‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 200 sur 1294 · II. MANAIM. fils de Juda le Galiléen. Voy. Manaiiem, n° III · texte numérisé non relu

II. MANAIM. fils de Juda le Galiléen. Voy. Manaiiem, n° III

MANASCHIERT. Voy. MANAHIERT.

MANASSE ou MANASSÈS étant la transcription ordinaire de l'hébreu ilenuschsché, nous avons cru devoir l'adopter, d'après les Septante et la Vulgatc, excepté toutefois pour les rabbins, pour lesquels on se conforme généralement à l'orthographe hébraïque.

I. MANASSE ou MANASSES, fondateur de la tribu de ce nom , né en Egypte , mort avant la sortie d'Egypte, était petit- fils de Jacob et fils ainé de Joseph. Lorsque Jacob fut sur le point de mourir, Joseph plaça Manassé à la droite et Éphraïm à la gauche de son père, en le priant de les bénir; mais Jacob, croisaut les bras, mit la main droite sur la tète d'Êphraïm et la gauche sur celle de Manassé , en disant : « En toi sera béni Israël , et ou dira : Dieu te fasse comme à Ephraïm et à Manassé. » La tribu de Manassé sortit de l'Egypte, composée de trente -deux mille deux cents combattants audessus de vingt ans , sous la conduite de G a nialit 1 , fils de Phadassur. Cette tribu fut divisée à l'entrée de la Terre Promise ; la moitié eut son partage au delà du Jourdain, et l'autre moitié en deçà de ce fleuve. Voy. Genèse, XI, 51 ; xlvi, 20; xiAin, 1 et suiv. Nombres, il, 20, 21 , etc.

II. MANASSÉ, quinzième roi de Juda , mort à Jérusalem, succéda à son père, Ezéchias, à l'âge de douze ans. Idolâtre et cruel, ce prince répandit dans Jérusalem des flots de sang innocent, resta sourd aux avertissements que le Seigneur lui envoya par la bouche des prophètes, et lit périr Isaic,qui l'avait menacé de lu colère de Dieu. Manassé était dans la vingtdeuxième année de son règne lorsque le roi d'Assyrie , Asarhaddon , vint assiéger Jérusalem , prit cette ville d'assaut , la saccagea, emmena en esclavage tous ceux que le fer et le feu avaient épargnés; et, après avoir chargé de fers Manassé, le conduisit a Babylone. Ce prince reconnut alors sa faute, et pria le Seigneur, qui le ramena à Jérusalem. Manassé mil alors tout en œuvre pour réparer le mal qu'il avait fuit ; mais il ne détruisit pas les hauts lieux où le peuple allait adorer le Seigneur, et c'est la seule faute que l'Écriture lui reproche depuis son retour de Babylone. Ce prince régna cin-

quante-cinq il eut pour successeur Araou, son fils. Nous avons sous le nom de Manassé une prière pleine d'onction , et qui exprime les sentiments d'une pénitence vive et sincère. Ou suppose que c'est celle qu'il fit pendant sa captivité, et dont il est fait mention dans le second livre des Paraliporaèncs (xxxiu, 18). Quoi qu'il en soit. l'Eglise n'a pas classé la prière qui nous est parvenue , et que plusieurs pères ont citée , parmi le* Écritures canoniques ; elle se trouve à la fin de la Bible avec les livres non divinement inspirés. Voy. II Paialip.,xxxui, 1 et suiv.

III. MANASSÉ. époux de Judith , appartenait à la tribu de Sirnéon ; il y avait déjà trois ans qu'il était mort lorsque la guerre d'Holopherne éclata. Voy. VTIl . 2; xvi, 28.

IV. MANASSÉ. fils de Phahath, répudia sa femme , étrangère qu'il avait épousée pendant la captivité de Babylone. Voy. fEsdras, x , 30.

V. MANASSÉ, (ils de Hasoro , répudia sa femme , étrangère qu'il avait épousée pendant la captivité de Babylone. Voy. i Esdras,x, 33.

VI. MANASSÉ, grand prêtre des Juifs, était fils de Jean et frère de Jaddus. Il succéda à Eléazar, son grand-oncle; mais on pense que ce fut après avoir renoncé au schisme dans lequel il s'était engagé après avoir épouse Nicaso , fille de Sanaballat , satrape de Samai ie. Voy. II Esdras, xui, 28. Joseph., Antiq., 1. II,

c. VII, VIII.

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