‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 26 sur 1294 · LAND · texte numérisé non relu

LAND

I. LANCELOTZ (Corneille), en latin Lancilottus, «le l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin, né à Malines en 1574, mort à Anvers l'an 1622, devint successivement prieur des couvents de Cologne et de Hasselt, puis provincial. Il fonda à Anvers le premier monastère d'Augustins, et fut élu l'an 1022 abbé des Prémontrés de Postel, dans la Campine. Il a laissé : 4° Nectar et antidotuin confectutn ex medullù operum S. Augustini, digestum ordine alphabetico, contra quosvis sectarios; 1612; — 2° Pancarpium Augustinianum, continent vitas SS. Patris Augustini, Monicœ, Nicoiai Tnlentinatis, B. V. Martre encomium,et sodalilatis corrigiatœ délia Consolazione privilégia, cum tractatu de indulgentiis et quibusdam parergis; Anvers, 1616, in-12; — 3° S. Aurelii Augustini, Hipponensis episcopi, et S. R. E. doctoris, Vita, più omnibus, nec non de verafide, deque vita; statu deliberantibus utilissima ; ibid., 1616, in-12; — 4° Luccrna vitœ perfectœ, cum sacerdotalis , tum monachalis, juxta regulam D. Augustini, Sanctis Scripturis, Patrum auctoritatibut et exemplis fuse illustratam; ibid., 1642, in-4». Voy. André-Valère, Biblioth. Belgica. La Nouv. Biogr. qénér.

II. LANCELOTZ (Henri), en latin Lancelottus, Lanci/ottus, de l'Ordre des Augustins et frère du précédent, né à Malines en 1576, mort à Anvers en 1643, professa la théologie à Louvain , se livra avec succès à la prédication . et fut successivement prieur des couvents de Hasselt, de Trêves, de Bruxelles, de G and et d'Anvers; plus tard on lui conlia la charge de délinitcur de la province Belgique ou de Cologne , et celle de commissaire général pour les provinces du Rhin et de Souabe. Il a publié : 1° Pseudo - Ministerium pseudo-reformantium, hoc est de illegitima prœtensa et subreptitia missions seu vocatione minvstrorum preudo -reformatai ecc/estee lutheranorum , zwinglianorum. anabaptistarum , calvinistarum , etc.; Anvers , 1611, in-8» ; cet ouvrage engagea l'auteur dans une discussion théologique avec le professeur Nicolas Hunnius; — 2* Anatomia christiani deformati; juxta epistolœ D. Judœ apostoli exegeticam prtr script 'ionem theoloyicam .catholicam , mornlem; ibid., 1613, in-8»; — 3° Hcereticwn quare; per catho/icum quia , in omni pene mnterui religionis clare solutum; Gand, 1614, in-8»j trad. en français, en flamand, en anglais, en italien et en polonais; — 4» Abecedartum luthero-calvinistiaim; Anvers, 1617, in-12; — 5° Paral- Mi LXXIll Augustini romano-cutholici, et Augustino-Mastigts horretici ; ibid., 1618, in-12; — 6° De Libertate religionis e republim christiana proscribenda ; Mayence , 1622 , in-12 ; — 7° Blasphemium Cah>im de Christi in cruce desperatione , pœnarum inferni perpessione , etc., obturatum. Voy. André-Valère , Biblioth. Belgica. La Nouv. Biogr. uénér.

LANCIANO, ville épisc. du royaume de Na-

{tles , située dans l'Abruzze citérieure ; ce siège ùt établi par Léon X en 1515, et. ;i la demande de Philippe II, roi d'Espagne, Pie IV l'érigea en métropole l'an 1562. Voy. Italia l&icra, tom. VI, p. 786. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 92-91.

LANCICIA. LANCINIUM. Voy. Laciski.

LANCILOTTI. loi/. Lamcelloti.

LANCIL0TTOS (Corneille). Voy. Lancelotz, n» 1.

LANCILOTTUS (Henri). Voy. Lancelotz, n6 11.

