‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 234 sur 1294 · I. MARS (Saint), abbé en Auvergne. Voy · texte numérisé non relu

I. MARS (Saint), abbé en Auvergne. Voy

■arts.

II. MARS (Saint), ermite breton, né à Bais, près La Guerche, vers l'an 510, mort au village de Mars, près de Vitré, était prêtre dans cette ville, où il avait acquis une grande réputation de piété. Plus tard il se construisit un ermitage dans une lande voisine du village de Mars, où il termina ses jours. Les nombreux miracles qui ont eu lieu à son tombeau ont rendu son culte très-populaire. On célèbre la fête de saint Mars le 14 janvier et le 21 juin. Voy. D. Lobineau, Histoire de Bretagne. La Nom. Biogr. génér.

III. MARS (Mari ius), troisième mois de l'année d'après notre manière de compter. 11 était le premier chez les Romains , et il l'est

depuis le 25 mars. Les Anglais comptent en-

MARS

MARS

core ainsi. Ce n'est que depuis l'édit de Charles IX, publié l'an 1561, qu'on a commencé en France à compter l'année par le mois de janvier; auparavant elle commençait à Pâques, et comme la même année avait ceux fois le mois de mars, on disait Mars devant Pâques et Mars après Pâques.

MARS AN A , un des sept principaux officiers ou conseillers d'Assuérus. Voy. Esther, i, 14.

MARSCIA. siège épisc. arménien sous le catholique de Sis. On n en connait qu'un évéque , Grégoire, qui assista aux conciles de Sis et d'Adana. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1437.

MARSEILLE (Mnsoïia), ville épisc. autrefois sous la métropole d'Arles, aujourd'hui sous celle d'Aix. Suivant la tradition de Provence, saint Lazare, qui fut ressuscité par Notre-Seigneur, a fondé l'Eglise de Marseille, dont il fut le premier évéque. Nous avons déjà remarqué à l'art. Lazare que c'était une opinion généralement reçue au xvn» siècle, que Lazare avait abordé en Provence avec ses sœurs, et qu'ils y avaient prêché la foi chrétienne, et que Jean de Launoy, qui attaqua cette croyance , a été pleinement réfuté par un savant sulpicien, M. l'abbé Faillon. On ignore quels ont été les successeurs de saint Lazare jusqu'à Oresius, qui assista et souscrivit au célèbre concile d'Arles en 314. Il a eu à Marseille deux conciles; le premier ut tenu en 1103. et le second en 1363. Ce siège, supprimé en 1801, fut rétabli en 1823, par suite du contordat de 1817. Voy., sur plusieurs de ses évéques, saint Jérôme, Epùt. IV, ad Rustic. Gennadius, c. IX. La Gallia Christ., tom. I et tom. II, in Animadcers., in tom. I. Martenne, Thésaurus Anecdot., tom. IV. De Commanville, I* Table alphabét., p. 130, 181 Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 391 et suiv. Gaet. Moroni, vol. XLIII, p. 146-159. Le Diction, de la théol. eathol., et Compar. Lazare, n° I.

MARSEILLAIS. Voy. Massiliens et Semi- Pélagiess.

MARSELLA (Domenico- Antonio), érudit,né à Arpino en 1751, mort à Rome l'an 1833, entra dans l'état ecclésiastique , et professa l'histoire et l'éloquence sacrée au collège de la Sapience. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1» Trattato délia pace interna; Rome, 1778; — 2° Dissertazione sul Pontificato massimo non mai assunto dn gli imperatori cristiani; ibid., 1789, in-8°; — 3° La Vita e Dottrina di Gcsù Cristo, trad. du latin de N. Avancino ; ibid., 1814, 2 vol. in-8»; — 4» Vita del B. Alfonso de1 Liguori; ibid., 1814, in-4». Voy. la Nouv. Biogr. gêner.

MARSH (Herbert), anglican, né à Londres en 1757, mort en 1839, professa la théologie, et devint évéque de Llandaflf, puis de Peterborough. Il a laissé plusieurs écrits, entre autres: i° Introduction to the New- Testament , trad. de l'allemand de J.-D. Michaëlis, et accompagnée d'un commentaire étendu; Londres, 1792-1 SOI, 4 vol. in -8°; — 2° History of the translations ichich have been made of the Scriptures. Voy. la Nouv. Biogr. gènèr.

I. MARSHALL (Nathanaël), anglican, mort i 1729, fut chapelain du roi, recteur d'une Londres et chanoine de Windsor.

: 1° une édition des Œuvres de saint

en

paroisse de On a de lui

Cyprien; 1717, in-fol.; — 2° un recueil de Sermons; 1730, 3 vol. in-8°. Foy. la Now. Biogr, Chalmers, General biographical Dictio-

génér.

nary.

