‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 202 sur 1294 · MANG · texte numérisé non relu

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vait avoir lieu la veille de la première des deux communions de chaque mois. Voy. Chastelain, Mnrtyrolnqe, tom. I, p. 754.

MANDEMENT (Edictum, Mandntwn), ordre, commandement ; terme qui se dit particulière* ment des mandements que les évéques donnent

Sour indiquer les synodes, ordonner des prières, es jeunes, ouvrir des jubilés, etc. L'article 19 du règlement des réguliers défendait aux religieux et aux autres exempts, sous prétexte d'exemption , de refuser de publier les mandements des évéques et de mépriser les interdits lancés dans un diocèse. Le motif de ce règlement est tiré de la nécessité de conserver l'unité dans la discipline. Voy. le conc. de Trente, scss. XXV. cap. xti, De Begul.

MANDERSTON (Guillaume), écrivain écossais du xvi* siècle , est auteur d'un Traité des vertus en général et des cardinales en particulier; Paris, 1528.

MANDEVILLE (Bernard de), littérateur anglais, né à Dort, en Hollande, vers l'an 1670, mort en 1733, se fit recevoir docteur en médecine , et se livra à la littérature. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Free thoughts on religion , the churth and national happiness; Londres, 1790, in-88j trad. en français; Amsterdam, 1723, 2 vol. m -42; — 2° An Inguiry mto the origin of honour and usefulness of Christianity in war; Londres, 1732, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

M AN DI A , nom que Joseph donne à un certain lieu près de Bethléhem ou Jean, fils de Carée, atteignit ismaël, fils de Godolias. Jérémie, selon le texte hébreu, l'appelle Gueroulh Chamaam ,

2ue la Vulgate a traduit par Peregrinantes in hamaam. Voy. Jérémie,XLi, 47.Joseph,j4nfig., I. X, c. x.

M ANEGOLDE , prévôt de Murbach , né à Lu-

tenbach, vivait du xi* au xtr* siècle. Après avoir professé publiquement les lettres divines et humaines, il entra chez les chanoines réguliers de sa ville natale et fut élevé au sacerdoce. Urbain II lui avant donné le pouvoir d'absoudre de l'excommunication tous ceux qui l'avaient encourue à cause du schisme, il profita de cette occasion pour retirer du schisme un grand nombre de personnes.il résista à tous les efforts nue tenta Henri IV pour le détacher de la cause du Saint-Siège, et. après la fondation de l'abbaye de Murbach, il en devint le premier abbé. De tous ses ouvrages, il ne nous reste qu'une Apologie en faveur du Saint-Siège, ou des libertés ecclésiastiques contre les prétentions des empereurs d'Allemagne, qui a été publiée par Mura lori.Anecdnta , tom. IV; Padoue, 1713, in-4«. Voif. D. Ceillier, Hist. des Aul. sncr. et ecclés., t. XXI. p. 232 et suiv. La Gallia Christ., t. V, col. 884. L'Hht. littér. delà France, tom. IX, p. 280. Richard et Giraud. La Nom». Biogr. gén.

MANEHILDE Voy. LUTRLDE.

MANERBA (Alexandre), dominicain, né à Brescia, mort vers l'an 1610. a laissé en italien : 1° Forêt murale; Brescia, 1600; — 2° Voyage de Ruth Moabitide, en forme de commentaires et de sermons sur le livre de Ruth ; Venise, 1601. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdicat., tom. II. p. 371.

