM, seizième roi d'Israël, était fils de Gaddi. Il vengea la mort de Zacharie, son maître , par celle de Sellum, fils de Jabès, qu'il tua dans Samarie , et dont il prit la couronne. Il se rendit à Thersa, qui ne voulut pas le reconnaître, et, après avoir déchargé sa colère sur Thapsa, ville située dans les environs, il revint à Thersa, qu'il ruina. Il gagna par une grosse somme d'argent Phul , roi d'Assyrie, qui était venu l'attaquer, et après dix ans de règne il mourut à Samarie, et laissa la couronne à Phacée. son fils. Voy. IV Rois, iv, 14.
IL MANAHEM, de la secte des esséniens.
était, comme on le croit, vice -régent du san- ' hédrin sous Hillel. Il prédit au grand Hérode un régne heureux et glorieux, l'abus qu'il ferait de son pouvoir, et le châtiment que Dieu exercerait contre lui. Hérode méprisa d'abord ces paroles ; mais lorsqu'il fut roi il envoya chercher Manahem, et lui demanda combien de temps il régnerait; le prophète ne lui répondit rien de positif. Voy. Joseph . Antiq., 1. XV, c. xm. D. Calrnet, Diction, de ta Bible.
III. MANAHEM ou MANAlM , fils de Juda le ; Galiléen ou le Gaulonite, prit le château de