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un des plus grands magistrats de son siècle. Son éloquence et ses qualités l'ont (ait universellement estimer et admirer. On trouve , à la suite du Traité des régales de François Pi nsson, les mémoires de la conférence qu'il faisait tenir en sa présence par trois célèbres avocats pour l'instruction de ses fils, sur l'édit du contrôle et la déclaration des insinuations ecclésiastiques. Il fit insérer à la suite de ces instructions la ditTérence qui existe dans la jurisprudence du parlement et celle du grand conseil sur plusieurs matières bénéOciales. Voy. le Journ. des Savants, 1710, 1718 et 1730. Richard et Giraud.
LAMORMAINI (Henri de), jésuite, né dans le Luxembourg, mort à Vienne, en Autriche, l'an 1617, se livra avec succès à la prédication. On a de lui : 1° Catechismus cotdroversiamm Gui- Iklmi Baile, Societ. Jesu; Vienne et Cologne, 1026, in-16; — 2° Modus disponendi se ad bene moriendum ; Vienne, 1611 ; — 3» Tractatus arnoris divini constant libris XII, trad. de saint François de Sales; ibid., 1643, in-4°; Cologne, 1657, in-8°; — 4° De Virtute Pcenitentiœ , etc.; Vienne, 1644, in-4°. Voy. Alegambe, Biblioth. Saiptor. Suc. Jesu. Sotwel, biblioth. Scriptor. Soc. Jesu. Paquot, Mùnoires pour servir à rHist. des Pays- Bas, tom. V. La Nouik Biogr. génér.
LAMOURETTE (Adrien), évéque de Lyon, né à Frevent . dans le Boulonnais, en 1742, mort à Paris en j794, entra chez les Lazaristes, et devint successivement supérieur du séminaire de Toul, directeur à Saint-Lazare et grand vicaire d'Arras, et enfin évéque, après avoir prêté le serment à la constitution civile du clergé ; serment qu'il rétracta plus tard en se reconnaissant pour l'auteur de V Adresse au peuple français sur la constitution civile du clergé, que Mirabeau présenta à l'Assemblée constituante. Malgré les gages qu'il avait donnés à la révolution, il fut décrète d'accusation et condamné à mort. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Pensées sur la pliilosophie et f incrédulité, etc.; 1786, in-8°; — 2° Pensées sur la philosophie de la foi, etc.; 1789, in-8°; — 3° Ut Délires de ta religion, ou le Pouvoir de F Evangile pour nous rendre heureux; 1789, in-12; trad. en espagnol; Madrid, 1795, in-8»; — 4° Considérations sur l'esprit et les devoirs de la vie religieuse; 1795, in-12, etc. Voy. Feller, Biogr. univers., et la Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des autres ouvrages de l'auteur.
I. LAMPADAIRE (Lampadarius). nom d'un officier de l'Église de Constantinople qui avait soin du luminaire de l'Église, et qui portait un bougeoir devant le patriarche, (empereur et l'impératrice, lorsqu'ils étaient à l'église et
rnd ils allaient en procession. Voy. Y Eucolage Grecs. Richard et Giraud. Gaet. Morom, vol. XXXVII, p. 77-78.
II. LAMPADAIRE, instrument qui ornait le temple de Salomon, et que l'on nomme vulgairement chandelier d'or, mais que quelques auteurs appellent avec raison lampadaire, puisqu'il portait des lampes et non des chandelles.
1. LAMPE (Lucerna), instrument qui est souvent mentionné dans l'Écriture. La lampe ou le chandelier à sept branches que Moïse plaça dans le saint, et ceux que Salomon mit dans le temple de Jérusalem, n'étaient que des lamperons que l'on remplissait d'huile et que l'on plaçait sur les branches du chandelier. Les lampes des soldats de liédéon étaient des espèces de falots de fer ou d'argile enveloppés de linges, et que l'on arrosait a huile de temps en temps. L'usage des lampes allumées dans les églises est très-ancien. Voy. Juges, vu, 16. D. Calmct,
Diction, de la Bible. Bocquillot, Liturg. saa\. p. 8. Gaet. Moroni, vol. XXXVII . p. 75-77.
IL LAMPE, dans le sens figuré, signifie : l 'espérance, Yhétit ier, le .ïcco«rj,la ressource, le guide. C'est dans ce sens que le Seigneur est nommé la Lampe de ses serviteurs. Dieu ne voulut pas que toutes les tribus se révoltassent contre Roboam, afin qu'il demeurât pour toujours une lompe à David devant le Seigneur à Jérusalem. Voy. II Rois, xxii, 29. III Rois, xi, 36. Psaume xvii, 29.