‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 228 sur 1294 · XXIII. MARIE D'AGREDA. Voy. Aoreda · texte numérisé non relu

XXIII. MARIE D'AGREDA. Voy. Aoreda

XXIV. MARIE DE L'INCARNATION, religieuse ursuline, née à Tours en 1599, morte a Québec, en odeur de sainteté, l'an 1672, fut mariée à un négociant nommé Martin , et eut un fils, Claude Martin, qui entra chez les bénédictins de la congrégation de Saint -Maur. Restée veuve à l'âge de dix-neuf ans, elle entra à trente-deux ans chez les Ursulines de Tours . où elle devint maitresse des novices. L'an 1639 elle alla à Québec, où elle établit un couvent de son Ordre ; elle réussit à opérer un grand nombre de conversions, et elle apprit plusieurs dialectes indigènes, afin de répandre la parole évangélique parmi les tribus iroquoises. Elle a laissé : 1» des Lettres; Paris, 1677 et 1681, in- 4°; — 2* Retraite , avec une exposition succincte du Cantique des cantiques; ibid., 1682, in-12; — 3° L'Ecole chrétienne ; ou Explication familière des mystères de la foi; ibid., 1684, in-12. Dom Claude Martin a publié une Vie de sa mère écrite par elle-même; ibid., 1677, in-4°.

XXV. MARIE DE SAINT-JOSEPH (Octave), augustin déchaussé du xvm* siècle , a laissé : Repertorium morale utrhtsque fori, in quo mille varice interrogations, brevesque responsiones continentur... Trecenta in decem Dubia communi confessariorum et ecclesiasticorum utititati , facili methodo explanata ; 3 vol. in - 8" ; ouvrage qui contient dix-huit cents cas de conscience sur toutes sortes de sujets. Voy. le Journ. des Suvans, 1708, p. 96, 1" édit., et p. 88, 2» édit. Richard et Giraud.

XXVI. MARIE -MADELEINE DE LA TRI- NITÉ, fondatrice de V Ordre de la Miséricorde, née à Aix en Provence l'an 1616, morte à Avignon en 1678, prit à l'âge de quinze ans la résolution de ne point se marier, et se mit sous la direction du P. Yvan, capucin, qui l'aida à établir YOrdi-e de la Miséricorde, destiné à recevoir les filles de qualité sans biens et sans dot. C'est à Aix qu'elle établit la première maison. Cet Ordre, approuvé en 1642 par le pape Urbain VIII , sous la règle de Saint- Augustin, devint très- florissant en peu d'années. Voy. sa Vie, par le P. Croiset, jésuite; Lyon, 1696, in - 8°. Feller.

I. MARIEN (Saint), lecteur, a souffert le martyre à Lambèse en Numidie avec Jacques , diacre. Le premier, qui avait déjà triomphé des rigueurs de la persécution de Dèce en confessant la foi chrétienne , fut pris une seconde fois avec son illustre compagnon ; et tous deux, après des supplices cruels et inouïs, pendant lesquels ils furent fort i liés jusqu'à deux fois par

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des révélations divines , périrent enfin par Je glaive, avec beaucoup d'autres chrétiens. L'Eglise célèbre la féte de ces glorieux confesseurs le ."10 avril.

II. HARIEN (Saint), diacre et martyr à Rome, fut un de ceux qui, s'étant assemblés au tombeau de saint Chrysanthe, y furent étouffés et ensevelis par ordre de l'empereur ou du préfet de Rome, qui les y fit enfermer et couvrir d'une grande quantité de pierres et de sable. On célèbre la féte de saint Marien le 25 octobre. Cnmpar. Chrysanthe, n» I.

III. MARIEN ou MAREIN, MARZIEN (Saint), solitaire en Berry , vivait au vi« siècle, menant une vie des plus austères, et ne se nourrissant que des fruits sauvages et du miel qui se trouvaient dans les bois. On le trouva mort sous un

Sommier sauvage, et on transporta son corps ans le bourg d Évau ou Esvaon, dans le pays de Combailles, situé entre le Bourbonnais, l'Auvergne, la Marche et le Berry. On y célébra sa féte le 10 août, quoique les anciens Bréviaires de Bourges placent sa féte au 19 septembre. Voy. saint Grég. de Tours , De la Gloire des i^mfesseurs. Richard et Giraud.

