MATÉ
piété, dont un a été mis à l'Index (decr. Oaprilis et 26 sept. 1680) ; c'est un exercice de remerdinent aux trois personnes divines pour les faveurs faites à Marie-Madeleine de Pazzi, exercice que Gio- Antonio Solazzi a ajouté à son livre intitulé : Maniera divota da praticarsi verso la Serafica Maria Maddalena de Pazzi in cinque venerdi , et condamné par les mêmes décrets de Y Index. Voy. la RiMtoth. Carmelit., tom. 1, « ol. 89-90, où l'on trouve le catalogue des écrits de cet auteur, tant manuscrits qu'imprimés.
MASTELYN (Marc), chanoine régulier du Val-Verd, près de Bruxelles, né dans cette ville en 1599, mort aux Sept-Fonts l'an 1652, professa dans son monastère la philosophie et fa théologie. 11 devint prieur des Sept-Fonts, et, plus tard, il fut élu commissaire général du chapitre de \Vindesheim. On lui doit : l8 Necrofogium monasterii Viridis Vallis, Ordinis Canonicorum reguUirium S. Augustini, congregationis Lateranensis, et capUuli Windezemensis, in nemore Zoniœ prope Bruxellam, etc.; Bruxelles, in-4°; — 2* Elucidatorium in psalmos Davidicos ; Anvers, 1631, in-4»; en collaboration avec le P. Jean de Bercht. Voy. André - Val. rc . Bibhoth. Belg., p. 610. La Nouv. Biogr. génér.i
M ASTI AUX (Gaspard-Antoine de), né en 1766 à Bonn, mort a Munich, fut nommé chanoine d'Augsbourg par Pie VI, ordonné prêtre à Cologne, devint prédicateur de la cathédrale d'Augsbourg , puis occupa successivement plusieurs postes honorables, et se lit recevoir docteur en théologie à Rome. Après la mort du conseiller ecclésiastique Felder , il rédigea la Gazette littéraire des Instituteurs catholiques. On a de lui : 1» De Veterum Ripuariorum Statu civili et ecc/esiastùo Commentatio historica ; Bonn , 1784; — 2° Du Princiiie négatif de la religion des Néofrancs; Dillingen, 1793; — 3" Charles Rorromée, card. de l'Église rom. et archev. de Milan; esquisse; Augsbourg, 1796; — ¥ La Semaine sainte, d'après lent de l'Eglise romaine; avec une Préface de Sailer; Munich, 1817; — ■y des Sermons, des Discours allemands et latins, prononcés à Dillingen, Munich et Augsbourg. Voy. le Diction, de la théol. cathol., où l'on trouve le titre de quelques autres ouvrages qui ont pour objet le chant et la musique sacrée.
I. M ASTRICHT ou M AESTRICHT {Trajectum ad Mosam ou Trajectum superius), ancienne ville épisc. située sur la gauche de la Meuse , a six lieues au-dessous et au nord de Liège, et à sept lieues au couchant d'Aix-la-Chapelle. A la hn •lu v4 siècle, on y transféra l'évêché de Tongres, qui fut transporté lui-même à Liège au commencement du vin siècle. Le roi d'Espagne ,
3ui en avait le principal domaine comme duc e Brabant, la céda aux Provinces -Unies, à condition que l'exercice de la religion catholique y serait conservé. Après avoir été prise deux fois parles Français, elle est devenue ville de Hollande. Les catholiques y ont conservé quelques églises. On l'appelle, en latin, Trajectum supertus, pour la distinguer de Trajectum
infeiius, qui est Utrecht. Voy. Richard et Giraud. Gact. Moroni, vol. XLT" Compar. Hollande.
