‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 214 sur 1294 · X. MARC, hérétique, que saint Jérôme con · texte numérisé non relu

X. MARC, hérétique, que saint Jérôme con

fond avec Marc, disciple de Valentinien (u8 VIII), né à Memphis, vint, vers le milieu du rv* siècle, eu Espagne, et fut le premier qui introduisit dans ce pays des idées gnostiques et manichéennes, au moyen desquelles il trouva un accès facile auprès' d'une daine distinguée nommée Agape et du rhéteur Elpidius. Agape et Elpidius communiquèrent ces idées a Priscillien, qui forma la secte des Priscillianites. Voy. Hieronym., Epist. LXXV, et Comrnentar. in Isaiam, c. IV, vers. 4. Le Diction, de la théol. cathol. Compar. Priscili.IEN.

XI. MARC, solitaire qui vivait vers la fin du IV» siècle, a laissé : 1° huit Traités ascétiques , qui ont été insérés dans la Bibliothèque des Hères, tom. I; Paris, 1624; — 2° un livre contre les hérétiques melchisèdéciens ; ce sont des Sermons qui ont paru avec d'autres Sermons du même auteur, sur le jeûne, à Rome, en 1745, in-8°. Voy. Bellarmin , De Scriptor. eccles. Richard et

XII. MARC, disciple de Saint-Benoit et moine du Mont-Cassin, joignait la connaissance de l'Écriture sainte a celle des belles-lettres. Outre des poésies qu'il a composées, et dont les unes ont été insérées dans le tom. I des Actes de saint Benoit et dans le Recueil des poésies de Prosper Martinengus ; Rome, 1590, et les autres dans le tom. III du Recueil cité ci-dessus, on lui attribue huit Traités de morale, qui ont paru à Haguenau en 1531 , a Helmstadt en 1516, à Paris en 1563, et à Venise en 1574, et qu'on trouve encore dans les Bibliothèques des Pères , dans Fronton-le-Duc, Auctuarium; Paris, 1624, in-fol.; cependant ou croit que ces traités sont l'œuvre d un solitaire nommé Marc, qui est mentionné par Photins, Cod. 200, p. 520. Quoi

3u'il en soit de cette question , on rencontre ans ces traités des opinions peu exactes sur plusieurs points de doctrine; ce uni a fait conjecturer qu'ils avaient été fort altérés par les hérétiques. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacrés et eccles., tom. XVII, p. 503 et suiv. Richard et Giraud, qui donnent une analyse des traités attribués au disciple de saint Benoit.

XIII. M ARC-AU RELLE , le Philosophe, empereur des Romains, né à Rome l'an 121 de Jésus- Christ, mort à Sirmich ou à Vienne en 180, était de l'ancienne famille des Annius. Il reçut en naissant le nom de Cati/ius Severus, et fut adopté par Antonin le Pieux avec Lucius Verus. Le jeune Catilius montra de bonne heure un grand amour pour la philosophie et pratiqua les vertus de la secte stoique. Adrien le nomma chevalier à six ans, lui lit prendre la robe virile à quinze, et lui confia plus tard la charge de préfet de Rome. Quelques années après, l'empereur choisit Antonin pour son successeur, à condition qu'il donnerait la pourpre à Marc-Aurelle. A la mort d'Antonin, en 161, on proclama d'une voix unanime Marc - Aurelle, qui prit pour collègue Lucius Verus. Dès ce moment sa vie parut sobre et austère comme celle d'un stoïcien. Cependant son règne a été signalé par plusieurs persécutions sanglantes contre les chrétiens. Nous citerons, en particulier, celle de Srnyrne, dans la-

3uelle le proconsul romain s'efforça vainement 'entraîner les chrétiens à l'apostasie par les plus terribles menaces et les supplices les plus cruels, et dans laquelle le vieillard Polycarpe, évêque de Smyme et disciple de saint Jean l'Évaugéliste, souffrit le martyre. Nous citerons encore la persécution qui eut lieu à Rome contre les chrétiens, qu'on accusa d'être cause de l'invasion des Marcomans en Italie et des ravages qu'ils y avaient faits. Cependant il n'y avait pas

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le plus léger prétexte à cette accusation. Nonseulement les chrétiens étaient innocents, ils avaient même partagé les malheurs de l'Empire avec les païens. Ce fut pendant cette persécution, d'ailleurs remarquable par le nombre des martyrs, que périt l'illustre Félicité , dame romaine, avec ses sept fils; et ce fut pour protester contre les cruautés dont les chrétiens de Rome étaient victimes, pour tacher d'arrêter l'effusion d'un sang innocent, que saint Justin, philosophe et martyr, adressa à l'empereur sa seconde Apologie, qu'il paya par sa mort. Quelques années après, dam une nouvelle guerre Contre les Marcomans réunis aux Quades, l'empereur obtint par les prières de la légion Fulminante, laquelle était chrétienne, une pluie abondante qui désaltéra son armée, pies de périr de soif. Le protestant anglais Wai burton a démontré la vérité de ce miracle contre les mauvaises plaisanteries de Voltaire. Weston, autre anglais protestant, l'a également établie dans une Dissertation, publiée en 1748, contre le Clerc et Moyle. L'événement a paru si peu naturel, même aux païens, que Porphyre et Claudien l'ont attribué à des enchanteurs. Tertullien en parle comme d'un fait public et incontestable, et renvoie deux fois les Romains à la lettre de Marc-Aurelle, qui le rapporte, et en fait honneur au Dieu des chrétiens. Saint Apollinaire en rappela le souvenir à Marc-Aurelle lui-même, auquel il adressa une Apologie pleine de force et d'éloquence en faveur des chrétiens. Eusébe dit que dès ce moment les sentiments de Marc- Aurelle à l'égard des chrétiens changèrent complètement, et qu'il ordonna de cesser toute espèce de persécution; cependant, sous son règne même, il en éclata une sanglante trois ans plus tard dans les Gaules, et notamment à Lyon et à Vienne. De leur côté, les autorités de Smyrne exercèrent contre les chrétiens des cruautés inouïes. Saint Pothin, évéque de Lyon, subit le martyre à l'âge de quatre-vingt-dix ans, et un grand nombre de fidèles furent décapités, livrés aux bêtes, brûlés et jetés dans le Rhône. Cela suffit sans doute pour réduire à loin juste valeur les éloges si outrés que certains philosophes modernes ont donnés à ce prince, en le proposant comme un modèle de toutes les vertus. Ils ignorent, il est vrai, ou ils nient, en dépit de l'histoire , qu'il ût des démarches répétées auprès du sénat pour obtenir que l'on rendit les honneurs divins à Adrien, son prédécesseur, dont les vices avaient rendu la mémoire infâme ;

Ïu'il mit au nombre des déesses l'abominable austine, en lui élevant un temple, en lui érigeant des statues d'argent, en instituant en son honneur une communauté de tilles, qui, de son nom, furent appelées Faustiniennes ; en obligeant les nouvelles mariées à venir avec leurs maris offrir un sacrifice à la prétendue déesse ; qu'enfin, a la mort de Lucius Verus, son collègue, dont le nom était justement en horreur à tous les gens de bien, il força le sénat à l'honorer comme un dieu. En vain Gataker et les auteurs de la Vie de Marc-Aurelle qui est à la téte de ses Réflexions morales (Glasgow, 175k2) se sontils efforcés d'excuser l'idolâtrie et les différents vices de ce prince, toute son histoire, étudiée avec impartialité, prouve un caractère faux, altier, égoïste et corrompu par système ; l'égarement de son esprit égala celui de son cœur. On a de lui : 1° Réflexions morales, ou, selon le

fec : Douze livres de 1 empereur Marc-Antonin toi-même; il ne parle, en effet, jamais qu'a lui dans tout l'ouvrage; ces Réflexions, il faut en convenu , respirent de beaux et de nobles sen-

timents, mais malheureusement elles sont peu en harmonie avec sa conduite ; — 2° une Correspondance avec Fronton, découverte par le cardinal Maï dans la bibliothèque du Vatican, et publiée à Rome en 1819; — 3°quelques lettres qui se trouvent dans la Vie d'Andius Cassius et de Pesa nnius Niger, par SparUen. Voy. Justin, Apologet. Tertull., Apologet., c. v. Euseb., Hist.ec* cfes., 1. V, c. v, Hieronym. , Chronica Eusebii , ad ann. 178. Capitolin, Vie de Marc-Aurelle et de Lucius Verus. Tillemont, ttist. des Empereurs, tom. II. Aurelius Victor, De Ccesar. et Hut. Rom. Dacier, Prolégomènes de sa trad. des Réflexions morales. Gautier de Siberl, Vie de Tite Antonin. Thomas, Éloge de Marc-Aurelle. Ripa-.il t. Marc- Aurelle ou llist. philos, de Tempereur Marc-Antonin, etc. De Suckau, Étude sur Marc-Awelle. Amjelo Mai, Corresponde/ne de Fronton et de Marc-Aurcllr. Feller. Michaud.Le Diction, de la théot. cal/ml. La Souv. Biogr. génér., qui donne un article très-étendu et très-érudit sur Marc-

