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tluction au saint ministère, etc. ; Paris, 1750, in-12 ; — 2° Annonces dominicales ou Modèles d'instructions sur les Évangiles de tous les dimanches de tannée; ibid., 1753; 3 vol. in-12; — 3" Science des confesseurs; 1757, 6 vol. in-12; — 4» Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Langres et de celui de Dijon; 1706 , 3 vol. in-12. I oy. le Diction, jiortat. des prédicat. Richard et Giraud. Feller, Hiogr. univers.
MANHU. Moïse raconte que, lorsque les Israélites virent pour la première fois la manne dont la terre était couverte, ils se demandèrent les uns aux autres : Manhou ; et il ajoute immédiatement : Car ils ne savaient pas ce que c'était. Cette remarque de Moïse et ces paroles qui la suivent : C'est le pain que le Seigneur tous a donné à manger, prouvent évidemment que les Israélites avaient fait une question , et que par conséquent la signification de Manhou est incontestablement : Qu'est ceci ? comme l'ont rendu toutes les anciennes versions. Il est vrai qu'il faudrait, ce semble, pour justifier cette signification : Sfn , au lieu de Man; mais qui pourrait assurer que, du temps de Moise, le mot Man ne fût pas usité dans le langage ordinaire? D'ailleurs les Chaldéens se servent de Man dans le même sens; serait-il donc étonnant que les Israélites, qui étaient originaires de la Chaldée, en eussent conservé quelques mots ? Voy. Exode, xvi, 15. J.-B. Glaire, Le Pentatevgve hébreu, avec une traduction française, etc., EXODE, p. 121. Compar. Manne.
MANI, MANICHEE. Voy. Ma nés.
MANICHEENS (Manichai), hérétiques du lll* siècle qui avaient adopté les erreurs de Manès. Ils admettaient deux premiers principes; ce qui leur a Tait donner le nom latin de Dualistes, et le nom grec de Dithéistes, c'est-à-dire adorateurs de deux dieux. Or ces deux principes sont: l'un du bien, nommé lumière, 1 autre du mal, appelé ténèbres; le principe du bien, disaient-ils, était l'auteur de la nature spirituelle et de la loi nouvelle, tandis que le principe du mal avait produit tous les êtres corporels et la loi mosaïque. Ils admettaient deux âmes dans chaque homme : l'une intellectuelle et raisonnable, et l'autre mauvaise, qui donnait la vie au corps et était cause de tous les péchés. Ils disaient que Jésus-Christ n'avait pris qu'un corps fantastique, que les âmes étaient coeternelles à Dieu, que le baptême de l'eau était inutile, que l'homme n'était pas libre , que toutes les religions étaient indifférentes, que les âmes seules ressusciteraient, que Jésus-Christ était le soleil matériel qui éclairait le monde, etc. Valentinien III publia des édits très-sévères contre ces hérétiques, et en purgea l'Italie. Bayle n'a fait que d'inutiles efforts en entassant les sophismes les plus pitoyables pour prouver que le système de Manès explique plus heureusement les phénomènes de la nature que le monothéisme , et qu'il se concilie mieux avec la bonté de Dieu. Vuy. Epiplian., Haeres. 66. August., Hceres. 46, et De Moribus Manich., c. XII, n. 25, etc. Hilarius, De Trinit., 1. VI. Théodoret. Pratéole. Bossuet, Histoire des Variations. Hermant, Hist. des Hérés., tom. II, d. 288. Antoine le Grand, Hist. Hœres., p. 80. Bergier, Diction, de thèol., art. Manichéisme. Richard et Giraud. Feller, et le Diction, de la théol. cutltoL, au mot Man Es. Pluquet, qui, dans son Diction, des Hérésies, rapporte tout ce que l'on sait de l'histoire de Manès , fait l'exposé de ses erreurs , réfute victorieusement les divers arguments de Bayle en faveur du manichéisme, et indique un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur Manès et sa
secte. On reconnaît généralement que dans Y Histoire critique de Manichée et du manichéisme par Isaac de Beausobre , il y a beaucoup d'érudition et de recherches; mais on est obligé de reconnaître aussi qu'il s'y trouve des vues fausses, des réflexions déplacées, un mépris démesuré pour les Pères de l'Église, enfin un esprit de système qui veut tout ramener à certaines idées préconçues. Aussi ce livre a-t-il été mis à 17»dex, comme nous l'avons remarqué à l'article Beausobre, n° II.
MANICHÉISME ou DUALISME. DITHÉISME.
doctrine . svstèrne des Manichéens.
