I. MARÉCHAL (Bernard). Voy. Marchal
II. MARÉCHAL ( Mathias), seigneur de Sandricoort et de Lierville , mort en 1645 , fut nommé , l'an 1617, bâtonnier de l'ordre des avocats. Son principal ouvrage est intitulé : Traité des droits honorifiques des seigneurs dans les églises ; ce livre a eu plusieurs éditions tant à I*aris qu'ailleurs. Voy. Préface, ajoutée par Boucher d'Argis à l'ouvrage posthume de Guyot, intitulé : Observât, sur le droit des patrons et des seigi,ews de paroisses. Voy. le Journ. des Savants, 1682, 1697, 1700 et 1705.
MAREIN. Voy. Marien, n° III.
. Voy. MARCRtJl.-I.ft9- A RRA9.
est, selon l'historien Joseph, le nom de la ville que les Grecs appellent Sauiarie. IV»/. Joseph, Antiq., 1. VIII, c. vu.
MARÉOTE (Mareotis), pays d'Egypte sitné près du lac de Maréa, entre Alexandrie et le mont de Nitrie. D'après saint Athnnase , il n'y a jamais eu d'évéque ni de chorévéque dans cette contrée , mais seulement de simples prétres qui en gouvernaient tous les villages. Néanmoins les Euséhiens, s'étant séparés du concile de Sardique, firent passer pour évéque de Maréote un nommé Ischyrion , auteur de la calomnie contre saint Athanase , quoiqu'il ne fût ni prêtre ni diacre. Il souscrivit à la lettre des mêmes Eusébiens anx églises. De Commanville place ce siège sous le patriarcat d'Al xandrie, et le dit érigé an rv« siècle. L'an 335, on tint à la Maréote un faux concile contre saint Athanase. Voy. Lequien, Orienê Christ., tom. II, p. 530. Fabricins , in Synodico, tom. II. Biblioth. grerc. De Commanville. I* Table alphabet., p. 148-149. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLII, p. 271.
MARES , un des premiers princes de la cour d'Assuéius. Voy. Esther, l. 14.
I. MARÉSA , fils de Landa, et descendant de Ju.la. loi,. I Puralin., IV 21.
II. MARÉSA , ville de la tribu de Juda, située à deux milles d'Eleuthéropolis. C'est auprès de Marésa , dans la vallée de Séphata, qu'eut lieu la fameuse bataille entre Asa, roi de Juda, et Zara, roi de Chus. Asa remporta la victoire, et poursuivit ses ennemis jusqu'à Gérare. L'historien Joseph appelle celte ville tantôt (Antiq.. 1. VIII, c. Ili et vi) Marisa, tantôt (XII, c. xn) Alarissa, et tantôt (De Bello Jtut., I. I, c. vi) Marisa. Voy. Jos., xv, 44. II Paralip., xrv, 9-10. Reland , Palayst. illustrata , p. 888-890. Le Diction. de la théol. cathol. Compar. MOnASTHI.
MARESIUS. Voy. Desmarets , n° 11, et Ma-
MARETH , ville de la tribu de Juda. Voy. Jos., xv. 59. MARETS (Samuel des). Voy. Desmahkts,
" MARETS DE SAINT - SORLIN (Jean des). Voi/. Desmahets, n° III.
MARETZ (Roland des), avocat, né i Paris l'an 1594, mort en 1653, était un habile critique. Il a laissé un volume de lettres latines qui a paru sous ce titre : Rolandi Maresii episto- Ittrum phitoloaicarum...; Paris, 1650, in-18, et 1055, in-8*; la douzième lettre roule sur les sciences qui conviennent à un théologien , et la quarante-sixième , sur la théologie scolastique. Voit. Richard et Giraud.
MAREUIL (Pierre de), jésuite, a laissé : 1° Obstacles de la pénitence, ou Réfutation des prétextes qui font illusion au pécheur et Vempéchent de se repentir - in-12; trad. de l'anglais du P. Pearson, jésuite; le traducteur y a joint la Lettre de saint Eucher à Valériett, celle de iaint Augustin à Lieentius, et les Soupirs cT une ùme pénitente, tirés des opuscules de l'auteur de l'Imitation de Jésus - Christ ; — 2» Vie de Jeanne de Valoit , reine de France, fondatrice des rcligiettses de TAnnonciade.