'\ i v" MARC DE LA NATIVITÉ DE LA VIERGE, de l'Ordre des .Carmes, né dans le diocèse d'Angers en 1617 , mort à Tours l'au 16%, fut prieur de plusieurs couvents, visiteur et provincial de sa province, et maître des novices. C'était un religieux pléiade zèle, de piété et de science. Il a publié : 1» Directoire des novices, ou Traité de la vie spirituelle des novices pour les couvents réformés de l'Ordre de iïotre- Dante du Mont-Carmel; Paris, 1650,4 vol. in-12;

— 2e Manuel du Tiers Ordre de Xotre-Dnme ■/ ■>. Mont-Carmel, etc.; Angers, 1G81, 1 vol. in-12, — 3° Traité de la componction, etc.; Tours, 16W6»

I vol. in-8»; — 4» Directoire des petits offices tic la religwn ; Angers, 1077- 1G79; — 5» Justification des privilèges des réguliers, présentée au pape et au roi ; La Flèche, 1GÔ8, 1 vol. in-4°; — 6» La Pratique de bien vivre et île bien mourir, 3" part, du Manuel du Tiers Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel; Angers, 1089, in-12. Voy. la Biblioth. Carméht., tom. II, p. 313. Richard et Giraud.

XV. MARC DE LISBONNE , de l'Ordre de Saint-François, né à Lisbonne en 1591, devint évéque de Ciudad de Porto en Portugal. On a de lui : 1» Chronica Ordinis FF. Mtnor; 3 vol. in-fol.; — 2» Re formata Constitutiones Portuenxis episcopatus ; — 3° Exercices pour méditer la Passion de N.-S. J.-C.; — 4» Catitica B. Jaœponi; in-8°; — 5° Fie de S.-S. J.-C.; — 6» Vie de sainte Colette; — 7° Méditations sur l'Oraison dominicale; — 8» Traité des personnes i Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Bibuo Francise, tom. II.

XVI. MARC DE VITERBE, vingt -deuxième général des Frères Mineurs, né à Viterbe, mort en 1360, fut promu au cardinalat en 1366. Parmi ses ouvrages on cite : 1° des Sermons ;

— 2° Summa casuum consaentiœ. Voy. Le Père Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise*, tom. 111, p. 320.

XVII. MARC EUGÉNIQUE (Marcus Eugenicus), appelé aussi Marc d'Èphèse, parce qu'il était archevêque d'Ephèse , vivait au x\* siècle.

II porta la parole au nom des Grecs dans le concile de Florence, contre lequel il a écrit deux Lettres, qui ont été insérées avec la réfu» tation dans la Collection des cxatciles d'Hardouin, 1. IX, col. 549-670. Voy. Sponde, Annal, ad ann. ChrisL 1440. Fabricius , qui , dans sa Biblioth. Graeca, cite vingt -huit écrits dus à Marc Eugénique. Richard et Giraud. Feller , Btogr. univers. Le Diction, de la Utéol. cathoL

(Pierre de), prélat, né dans leBéarn

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en 1581 , mort à Paris l'an 1663, descendait d'une famille noble originaire d'Espa~ne. Il fut reçu en 1615 conseiller au conseil souverain de Tan, et six ans après il eut une charge de président au parlement de la même ville. Après la mort rte sa femme il entra dans les ordres, et devint successivement évèque de Conserans, archevêque de Toulouse, puis de Paris; mais il mourut le jour même ou les bulles de sa nomination à ce dernier siège arrivèrent. Il était grand politique, bon jurisconsulte, savant théologien et habile critique. Ses principaux ouvrages sont : 1° Dê Concordia sacerdotii et ira» perti . seu de libertatibus Ecclesiœ gallicanœ lié, y Ut : on donne comme la meilleure édition celle de Paris, 1701, in-fol.; mais il faut remarquer qu'elle a été spécialement condamnée par un décret de l'Index daté du 17 novembre I661, et qui porte : « Idem cditionii Stephani Baluzii. » Déjà un décret du 11 juin 1612 avait frappé le même ouvrage ; — 2° LUtellus quo editionis lit»»rum De Concordia sacerdotii et i mperii consi- Itum expnnit,opus apostoticce Sedis censuré su/jmittit; Barcelone, 1616, in -4°; — 3° Vigilii Pfifue Epistola deeretalis pro confirmationequintœ sym<di axumenictt ; — 4° Dissertatio de primai* Luydnnensi et cœleris primat i bus ; Paris, 1614, in-.s»; — 5° Epistolœ ad Henric. Valesiumde tempr>re qun primum in Galliis suteepta est Cbrùtti fidrs; ibid., 1658, in-8°; — 6» Histoire de Sotre- Dfnne de Betnran dans le Béarn ; Barcelone , 1618, in -8»; — 7° Relation de ce qui s'est fait depuis 1653 «buv les assemblées des évéques au sujet des cinq propositions; Paris, 1657, in-4°; — 8° lettre sur le livre de Ilertram touchant l'Eucharistie, dans D. Luc d'Achéry, Sptcitége , tom. II; — 9* un recueil contenant quatre Traités latins sur F Eucharistie , la Messe, le patriarcat de Constantrnople et l'Origine du ciel , et trois Traités français sur l' Euchai istie , la Pénitence et le Mariage; Paris, I6«'»8, in -4°; 10° un Recueil d'opuscules latins publiés par Baluze, à Paris, en 1081 , 1 vol. in -8°. On lit encore dans V Index fibror., à l'art. Marca (Petrus de) : « Epistola D. llyacintho Mesades Archidiacono Emporitano bcclcsi«Gerundensis.(Decr.18dec. 16i6.)»> Voy. Galtta Christ., tom. I et VII. De Faget, Vie de Pierre de Marca. L'abbé B un part, Éloge de Marca. Bichard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Sour. Biogr. génér. L' Encyclop. cathol.

MARCADÊ ( Victor -Napoléon ), junsc., né a Rouen en 1810, mort l'an 1854, était avocat a la cour de cassation. Outre quelques ouvrages sur le droit civil , on lui doit : Études de science religieuse expliquée par l'examen de la nature de l'homme, contenant, avec une préface philosophique et historiaue, les principes de Théodicée et l'établissement ae la mission divine de l'Église, etc.: Paris, 1847, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

MARCANT (Le), chanoine de la cathédrale de Lisieux qui vivait au xvii* siècle, est auteur d'un Traité de théologie et de morale intitulé : Encyclopédie sainte de la foi dans Cexplication du Symbole des Apôtres, de l'Oraison dominicale et de la Salutation angé/ique; Caen , 1680, in-8°. Voy. le Journ. des Savants, 1680.

MARCASSIENS. Voy. Marc, n« VIII.

MARCEAU. Voy. Marcel , n° IX.

I. MARCEL I" (Saint), pape, né à Rome, mort dans la même ville le 16 janvier 310, succéda à Marccllin l'an 301. Il lit plusieurs règlements, s'appliqua à rétablir la discipline ; mais, ayant voulu obliger ceux qui étaient tombés pendant la persécution à faire pénitence, il dut quitter Rome à la suite d'une sédition qui s'é-

tait élevée à ce sujet. On ne sait s'il mourut dans l'exil, ou s'il fut rappelé a Rome. On célèbre sa féte le 16 janvier. Il m» parait pas être l'auteur des Èpitees décrétâtes et des Ordonnances qu'on lui attribue. Voy. Tillemont , Mémoires, tom. V. Novaès, Elementi délia Storia de' Sommi Ponte fici. Artaud de Montor, Hist. des Souverains Pontifes romains, tom. I, p. liO. Gaet. Moroni , vol. XLI1 , p. 237-25$.

IL MARCEL II, pape, né à Monte -Sano, près de Lon ttc, en loOl , mort l'an 1555, se nommait auparavant Marcel Cenin. Il était tresversé dans les langues' anciennes, et aimait les arts. Paul III le chargea de diverses missions en France, eu Allemagne et en Espagne, le nomma cardinal, puis évèque de Reggio, et lui confia en 1515 la présidence du concile de Trente. Il succéda j Jules III l'an 1555, et montra un zèle ardent pour les réformes; mais la mort l'empêcha d'accomplir les grandes choses qu'on attendait de lui ; car il ne gouverna l'Eglise que pendant vingt -quatre jouis tout au plus. Paul IV fut appelé à lui succéder. Voy. Génébrard, Chronic., 1. IV. Pauvini, Epitome Ponlificum Romanoi uni usqne ad Paulum l V . Novaès, Elementi délia storia de' Sommi Ponte fici Petr. Polidori , De Vita , ge<tis et moribus, Marcelli il P. M. Commentnrins. La Souv. Biogr. génér. Gaet. Moroni, vol. XLII, p. 238-216.