MANES ou MANÏ, MANIGHÉE {Manichrrws), hérésiarque, naquit, selon la chronique d'Édesse , à Caroub , dans la Huzitide , en 240 après J.-C. Esclave d'une riche veuve qui l'adopta pour son fils il changea son nom de Curbu its en celui de Manès. Il acquit bientôt la réputation d'un savant et subtil philosophe , et voulut en mêlant le parsisme au christianisme, I

créer une doctrine nouvelle. Tl disait qu'il était apôtre ou envoyé de Jésus -Christ pour enseigner des vérités qui, jusqu'alors, avaient été inconnues. Il se vantait du don des miracles; mais ayant promis de guérir, par sa seule prière, le fils malade du roi Sapor, et cet enfant étant mort entre ses bras , le roi lit écorcher vif l'imposteur. On tient originairement l'histoire de Manichée ou Manès d'une pièce ancienne qui a pour titre : Acta disputationis Arche/ai , rpisrvpi Mesopotamiœ , et Manetis hœresiarchr , et qui a été publiée par Zacagni. bibliothécaire du Vatican, dans ses Mrmumcnta Ecclrsi/p gra-cœet latinrr ; Rome, 169X Sans prétendre nous donner pour garant de l'authenticité de ce document, nous dirons j avec Pluquet, que Beausobre en attaque plusieurs points par oie faibles raisons. Vov., pour la doctrine de Manès, l'art. Manichéens , Manichéisme.

MANETTI (Giannozo), en latin Janotius a laissé, entre autres écrits : De Dignitatc et Éxcellcntia hominis libri IV ad Alphonsum regem NeapoHtanum. Cet ouvrage, qui n'a été imprimé qu'après la mort de l'auteur, renfermant quel-

Sues passages peu conformes à la doctrine calolique, a été mis à Y Index avec la clause Donee emendentur. Il faut remarquerque Manetti Giannozo est le même que Marutte Gianotti ou Gianozzo. Vou. Gianotti, n° I.

MANFREDE (Jérôme), iurisc, né à Ferrare, florissait vers 1570. On lui doit : 1° Traité des cardinaux de l'Église romaine; Bologne, 1565;

— 2» des lettres, où il explique ce qui a rapport au lihre arbitre; Césène.1587.

MANFREDONIA, ville archiépiscop. d'Italie dont le siège a été transféré à Siponte. Voy. Si PONTE.

MANGEANT (Luc-Urbain), prêtre, né à Paris en 1656, mort l'an 1727 „a donné : |« une édition des Œuvres de saint Piwsjter, avec des Avertissements fort instructifs ; Paris, 1711, in-fol.; — 2" une édition des (Ésuurtê de taint Fulgence, événue de Rusj>e, en Afrique; ibid., 1681, in-4°.

— 3° une édition de la Bible de Sacy, avec le latin et des notes; Liège, 1702,3 vol. in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1681 et 1712. Feller, Biogr. univeis.

MANGEART (Thomas), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Metz en 1605, mort A Nancy l'an 1702, se livra avec succès à la prédication, et devint conseiller intime de Charles de Lorraine , gouverneur des Pays-Bas. Outre des ouvrages sur la numismatique, il a laissé : Octave de Sermons pour les morts, suivi d'un Truité theologiaue, dogmatique et critique sur le Purgatoire; Nancy, 1739, 2 vol. in-lSL Voy. D. Calmet, Bibtioth. termine. Feller, flio^r. univers.

MANGET (Thomas), érudit anglican, né i Leeds en 1681, mort à Durham en 1755, fut chapelain de l'éveque de Londres, chanoine au chapitre de Durham et membre de la société des Antiquaires. Il est auteur de quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Practical Discourses upon the Lord' s prayer; Londres, 1716, 1717, 1721, in-8*; — 2° Remarks upon Sazarenus; ibid.,1718:dans cet ouvrage, il démontre la fausseté d'un Evangile mahométan que Toland avait publié ; — 3° Philonis Judcei Opéra omnia: ib:d., 1742, 2 vol. in-fol., édition magnifique. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

MANGIN, doyen d'Is-sur-Tille, archîprétre du Bassigny, docteur de la faculté de théologie et licencié en droit civil et canonique de l'université de Paris, a publié, outre une Question nouvelle et intéressante sur t 'électricité : 1° Intro-

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