M AR6A , siège épisc. de la Mésopotamie , situé près de Mossul. On en connaît deux évêques nestoriens , dont le premier, Jacques, est mentionné dans Thomas de Maraga, Histoire monastique, 1. V, c. xi, et le second, Abraham de Beth-Garmé, fut élevé à la dignité de catholique après avoir gouverné pendant quelque temps 1 Eglise de Marga , et de plus un évéque
MARG
MARG
jacobite, Barbadbesciaba , qui siégeait en 818. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1321 et 1588. Richard et Giraud.
MARGALITHA ou MA LGARIT A , MARGA- RITA (Antoine), juif converti , vivait dans la première moitié du xvi« siècle. 11 fut lecteur de la langue hébraïque à Augsbourg , à Meisen , à Celles et à Leipzig. 11 a laisse , en allemand : 1° un livre De la Foi judaïque ; ouvrage dans lequel il traite des instituts , des cérémonies , des prières et des rites observés chez les Juifs ; Augsbourg, 1530, in-4°; Leipzig, 1531 ; Francfort-sur-le-Mein , 1544 et 1561 ; Helmstadt, 1689; Leipzig, 1705 et 1713, in-8»; - 2» Traité de ta cérémonie du jour des palmes parmi les chrétiens; 1541 , in-4*: — 3° Explication du chapitre LUI d'haie, où il prouve que le Messie a paru ; Vienne , 1501. Voy. le Supplém. de Bâte, tom. I, au mot : Antoine, Bai tolocci , Bihlinth. magna rabbinica , tom 1 , p. 375. Wolf , Bibtioth. Hebreea , tom. I , p. 202 ; tom. 111 , p. 129; t. IV, p. 789. Richard et Giraud.
MARGE ( Margum ) , ancien siège épisc. de la Dace Ripensis, sous la métropole de Sardique , au diocèse de I I Ih ne orientale. Un de ses évèques, dont on ignore le nom, y siégeait du temps de l'empereur Théodose le Jeune. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II , p. 307.
MARGUERIN DE LA BIGNE. Voy. BlCNE.
I. MARGUERITE , appelée par les Grecs Marine (Sainte), vierge, souffrit le martyre a Antioche de Pisidie dans la dernière persécution
Èinérale , comme on le lit dans les anciens artyrologes. C'était la fille d'un prêtre païen , mais qui fut élevée dans la foi chrétienne par sa nourrice. On dit que son père fut un de ses accusateurs , et, qu'après avoir soufTert diverses tortures , elle périt par le glaive. Son nom se trouve dans l'ancien Ordo romain et dans les plus anciens calendriers des Grecs. On assure que son corps se conserve à Monteflascone en Toscane. Cette sainte est un des patrons de Crémone. Son rnlte commença à être fort célèbre en France . en Allemagne et en Angleterre dès le xi* siècle, à l'époque des croisades. L'Église honore la mémoire de cette sainte le 20 juillet. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLII , 292.
II. MARGUERITE (Sainte), reine d'Écosse et petite-lille d'Edmond 11, roi d'Angleterre, morte l'an 1093, fut élevée à la cour de son grand oncle, Edouard III , roi d'Angleterre. L'an IdTii on lui lit épouser Maicolm 111, roi d'Ecosse. Elle employa son autorité à faire triompher la justice et la religion. Elle corrigea les abus, rétablit la discipline dans sa pureté primitive, fit proscrire la simonie, le blasphème, l'usure, le concubinage, les mariages incestueux, la profanation des dimanches et des fêtes, et beaucoup d'autres désordres. Elle s'attacha à civiliser les Ecossais , et elle se montra en toute circonstance pleine de charité et d'humilité. Innocent IV la canonisa en 1251, et, l'an 1693, un décret d'Innocent XII fixa sa féte au 10 juin. Sa lïe a été écrite par Thierri , moine de Durham , son confesseur , et insérée dans les Bollandistes au 10 juin. Outre que cette biographie offre des détails très- intéressants sur Marguerite, elle est de plus un document important pour l'histoire de l'Eglise d'Ecosse. Voy. Richard et Giraud.