III- MARCEL (Saint), martyr de Chalonsur-Saône, mort l'an 170, fut mis en prison avec les martyrs de Lyon l'an 177. S'élant échappé avec saint Valérien , ils se dirigèrent tous deux vers le nord , et Marcel alla à Besançon , où il opéra quelques comersions. Mais, s'étant rapproché de Châlon , le gouverneur du pays le fit arrêter et mettre a m u t. On célèbre sa féte le 4 septembre. Valéricn eut la tête tranchée. Ou honore sa mémoire le 15 du même mois. Voy. saint Grégoire de Tours, He<m-d de In gloire des martyrs. Surins. Richard et Giraud.

IV. MARCEL (Saint), diacre , souffrit le martyr à Rome l'an 257, avec saint Hippolyte et saint Eusèbe. Voy. Hippolyte, n° IL

V. MARCEL (Saint), martyr en Afrique, mort le 30 octobre vers 1 an 208, commandait une compagnie de cent hommes dans la légion Trajane, sous les empereurs Dioclétien et Maximien ; ce qui lui a fait donner le surnom de centurion. Ayant refusé de prendre part à une réjouissance qui avait lieu au sujet de la féte de l'empereur, et ayant déclaré hautement qu'il servait dans la milice de Jésus-Christ , et qu'il n'adorait pas des dieux de bois et de pierre, on le jeta en prison, et on lui trancha la tète. On célèbre la féte de saint Marcel le 30 octobre. Cassien , greffier du prétoire , ayant été touché par les réponses de saint Marcel , obtint également la palme du martyre le 3 décembre de la même année. Voy. D. Thierry. Ruinart. Tillemont. Richard et Giraud.

VI. MARCEL (Saint), martyr sous Dioclétien, fut le compagnon de saint Sabin. Voy. Sabin.

VII. MARCEL (Saint), évèque d'Apamée eu Syrie, mort l'an ii-0 ou 300, signala son zèle pour la religiou en détruisant plusieurs temples cousacrés aux idoles. S'étant rendu un jour dans le pays d'Aulone, canton écarté du territoire d'Apamée , afin de faire abattre un temple fameux que les païens défendaient comme une forteresse, ceux-ci s'emparèrent de sa personne, et le jetèient sur un monceau de bois auquel ils avaient mis le feu. L'Eglise honore la mémoire de ce saint évèque le 14 août. Voy.

; Th. odoret, Bis t. ecclé*., 1. V. Soxomène, L VIL | Richard et Giraud.

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VIII. MARCEL (Saint), archimandrite ou supérieur des Acémètes à Constanlinople , né à Apainée en Syrie, mort vers l'an 185, distribua une partie de ses biens aux pauvres, laissa le re*»;te à son frère, et se retira à Antioclte , puis à Êphèse, et enfin a Constantinople, chez les Acémètes, Tondes par le B. Alexandre. A la mort de ce saint fondateur , Marcel s'enfuit dans la crainte d'être appelé à lui succéder, et il ne revint qu'après l'élection de l'abbé Jean. Mais ce dernier étant mort l'an 447, Marcel fut élu, et obligé de diriger la communauté. Il fit des dépenses considérables pour augmenter les bâtiments de son monastère, distribua aux autres monastères pauvres les biens dont son frère l'avait lait héritier, assista l'an 118 au concile de Constantinople, rétablit dans cette ville l'institut du B. Alexandre, qui avait été transféré à Gomon , et opéra divers miracles. On célèbre sa fête le 29 décembre. Voy. Surius , au 29 décembre. Bulteau , Hist. tnonast. d'Orient. Baronius. Milliard et Giraud.

IV. MARCEL ou MARCEAU (Saint]), évéque de Paris, vivait du IV au v siècle. Il se montra dés sa jeunesse parfait dans toutes les vertus; aussi révêque de Paris l'admit-il de bonne heure dans le clergé de son église. Il devint successivement lecteur, sous -diacre, diacre, prêtre , puis évéque â la mort de Prudence. Tontes les vertus montèrent avec lui sur le siège épiscopal , et Dieu le favorisa du don des miracles. On célèbre sa féte le 3 novembre. Voy. Surius. Le P. Dubois. Hist. de l'kglise de Paris. Richard et Giraud.

X. MARCEL (SAINT-), en latin Sanctus Marcelin*, abbaye de l'Ordre de Citeaux, fille de Cadouin , était située dans le Quercy , au diocèse et à six lieues de Cahors, sur la petite rivière de Lère. Elle avait été d'abord fondée dans le bourg de Sept-Fonts, près de Caussade. Tan 1130.

XI. MARCEL , évéque d'Ancvre , né vers l'an 300, mort en 371, assista en 325 au concile de Mirée, où il combattit les Ariens; l'an 335, à celui de Tyr. où il s'opposa à la condamnation de saint Athanase, a celle de Maxime III, évéque de Jérusalem , et à l'admission d'Arius à la communion. L'année suivante, les Ariens le déposèrent dans le concile de Constantinople. Après la mort de Constantin il fut rétabli sur son siège; mais, en ayant encore été chassé, il se réfugia en Occident , où il fut absous, en 317, dans les conciles de Rome et de Sardique. Il revint a Ancyrc ; mais comme Basile, qui avait été mis a sa place, refusa de lui rendre son siège , il se retira dans un monastère. Il nous reste de lui : 1" une Lettre adressée au pape Jules I", et contenant une exposition de sa doctrine ; elle a été rapportée par saint Epiphane; — 2° deux Confessions de foi données par ses disciples ; — 3° quelques passages , rapportés par Eusèbe, de son livre contre Aster , intitulé : De la Sujétion de S.-S. Jésus- Chnst. Voy. saint Athanase, Apot. //. Saint liasile, Epist. LU. Théodoret, I. II. Socrate, 1. I. Sozomène, I. Il et 111. Hermant, Vie de saint Athanase. Tillemont , Mémoires , tom. VII. Richard et Giraud. Feller, qui dit que le re-

E roche de sabellianisine fait a Marcel n'est nul- >ment fondé, et que saint llilaire , saint Basile, saint Chrysostome, Sulpice Sévère, qui l'en ont accuse , ont été trompés par les clameurs des Ariens. D. Montfaucon, Collect. Pair., t. II, où ce point est bien discuté; c'est ce que dit aussi Noël Alexandre dans son Hist. ecc/és. Il est certain que Jules l*r, après avoir entendu

révêque d'Ancvre, le déclara libre de toutes les accusations' des Ariens, et que le concile de Sardique le proclama innocent, comme l'avait fait le Pape. Bergier, dans son Diction, de Ontologie . art. Mahcklmetss, remarque que , dans la fermentation qui régnait à cette époque entre tous les esprits , et vu l'obscurité des mystères sur lesquels on contestait, il était très-difficile à un théologien de s'exprimer d'une manière assez correcte pour ne pas donner prise aux accusations de l'un ou de l'autre parti ; que, s'il ne fut pas prouvé très-clairement que le langage de Marcel était hérétique, on fut du moins convaincu que ses disciples et ses partisans n'étaient pas orthodoxes; que Photin, qui renouvela réellement l'erreur de Sabellius, ayant été diacre de Marcel, et ayant étudié sous lui, l'égarement du disciple ne pouvait manquer d'être attribué au maître. D'où Bergier conclut qu'il est très-difficile aujourd'hui de prononcer sur la cause de Marcel , et que c'est pour cela sans doute que Tillcmont, après avoir rapporté et pesé les témoignages, n'a pas osé porter un jugement , tom. Vf, p. 503 et suiv. Mais la prétendue difficulté de Dernier et la crainte de Tillcmont sont une pure chimère, après la déclaration du pape Jules 1". Le Diction, de la théol. eathol. La Souv. Biogr. gêner.

XII. MARCEL (Christophe), patrice de Venise et archevêque de Curfou , vivait au XVI* siècle. On a de lui : l8 trois livres des Rites et des cérémonies ecclésiastiques ; Venise, 1516; — 2° De l'Autorité du Pape et de se* droits contre Luther ; Florence, 1521; il y soutient que le concile n'est pas au-dessus du Pape ; — 3° Commentaire sur sept psaumes; Rome, 1523; — 4* Discours sur le A/A* psnume ; ibid., 1525.

