‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 213 sur 1294 · MA UC · texte numérisé non relu

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lista meus. Il y a trois sortes de chevaliers : les [ premiers sont ceux qui ont rendu de grands services à la république ou qui ont servi dignement dans les ambassades ; les deux autres sont ceux qui ont acquis de la réputation dans les lettres ou dans les armes. Voy. Favin, Théâtre \ d'honneur et de. chevalerie. Hermant, Hist. des Ordres de chevalerie, p. 28 et suiv. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

VIII. MARC, hérétique et disciple de Valentin dans le u* siècle, prêcha, selon saint Jérôme, ses doctrines dans l'Orient. Ses disciples, appelés Ma/Tiens ou Marcassiens, Marcifes, .Marcomens (Marcitœ, Marcossiani), les répandirent dans l'Occident, et particulièrement dans les Gaules et eu Espagne. Saint Irénée a donné une longue exposition de la doctrine de Marc,. qui était fondée sur l'hypothèse gnostique des éons. A l'exemple des cabalistes juifs, Marc cherchait des mystères dans le nombre et la position des lettres, et il comparait les trente éons du royaume invisible aux trente lettres de l'alphabet. Il admettait une qvaternité en Dieu, composée de Yineffable, du silence, du père, de hvérité. Il s'attachait particulièrement à séduire les femmes, surtout celles qui étaient riches ou belles. Il prenait des calices remplis d'eau et de vin, puis, feignant de les consacrer a la manière des catholiques, il les faisait paraître d'une liqueur rouge, à laquelle il donnait le nom de sang. U permettait aux femmes de consacrer. Ses disciples rejetaient le sacrementde baptême, et le remplaçaient par une sorte d'initiation, qu'ils appelaient rédemption. Ils soutenaient que Jésus-Christ n'avait pas souffert réellement, et ils admettaient un principe du mal, etc. Voy. Iren., Adversus hœres., 1. I, c. i-xvm; 1. V, c. xiii et suiv. Tertull., Adversus Valentinianos , c.iv, et De Hesurrectionecarnis,c. v. Theodoret., Hœreticarum Fabulurum Compendium, 1. 1, c. IX. Philastrius, De Haresib., c. xiv. Epiphan.. Hœres., 30. Augustin., De Hœres.. c. xv. Hieronym., Comment, in Isui.. lxiv, 4, 5, et Epis t. ad Theodoram, 75, edit. Vallarsi. Tillemont, Mémoires, tom. II, p. 291. Bergier, Diction, de théot., art. Marcossiens. Pluquet, Diction, des hérésies, aux mots Marc, Cabale, Basilide, Péréens. Gaet. Moroni, vol. XL11, p. 256-257. La Souv. Biogr. génér. Le Diction, de la théot. cathol., art. Marc (le Gnostique), n» I.

IX. MARC, hérétique, dont la vie d'ailleurs ne nous est nullement connue, fut, au commencement du iv« siècle, un des partisans les plus renommés de Marcion. Il se distingua cependant des autres Marcionites en mêlant aux idées de Marcion celles de Saturnin, gnostique syrien ; ce qui a fait supposer qu'il résidait habituellement en Syrie. Marc admettait donc avec ce dernier trois parties constitutives de l'homme : le corps, Y âme et Vesprit. Le Créateur forma le corps et lui insuffla l'àme; mais ce n'était encore qu'un être fort misérable. C'est pourquoi le Dieu suprême et bon en eut pitié, lui communiqua une portion de son propre esprit, et l'appela ainsi véritablement à la vie. C'est uniquement pour affranchir cet esprit que le Christ, émané du Dieu suprême et bon , descendit sur la terre, et qu'il continue à y descendre dans le sacrement de l'Eucharistie. Voy., dans Origenis Opéra, tom. I, p. 822-826, édit. du P. La Rue, Dialogus Adamantii de recta in Deum Fide , contra Murciomtas ; dialogue faussement attribué à Origène, mais où le système de Marc se trouve exposé et réfuté. Iren., Advers. hœres., 1. 1, c. xxiv. Le Diction, de la tliéol. cathol.

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