‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 25 sur 1294 · IV. LAMPE, ville épisc. de l'Ile de Crète. Voy. Lappa · texte numérisé non relu

IV. LAMPE, ville épisc. de l'Ile de Crète. Voy. Lappa

V. LAMPE (Frédéric -Adolphe), protestant, né à Detmold, dans le comté de Lippe, en 1683, mort à Brème en 1729, fut pasteur à Wees, a Duisbourg et à Brème. Plus tard il professa la théologie à TJtrecht et à Brème. Ses principaux écrits sont : 1° Exercitationum sacrarum Dodecas, quibus Psalmus xuv perpétua commentariu exjdanatw; Brème, 1715, in- 4»; trad. en hollandais; Dordrecht, 2 vol. in-8°; — 2° Commentanus analytico-exegeticus Evangelii secundum Johannem; Amsterdam, 1724-1725, 3 vol. in-4°; — 3° Delineatio thevlngia; activa:; Utrecht, 1727, in-4»; — 4° Rudimenta theologiat elenchticas; Brème, 1729, in-8°. Il a, en outre, publié en allemand un grand nombre de sermons et d'ouvrages de piété qui, presque tous, ont été traduits en hollandais. Voy. Burrnan , Trojectum eruditum. Richard et Giraud, qui indiquent les autres ouvrages de Lampe.

LAMPESA. Voy. Lawbesce.

LAMPETIENS (Lompetinni), hérétiques du v* siècle qui avaient adopté les erreurs de Lampetius, un des principaux chefs des marcianistes. Dans son livre intitulé le Testament, il condamnait toutes sortes de vœux, surtout celui d'obéissance , comme contraire à la liberté des enfants de Dieu. Ces hérétiques avaient renouvelé en partie les erreurs des ariens. Voy. le P. Le on ion, Notes sur saint Jean Damascène , Barres., xcvm. Bergier, Diction, de théol.

LAMPRON, siège épisc. placé sous le catholique de Sis. On n'en connaît qu'un évéque, Nierse, qui assista au concile de Tarse et qui engagea les Arméniens à s'unir à l'église de Constantinople. Voy. Richard et Giraud.

LAMPROPHORE (Lampropltorus), mot dérivé du grec, et qui signifie un homme qui porte un habit éclatant. On donnait autrefois ce nom aux néophytes pendant les sept jours qui suivaient leur baptême, parce que durant ce temps ils étaient vêtus de blanc. Les Grecs nommaient ainsi le jour de la résurrection , parce que ce mystère répand dans les ftmes la lumière de la foi, et parce que ce jour-la les maisons étaient illuminées par un grand nombre de cierges, symbole de la lumière que la résurrection de Notre-Seigneur a répandue dans le monde. Voy. saint Grég. de Nazianze, Orat. Il in Pascha: Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.

LAMPSAQUE ou LAMPSICO, ville épisc. de la province de l'Hellespont . située au diocèse d'Asie, sous la métropole de Cyzique. On eu connaît sept évêques, dont le premier, Parthenius, siégeait sous Constantin le Grand; on célèbre sa féte le 7 février. L'an 364, les semiariens tinrent à Lampsaque nn concile dans lequel ils annulèrent tout ce qui avait été fait à Constantinople par l'autorité d'Eudoxe et d'Acace; ils décidèrent, en outre, que les ariens seraient rétablis sur leurs sièges. Lampsaque n'est aujourd'hui qu'un simple evêché in partibus, sous Cyzique, métropole également in ;mr-

LANC

tibus. Voy. Lequien, Oriens CAru/.,tom.I,p.772. Sozomène, I. VI , c. vu, p. 646. La Regia, t. III. La Lue, tom. II. Hardouin, tom. I. Richard et

Giraud. Gaet. Moroni.vol. XXXVII, p. 78-79.

