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MARQ

MARS

MAR0N0P0LIS, ville éplsc. de la province de Macédoine, sous la métropole d'Amida, au diocèse d'Anlioche. On n'en connaît qu'un évèque, nommé Eusèbe; Simon, son métropolitain, souscrivit pour lui , ainsi que pour les autres évêques absents de la province, au concile de Chaicédoine. Voy. Act. VI. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 1007.

MAROTTE. Voy. Mtis.

MAROUN. Voth Maron.

rendit en 403 à Constantinople pour solliciter la protection de l'empereur Arcadius en faveur des chrétiens persécutés en Perse. Il assista au concile assemblé dans cette ville par les ennemis de saint Jean Chrysostome. et fut mis en prison pour avoir pris le parti du pnhiarebe de Constantinople. Plus tard il retourna en Perse avec une lettre où Arcadius demandait que les chrétiens fussent traités avec moins de cruauté, et Maroutha parvint non-seulement à faire cesser la persécution, mais obtint encore pour les chrétiens le libre exercice du culte. L'an 414, il réunit à Ctésiphon un concile où l'on proclama la doctrine de Nicée. Les Grecs et les Latins célèbrent sa féte le 4 décembre , et les Syriens le 1G février. 11 a laissé : 1° une Liturgie qui existe manuscrite à Rome; — 2° un Commentaire sur tes Évangiles; — & un grand nombre d'Hymnes et d'autres pièces de vers en l'honneur des Syriens martyrisés en Perse à diverses époques; on les trouve dans tous les Missels syriens, maronites, etc.; — 4° une Histoire du concile de Nicée, avec une traduct. syriaque des canons ; — 5» les Canons du conc. deSékucieiliO), rédigés par lui; on les trouve dans un manuscrit de la biblioth. de Florence; — 6» une Hist. des martyrs de Perse, suivie de Notices sur quelnues martyrs qui ont péri dans l'empire romain. Cet ouvrage a été publié en syriaque et en latin par Étiennc-Évode Assemaui, sous ce titre : Acta Sanctorum Mm tyrum Orienlalium et Occidentalium; Rome, 1748,2 vol. in-fol. Voy. Chrysostom., Kpist. XIV. Socrat., Hist. eccles., I. Vil, c. vin. D. Ceillier, tom. X , p. 466 et suiv. Le-

Suien, Oriens Christ., tom. II, p. 327 et 999. lichaud, Hiogr. univers. La Souv. Bioyr. génér. Ricbard et Giraud, art. Martyropolis.

MARQUARD. Voy. FRIHER.

MARQUER (Louis), jésuite, né à Vannes l'an 165ii, mort a la Flèche en 1725, a travaillé pendant quatorze ans au journal intitulé Mémoires de Trévoux, et a publié Jes nouveaux Mémoires des missions de ta Compagnie de Jésus dans te Levant; Paris, 7 vol. in -12. Le P. Marquer a laissé manuscrit un ouvrage intitulé : Armenia vêtus et recens; informutio de erroribus Armenorum ; Dissertatio de Eutychianorum, Monophysitarum et Monothelitarum haresi. Voy. Moréri, édit. de 17f»9.

MARQUES (François), de la congrégation de l'Oratoire de Rome', ne à Milan , vivait encore en 1678. C'était un nomme d'un grand travail , de beaucoup de lecture, et très-versé dans les antiquités ecclésiastiques. Il acquit une grande réputation comme prédicateur. On a de lui : Apologie du pape Honorius; 1677. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

MARQUEZ (Juan), de l'Ordre des Augustins, né a Madrid en 1564, mort à Salamanqiic l'an 1721 , parvint aux premières charges de son Ordre. Il a laissé, outre quelques comédies et plusieurs traités théologiques : El Gobemador christiano, deducido de las vidas de Moyten y

Josue. principes del pueblode Dios; Sai n manque. 1612, 1619, 1634, in-fol.; Madrid, 1610; Bruxelles, 1664;trad.en italien ; Naples, 1646, in-fol.; trad. en français ; Nancy, 1621 ; — 2° Los dos Estados delà espiritual Gerusalrm, sobre los psa/mos cxxv

Agustin, y

dera institucion antes del gran concilia Lnteranense; Salamanque, 1618, in-fol.; trad. en italien; Turin. 1620, in-fol.; — 4° Vida del V. P. F. A lot iso de Horozco; Madrid, 1648, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

MARRACCI. Voy. Maracci.

MARRAFA (Antoine), dominicain , né à Martina, dans la Pouille, était directeur des études de Naples et professeur de métaphysique en ir.50. On lui doit un Traifé de l'âme, divisé en

nxe parties ; 1550. Voy. le P. Échard, Scriptor. . Preedic, tom. II, p. 136.

MARRAINE ou COMMÈRE ( Mater lustrica , mut nu» ), lille ou femme qui tient un enfant sur les fonts baptismaux afin de répondre à sa place et rendre compte de sa foi. Une lille ou une femme qui se présente pour être marraine doit être instruite des mystères de la religion et en état d'instruire l'enfant baptisé, en cas que les parents négligent son éducation chrétienne. Une religieuse ne peut être marraine, parce que l'état de retraite qu'elle a choisie n'est pas compatible avec les obligations dont l'Église charge les parrains et les marraines, et parce

Ïu'elle doit éviter toute occasion de dissipation, e baptême étant comme une seconde naissance, la marraine est regardée comme la mère de l'enfant baptisé ; mais cependant l'empêchement de mariage qui résulte de cette parenté spirituelle n'est que d'institution ecclésiastique, et l'Église en peut dispenser. Voy. le Diction, eccles. et canon, portatif, et Compar. AFFINITÉ, n° II, et Parrain.

MARRIER (Martin), bénédictin, né à Paris en 1572, mort l'an 1644, fut chargé de la conduite du noviciat, et remplit en même temps là place de prieur claustral ; il eut une grande part à la réforme de Cluny, qui fut introduite dans son couvent en 1635. Il a laissé : 1* Martiniana, id est litterœ, tituli, chartœ, privilégia et documenta monasterii S. Martini a Campis; Paris, 1606, in-8°; — 2° Bibfiotheca Cluniacensis, in qua antiquitates, chronica, privilégia, chartœ et diplomata collecta sunt; ibid., 1614, in-fol.; — 3° Monasterii reoalis S. Martini de Campis Historia , lib. VI; ibid., 1637, in-4°. Voy. Piganiol de la Force, Descript. de Paris, tom. III, p. 386.

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