XIII MARCEL (Guillaume), chronologiste , né à Toulouse en 1047, mort à Arles Tan 1708, se fit recevoir avocat, fut sous-bibliothécaire à l'abbaye de Saint Victor, et obtint plus tard la place de commissaire de la marine. Ses principaux ouvrages sont : 1° Tablette* chronologiques pour sert ir à l'histoire de l'Église; Paris. 1682, in-8». 1687,1690,1714, 1729, m-12; tra.i. en espagnol ; Mexico, 1721, in-8°; — 2° Tablettes historiques et chronologiques contenant la suite des pfipes, empereurs et rois qui ont régné depuis ta naissance de J.C.; Paris, 1679; 1729, in- 12. Voy. les PP. Martenne et Durjmd, Voyage littér. de deux bénédictins, tom. I, p. 28Ô et 2S1. Le Journ. des Savants, 1680, 1681 , 1686, 1694, 1697 et 1730. Le Long, Bihlioth. histor. Le Journal histor. et littér., 15 sept. 1787, p. 99. Richard et Giraud. Feller, liiogr. univers. Michaud, qui donne la liste de ses autres ouvrages. La Souv. Biogr. génér.

XIV. MARCEL ( Guillaume), théologien, poète, orateur, membre de l'académie de Caen, né dans le diocèse de Baveux , mort i Basly en 1701, était bachelier en théologie. Il entra chez les Oratoriens, qui l'envoyèrent professer la rhétorique à Rouen ; plus tard il professa l'élo-

Juence à Paris, et devint curé de Basly, près e la Délivrande. On a de lui. outre des Panégyriques et autres Discours de circonstance : !• Medicu* Deo similis, harangue prononcée à l'École de médecine le 24 juillet 1650; — 2» Jm Sûreté catholique, ou Abrégé de controverse ptw les marques de la vraie Église ; Caen , 1 661 , in-1 2 ; — 3° La Censure de la Censure des ttèdes, ou Rcmurques sur deux sermons du sieur du Boxq , ministre, prêches à Charenton, et imprimés sous ce titre : La Censure de ta condamnation des tièdes; ibid., 1670, in -12; — 4« Relation de ce qui s'est passé à la canonisation de saint Pierre

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d Alcantnrn , en l 'église des Cortleliers de Caen; 4671, in-4°; — 5° Hist. de la solennité de saint François de Borgia, troisième général de la Compagnie de Jésus, célébrée à Caen dans l'église des PP. Jésuites; 1672, in-f°. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud, qui indiquent plusieurs autres écrits de Marcel.

XV. MARCEL (Henri), jésuite, né dans le diocèse de Bolduc, mort en 1664, a laissé : 1° Canons pour l'explication de l'Ecriture sainte; Wurtzbourg, 1653; — 2° Dissertation sur le saint Sacrement ; Anvers , 1656 ; — 3° La Sagesse pacifique, ou Des Moyens d'exalter l'Église de Dieu; Cologne , 1657 ; — 4° Théologie tirée des sentences de V Écriture ; Bruxelles, 1658; — 5» Dissertation sur la justification chrétienne; Bamberg, 1653; — 6° U Enchiridion de la milice chrétienne; Châlons, 1632; — 7° Commentaire sur le livre de Josué; Wurtzbourg, 1661 ; — 8» Protestation chrétienne; ibid., 1646; — 9° Dissertation apologétique ; Bamberg, 1646.

XVI. MARCEL (Jean -Joseph), orientaliste, né en 1776 à Paris, mort l'an 1854, a laissé, parmi d'autres savants écrits purement littéraires : 1* Chrestcmathia Hebraica; Paris, 1802, in-8°; — 2° deux éditions du Prophète Jonns , l'une en syriaque, l'autre en éthiopien, 1802 1 in -8e; — 3° Chrestomathia chaldaica; ibid., 1803, in-8°; — 4» Oratio dominica CL linguis verso; ibib., 1805, grand in-4°, édition qui fut exécutée pour être présentée au pape Pie VII, et faite avec une trop grande précipitation ; — 5° Leçons des langues bibliques; 1819; — 6° Spécimen Armenum; 1829, in -8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

XVII. MARCEL D'ANC Y RE. docteur en théologie, vivait au xvn* siècle. U a publié : 1° Ad Decretalem mper spécula de magistris Honorii III, summi pontificis , opus Marcelh Ancyrani ; Paris, 1668, in-8°; — 2° Disquisitiones duœ de résident ia canonicorum , quitus accessit tertia de tactibus impudicis, an sint peccata mortalia vel venialia, cum colloquio critico de sphalmatis virorum in re litteraria iUustrium; ibid., 1695, in-8°. Voy. le Journ. des Savants, 1668 et 1696.

XVIII. MARCEL DE RIETZ, capucin du xvit* siècle , a donné : La Somme séraphique de saint Bonnventure; Marseille, 1669.

MARCELIN , MARCELINE. Voy. Marcel un, n° I, Marcelline, n° II.

I. MARCELLE (Sainte), était mère de sainte Potamienne; vierge et martyre d'Alexandrie au m» siècle. Voy. Potamienne.

II. MARCELLE (Sainte), dame romaine , morte vers l'an 410, mena après la mort de son mari une vie pauvre et pénitente. Elle s'appliqua spécialement à l'étude de l'Écriture sainte, et le désir qu'elle avait d'en posséder l'intelligence lui fit former une liaison particulière avec saint Jérôme lorsque ce père vint i Rome, l'an 382. Elle devint si habile , que les évèques la consultaient sur le sens des Livres saints. Elle était unie d'amitié avec sainte Paule et sainte Eustoquie , qu'elle éleva avec la bienheureuse Principie, sa lille. On célèbre la féte de sainte Marcelle le 31 janvier , jour de la translation de son corps. Voy. saint Jérôme, Vie de sainte Marcelle, dans la Lettre à Principie, 1. III, Lettre IX', édit. de Pierre Canisius, autrement Lettre VIII*. Richard et Giraud, Feller, Bioqr. univ. Gaet. Moroni , vol. XLU, p. 232.

III- MARCELLE ou MARCELLO ( Marc-Antoine), patrice et sénateur vénitien, vivait au xvn» siècle. 11 a donné : un Traité du droit temporel des Papes, avec un Discours du Pape; Francfort, 1627.

IV. MARCELLE, nom d'une femme gnostique. Voif. Marcki.mne, n" II.

MARCELLIANIENS , MARCELLIANITES

{Mnrcfllianiti). Vny. MARCELLINE , n° II. MARCELLIANO. loi/. Cosilino.

I. MARCELLIEN (Saint), frère de saint Marc , martyr de Rome au IIIe siècle. Voy. Marc , n° V.

II. MARCELLIEN (Saint), martyr en Toscane, et compagnon de saint Sccondien. Voy. Secondien.

MARCELLIENS ( Marcelliani) , hérétiques du iv» siècle qui ne reconnaissaient pas les trois hypostases. Ils tiraient leur nom de Marcel, évéque d'Ancyre , que quelques-uns ont regarde à tort comme sabellien, c'est-à-dire ne distin-

Suant pas assez les personnes ou hypostases e la sainte Trinité, et les regardant seulement comme trois dénominations d'une seule et même personne divine. Voy. Bergier , Diction, de théoï. Gaet. Moroni, vol. XLU , p. 233-234. Compar. Marcel, n° XI.