MARIES (LES TROIS) sont Marie -Madeleine, Marie, sœur de Lazare, et Marie , la pécheresse de Naïm, qui répandit du parfum sur les pieds de Jésus-Cnrist chez Simon le pharisien. Beaucoup d'interprètes n'en admettent qu'une seule, la sœur de Lazare; d'autres en admettent deux : la pécheresse , et la sœur de Lazare. Ces trois opinions sont discutées dans une savante Dissertation que D. Calmet a mise en tête de son Commentaire littéral sur saint Luc , et qui a été reproduite dans la Bible de Vence.

MARIETA (Jean), dominicain, né à Vittoria ou à Tarragone , mort à Madrid en 1611 , a publié : 1° Historia ecclesiastica de todos lot santos de Espaîia ; Cuença ? 1596 , in-fol.; — 2° Catalogn de todos los Arçobtsnos de la santa Iglesia de Toiedo ; Madrid , 1600 , in-4»; — 3» Vida del P. Luis de Grenade; ibid.. 1604; — 4* Vida de S. Raymundo; — 5* Catalogo de algunos Pre/ados de la Orden de Predicadnres ; ibid., 1605, in-4°. Voy. Nicolas-Antonio , Biblioth. Hisu. Le P. Echard, Scnptor. Ord. Preedic. La Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud , au mot Mariette (Jean).

I. MARIETTE (François de Paule), oratorien , né à Orléans en 1684 , mort à Paris l'an 1707, était un des appelants ou opposants à la bulle Lnigenitus. N'étant encore que laïc, il se ieta dans les controverses les plus subtiles de la théologie , et fut justement accusé de témérité. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Examen de l'ouvrage de l'abbé d'Ettemare intitulé : Éclaircissements sur la crainte servile et la crainte filiale; 1734, in -4°; — 2* Difficultés proposées aux théologiens défenseurs de la doctrine du Traité de la confiance chrétienne de Fourquevaux; 1734, in-4»; — 3» Nouvelles Difficultés; 1737 : — 4° Réflexions tirées des ouvrages dArnauld et de Nicole ; 1739, in-4*: — 5° lettre d'un laïque à un laïque; 1763, in-12. Voy. La France littéraire. Les Nouvelles ecclés., ann. 1734, 1738, 17b3. Ch. Braine , Hommes illustres de f Orléanais , il , 43.

H. MARIETTE (Jean). Voy. m muet v.

MARIGNT (François AUGIER DE), chanoine, historien et orientaliste, né vers l'an 4600, mort à Paris en 1762, était assez versé dans les langues sémitiques. Il a laissé plusieurs travaux surfhistoire ; l'auteur n'y fait pas preuve d'une grande critique; mais on y trouve des

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renseignements utiles tirés d'autres écrivains. Nous citerons seulement -.'Histoire du m* tiède: Paris, 1750, 5 vol. in-12; cet ouvrage comprend toutes les monarchies d'Kurope, d Asie et d'Afrique ; les hérésies , les conciles , les Papes et les savants de son siècle. Voy. le Journ. des Sopan4t,1790. Quérard, La France littéraire. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.

MARILLAC (Michel de), né a Paris en 1563, mort à Chateaudun en 1632, fut successivement conseiller au parlement de Paris, mai Ire des requêtes, conseiller d'Etat, directeur des finances et garde des sceaux. Outre une traduction des Psaumes en vers, et quelques écrits purement littéraires, on lui doit : !• une traduction de limitation de Jésus Christ, qui parut anonyme; Paris, 1621, in-12; ouvrage qui a eu un grand nombre d'éditions; — 2° De f Érection des religieuse* du Mont-Carmel en France ; 1622, 1627, in-8°; — 3» Examen des remontrances et des conclusions des gens du roi sur le livre du cardinal Bellarmin; 1611 , in-8° ; faussement attribué à l'avocat général Servin. Voy. Moréri, Diction, histor. Feller. Michaud. La \ow. Biogr. génér.

MARIMUTH , fils d'TJrie, et un des Juifs nui furent obligés de renvoyer les femmes qu ils avaient épousées pendant la captivité. Voy. IEsdr.,x,36.

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