Il . MASTRICHT ou MASTRIGT (Pierre VAN),
Îrotestant, né à Cologne l'an 1630, mort à Itrecht en 1706. Après avoir desservi plusieurs églises, il fut nommé professeur de théologie et de langue hébraïque a l'académie de Francfortsur-l'Oder, et professa la théologie dans plu* sieurs autres villes. On a de lui . 1* Novitatum Cm tesiammm Gangrtnna, corport* the^logici no- I
biliores plerasque partes arrodens, seu Theologia Cartesiana détecta ; Amsterdam , 1678 , in-4-; — 2° Theologia theorctica practka ; Amsterdam , 1682, et Utrecht, 1699, 2 vol. in-4»; — 3» Vindicia Sanctce Scripturœ contra Wittichium; — 4° plusieurs autres écrits dont on trouve les titres dans le P. Joseph Hartxeim «jésuite, Bibliuth. Coloniensis. Voy. Richard et Giraud. Michaud, Biogr. univers.
MASTROFIM(Marco),littérateur, néàMonte- Comnatri, près de Rome, en 1763, mort à Rome l'an 1815, entra dans l'état ecclésiast ique, professa la philosophie et les mathématiques au collège de Frascati , et devint membre de plusieurs sociétés savantes d'Italie. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Ritratti poetici storici critici de' personaggi piu famosi nell' Antico e Suovo Testamento; Rome, 1807, 3 vol. in-8°; — 2° Metaphqsica suhlimior de Deo trino et uno; ibid., 1616, in-8°; cet ouvrage, qui suscita de graves embarras à l'auteur, ne fut pas continué ; — 3° Rilievi sulT opéra det s. de Potter intitolata : Spirito délia Chiesa; ibid., 1826; — 4» Amplùstmi Frutti da raccogliersi ancora sut calendario Gregoriano; ibid., 1834; — 5* L'Anima umanti e i suoi stati; ibid., 1812, in-8». Voy. la Nouv. Bioqr. qénér.
1ÉASUCCI (Antoine), théologien de Naples. est auteur d'un ouvrage de controverse intitulé : Calvinus expugnatus arterique récent tores hœreticipronignti ; Naples, 1682, in-4°.
MAf AL (Jean), natif de Bourgogne, fut reçu docteur en théologie de la faculté de Paris en 1G06. On a de lui un traité latin sur la Hiérarchie ecclésiastique; Paris. 1625.
M ATELI G A , ancien siège épisc. d'Italie situé dans le Picenum, entre Fabriano et San-Severo. Le premier évèque connu de Matelica est vEquitius, qui assista au concile tenu à Rome l'an 487, et le second, Florentins, qui suivit le pape Vigile à Constantinople l'an 551, et souscrivit la condamnation de Théodore, évèque de Césarée. On suppose que son retour eut lieu à la fin de l'an 552; mais l'histoire ne dit ni combien il vécut après, ni s'il eut des successeurs. On sait seulement que vers l'an 578 Matelica fut réuni à l'évêché de Camerino, qu'au XfUl* siècle Camerino, auquel Benoit XIII avait déjà uni le siège épiscopal de Fabriano, ayant paru trop considérable, Pie VI en détacha Fabriano et Matelica, dont il fit un seul évéché immédiatement dépendant du Saint-Siège. Enfin , par sa bulle du 7 juillet 1785, le même pape rétablit Matelica dans sa première dignité de siège épiscopal, et le premier évèque, Zoppeti, y fit son entrée solennelle le 31 octobre suivant. Voy. Ughelli, Uni. ivic/a, tom. X, col. 130. Gaet. Moroni, qui, dans son vol. XLIII, p. 246-249, donne l'histoire de Matelica jusqu'à ces derniers temps.
MATENESIUS. Voy. Mathenès.
MATERA, ville épisc. de la terre d'Otrante, dans la Pouille, érigée en archevêché par Innocent III , qui l'unit à celui d'Acerenza , dans la Basilicate; les deux diocèses sont séparés : celui de Matera ne contient que la ville de ce nom, où l'archevêque fait sa résidence. Voy. Gaet. Moroni, vol. XL11I, p. 267-270. Compar. AcK-