MAN IFEST AIRES (Manifestajii), anabaptistes de Prusse qu'on nommait ainsi parce qu'ils croyaient que c'était un crime de nier ou dissimuler leur doctrine lorsqu'ils étaient interrogés. Ceux, au contraire, qui pensaient qu'il lear était permis de la cacher, furent appelés C/anculaires ou Occultes. Voy. Pratéole, Elenchus Her&ticorum omnium, et Compar. ClancI'LAIRES .
MANILIUS. Voy. Memmius.
MANILLE, ville capitale des lies Philippines où Grégoire XIII établit un évéché l'an 1570. Paul V l'érigeaen archevêché l'an 1605, et lui donna pour suffragants les évêchés de la Nouvelle Segovie et de Cacerés , dans l'Ile de Luçon, et celui du Nom de Jésus dans celle de Cebus ; de sorte que la province ecclésiastique des Philippines est composée de quatre diocèses. Il y a toujours à Manille un évèque titulaire ou coadjuteur qui prend possession du premier évéché vacant de la province. Voy. Richard et Giraud. GaeU Moroni , vol. XLII, p. 121-124.
MANIPULE (Manipulus), ornement ecclésiastique que les officiants, les prêtres, les diacres et les sous-diacres portent au bras gauche, et qui consiste dans une bande large de trois à
3uatre pouces, faite en forme de petite étole et e la même étoffe que les chasubles et les tuniques. C'était autrefois un mouchoir ou une serviette, un linge pour se frotter et s'essuyer les yeux, les mains, la bouche et le visage. Les Grecs et les Maronites portent un manipule à chaque bras. Cet ornement marque le fruit des bonnes œuvres, et est aussi un symbole des larmes que les ministres de l'autel doivent verser pour les péchés du peuple, comme il parait par cette Oraison que prononcent ceux qui s'en revêtent : Mertar, Domine, portare manipuiutn ftetus et doloris. Voy. De Vert, Cérémon. de FÈylise, tom. I et II. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLII, p. 124-128.
MANLIEU (Magnus Locus), abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit, dans la basse Auvergne, au diocèse de Clermont. Elle était très-ancienne , et dédiée à saint Sébastien. Elle fut fondée vers l'an 656, par saint Gênez, évèque d'Auvergne ; mais un saint prêtre du pays nommé Magnus ,
3ui avait apporté de la poussière du tombeau e saint Sébastien , avec laquelle il opéra plusieurs prodiges dans le lieu de l'abbaye , jugea que saint Sebastien voulait être honoré en ce heu. Depuis cette époque, l'abbaye a été appelée? Magnus Locus. dont on a tait le root français Munlieu. Voy. La Martinière, Diction, géogr. La GalHa Christ., tom. II, col. 360. Richard et Giraud.
MANN (Théodore-Augustin), physicien, littérateur et antiquaire, né dans le comté d'York , en Angleterre, l'an 1735, mort à Prague en 1800, fut secrétaire perpétuel de l'Académie de Bruxelles, et membre de plusieurs autres académies. Il élait déiste, lorsque la lecture «in Discours sur l'histoire universelle de Bossuet le détermina à se convertir. Après avoir servi
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Ïuelque temps en Espagne, il se retira à la hartreuse de Nieuport , dont il devint prieur. Plus tard, voulant se consacrer plus particulièrement aux sciences, il demanda et obtint sa sécularisation, et fut pourvu d'une prébende au chapitre de Notre-Dame de Courtrai. Outre des ouvrages littéraires et scientifiques, il a publié : 1° Abrégé de V Histoire ecclésiastique, civile et naturelle de la ville de Bruxelles et de ses environs; Bruxelles, 1785, 2 vol. in-8°; — 28 Principes métaphysiques des êtres et des connaissances; Vienne, 1807, in -4*. Voy. Feller. Michaud. La Nouv . Rinqr. gènér.