I. MARCELLIN ou MARCELIN (Saint), pape, né à Home, mort le 16 mars 304, succéda à saint Caius l'an 295, et eut pour successenr saint Marcel I*r , l'an 304. Sous son pontificat , les empereurs Dioclétien , Maximien , Galerius et Maximin persécutèrent cruellement les chrétiens. Petilius et les Donatistes ont accusé ce Pape d'avoir cédé à la crainte en sacrifiant aux idoles ; mais saint Augustin traite cette accusation de fable inventée par Petilius, et il ajoute : « On appelle Marcelin scélérat, sacrilège; moi je le déclare innocent. Il n'est pas nécessaire

?ue je me fati gue pour prouver sa défense ; car etilius ne se hasarde pas à prouver son accusation. » Schelstrate , Roccaberti , Pierre de Marca,dom Pierre Coustant, Papebrock, Noël Alexandre, le P. Pagi, Aguirre, Sangallo, et une foule d'autres écrivains ecclésiastiques ont partagé le sentiment de saint Augustin. A la vérité, le Bréviaire romain mentionne cette prétendue apostasie au 26avri), mais Benoit XIV dit que, malgré cette autorité, beaucoup d'écrivains ont démontré la fausseté de cette allégation , et il cite leurs preuves. Ajoutons que Baronius remarque à re sujet que « l'Eglise romaine n'a pas l'habitude de lire ou de faire lire les Actes des saints comme si c'était un évangile. » Théodoret (Hist., 1. II, c. m) et un grand nombre de modernes le font mourir martyr; mais il n'existe pas d'actes authentiques d'un martyr de ce nom. Voy. August., De L'nico Baptism., c. xvi. Benedict XIV, De Servor. Dei Beatif., 1. IV, p. II, c. xm, n. 8. Novaès, Elément i délia Storia dei Sommi Pontefici ; Rome , 1821, tom. I, p, 97, 99. Cesarolli, Iprimi Pontefici. Schelstrate , Antiq. illustr. circa concilia. Dissert. 1 , c. vi , dans la Biblioth. Pontificia maxima de Roccaberti, tom. XI. p. 69. Dom Pierre Coustant, Prœfat. ad Episto/as Romanor. Pontificum, et quœ ad eos script œ sunt , etc., paî t. II , n° xlvi, p. 85. Papebrock , Propyleum, dissert. VII, p. 42. Natnlis Alexander, Hist. eccles., sœc. III, dissert. XX. Pagi, Critica in Baron, ad. ann. 302. Aguirre , Defens. Calhedrœ S. Pétri, tract. 11, disput. LXXVIU, sect. 1. Sangallo, Gest. de* Pont., tom. III, p. 357 e seg. Baronius, Annal, ad ann. 30*2, n° 104. Artaud de Montor, Hist. des Sou», Pontifes romains, tom. I, p. 135-139, et plusieurs autres auteurs à consulter, indiqués dans ta Souv. Biogr. génér. et dans Gaet. Moroni, vol. XLU, p. 234-236.

II. MARCELLIN (Saint), prêtre et martyr de l'Eglise de Rome, mort Tan 304, souffrit avec saint Pierre exorciste durant la persécu-

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lion de Diodétien , et Tut exécuté dans un lieu appelé la Forét-Soire, et depuis, la Forêt- Blanchi'. L Eglise honoie la mémoire de ces martyrs le 2 juin. Foy. Richard et Guaud. Gaet. Moroni, vol. XLI1. p. 236.

III. MARCELLIN (Saint), premier évoque d'Embrun, né en Afrique, d'une famille trèsnoble, mort vers l'an 374 a Embrun, où il Tut enseveli , passa dans les Gaules, et s'arrêta dans le Dauphiné. Il fut sacré évéque d'Embrun, et il réussit à rendre celte ville toute chrétienne par ses travaux , ses discours , sa douceur et ses miracles. Son nom se trouve au 25 avril dans les anciens Martyrologes, et dans le Martyrologe romain moderne. Saint Grégoire de Tours fait de grands i loges de ce saint, et rapporte un grand nombre de miracles opérés à son tombeau. V >•!/ Gaet. Moroni, vol. XLU, p. 236-237.

IV. MÀRCELLIN (Saint), tribun et secrétaire d'Etat, mort le 12 septembre 413, était intimement lié avec saint Augustin, qui lui adressa ses premiers écrits contre les Pélagieus et sa Cité de Dieu. L'an 411, il assista de la part de l'empereur â la conférence qui se tint à Carthage entre les catholiques et les donatistes. Après la conférence, Marceilin s'étant prononcé pour les catholiques, et ayant défendu les assemblées de donatistes. ceux-ci le firent périr sous un faux prétexte de révolte contre l'empereur. Saint Jérôme et saint An-

Bustin ont rendu témoignage à l'innocence de larcellin , que l'Église honore le 6 avril. Foy. saint Augustin, Lettres et Abrégé de la confér. de Carth., dans la Coll. des conc. Possidius, Vie de saint Augustin. Richard et Giraud.

V. MARCELLIN (Saint), bénédictin anglais, mort vers l'an 7f>6, fut envoyé en Allemagne avec quelques autres missionnaires, afin d'y prêcher la foi. 11 travailla pendant soixante-dix ans a la conversion des Frisons. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels on cite : 1° Lu Vie de saint Suibert ; — 2° La Vie de saint Willebrord. Voy. Pitseus , De Scriptor. ungl., p. 151. Suri us. In vit. S. Sui/rerti ad diem { mart. Sufridus Pétri , de Scriptor. Fris.

VI. MARCELLIN , prêtre d'Italie, a adressé aux empereurs Théodose et Arcade un petit ouvrage contenant les actions des évéques ariens qui , après s'être séparés du concile des catholiques, l'an 830, s'assemblèrent en particulier a Itimini. Foy. Isidore, De Viris illust. ,c.xiv.

VII. MARCELLIN, oflicier de l'empire, et comte d'IUyrie au vi» siècle , né daus In balmatie, fut chancelier de l'empereur Justin, et. selon Cassiodore , de l'empereur Justinien. 11 est auteur d'une chronique intitulée • Chronicon ri'rum orient ni mm m Ecc/esia gesturum , qui commence en 379 , où se termine celle de saint Jérôme, et qui tinit l'an 534. L'édition la plus correcte est celle que le P. Sirmond a donnée en 1619. m -8°. Cassiodore en parle avec éloge. Elle a été insérée dans la HiblvAheca Patrum. Vatj. Feller.

VIII. MARCELLIN (Evangéliste), né en Italie, mort en l.~>93, a laissé : des Commentaires sur les Juges, tes Psaumes, h„.,>. / , Habaeuc, etc. Voy. Wading, Scriptor. Urdm. Afinor., p. 107.

IX. MARCELLIN DE PISE, capucin, né à Mà.on , vivait au xvn« siècle, fut définiteur de la province de Lyon, et se distingua comme prédicateur. On a de lui : 1° Encyclo/jédie murale de toutes les sciences, en forme de serait ms sur les Evangiles de toute l année; Lyon, 1656, 4 vol. in-fol.; — 2» Commentaire littéral et morul sur l'Évangile de saint Matthieu; ibid., 1656; - 3* Vita et yetta Vrbani VIII

Pontifias; Rome, 1645, in-4°j — 4- Vita et gesta Patris Hieronymi Narniensis , riearii gênerait s capucinarum et sncri apnstofici callegii concionatoris ; ibid., 1644 , »n^4% —5» Annalium, sive sac r arum historiarum Ordinis Minorum S. Francisci copucinorum , Tomus tertius. in guo univers» quœ ad ejusdem Ordinis progressum spectant, ab anno 1612 exclusive, wtque ad annum 1634 exclusive: Lyon, 1676; — 6» Comment, littéraux et moraux sur saint Marc, saint Luc et saint Jean, 3 tom. in-fol., manuscr., que l'on conservait autrefois dans la bibliotli. des <apucinsde Lyon. Foy. Wading.LeP. JeandeSaint- Antoine, RiMioth. univers. Francise., t. II, p. 312.

X. MARCELLIN DE PONT - BEAU VOISIN, capucin du xvit* siècle , a publié : 1° huit Sermons sur l'Fuchartstie , prêchés a Lyon, 1620; — 2° La Piperie des ministres et de la religion des calvinistes; ibid., 1620: — 3* Hé/xmse à un ministre sur la relation d'une conférence qu'il avait eue avec lui en 1614 à Grenoble, touchant l'Eucharistie et les autre* points controversés ; Grenoble, 1615. Voy. le P. Jean «le Saint-Antoine, Biblioth. univers. Francise., t. 11, p. 313.

XI. MARCELLIN DE SAINT - BENOÎT , de l'Ordre des Feuillants, né en Italie, mort en 1616, se nommait auparavant lownit». Il fut assistant du général et procureur général des Feuillants en cour de Rome. Il a donné : Brève Compeiuiium privilegiorum et gratiarum congreyationis B. Maria» Fui tens-is , ex Online Ci\frrciensi. Paris, 1712, in-16. Foy.Moréri, éd. de 1759.

I. MARCELLINE (Sainte), vierge et sœur ainée de saint Ambroise , archevêque de Milan, née dans les Gaules, fut élevée dans les exercices de la piété chrétienne. Elle fit vœu d» virginité dès son bas âge, se chargea de l'éducation de ses frères Satyre et Ambroise, et reçut le voile sacré des mains du pape Libère le jour de Noél, l'an 352 ou 353. Depuis ce moment elle se livra plus que jamais à son attrait pour la pénitence, jeûnant tous les jours jusqu'au soir, et passant quelquefois plusieurs jours sans manger, ne buvant que de Veau et no reposant que quand le sommeil l'y forçait en l'accablant. Sa fête est marquée au 17 juillet dans le Martyrologe romain. Voy. saint Arabroise, Lettre*; lit* Livre des Vieryes et Oraison funèbre de Satyre, son frère, ilermant, Fie de saint Ambrot.wf 1. 1, c. m. Richard et Giraud.