LAMUEL. Ce mot hébreu, qu'on lit dans les Proverbes (xxxi , 1 et 4), et qui signilie qui est à Dieu, qui a Dieu avec lui, contacté à Dieu, ou enlin consacré de Dieu, désigne Salomon, de l'aveu de la plupart des antiques. On pense avec raison que la mère de ce prince le nomma ainsi

Esur marquer qu'elle le consacrait à Dieu, 'après l'Écriture elle-même , Lamucl était roi (Lanwelis régis). Or il n'y a jamais eu de roi d'Israël ou de Juda qui ait porté ce nom. Vot/. J.-B. Glaire, Introduction, etc., ton». IV, p. 168.

LA MURE (Jean- Marie de), chanoine de Montbrison, né à Roanne, mort vers l'an lOt2, a laissé : 1° Antiquité* du prieuré des religieuses de Bcauiieu, de l'Ordie de Fontcvrault; 1654, in-12 ; — 2° Histoire ecclésiastique du diocèse de Lyon, traitée par la suite chronologique des vies des orc/ievc'ques ; Lyon, 1671, in-46; — 3° Histoire universelle, civile et ecclésiustique du Forez; ibid., 1U74, in-4°. Voq. la Nouv. Biogr. génér. LAMRS. l'oy. Lami, n*I.

' LAMT étant souvent confondu avec Lami , il faut chercher à Lami les personnages qui ne se trouvent pas à Lamy.

1. LAMT (Bernard), prêtre de l'Oratoire, né au Mans en 1640, mort a Rouen l'an 1714, était très-versé dans la théologie, la philosophie, les langues, la poésie, les mathématiques et la critique. Il professa avec succès dans plusieurs collèges de son Ordre. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : X* Apparatus ml bit/lia sacra ; ouvrage qui a été plusieurs fois réimprimé et traduit deux fois en fiançais sous le titre d'Introduction à l'Ecriture sainte; — 2° Harmonùt sive Concordia quatuor Evauyelisturum ; ce livre présentant pour l'arrangement des faits des hypothèses nouvelles , • été l'objet de bien des discussions; — 3° Traité historique de f ancienne Pdque des Juifs ; — 4" De Tabernaculo fitdcrii, etc.; 1700, in-fol.; — 5» Démonstration de ta vérité et sainteté de la morale chrétienne; 1088, souvent réimprimée; — 5" plusieurs opuscules sur le temps auquel Jésus- Christ a fait la dernière P.ique,en réponse aux PP. Mauduit, Hardouin, Rivière, Daniel, etc.,

3ui avaient combattu ses idées relatives à la ernière Pàque de Jésus -Christ. Malgré toute l'estime que nous avons généralement pour la science et le bon esprit du P. Lamy, nous croyons devoir dire qu'il ne s'est pas toujours exprimé sur certaines questions d'une manière assez exacte. Ainsi , nous croyons qu'il y a de la témérité à prétendre, par exemple, qu'il existe encore entre les livres protocanoniques une différence que le décret du concile de Trente a laissé subsister, et à dire que l'auteur de l'histoire de Job l'a traitée d'une manière poétique, qu'il l'a embellie, amplifiée et ornée de plusieurs circonstances. Voy. Richard et Giraud, et la Nouv. Biogr. génér.. qui indiquent les autres écrits du P. Lamy. J.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. I, p. 03; tom. III, p. 260.

H. LAMT (François), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Montireau, dans le diocèse de Chartres, mort à Saint-Denis en 1711, devint habile philosophe et écrivain distingué. On a de lui un assez grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : l8 Traité de ta vérité évidente de la religion clirétienne; 1694; — 2»£e Nouvel Athéisme renversé, contre Spinosa; 1696; — 3* Sentiments de piété sur la profession religieuse; 1607 ; — 4» Les Leçons de

la sagesse; 1703; — 5» Recueil de Lettres théotoyiriues et morales; 1708; — 6e L'Incrédule amené a la religion par la raison ; 1710 ; — 7° Traité de la connaissance et de l'amour de Dieu, avec l'art de faire un hon usage des afflictions en cette vie ; Paris, 1712, in-12; — 8» Réfutation du système de la grâce universelle de M. Nicole; — 9° trois Lettres à M. Arnauld, au sujet d'une thèse dans laquelle M. Huygens, docteur de Louvain, avait soutenu qu'on ne pouvait voiries vérités nécessaires et immuables qu'en Dieu seul. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. X. D. Le Cerf; Biblioth. histor. et crit. des écrivains de la congré-