MANNE DU DÉSERT. Lorsque les Israélites, sortis d'Egypte et arrivés au désert de Sinai, furent presses par la faim, ils murmurèrent et se plaignirent de ne pas trouver de quoi man-
Esr. Le lendemain matin , ils virent autour de ur camp la terre couverte de grains menus semblables à la gelée blanche. Et comme ils se demandaient les uns aux autres ce que c'était, Moïse leur dit que c'était le pain ou la nourriture que Dieu leur donnait. L'historien Joseph est le premier qui ait eu l'idée de comparer la manne dont il est ici question avec le suintement sucré du tamarix, qu'on récolte dans les vallées du Sinaî. Quelques voyageurs modernes ont cru également pouvoir expliquer par ce moyen la manne miraculeuse qui tomba pendant les quarante ans que les Hébreux passèrent dans le désert de l'Arabie Pétrée. Mais il suffit de quelques rapprochements pour montrer le peu de fondement de cette prétention : Ie La manne de la Bible tombait du ciel, celle d'aujourd'hui exsude de l'écorce de quelques arbres, du genre fraxinus; le tamarix mannifera, en particulier, en produit dans le Sinaî une certaine quantité, k L'une tomba pour la première fois lorsque les Hébreux campaient dans le désert de Pin, et, pour la dernière, lorsqu'ils campaient dans la plaine de Jéricho ; l'autre n'a pas cessé absolument de couler, puisqu'elle coule encore. 3° La manne qui nourrit ce peuple tombait la nuit /par-dessus la rosée, dans laquelle elle était comme enveloppée, jusqu'à ce que les rayons du soleil venant dissiper la rosée, la manne restait seule sur la terre, qu'elle couvrait de ses grains, taudis que la manne actuelle ne suinte que le matin. 4° La première tombait toute l'année, excepté le jour du sabbat; la veille, elle tombait en double quantité, elle se conservait du vendredi au samedi , et se gâtait du dimanche au lundi , du lundi au mardi , et ainsi des autres jours; cette dernière, au contraire, coule indistinctement tous les jours de la semaine, mais seulement pendant les mois devjuin, de juillet et d'août; elle se conserve mieux que le miel, et les moines du Sinaî en ont toujours en réserve d'une année à l'autre. 5e La manne dont parle Moïse ne cessa pas de tomber pendant les quarante ans que les Israélites séjournèrent dans le désert ; au lieu que celle d'aujourd'hui ne coule que pendant trois mois seulement, et encore n'est-ce que dans les années qui ont été suffisamment pluvieuses. Bien plus, il se passe souvent quatre et cinq années sans qu'on puisse en récolter. 6° L'une était semblable à la graine de coriandre ou à ces petites graines de gelée blanche que l'on voit sur la terre pendant l'hiver; pour la man-
frer, les Hébreux la broyaient sous la meule ou a concassaient dans des mortiers, tandis que l'autre est toujours à l'état liquide, ou bien elle ne présente jamais assez de consistance pour être broyée sous la meule ou concassée dans un !-T, 7° Les Hébreux ne pouvaient conser-
ver la manne qu'ils avaient recueillie jusqu'au lendemain, sans que les vers s'y missent; au contraire , le sirop provenant du tamarix n'engendre nullement de ces animaux ; il se sèche, se durcit; mais il se conserve facilement pendant plusieurs années. 8° La manne dont parle Moïse a nourri, durant quarante ans, un peuple composé au moins de deux millions de personnes, à un qomor (une livre) par jour pour chaque individu. Or tous les tamarix roannifères de la péninsule du Sinaî ne produisent pas cinq cents livres de manne , c'est-à-dire de
auoi nourrir un seul homme pendant six mois, 'ailleurs il est reconnu que la manne ordinaire, de même que le sucre et la gomme , n'est pas une substance nutritive si on la mange seule et à l'exclusion de tout autre aliment. Des physiologistes dont l'autorité est assurément compétente en cette matière (Magendie, Mûller, etc.), ont fait à cet égard des expériences concluantes. En voilà assez, ce semble, pour prouver que la manne dont les Israélites furent nourris pendant quarante ans, dans le désert de l'Arabie Pétrée, n'a rien de commun avec toute autre espèce de manne ordinaire, et qu'elle était vraiment miraculeuse. Autrement nous demanderons à ceux oui s'efforcent d'expliquer ce phénomène sans
I intervention d'une cause surnaturelle, par quel moyen naturel Moïse a pu nourrir pendant si longtemps une multitude aussi nombreuse dans un désert stérile et inculte, qui n'a jamais pu être fertilisé par aucun travail? Il est certain
rde tout temps, chez les Hébreux, la manne désert a été considérée comme un vrai miracle. C'est pour cela que le prophète-roi l'appelle froment du ciel, que les Replante ont traduit cette expression par pain des anges , et que l'auteur du livre de la Sagesse nomme cette même manne nourritwe des anges. Voy. Exode, xvi. Ps. lxxvh (Hébr.. lxxviii), 21. Sagesse, xvi, 20. Joseph, Antiq., 1. III, c. I. Léon de La- ■ borde, Comment, géographique sur l'Exode et les ' Nombres, p. 95. J.-L. Bui ckhardt, Travels in , Syria and the Holy Land, p. 660; London, 1822. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, tom. I, p. 424 et suiv., où sont réfutées les diverses difficultés proposées par les rationalistes modernes ! contre le récit de Moïse relatif à la manne. Le Diction, de la théol. cathol., et Compar. Manhu.