II. MARCELLINE ou MARCELINE, MAR- CELLE, nom d'une femme gnostique oui, en 160. sous le pape saint Anicet, se mit à dogmatiser a Rome, et s'attira de nombreux partisans. Le philosophe Celse, son contemporain, parle des Marheukmtti, c'est-à-dire des Marretàumens ou Marcellianilcs, en latin Marccllianiti, comme d'une secte spéciale qui tire son nom de Marcel Une , fondatrice de cette secte. Cepeudant, il faut bien le remarquer, la secte des Marcellianites, qui n'était connue sous ce nora qu'à Rome, n'était évidemment qu'une branche des Carpocratiens , laquelle n'avait aucune doctrine particulière qui lui fût propre. Fes Pères, en effet , et les anciens auteurs ecclésiastiques n'en parlent que comme une branche de Tjirpocratiens principalement propagée par Marceliine. Aussi Origene , au m» siècle, disait-il qu'il n'avait rien trouvé sur cette secte, malgré le zèle avec lequel il étudiait l'histoire, la doctrine chrétienne et les diverses opinions qu'elle avait fait naître. On peut conclure de là que, dans sa vanité, Marcelin ie s'appropria la doctrine qu'elle enseignait, que la secte des Mnrcelliamtrt n'existait plus, du moins au ni' siècle, et que si Marcelline avait eu quelque :

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tain temps, elle le «lovait, suivant le dire des anciens, d'abord à s;i qualité de femme, et ensuite aux divers movens qu'elle employait pour fasciner les esprits. Il ne faut pas confondre les Mnrceltianttcs avec les Marcelliens , qui tirent leur nom de Marcel, évoque d'Ancyre, accusé faussement de sabellianisme. Voy.lren., Advers. fîmes., 1. 1, c. xxv. Origen., contra Celsum, 1. V, édit. du P. La Rue, tom. L p. 626. Epiphan., //✓/•/•<•*., 27. August., Lib. defiœres., c.vn.etPnrdesttnatus, c. VII, in Sirmondi Opéra varia, édit. de Venise, tom. 1 , p. 270.

MARCELLUS MEMORIALIS, auteur du v siècle, a donné Les Actes de la Conférence de Carthage, dont Baluze a publié une édition plus rorrecte dans sa Collection des Conciles.

MARC H AL ou MARÉCHAL (Bernard), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Réthel enl705,mort à Metz l'an 1770, fut nommé, en 1755, prieur de Beaulieu, en Argonne. Il se livra spécialement à l'étude de l'Écriture et des Pères de l'Église. On lui doit : 1° Concordons des saints Pères de l'Église grecs et latins, où l'on se promse de montrer leurs sentiments sur tf> dogme, la morale et la discipline, etc.; Paris, 1730, 2 vol. in-4°; trad. en latin, Strasbourg, 1700, 2 vol. in-fol.;— 2° une Lettre apologétique; Paris, 1740, in-4°. Vog. D. Calmet. Bihlioth. Lorraine. Le Journal des Savants, 1739, p. 382.

MARCHAND (Régnier), né à Clèves, mort l'an 1630, a donné : 1° Examen du vrai catholicisme opposé aux thèse* de Tremonius, luthérien, à Cologne; — '2' L'Emplâtre pour ouvrir et purger 1rs yeux du docteur aveugle Denys Sprahugsen, prédicant de Delft.

MARCHANGT (Louis- Antoine-François de), magistrat et littérateur, né à Clamecy en 1782, mort à Paris l'an 1826, devint successivement procureur du roi par intérim, avocat général à la cour royale de Paris et avocat général a la cour de cassation. Il avait acquis une giande réputation par son éloquence. Parmi ses ouvrages nous citerons : Mémoires historiques pour l'Ordre souverain de Saint-Jean de Jérusalem , etc.; Paris, 1816, in-8*. Vog. Feller, Biogr. univers. La Noui*. Biogr. génér.

I. MARCHANT (Jacques LE), en latin Murchantius, chanoine régulier de l'Ordre de Prémontré, vivait vers le milieu du xvii' siècle; il devint curé et doyen de Couvin, dans le pays de Liège. Il a publie : \" Le Jardin des pasteurs et des prédicateurs ; Paris, 164-4; Lyon. 4653; — 2° Le Bational des prédicateurs , on la Doctrine de la vérité évangélique; Mons, 1637; Troyes, 1646; — 3° La Vigne fleurie ou les Fêtes de toute l'année; ibid.; — 4° Le Chandelier mystique des sacrements de r Église; — 5° La Verge d'Aaron; — 6° La Trompette sacerdotale ou Traité des sept péchés capitaux et des vertus opposées ; — 7° liésolutions pastorales sur le Décalogue et sur les sept vices capitaux; — 8° Pratique catéchistique , et autres ouvrages; Cologne, 1640. Voy. Foppens, Bihlioth. Belg.

Il MARCHANT (Pierre LE), en latin Marchantius, franciscain, né à Couvtn, dans le pays de Liège, en 1585, mort à Gand l'an 1661, était frère du précédent. Il fut ministre de la province de Saint-Joseph, en Flandre, professeur de théologie et détlmteur de son Ordre. On a de lui : Ie Fundamentu duodecim Ordinis Fralrum Minorum; Anvers, 1667, in-fol. ; — 2° Expotitio test ornent i S. Francisci; ibid. ; — 3° Cnvonologia generalium Ordtn. S. Francisci usque ad B. P. Manero; Ibid.; — 4° Expositio litteralis regulœ Fratrum Minorum; — 5* Tractatus de sanctificatione S. Joseph in utero i Bruges, 1631 , in-80;

ouvrage qui est à V Index (decr.!9martH 1G33);

— 6° Festus Dies illustrons sponsi Maria-, nutritii Jesu.gratiosam snnctificationem in utero, etc.; Gand, 1632, in-8»; — 7* Baculus pastoralis, sive de potestate episcoporum in regulares non exemptosab originibus suis explicata; Bruges, 1630, m-8°; — 8» Examen cumis mystico-historici Ordin. S. Francisci; Gand. 1631; — 9° Cophim fragmentorum p'inis Verbi Dei: ibid., 1665; — 10° Lucerna fidei per Fratres Minores S. Francisci rig. ohst-rv. accensa in Palatinatu, et nonnullis provinciis Germanto? ; ibid., 1631 ; - 11° Encomia in ronsecrationibus episcoporum , benedictiotiihus abbatum , primitiis sacerdotum ; — 12° Tribunal sacramentale et visibile animarum in hac vita mortali; Gand, 1642; Anvers, 1072, 3 vol. in-fol.; — 13» Notabiles Hesohttiones variortim casuumet qwestionum practicarum ; Anvers, 1653, in-8°; — 11° Exjtositio incruenti missre sacrifiai; ibid. ,1553, in-8°. Voy.Foppens, Biblinth. Belg. Wading. Le P. Jean de Saint- Antoine, Bihlioth. univ. Francise, tom. II, p. 458 et 450. Voy. Richard et Giraud. Feller.

MARCHÉ -RAOUL (Marchasium Badulphi), abbaye de l'Ordre de Prémontré située dans le Vexin français, entre Béarnais et Pontoise , au diocèse de Rouen. Elle était la première lille de Saint-Josse-aux-Bnis. Elle fut fondée vers le milieu du xii* siècle par Ulric, disciple de saint Norbert.

MARCHELLI (Romulus), barnabite,né à Rossiglione en 1610, mort l'an 1088, fut supérieur général de son Ordre et un des premiers prédicateurs de son temps. Ses principaux écrits sont : 1° des Sertnons pour le Carême; Rome, 1677, in-4°; — %> des Panégyriques ; Gênes, 1690, in-8»; — frUs Devoirs d'une princesse chrétienne; Gènes, 1681 , in-4°. Tous ces ouvrages sont en italien; les Sermons ont été traduits en espagnol. Voy. VnzzreXW, Biblioth. Barnah.

MARCHES DES ISRAÉLITES DANS LE DÉSERT. Vou. Campements.

MARCHÊSE (Dominique-Marie), évéque de Pouzzoles, né en Sicile, mort en 1692, entra d'abord dans l'Ordre de Saint-Dominique. Il a donné en italien : 1° Vie de J. Léonard ae Fusco;

— 2° Vie de la B. Base; — 3° Vie de sœur Paule Muresca; — 4° Vie de saint Vincent Ferrier; — 5" Vie de sœur Marie Vilani; — 6° Les Fastes de son Ordre; — 1* Théologie dogmatique et morale; Naples, 1685, tom. I". Voy. le P. Êchard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II, p. 730.