Îation de Saint-Maur. Le Journal des Savants, 689, 1690, 1697, 1698, 1699, 1701, 1703 et 1710. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

LANCELL0TI ou LANCILLOTI (Secondo), de la congrégation du Mont-Olivet, né à Péruuse en 1575, mort en 1643, a laisse plusieurs ouvrages, dont le principal est intitulé : llistoria Otivetana, sive congregationis S. .Varia- Montis Oliveti; Venise, 1623, in-4°. Koy. Michaud,0ioov. univers., et la Nouv. Biogr. aénér.. qui donnent la liste dos autres écrits de Lancelloti.

I. LANCELOT (André), anglican, évéque de Winchester, né à Londres, mort en 1625, fut successivement chapelain ordinaire de la mue Elisabeth . évéque de Chichester, évèque d'Ely et de Winchester. 11 était fort érudit, et savait, dit-on, quinze langues. On a de lui : 1« Conciones quadam de usuris et decimis; — 2* liespons. ad P. MolinaH Epistolas ; — 3* Tortura Torti; ouvrage dirigé contre le cardinal Bellarmin, qui, dans son ouvrage contre Jacques 1**, roi d'Angleterre, avait pris le nom de Matthseus Torlus ; — 4° Explication du Déca/ogue ; en anglais ; — 5° Sermons sur la prière dominicale; en anglais, etc. Voy. Moréri, édit. de 1759. Chauffepie, Nouv. Diction, histor. Nicéron, Mémoires, tom. XXXV. Richard et Giraud.

II. LANCELOT (Claude), bénédictin, né à Paris vers l'an 1615, mort à Quimperlé l'an 1695, se retira à Port-Royal, où il enseigna les humanités, fut précepteur des princes de Conti, puis religieux de l'abbaye de Saint- Cyran. Outre quelques ouvrages sur la grammaire, il a laissé : 1° C/ironologia sucra ; extrait des Annales d'Usserius et publié à la fin de la grande Bible de Vitré; Paris, 1(562, in-fol.; — 2» Nouvelle disposition de t Ecriture sainte, mise dans un ordre peritétuel, pour la lire tout entière chaque année; ibid., 1670, in-8°; — 3° Dissertation sur T/iemme de vin et sur la livre de pain de saint Benoit et des autres anciens religieux, etc.; ibid., 1667, in-12, et 1688, in-8*. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

III. LANCELOT ou LAN CELL0TI( Jean-Paul), en latin Lance lot os , professeur de droit canon , né à Pérouse en 1511 , mort en 1591 , a laissé , outre quelques ouvrages sur le droit civil : /*»stitutiones juris canotiici , quibus jus pontificium singulari methodo libris quatuor comprehenditur...; Cologne, l(i09, in-8»; Paris, 1085; Venise. 1740, 2 vol. in-12 ; cet ouvrage a été inséré aussi dans le Corpus Juris canotiici notis illustratum , Gregorii Xlli iussuediluui; Lyon, 1661, tom. II, in-4*. Durand de Maillane a traduit en français l'ouvrage de Lancelot , sous ce titre : Institutes du droit canonique traduites en français et adaptées aux usages présents de l'Italie et de l'Eglise

Îallicane, etc.; Lyon, 1770, 10 vol. in-12. Voy. errasson. Ww/. de la Jurisprudence rom. Camus, Biolioth. des livres de droit, tom. IL La Nouv. Biogr. génér. L'abbé André, Cours atpliabét. de di oit canon, tom. VI, p. 450.

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