LANCRE (Pierre de), né à Bordeaux, mort en 1630, conseiller au parlement, fut envoyé comme commissaire extraordinaire dans le can-

ton de Labour, en Gascogne , pour instruire le

[irocès d'une foule de malheureux entassés dans es prisons comme accusés de sortilèges. A la suite des tortures qu'il leur lit infliger, plus de cinq cents détenus se reconnurent sorciers , et furent brûlés vifs par suite de leurs aveux. On a de lui : i« Tableau de l'inconstance et de ftViïtabilité de toutes choses; Paris, 1611 , in -4° ; — 2° Tableau de l'inconstance des mauvais anges et démons, avec une estampe représentant le sabbat et les cérémonies qui s'y pratiquent ; ibid., 1613, in-4'; — 3° Le Livre des Princes, contenant plusieurs notables discours; ibid., 1617, in-4»; — 4* h' Incrédulité et Mescréance du sortilège pleinement convaincue , où il est traité de la fascination, de T attouchement, etc.; ibid., 1622, In -4°. Voy. Chaudon et Delandine, Diction, histor. Michaud, Bioyr. univers. La Souv. Biogr. génér.

LAND A FF (Landavia), ville épisc. d'Angleterre, sous la mélropole de Cantorbéry, située à un mille de Cardiff, capitale du comté de Glamorgan. Quelques historiensprétendent que ce siège fut établi vers l'an 180, mais ou ne connait point d'évéque de Landaff avant Dubrice , mort en 522. De l'an 560 à l'an 1159 on a tenu onze conciles dans cette ville. Voy. Willkins, Concilia Magna Britanniœ et Hibemia. 1. 1. Regia, tom. XII, XXV. Labbe, tom. V, DL Hardouin , III , VI.

LANDAIS (Landesium), abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans le Berry, au diocèse de Bourges. Elle fut fondée au commencement du xii* siècle , et elle parait avoir été occupée d'abord par des religieuses. Voy. la Go//ia Christ., tom. II, col. 200.

LANDAVALLIS. Voy. LANVAUX.

LANDAVIA. Voy. Landaff.

LANDAZORI (Joachim), ecclésiastique espagnol, né à Vittoria en 1724 ou 1734, mort dans cette ville l'an 1806, était très-versé dans les sciences sacrées et profanes ; mais il se consacra plus spécialement à l'histoire et à la géographie de sa province. Parmi ses ouvrages nous citerons : Hist. ecclés. et politique de la Biscaye, en espagnol; Vittoria, 1572, 2 vol. in -4°. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. LANDBERTUS. Voy. Lambert, n»II. LANDEBERT. Voy. Lambert, n i.

LANDERICUS. Voy. Lanbrv.

LANDELIN (saint), fondateur de Lobes et premier abbé de Crèpin en Hainaut, né a Vaux, dans le diocèse de Cambrai, vers l'an 623, mort le 15 juin, vers l'an 686, fut élevé par saint Aubert, qui le plaça dans une maison religieuse. Landelin mena une vie si édifiante , que son saint précepteur le jugea digne d'être employé au ministère de l'Eglise: mais, cédant tout à coup aux mauvais conseils de quelquesuns de ses parents, Landelin s'enfuit de sa communauté, et commit toutes sortes de crimes. Cependant la mort subite de l'un de ses complices, et la révélation qu'il eut de son malheur éternel, le firent rentrer en lui-même, et il revint vers saint Aubert, le suppliant de l'admettre à la pénitence. Celui-ci le plaça dans un monastère où , pendant plusieurs années , il vécut dans les plus rigoureuses austérités. Ordonné prêtre l'an 651 , il résolut de vivre dans la solitude, et il se retira à Lobes, dans le diocèse de Cambrai; il fonda plus tard quelques abbayes dans le pays de Liège; nuis, s'étant fixé dans une forêt du Hainaut, il fonda l'abbaye de Crèpin , dans le diocèse de Cambrai . sous la règle de Saint- Benoit. C'est là qu'il mourut, sur la cendre et le cilice. On honore sa

Page 1