MARCHESI (François), prêtre de la congrégation de l'Oratoire de Rome, vivait au xvn» siècle. Il a publié : Clgpeus fortium, sive Vindiciœ Honorii papa; Rome, 1080, in-4°. Voy. le Journ. des Savants, 1680.

I. MARCHESINI (Ange-Marie), en latin Marchesinus, capucin, né à Vicence, a fleuri après 1680. U professa la théologie, et acquit de la réputation comme prédicateur. Il a publié : 1° Trésor des choses célestes ouvert, ou Accord des contradictions apparentes de T Écriture; Venise, 1678; — 2° Opuscules spirituels et moraux, en italien; — 3° quelques Offices d'Église, en latin; — 4° des Poésies et des Sermons. Vog. le P. Jean de Saint-Antoine, Bihlioth. univ. Francise., t. I,p.80.

II. MARCHESINI (Jean), franciscain, né à Reggio, vivait, selon les uns, vers 1450, et, suivant les autres, vers 1300. Il est connu particulièrement par un ouvrage intitulé Mammotrectus, sive kxpositio in smgula Biblice capitula; Mayence, 1470, in-foL; "Venise, 1476, 1478, etc., in-4°; Strasbourg, 1487, in-4»; Paris, 1510, 1521. Dans la plupart de ces éditions, on a réuni quelques opuscules grammaticaux et exégéti-

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ques de Marchcsini. Il a paru sous les différents titres de Mammothreptus, qui est le véritable, de Matamotractus, de Mammetrectus et Mammotrejjtrm , qui sont une corruption. Sixte de Sienne dit que l'auteur a donné ce titre à son ouvrage, pour signifier que c'était comme une mamelle qu'il présentait aux jeunes clercs qui n'étaient pas versés dans les sciences. Waddmg attribue a ce religieux d'autres ouvrages qui sont restés manuscrits à Assise et à Rome. voy. Sixt. Senensis, Biblioth, Sattcta. Le Long, Biblioth. Belgica. Feller, Biogr. univers. LaSouv. Biogr. qéi-èr.

MARCHESVAN ou mieux MARHESCHVÀN.

Vui/. Boni..

I. MARCHETTI ( François Y oratorien, né à Marseille, mort en 1088, remplit dans son Ordre plusieurs emplois importants. Il a laissé quel-

?ues ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 0 Paraplirase sur les Épi très de saint Pierre ; 1H39; — 2» Vie de Jean-Baptiste Gault , évéque de Marseille; Paris, 1650, in-!0; — 3° Vie de François Gaiaup de Chastueil, solitaire du Mont- Liftan; Aix, 1658, in-8»; Paris, 1666, in-12; — 4° Traité sur lu Messe , avec l'explication de ses cérémonies; Marseille. Voy. le P. Bougerel, Biblioth. maiiusrr. des Aut. de l'Oratoire. Richard et Giraud. La iïouv. Biogr. génèr.

II. MARCHETTI (Giovanni ou Jean), né à Empoli, en Toscane, l'an 1753, mort à Rome en 1829, commença par étudier la jurisprudence, et exerça l'office de procureur dans le tribunal de son pays. Ayant reçu les ordres sacrés en 1777, il devint successivement examinateur du clergé de Rome, vicaire de Rimini et secrétaire de la Congrégation des évéques. Il a écrit de nombreux ouvrages, entre autres : 1° Saggio critico sopra la Stona ecclesiastica di Fleury; Rome, 1780, in-12 ; — 2° Critica delta Storiu ecclesiastica e de' Disrorxi di Fleury; Bologne. 1782, 2 vol. in-88; trad. en français, I802; en allemand et en espagnol; — 3V une Défense de cet ouvrage; Rome, 1794; tout en rendant justice au mérite de ces ouvrages, on désirerait y trouver plus de modération et d'urbanité; — 4° Esercilazioni ciprianiche n'rca il battesimo degli eretici; ibid., 1j87, in-8°. trad. du grec: — 5° Del concitio di Sardica; ibid., 1785, in-8*; réimprimé sous ce titre : L'Autorità suprema del Romanu Ponte fice; ibid.. 1789; — 6° // Cristianesimo dimostrubile sopra i suoi ttbri; ibid., 1795, in-8»; — 7° Trattenimenti di famiglia sut lu sloria délia religione con te sue prore; ibid., 1800, 2 vol. in-8°: — 8° La Providenza; ibid., 1797, in-12: — 9" // si ed il no, partdleh délie doit nue e regole ecclesiastiche ; ibid., 1801 , in-8»; — 10» Lezioni sacre dall' ingresso del popolo di Dio in Cananea fino alla schiavitù di Babilonia; ibid., 1803-1808, 12 vol. in-8°; — 11° Delta Chism , quanto alto stnto politico délia città; ibid., 1817-1818, 3 vol. in-8*: Rimini. 1821: — 12° La Vita razionale delt Vomo; ibid., 1828, in-8°; — 13° un grand nombre d'articles dans le Giornale ecclesiastica de Rome; 1788-1798. Voy. Feller, au Supplém. La Souv. Bior/r. genér.

MARCHIENNES (Marchiana-, Marciance, Martiantr), abbaye de I Ordre de Saint- Benoit située en Flandre, au diocèse d'Arras, entre Douai, Orchies et Saint-Amand. C'était, au vil* siècle, une terre considérable qui appartenait au B. Adalbaud, mari de sainte Richtrude. Saint Amand, évéque de Maastricht, ayant reçu cette terre de la libéralité d'Adalbaud et dé Richtrude, y établit un monastère d'hommes l'an 613, et en conlia la direction à son disciple Jonat. Après la mort d'Adalbaud, sainte Richtrude s'y retira, augmenta les b:\timents, et y plara un

monastère de femmes à côté de celui des hommes, et séparé par une clôture. Après la mort de Jonat, ces deux communautés furent gouvernées par une abbesse; mais, en 1024, on expulsa de Marchieunes les religieuses, et on donna le gouvernement des moines à Liévinou Lietwin, que Baudouin, comte de Flandre, fit venir de I abbaye de Saint-Waast. L'abbaye de Marchiennes a joui d'une grande célébrité.' Voy. La Martiniërc, Diction, de yéogr. La GaUia Christ., tom. III, col. 393.

MARCHINI (Philibert), barnabite, né à Beltramo en 15S6, mort l'an 1636, publia plusieurs ouvrages, entre autres : 1° Bellt dtvini,sive itestilemts teinporis S/jecul/dio thodogica, etc.; Florence, 1633. in-fol.; — 2» De Sacramento Ordinis: ibid., 1634; Lyon, 1638; — 3° De Deo Trino ad mentent Anaelici Doctoris; Florence, 1635, in-fol. Le premier de ces ouvrages, sous le titre de Bell util Dtvinum eff'use ac diligenter explicatum ; hoc est de Obliyationibus episc. , ac parochorum, de sacrant, Administratiane.dc secidaris mngistratus Potcstate , de Valore testamenlorutn, a été mis à Y Index (Acer . 18 decembr. 1646) avec la clause Donec corrigatur; le second l'a été aussi ( decr. 18 decembr. 1646) avec la même clause; mais tous les deux ayant été corrigés, la réimpression en fut permise. Voy. Ungarelli, Biblioth. Bamab.

MARCIANA ou MARTIANA, siège épisc. de la province de Lycie sous la métropole de Myre, au diocèse d'Asiè. On en connaît trois évéques, dont le premier, Janvier, assista au concile qui condamna Eutyche comme hérétique, sous Flavien, patriarche de Conslantinonle. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I. p. 984. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLlI . p. 254.

MARCIANjE. Voy. Marchiennes.

MARCIANOPOLIS ou MARTIANOPOLIS. aujourd'hui Prextaw, ville épisc. et autrefois métropole de la Mœsie inférieure, située en deyà du Danube. Lorsque les Bulgares occupèrent la Mœsie, elle perdit la dignité métropolitaine, qu'on transféra d'abord à Debelti , puis à Ternove. Innocent III érigea de nouveau Preslaw en métropole; mais il la soumit a Ternove, qui jouissait alors de la dignité primatialc. Il paraît que, dés le il» siècle, il y avait des chrétiens â Marcianopolis, et que sainte Mélitine y soutint le martyre sous Antonin. On ne connaît que dix évéques de Marcianopolis; le premier, Pistus, assista au concile de Nicée. Voy. Lequien, Ori>»n.y Christ., tom. I, p. 1217. De Commanville, /" Table a/phaUt.,p. 150. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLII. p. 255.