MANNI ( Domenico- Maria ) , erudit, né à Florence en 1090, mort l'an 1788, était membre de plusieurs académies d'Italie. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Délie Vite de' santi Padri; Florence, 1731-1735, 4 vol. in-4° ; — 2e Notizie intorno a Pra Giordano di Rtvalta , deW Ordine de' Predicatori , en tète des Prediche de ce religieux ; ibid., 1739, in-4*; — 3° Istoria degli anni santt dal Inro principio sino al présente del 1750; ibid., 1750, in-4°; — - 4° De Titulo dominictr Crucis archetypo; ibid., 1752, in-4°, et dans Gori, Simbole, tom. IX; — 5° Délia Disciplina del canto erclesiastico antico; ibid., 1756, in-4*, — 6° Délia Vita e del Cutto del beato Ludovico Alamanni lib. Il; ibid., 1771, in-4°. Voy. Tipaldo , Biografia degli Italiani illustri, tom. 258-266. Richard et Giraud. La Nom. Biogr. génér., qui indique plusieurs autres écrits de Manni.
MANNING (Robert), prêtre catholique, né en Angleterre , mort dans le comté d'Essex en 1730, vint faire ses études en France, à Douai, dans le collège anglais, et y reçut les ordres.
II y fut ensuite professeur de théologie, et se livra à la controverse contre les protestants. Retourné dans son pays, il y exerça avec beaucoup de zèle les fonctions de missionnaire. On
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* de lui , outre Le Cnmtot singulier : 1» La Controverse moderne, 1720; — 8° La Conversion et la réformationde l'Angleterre crtmparéc; 1725. Voy. Feller.
MANNORT (Louis), avocat au parlement, né à Paris en 1096 , mort l'an 1777, jouissait d'une certaine réputation comme légiste et comme écrivain. Outre quelques ouvrages purement littéraires , il a laissé : Plaidoyer* et Mémoires contenant des attestions intéressantes, tant en matières civiles , canoniques et criminelles, que de police et de commerce , etc.; Paris, 1759, 5 vol. in-12.
I. MANRIQUE ou MANRIQUEZ (Ange), événue de Burgos, né dans cette ville vers l'an 1577, mort en 1619, entra dans l'Ordre de Citeaux, et se distingua par son talent pour la prédication. On a de lui, entre autres écrits : 1° Cistercienxmm , seu verius Ecclesiasticorum an* nalium Libri . a condito Cistercio ; Lyon , 1642- 1019, 4 vol. in-fol.; — 2° Santoral Cisterciense; Burgos, 1610; Salamanque, 1020, 2 vol. in-4°;
— 3° Laurier évangé/ique des louanges de saint Bernard , en espagnol ; Salamanque, 1624; — 4" Sermons pour le Carême, en espagnol; ibid., 1612; — 5° Calendrier des saints de l'Ordre de ClteauT, en espagnol; ibid. Voy. Nicol. -Antonio, BihlùAh. HvtfHtn. nova.
IL MANRIQUE (Sébastien), missionnaire erpagnol, né vers l'an 1000, mort en 1fi69, appartenait à l'Ordre des Augustins. De l'an 1028 a l'an 1641 il prêcha l'F.vangile dans les Indes, et à son retour il fut nommé procurateur et définiteur général de son Ordre prés le Saint- Siège. Il a publié : Ilinerario de las mtsiones en ta India Oriental, cm una sumaria relacion del grande imper io de Xa-zinhan Corrombo, y de titras reyes infidèles, etc.; Rome, 1649, in-4°. Von. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
III. MANRIQUE (Thomas), dominicain espagnol , fut nommé en 1553 procureur général de son Ordre à Rome, et en 1565. maître du Sacré-Palais. Il a dirigé l'édition des Œuvres complètes de saint Thomas qui parut à Rome en 1570, en 17 vol. in-fol. Il a contribue aussi à l'édition de Œuvres d'Alex. Tartagno, jurisconsulte, qui a para à Lyon en 1570. Voy. le Père Échard , Scrwtnr. Ord. Prcedic., tom. II , p. 229. Richard et Giraud.