II. MARSHALL (Thomas), savant anglican, né à Darkby, dans le comté de Leicester, vers Van 1621, mort à Oxford en 1685, fut successive-

ment ministre d'une société de marchands anglais à Rotterdam, puis recteur dn collège de Lincoln. Il était très-versé dans les langues orientales , et surtout dans le copte et l'idiome anglo-saxon. Il a publié : Observotiones in Evangeliorum t<ersiones perantiquas duas, Gothicas scilieet et Angh-Saxonicas ; Dordrecht, 1665. Il a collaboré , en outre , à la version malaise du Nouveau Testament de Th. Hyde; Oxford, 1067, in-4*, ainsi qu'à l'ouvrage de H. Parr, intitulé : The Life of archbishop Usher; Londres, 1686, infol. Voy. Wood, Athenœ Oxt/nienses. Le P. Le Long, Biblioth. Sacr., in-fol., p. 847. La Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud, au mot Mar-

SCHALLl'S.

MARSHAM (John), anglican , chronologiste , né à Londres en 1602, mort à Bushy-Hall, dans le comté d'Hertford, l'an 1685, était profondément versé dans l'histoire, la chronologie et les langues. Il fut membre du parlement qui rappela Charles II. et devint un des six clercs ou secrétaires de la chancellerie. On lui doit : 1° Diatriba chronohgica : Londres, 1649, in-4°; l'auteur examine dans cet ouvrage les principales difficultés qui se rencontrent dans l'Ancien Testament; la meilleure partie de cette dissertation a été reproduite dans le Chronicus Canon AKayptiacus, kbraicus, Gro-cus et Dixquisitiones; Londres, 1672, in-fol.; Leipzig, 1676; Franeker, 1690, in-4°; — 2° la Préface du tom. I du Monaslicon Anglicanum de Dugdale; Londres, 1655, in-fol. On reproche avec raison à Marsham plusieurs opinions fausses, comme par exemple de^prétendre que les Juifs ont emprunté des Égyptiens la circoncision et les autres cérémonies, et que l'accomplissement des soixante-dix semaines dont parle le prophète Daniel finit à Antiochus Êpiphanes. Voy. Renaud nt , dans les Ment, de /"Académ. des Inscript., tom. II, p. 25». Richard et Giraud. Feller.

MARSHMAN (Joshua), anglican, orientaliste, né à Westbury-Leigh , dans le Wiltshire, l'an 1767, mort à Serampour, dans l'Inde , en 1837, s'attacha à la société des missionnaires baptistes, qui l'envoya dans l'Inde en 179*.); il y acquit une grande connaissance du bengali, du sanskrit et du chinois. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels , nous citerons: 1° une Traduction chinoise des Evangiles, des Epitres de saint Paul aux Romains et aux Corinthiens, et de la Genèse; — 2* Defence of the deity and atonementoj Jesus-Christ , in rèply to Rammohun Bot/ of Calcutta; Londres, 1822, in-8°; cet écrit avait pour but de combattre les doutes émis par l'Indien Rammohun Roy sur les miracles de Jésus- Christ: il parut d'abord dans le Friend of lndia, journal rédigé à Serampour par les missionnaires ; l'ouvrage de Rammohun et la réponse de Marshman ont été réunis dans l'édition anglaise de 1824. Foy. la Souv. Biogr. génér.

MARSI, ville épisc. d'Italie sous la métropole de Chieti, et capitale des Marses, ancien peuple d'Italie. Cet évéché fut fondé dans les premiers temps de l'Eglise, sous la métropole de Chietti ; mais il était soumis immédiatement au Saint- Siège. Autrefois l'évéque résidait au village de Saint-Benoit, qui est l'ancien Maruvium; mais Clément VIII lixa leur résidence au bourg de Pescina. Le premier évéque de Marsi fut saint Marc, de Galilée, sacré, dit-on r par le prince des apôtres; il souffrit le martyre étant évéque d'Atino. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. I, p. 882. De Commanville , /N Table alphabét., p. 1 49. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIII* p. 136-1 12.

M ARSIÀC (A/ar*tacuw), lieu du diocèse d'Auch

MARS

M ART

où Guillaume de Flavacour, archevêque de cette ville, tint deux conciles : l'un en 1.T20, dans lequel on lit 56 canons sur la discipline; et l'autre en 1339, au sujet de l'assassinat commis sur la personne d'Anesance, évêquc d'Aire. Voy. Labbe, tom. XI. Hardouin, tom. \ II. Richard et Giraud.

MARSIC0-NU0V0 ou M A R S I - NOUVELLE (Mursicum), ville épisc. de la Basilicate, dans le royaume de Napl.-s, sous l'archevêché de Salerne. L'ancien évêché de Grumentum, ruiné par les Sarrasins, fut uni vers Tan 1200 à celui de MarsicoNuovo. Le premier évéque de Grumentnm, Scmpronius A ton, fut ordonné, en 370, par le pape saint Damase; mais on ne connaît pas d'évèque de Marsico avant Tuderisius, qui siégeait en 853, du temps du pape saint Léon IV. Voy. Ughelli, Util. Suer., tom. VII, col. 485, et loin. X, col. 111 et 284. De Commanville , /" Table alphabét., p. 149. Richard et Giraud. Gaet. Moroni.vol. XL1II, p. 142-140.

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