I. MARCIEN (Saint), martyr, compagnon de saint Lucien. Voy. Lucien , n° IL

II. MARCIEN (Saint), martyr, compagnon de saint Mire. Voy. MARC, n° VI.

III. MARCIEN (Saint), martyr, compagnon de saint Nicandre. Voy. Nicandre.

IV. MARCIEN, martyr, compagnon de saint Martyre. Voy. Martyre, n" IL

V. MARCIEN (Saint), solitaire en Syrie, né à Cyr. vivait du temps des empereurs Constance et Valens. Issu de parents nobles et riches, et doué de tous les avantages qui rendent une personne accomplie aux yeux du monde, il quitta sa famille et son pays, alin de se consacrer uniquement au service de Dieu. Il se retira dans le désert de Chalcis, sur les confins de la Syrie et de l'Arabie, où il vécut d'une manière trésaustère, s'occupant sans cesse de la prière , do la lecture des Livres saints et de la méditation des vérités éternelles. Après être resté longtemps seul, il reçut deux disciples : Eusôbo, qui

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hérita de sa cabane et de son institut, et Aga-

5 et , qui porta le même institut à A pâmée, où, après les lois et les règles de saint Marcien, on établit deux grands monastères , qui donnèrent naissance à plusieurs autres communautés. Dieu avait favonsé saint Marcien du don des miracles; mais ce saint n'en usa que rarement et contre son gré. Craignant avant tout de

Kîi dre l'humilité, il cachait soigneusement les veurs dont il était comblé. Les Grecs et les Latins célèbrent sa féte le 2 novembre. Voy. Théodore!. PhUath., c. m.

VI. MARCIEN (Saint), grand économe de l'église patriarcale de Constantinople, né dans cette ville, vivait au v* siècle. Issu d'une famille que quelques liens de parenté unissaient à la famille impériale des Théodoses, il s'appliqua à l'étude de la sagesse, et entra dans l'état ecclésiastique, où il vécut dans les plus grandes austérités. L'éclat de sa vertu lui suscita de nombreux ennemis, qui l'accusèrent de novatianisrne ; mais la pureté de sa foi et de sa vie fut unanimement reconnue, et Dieu l'honora du don des miracles. On célèbre sa féte le 10 janvier, jour de sa mort. Voy. Surius. Bollandus. Bai onius. Annale.*. Richard et Giraud.

MARCIENNE (Sainte*, vierge etmartyre,née en Mauritanie, vivait du temps de Dioclétien. Méprisant les avantages de la fortune et les joies du siècle, elle se retira à Césarée, où elle se consacra à Dieu , vivant dans toutes les austérités de la pénitence. Un jour ayant quitté sa retraite et étant venue sur la place publique, où le peuple adorait les idoles, Marcienne, enflammée d un saint zèle, abattit une statue de marbre. Le peuple, irrité, la traina devant le magistrat, qui la condamna à mort et la livra aux bétes féroces. La mémoire de cette sainte a été célébrée dans l'Eglise, tantôt le 9 janvier, tantôt le 11 juillet. En Espagne, et surtout a Tolède, on en solennise une autre féte le 12 du même 'mois. C'est peut-être la translation de ses reliques. Voy. Bollandus. Tillemont. Richard et Giraud.

MARCIENS. Voy. Marc, n« VIII.

MARCILIACUM. Voy. Marcilly.

MARCILLAG ou MÀRSILLAG (Marci/lacum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Quercy, au diocèse de Cahors. La tradition populaire en attribue la fondation au roi Pépin, mais elle ne parait pas avoir été établie avant l'an 960, époque à laquelle ce monastère est mentionné pour la première fois dans un testament de Pons Raymond, comte de Toulouse. Voy. la Gui lui Christ., tom. I.

MARCILLY (Marciliacum), ou Notre- Damedu-Hepos, abbaye régulière de l'Ordre de Citeaux située en Champagne, près d'Àvalon, au diocèse d'Autun. Elle fut fondée, l'an 1239, par Buret de Preis , seigneur de Marcilly, et Marie d'Anglure, sa femme. Ce monastère avait d'abord été destiné à des religieuses qui, vers le milieu du xv* siècle, firent place à des moines. Voy. la Gallia Christ., tom. IV, col. 502.

MARCION, hérésiarque, né à Sinope, dans le Pont, vivait au il* siècle. 11 eut pour père un évéque illustre par sa piété , oui l'éleva avec le plus grand soin. Cependant Marcion ayant corrompu une vierge , son père le chassa de l'Église sans retour: et Marcion, s'étant retiré à Home vers l'an 143, embrassa les erreurs de Oerdon et en inventa plusieurs autres. Il prétendait, entre autres choses, qu'il y avait deux principes, l'un bon et l'autre mauvais; que Jésus-Christ n'avait eu qu'une chair fantastique; qu'après sa résurrection il avait délivré des en-

fers, non les justes de l'Ancien Testament, mais les méchants, tels que Caïn et les Sodomites. Il niait la résurrection de la chair, condamnait le mariage, permettait à ses disciples de se faire baptiser trois fois, n'admettait que l'Évangile de saint Luc, qu'il avait altéré en plusieurs endroits, et ne recevait que trois Épltres canoniques, savoir : celles de saint Paul à Timothée, à Tite et à Philémon , en retranchant tout ce qui a rapport à la divinité de Jésus-Christ. Marcion avait, dit-on, écrit un livre intitulé les Antithèses, dans lequel il prétendait montrer les contrariétés qui existaient entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Voy. Tertullian., Contra Marcion. lib. V. S. Iren., Aavers. Hceres., c. xxvn. Massuet, Dissert. Pra-v. ad Iren. Epiphan., Hœre*.,39. Philastr., Déliter., c. xm. Cyrill. Alex., Strom. Justin., Apolog. I. August., f/ar.. c.XXlll. Euseb., Hist., I. IV, c. xi, xvi ; 1. V, c. xm , xv. Grcg. Nazianz., Oral. IV in Pentecost. Hieronym., De Scriptor. ece/es. Theodoret., Havretic. Fahul., 1. I. Tillemont, Mémoires, tom. II. Antoine le Grand, Hist. Hœres., p. 35. Hermant, Hist. des hérés., tom. II. Pluquet, Hist. des hérésies. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol. Bergier, Diction, de théol au mot Marcionites.

MARCIONITES (Marcùmitœ), hérétiques du H« siècle qui avaient adopté les erreurs de Marcion. Ils se répandirent dans l'Egypte, la Palestine, la Syrie, l'Arabie, la Perse, l'Italie, etc.; plusieurs Pères de l'Église écrivirent contre eux, et, l'an 326, Constantin le Grand publia un édit contre eux et contre les autres hérétiques. Voy. Marcion.

MARCITES (Marcitœ). Voy. Marc, n»VIII.

MARCKIUS (Jean de), ministre protestant, né à Sneck, dans la Frise, en 1655, mort à Leyde l'an 1731, fut successivement professeurde théologie à Franeker, ministre académique, professeur de théol. etd'hist. ecclés. à Groningue, puis à Leyde. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1° Historia paradisi illustrata lihris quatuor, quibus non tantum loci illius plenior descriptio exliibetur, sed et hominis integritas, lapsus ac prima restitutio declarantur, secundum Geneseos capita n et m. Accedit Oratio academica de propaqati christianismi admirandis; Amsterdam, 1705, in-40;— 2° Scripturariœ Exerdtationes ad quinque et viginti seuxta loca Veteris Testamenti; ibia., 1709, in-4°; — 3e des Dissertations contre celle du P. Crasset sur les Sibylles; Franeker, 1682, in-8»; — 4» des Comment, sur les prophètes Aggée, Zac/iarie et Malachie; ibid., 1 jOl, 2 vol.; — 5° Comment, sur l'Apocalypse; Utrecht, 1699, 2 vol.; — 6° Exercitationes miscellanea* ; Amsterdam, 1690; elles roulent sur les hérésies, tant anciennes que modernes; entre les modernes, il compte celles des enthousiastes, des sociniens, auxquelles il a ajouté, en bon protestant, le Papisme. Ses divers écrits, qu'il se plaisait à charger d'un vain étalage d'érudition, ne prouvent pas toujours en faveur de son jugement. Sa haine contre les catholiques lui sert souvent de raison. On a rassemblé quelques-uns de ses ouvrages philologiques, et on les a publiés à Groningue, 1748, 2 vol. in-4°. Voy. le Jnurn. des Savants, 1706 et 1710. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

MARCO (SAN), en latin Fanum Santi Marci , ville épisc. de la Calabre citérieure, sous la métropole de Cosenza. Cet évéché fut établi au xu* siècle, et son premier évèque, Hunfridus, fut sacré l'an llûo. Voy. Ughelli. liai. S«cr., tom. 1, col. 876, et tom. X. col. 280. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 982. De Commanvillc,

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