III. MARGUERITE DE CORTONE (Sainte), pénitente du Tiers Ordre de Saint - François . née à Alviano ou Laviano, au diocèse de Chiuzi en Toscane, vers l'an 1249, morte à Cortone le 22 février 1297, vécut d'abord dans le dés-
ordre ; cependant la vue du cadavre de son amant , qui fut tué au moment où il venait de la quitter, la lit rentrer en elle-même, et elle résolut de faire pénitence pendant le reste de ses jours. Elle demanda pardon à son père, puis elle se présenta publiquement, la corde au cou , à l'église d'Alviano , où elle demanda aussi pardon du scandale qu'elle avait causé. Sa Belle -mère l'ayant fait chasser de la paroisse comme folle, elle alla se confesser à un religieuxfde Saint-François de Cortone, qui, après trois ans d'épreuves , la fit admettre dans le Tiers Ordre. Elle y vécut pendant vingt ans, accablée sous les excès de ses austérités, et consumée du feu de l'amour de Dieu. Léon X, après avoir constaté plusieurs miracles opérés par son intercession, permit qu'on célébrât sa fête dans la ville de Cortone, et, en 1023, Urbain VIII étendit la permission à tout l'Ordre de Saint -François. Enfin Benoit XUI la canonisa l'an 1728. On honore sa mémoire le 22 février. Son corps se conserve à Cortone dans l'église qui porte son nom. Sa Vie, écrite par son confesseur, a été publiée par Bollandus. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLU, p. 294-295.
IV. MARGUERITE (La bienheureuse), princesse de Hongrie, née 1 an 1243, morte en 1271, était fille de Béla IV, roi de Hongrie. Ses parents, qui l'avaient consacrée à Dieu dès sa naissance, la placèrent, à l'âge de trois ans et demi, dans un monastère de dominicaines à Vesprin, où elle devint bientôt un modèle d'humilité, de douceur et de piété. A l'âge de douze ans, elle fit profession de virginité perpétuelle dans un couvent que ses parents avaient fait bâtir exprès pour elle dans une Ile du Danube, située prés de Bude, nommée alors lie Sainte-Marie , et qui plus tard fut appelée île Sainte -Marguerite. A partir de ce moment elle fit éclajer son amour extraordinaire pour la pauvreté , la pénitence et les humiliations. Dieu l'honora du don de prophétie et de celui des miracles. Quoiqu'elle n'ait pas été canonisée dans les formes, on lui donne la qualité de sainte, et le Pape Pie II a autorisé son culte par un décret. On célèbre sa féte le 28 janvier , et l'on prétend
Sue son corps est tout entier à Presbourg. Voy. ollandus. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XLU, p. 295.
V. MARGUERITE DE SAVOIE (La bienheureuse), de l'Ordre de Saint-Dominique, née vers l'an 1382, morte le 23 novembre 1464, montra dès son enfance ce grand éclat de piété et de sainteté qui devaient plus tard lui attirer la vénération des peuples. Mariée à Théodore , marquis de Monlferrat, elle remplit tous ses devoirs avec la plus scrupuleuse exactitude, et, par une sainte adresse, elle attirait vers Dieu tous ceux qui rapprochaient. Après la mort de son mari elle entra dans le Tiers Ordre de Saint- Dominique, et peu de temps après elle fonda dans la ville d Albe un monastère , où elle se renferma avec plusieurs dames et demoiselles de la première qualité. Elle ne cessa de donner les plus beaux exemples de piété et d'humilité , et elle souffrit toutes les épreuves que Dieu lui envoya avec une admirable constance. Elle entreprit de grands travaux pour rendre la paix à l'Église, et elle opéra plusieurs miracles avant et après sa mort. Clément X a autorisé les dominicains à célébrer sa féte le 27 novembre. Sa Vie a été écrite par le P. Ray. mond , dominicain et docteur en théologie. V\,y. Richard et Giraud.
Y I . M ARGU ERITE DU CHÀTEAU(Labienheu-
MARC
MARI
reuse), du Tiers Ordre de Saint -Dominique, née a Metola, petit village de l'Ombiïe, situé près de la ville du Château, morte le 13 avril 1320, commença dès l'âge de sept ans à mener la vie la plus austère et la plus mortifiée. Comme elle était née aveugle , ses parents prièrent Dieu de la guérir de cette intirtnité ; mais leurs vœux n'ayant pas été exaucés , ils l'abandonnèrent à la conduite de la Providence. Quelques pieuses filles la firent mettre dans un couvent; mais la sainteté de sa vie porta ombrage à ces religieuses, peu réglées, qui la chassèrent publiquement. Elle souffrit sans se plaindre cet indigne traitement, et un pieux séculier de la ville du Château la reçut chez lui et la traita comme sa fille. Elle obtint enfin la faveur d'entrer dans le Tiers Ordre de Saint-Dominique , dont elle augmenta encore les austérités, et elle ne cessa de se distinguer par une tendre compassion pour les pauvres , par une constance à toute épreuve , par une sagesse admirable et par une charité toute séraphique. l*aul V la béatifia en 1660, et Clément X a autorisé son Ordre à faire son otûce. Voy. Richard et Giraud.