‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 227 sur 1294 · XVI. MARIE (SAINTE-), Ordre militaire · texte numérisé non relu

XVI. MARIE (SAINTE-), Ordre militaire

Vou. Frères, n° XXI.

XVII. MARIE-AUX-BOIS (SAINTE-) abbave de l'Ordre de Prémontré située â Pont-à-Mousson , au diocèse de Toul, en Lorraine. Elle fut fondée, vers l'an 1136, par Simon, duc de Lorraine, et établie d'abord dans une solitude, près de Preny-sur-Moselle; saint Norbert y en-

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voya pour premier abbé le 6. Richard, qui y établit une parfaite observance. L'an 1006 elle fut transférée à Pont- à -Mousson, et c'est là que prit naissance la réforme des Pères Prémontrés , laquelle se répandit dans la Lorraine tout entière et dans plusieurs provinces de France. Ko»/. YHist. de Lorraine.

XVIII. MARIE- MARGUERITE ALACOQUE (La bienheureuse), loi/. Marguerite, n° VIL

XIX. MARIE DE L'INCARNATION (La bienheureuse), dont le nom de famille est Barde dAvrillot. née à Paris le 1er février 1565, morte à Pontoise le 18 avril 1618. Après la mort de son mari, M. Acarie, maitre des comptes, arrivée en 1614, elle se fit carmélite. Dans ce nouvel état elle perfectionna les grandes vertus dont elle avait donné l'exemple dans le monde, et se sanctitia surtout par son zélé, sa charité, sa patience et sa mortification. Elle est regardée comme la fondatrice des carmélites en France. Le pape Pie VI la mit au nombre des bienheureux le 29 mai 1791 , indiquant un office et une messe en son honneur pour toutes les églises des Carmélites et pour quelques autres lieux désignés, au jour nxé par l'evéque diocésain. Voy. le décret de sa béatification. Sa Vie, par André Duval , professeur en Sorbonne; Paris, 16111, in-8°, par le P. Maurice, barnabite; Paris, 1612. in-4°, et 1666, in- 12, et par Boucher; Paris, 1800, in-8«.

XX. MARIE-CLOTILDE DE FRANCE (La vénérable), reine de Sardaigne, née à Versailles le 23 septembre 1759, de Marie - Joséphine de Saxe , seconde femme du Dauphin , • morte à Naples le 7 mars 1802, épousa le prince de Piémont, fils ainé du roi de Sardaigne Victor- Amédée III. Elle fut pour la cour et pour tout le Piémont un modèle de piété fervente , d'humilité et de charité. Étrangère aux divertissements et à toutes les vanités que lui offrait sa

Sosition , elle s'appliqua uniquement à l'étude e la perfection. Devenue reine, elle ne se prévalut de son autorité que pour protéger et faire honorer la religion. Sa vie entière ne fut qu'une suite de tribulations , d'affreux malheurs ; mais la patience, la fermeté, la résignation avec lesquelles elle reçut les coups qui frappèrent sa famille et son trône montrent d'une manière éclatante à quel degré de vertu elle était parvenue ; car , loin de jamais perdre le courage et la paix intérieure , elle demandait toujours à souffrir davantage pour mieux ressembler à son divin Rédempteur. Son ardente piété et ses vertus héroïques firent l'édification des différentes villes de l'Italie où, par suite du malheur des temps, elle passa les dernières années de sa vie. La réputation de sainteté que lui avaient acquise son humilité, la ferveur de sa piété et son admirable patience, ne fit que s'accroitre et se répandre de plus en plus après sa mort ; de telle sorte que la cause en fut introduite dans la congrégation des Rites, et que Pie VI la déclara vénérable le 10 avril 1808. Voy. Y Eloge hislor. de la servante de Dieu Marie Clotilde, reine de Sardaigne, traduit sur les mé~ moires italiens publiés à Turin en 1804; Paris , 1806, in-12. Eloge histor. de Marie-Clotilde-Adèiaïde-Xavier de France, reine de Sardaigne, avec des notes et des pièces inédites; Paris, 1814; in-8°. Michaud , Btoqr. univers. L'Encyclop. cathoi., tom. XIV.

XXI. MARIE (Joseph-François), docteur de Sorbonne, né à llodez en 1738, mort à Memel en Prusse l'an 1801 , professa la philosophie au collège du Plessis , succéda à 1 astronome La Caille comme censeur royal et professeur de

mathématiques au collège Mazarin. Il obtint en 1783 l'abbaye de Saint -Ainand de Boisse, fut sous-précepteur des fils du comte d'Artois, dcuis Charles X , et accompagna le comte de rovence, depuis Louis XVIII, dans ses voyages. Outre des travaux sur les mathématiques et la mécanique, il a collaboré avec Godescard aux Vies des Pères , des Martyrs et des principaux saints, trad. d'Alban Butler; Paris, 1764 et ann. suiv., 12 vol. in-8°. Voy. Feller, Biogr. univers. Michaud. La Souv. Biogr. génèr.

XXII. MARIE (Pierre ), jésuite , né à Rouen en 1589, mort à Bourges l'an 1645. consacra sa vie au ministère de la chaire. Il a laissé : 1° La Sainte Solitude, ou les Entretiens solitaires de filme; Douai, 1636, in-16, 5« édit.; Paris. 1675; trad. en flamand , 1657 ; — 2° La Science du Crucifix , en forme de méditations ; Paris , 1612 , in-12; Lyon, 1828, dern. édit.; le P. Grou y a ajouté une suite en 1789. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

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